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14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Bonne chance à l'éclaireur israélite !,
Par EdC "Emmanuel" (Limours) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français (Broché)
Dés l'introduction,l'auteur annonce la couleur: son livre est grossièrement résumé par ce qui fut déjà écrit par Hilberg au sujet du cas français: « Le gouvernement de Vichy a tenté de maintenir le processus de destruction (des Juifs) à l'intérieur de certaines limites. Quand la pression allemande s'intensifia en 1942, le gouvernement de Vichy se retrancha derrière une seconde ligne de défense, les Juifs étrangers et les immigrants furent abandonnés à leur sort, et on s'efforça de protéger les juifs nationaux ». Alain Michel n'a guère de mal à montrer que cette analyse découle simplement des faits, et que le cas français, pour paradoxal qu'il soit, est assez similaire à celui d'autres pays où les nazis avaient laissé en place un gouvernement autonome, notamment le Danemark, la Bulgarie et la Hongrie d'avant mars 1944, où les Juifs nationaux avaient aussi été protégés. Ce qui fait l'originalité du livre est que l'auteur insiste sur le fait que ces observations banales sont incompatibles avec la « doxa », couramment acceptée et professée, qui se fonde plus ou moins sur les interprétations de Marrus, Paxton et Klasfeld. selon lesquelles il serait inconcevable que Vichy ait pu sauver une partie des Juifs français. Cette contestation de leurs interprétations ne remet pas en cause les apports de ces historiens rigoureux dans le déchiffrage des sources. Alain Michel montre que l'antisémitisme exprimé par les statuts discriminatoires des juifs de 1940 et 1941 n'est pas contradictoire avec, à partir de 1942 la détermination à protéger les juifs nationaux de la déportation. Une autre originalité du livre est de montrer que la xénophobie qui a porté le gouvernement de Vichy à se débarrasser, vers l'Est, des Juifs étrangers, s'était exprimée dés le premier gouvernement Laval, en décembre 1940, par des demandes faites au gouvernement américain, pour réinstaller, à l'ouest, les Juifs allemands expulsés du Bade-Würtemberg. Troisième originalité, Alain Michel montre que ce qui distingue le cas français de tous les autres est la part exceptionnelle prise dans le sauvetage des Juifs par les organisations juives elles-même. Asher Cohen (Persécutions et sauvetages) avait déjà insisté sur ce point, mais Michel montre que si les principaux réseaux de sauvetage Juifs, OSE, MJS et EIS ont pu agir sans avoir à plonger dans la clandestinité jusqu'en automne 1943, il le doivent au contexte particulier de Vichy et même au détestable CGQJ de Vallat. Lorsqu'en conclusion, Alain Michel pose la question « fallait-il dire que Vichy avait sauvé un certain nombre de Juifs ? », il y répond par l'affirmative, ce que le lecteur parvenu à la conclusion avait deviné. Pour écrire noir sur blanc ce que beaucoup pensaient tout bas, il a fallu une bonne dose de courage à l'éclaireur israélite Alain Michel, qui, protégé de sa seule Kippa, ne craint même pas que le ciel lui tombe sur la tête.Emmanuel de Chambost Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Passionnant,
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français (Broché)
Ah, bien sûr, l'intelligentsia de gauche qui écrit notre histoire depuis 1945 n'appréciera pas. Mais les faits sont têtus disait Marx, et si on réfléchit un peu, on s'étonne des divergences entre réalité et histoire.
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9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le voile se lève...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français (Broché)
Enfin le voile commence à se lever sur des décennies de mensonges perfusés à des générations de citoyens enfumés par une propagande déguisée en histoire officielle.Parce qu'ils n'ont pas pu prendre effectivement le pouvoir en 1945 par la "faute" des Américains et du général de Gaulle, les "Collabos" de 1939-41 (les communistes français et leurs sympathisants) ont, dès l'après-guerre, colonisé les esprits en lançant une OPA sur trois secteurs clés de la société : l'éducation, l'information et la culture. Résultat : une oppressante pensée unique. Cependant, il convient de ne pas oublier que le PCF accueillit très chaleureusement l'Occupant en 1940 à Paris, le priant fraternellement de faire reparaître "L'Humanité" et de libérer les "Camarades" emprisonnés à Fresnes par la IIIe République (en l'occurrence le Président du Conseil, le radical Edouard Daladier) qui avait osé (le 27 septembre 1939) dissoudre le Parti Communiste en réaction à la signature (le 23 août) du Pacte germano-soviétique ! Soviétiques avant d'être Français, et jusqu'à l'aveuglement, les communistes avaient beaucoup à se faire pardonner à la Libération, d'où leur zèle épurateur à remplir les prisons, tondre des femmes, exécuter sommairement de prétendus "traîtres", exiger des têtes et des postes... Il est vrai qu'en 1931, la plume du "compagnon de route" Louis Aragon avait ouvert la voie en tréssant des louanges au GPU de Staline, ancêtre des sinistres NKVD et KGB : "J'appelle la Terreur du fond de mes poumons. [...] Je chante le Guépéou qui se forme en France à l'heure qu'il est. Je chante le Guépéou nécessaire de France [...]" L'immense mérite de cet ouvrage est de restituer dans sa subtilité une période pour le moins complexe de notre passé récent en posant une question essentielle : si le Régime dit "de Vichy" a été l'un des plus collaborationnistes d'Europe, comment expliquer que le bilan de la shoah fut en France l'un des plus faibles ? Et comme la compétence et l'honnêteté intellectuelle des auteur (rabbin et docteur en histoire contemporaine qui vit en Israël depuis plus de 25 ans) et préfacier (président du CRIF) ne semblent pas devoir être remises en cause, voilà enfin un vrai livre d'histoire sur la Seconde Guerre mondiale en France. Un livre à lire absolument et à réfléchir longuement... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
un livre qui remet les pendules à l'heure,
Par DGL (montluçon France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français (Broché)
Travail sérieux, facile à lire, qui remet les pendules à l'heure, à conseiller pour qui veut avoir des idées plus sures sur cette question.La conclusion de l'auteur devrait figurer dans tout manuel d'histoire contemporaine.Un regret et une proposition, si l'auteur lit ce commentaire, Il élude un peu trop rapidement le rôle de Xavier Vallat. Le chapitre "Le problème juif" traité dans les mémoires de ce dernier(Le Nez de Cléopâtre)livre paru en 1957 lui permettrait d'affiner encore plus les rôles et responsabilités de chacun. Ainsi Dannecker, responsable des questions juives à la Gestapo, qualifié de "fou sadique" par X.Vallat, était âgé de 26 ans. La photo de la page de garde donne d'emblée le ton du livre,il n'y a pas de violence, de tension et brutalité, de la part des forces de l'ordre du gouvernement de Vichy, il n'y a pas de baïonnette, pas de désordre, mais le contraire avec une impression de résignation, comme la quasi totalité de la société française pendant cette période. A méditer. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
10 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Enfin un historien qui a l'approche d'un historien et non d'un politique,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français (Broché)
Je conseille ce livre à toute personne qui prétend connaître cette période.Je le conseille à toute personne qui accepte d'étudier cette période en dehors de toute approche partisane. Certes ce qui y est écrit l'a déjà été en parti autrefois dans les années 50 et 60 , avant que Paxton, Marrus et klarsfeld aient écrit leur propre vision de la période qui a safisfait la politique politicienne mais certainement pas les gens qui, comme moi même, cherchent à comprendre une période très compliquée. Ce livre me rappelle le livre du rabbin David Dalin qui a, enfin, rendu justice au pape Pie XII, après que le livre "Amen" et le film qui en a été tiré, aient détruit injustement l'image d'un grand pape. Chacun sait aujourd'hui que la thèse développée dans "Amen" avait été fabriquée de toute pièce par le Guépéou soviétique. Je pense ( j"espère)aussi que le livre du rabbin Alain Michel sera le début d'une approche historique de cette période hors idéologie. Les gaullistes ne sont légitimes que si l'armistice était évitable. On sait bien qu'elle ne l'était pas, encore faut-il que cette vérité soit diffusée par nos média... Les communistes doivent faire oublier toute l'année 40 qui va jusqu'à juin 41 où ils ont prôné la désertion d'abord jusqu'à l'armistice, puis la collaboration jusqu'à "Barbarossa". Ils doivent faire oublier qu'ils ne sont redevenus français et devenus résistants que lorsque Staline a été attaqué à son tour par les Nazis. Le livre de Alain Michel ne parle que de la question juive. Le gouvernement de Vichy en avait bien d'autres à résoudre. Il avait la responsabilité de 40 millions de français qu'il fallait nourrir, faire travailler, faire survivre. Il avait l'Empire à protéger pour en faire un tremplin de la revanche etc...etc... Certes Vichy n'a pas été parfait, loin de là! Mais je me pose souvent la question de savoir ce qu'auraient fait nos "petits" politiques d'aujourd'hui en face du drame de 40. Le "challenge"était autrement plus difficile que celui de fixer "le coup de pouce du SMIG", ou l'âge de la retraite ou le port de la burka. Merci à M. Alain Michel de réouvrir un débat que Paxton, Marrus et Klarsfeld avaient hâtivement et malhônnétement fermé. JJ DEGAIL Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 16 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Un livre inutilement provocateur,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français (Broché)
Il y a eu beaucoup trop de déportés, parce que si les nazis avaient dû œuvrer seuls, le chiffre aurait été beaucoup plus bas.Ce n'est pas Vichy qui a réduit le nombre des déportés : c'est parfois le manque de wagons, c'est une autre déportation engagée ailleurs (exemple en Italie), c'est la résistance des français... Et Paxton conclut, sur les mots d'un poète entendu à New York : tous les juifs déportés l'ont été par les actions de l'état français. Tous ceux qui ont survécu ont été aidés par les individus et les organisations de résistance. Je ne vois pas l'intérêt d'une telle comptabilité entre Juifs français et Juifs étrangers. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français de Alain Michel (Broché - 15 mars 2012)
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