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5.0 étoiles sur 5 Une aventure de l'esprit
Un ouvrage tout simplement remarquable.
Bien plus que le combat et la réfutation des thèses de Nietzsche (ou plutôt de la lecture qu'en fait a London) c'est un récit magnifique. Un vrai roman d'aventure, mais aussi un roman d'initiation, celle d'un homme arraché à son milieu et qui doit s'adapter pour survivre à un monde...
Publié le 3 novembre 2008 par Jim de la Vega

versus
7 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Déconseillé aux lecteurs adultes...
Il semble que l'intention de Jack London ait été d'écrire un nouveau Moby Dick où les aventures maritimes offriraient prétexte à réflexions sur la condition humaine. Pour autant, le résultat est médiocre, assez mal écrit, mal traduit, mal edité, et pour continuer sur cette lancée plutôt...
Publié le 2 juillet 2008 par Bruno Paulet


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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une aventure de l'esprit, 3 novembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Loup des mers (Poche)
Un ouvrage tout simplement remarquable.
Bien plus que le combat et la réfutation des thèses de Nietzsche (ou plutôt de la lecture qu'en fait a London) c'est un récit magnifique. Un vrai roman d'aventure, mais aussi un roman d'initiation, celle d'un homme arraché à son milieu et qui doit s'adapter pour survivre à un monde nouveau et cruel. Un vrai paradigme pour nos temps incertains.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un grand et beau roman !, 11 janvier 2013
Par 
Arakasi - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Loup des mers (Poche)
1904, au large de San Francisco : Humphrey Van Weyden est sauvé in extremis du naufrage du navire qui l’emmenait aux Etats-Unis par la goélette phoquière « Le Fantôme ». Serait-ce la fin d’une désagréable mais brève aventure pour ce jeune gentleman oisif et cultivé ? Que nenni ! Car la goélette est commandée par le terrible capitaine Loup Larsen, renommé sur les mers pour son caractère effroyable et son absence totale de moralité. Non content de refuser de déposer Humphrey à terre, il l’incorpore de force dans son équipage en la qualité de mousse – lui qui n’a jamais réalisé un travail manuel de sa vie ! – sous prétexte de lui « apprendre à marcher » et pour compenser la perte de son second (le bougre ayant eu la mauvaise idée de décéder quelques jours à peine après leur départ du port, victime d’un trop-plein d’alcool).

C’est le début d’un terrifiant périple pour le jeune homme, forcé de s’habituer vaille que vaille à la vie misérable à bord de la goélette, aux persécutions du reste de l’équipage, à la tyrannie sadique du capitaine, à l’immensité glacée des flots s’étendant autour de lui… Mais Humphrey survit. Il lutte. Il apprend. Jour après jour, il s’adapte un peu plus à son nouvel environnement et devient un autre homme plus fort et plus brave. Et jour après jour, sa fascination grandit pour Loup Larsen, cet homme étrange et contradictoire, dissimulant sous une cruauté et un cynisme virulents de profondes fêlures. Dans l’entrepont, les marins martyrisés grondent. Les tensions grandissent. La tempête rugit. La violence éclate. Et ce nouveau voyage du « Fantôme » pourrait bien s’avérer être le dernier…

« Le loup des mers » est mon premier roman de Jack London et il ne sera surement pas le dernier : mais quel livre, mes amis, quel livre ! J’en suis encore soufflée... A la publication du roman, Jack London avait annoncé son attention d’écrire un « roman total » et son effort s’est soldé par une indubitable réussite : passionnant récit d’aventure, « le loup des mers » est également un magnifique roman psychologique et social, où London décortique avec un réalisme impitoyable le microcosme de la vie sur un navire, ses tensions, ses jalousies, ses drames et ses joies éphémères… La moindre des choses est de dire que ce n’est pas d’une folle gaieté. Et pourtant sous cette couche de crasse, de graisse et de vice, l’humanité perce toujours, vient nous toucher au cœur et même, par moment, nous émouvoir jusqu’aux larmes. Une splendeur, je vous dis !

Je le reconnais sans détour : je n’aurais probablement pas adoré ce roman à ce point sans le personnage du capitaine Loup Larsen. Larsen est une énigme, un mystère d’autant plus déroutant que Jack London ne lèvera jamais tout à fait le voile sur les événements qui ont transformé cet homme (exceptionnel par bien des aspects) en un être froid et d’une férocité animale. Doté d’une force colossale et d’une volonté non moindre, c’est également un lecteur autodidacte qui a dévoré Shakespeare, Nietzsche, Kipling et bien d’autres – ce qui ne l’empêche pas de tuer un homme à coups de poing juste pour le plaisir de l’acte. Matérialiste et cynique, il se moque allégrement de la moralité et de la notion d’âme : les débats animés qui l’opposent au narrateur – indécrottable idéaliste – sont un des grands charmes du roman. Et il faut bien admettre que, plus d’une fois, c’est vers la vision sinistre du capitaine que penche le cœur du lecteur, tant est grande la séduction que diffuse ce diable d’homme ! Le narrateur a beau être bien sympathique, c’est du capitaine Larsen que je conserverai un souvenir ineffaçable : Larsen « le loup des mers », sa morgue, sa rage et son insondable désespoir.

Un grand et beau roman, probablement le meilleur récit d’aventure qu’il m’ait été donné de lire depuis « Le grand passage » de Kenneth Roberts. Je pense que Mr London et moi n’allons pas tarder à faire plus ample connaissance…
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Energie contre morale, 27 février 2011
Par 
Jacques de Schryver (Strasbourg, Al France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Loup des mers (Poche)
Doué par nature d'une énergie considérable pour ne pas dire excessive, Jack London a créé plusieurs personnages à son image. Parmi eux, Martin Eden et, ici, Larsen, le capitaine du Loup des Mers. La question posée dans ce roman est "Que vaut la force sans la morale ?". Larsen est fort, sans culture et prend ce qu'il est capable de prendre. A son contact, les autres héros, de paisibles, s'adaptent à un monde où la loi du plus fort prédomine. Parabole sur les rapports de la force et de la morale, Le loup des mers est un roman fondamental et manichéiste qui n'est pas sans rappeler, en plus simpliste, le Diable et le Bon Dieu de Sartre.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un homme parmi les loups, 29 août 2013
Par 
Veilleur - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Loup des mers (Poche)
Quel est le ressort intérieur pour lutter contre l'infortune ? Quelle est la capacité d'adaptation d'un homme issu d'un milieu douillet et confronté à une situation diamétralement opposée ? Quelle est la force de l'esprit contre un matérialisme revendiqué et assumé ? Ce ne sont que quelques questions posées par London dans ce roman brutal qui, sur fond d'aventure, ne masque pas la fascination de l'auteur envers la force pure, la vitalité primordiale, la bête qui est en l'Homme une fois que celui-ci s'est affranchi de la morale.

La prose de l'auteur est à éclipse : parfois de bonnes flambées dynamiques, d'autres fois des moments un peu longuets mais en règle générale, les textes de London tiennent bien la route. L'auteur a bien travaillé son personnage de Loup Larsen, force de la nature, autodidacte, qui croît en rien d'autre que la force, et l'exerce terriblement dans ce lieu clos qu'est un navire. Le personnage de Van Weyden ne sert qu'à faire valoir la fascination pour cette force brutale et à opposer de très faibles arguments ("le pape, combien de division ?"). A toutes les questions posées ou levées par London, l'auteur n'apporte que peu de réponses. Le loup des mers part avec son secret.
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2.0 étoiles sur 5 Déconseillé aux lecteurs adultes..., 2 juillet 2008
Par 
Bruno Paulet (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Loup des mers (Poche)
Il semble que l'intention de Jack London ait été d'écrire un nouveau Moby Dick où les aventures maritimes offriraient prétexte à réflexions sur la condition humaine. Pour autant, le résultat est médiocre, assez mal écrit, mal traduit, mal edité, et pour continuer sur cette lancée plutôt mal préfacé.

Passons sur le service minimum de Jean-François Deniau qui nous avait habitués à beaucoup mieux, et sur les coquilles d'édition (ex p.45 : "cest l'impression que jconserve"). Sur les faiblesses de la traduction, on pourrait écrire un chapitre, mais contentons nous de constater que deux traducteurs doublés de deux relecteurs (un dispositif assez exceptionnel) parviennent à produire des phrases telles que "intérieurement, je sentais, pourtant, bouillir mon sang, à la pensée..." ou "Mugridge rampe devant moi comme un chien couchant" ou encore "il me rejeta en arrière, comme une catapulte".

Il faudrait consulter le texte original pour savoir à qui imputer les invraisemblables répétitions des pages 108 et 109. Si c'est à l'auteur, on ne peut qu'y voir une forme de mépris pour le lecteur, et cela mérite au moins une note du traducteur.

Le style de London, justement, se révèle scolaire et ampoulé à l'excès. Prenons pour exemple la page 272: commencer un chapitre par "L'aube apparut, grise et froide." n'est pas très littéraire (cf p.294 "Le jour se leva, triste et gris.") puis, p.272 toujours, "les cheveux (...) s'ornaient, comme d'un diadème de pierreries, des gouttes d'eau en suspension dans l'air humide."

Tout ce qui touche au personnage féminin est d'une atterrante puérilité, et il serait fastidieux d'en extraire un florilège. Cela suffirait à justifier qu'on classe London dans les auteurs pour garçonnets, mais il faut ajouter à ce registre toutes les invraisemblances typiquement hollywoodiennes : le narrateur tombe à l'eau dans la tempête mais une vague le ramène à bord; le bateau s'échoue sur la même île déserté que les naufragés, etc, etc.

Tout cela (et c'est plus que beaucoup) mis à part, reste la question intellectuelle et psychologique de la confrontation entre Larsen et le narrateur. Si le "Loup" est relativement bien campé et cohérent dans ses idées et ses comportements, on ne peux en dire autant du narrateur qui n'a aucun argument à faire valoir. Deniau se trompe en l'identifiant a London. La vérité, c'est que Jack London est fasciné et attiré par les idées nihilistes de Larsen, en ressent la monstruosité et les conséquences, mais tente vainement de leur apporter la contradiction. Le personnage du narrateur est censé porter les arguments intellectuels de cette contradiction, mais il se noie dans des idées simplistes de bien et de mal, de métaphores poétiques, de religion et de convenances. Pour convaincre ses lecteurs juvéniles, London aurait pu leur servir au moins cette idée simple qu'il n'y a pas de société possible sans justice.

Reste de cette lecture le scenario fastidieux de l'initiation aux tâches manuelles d'un intellectuel impubère de trente cinq ans plongé dans un monde brutal, et quelques rares belles lignes comme ce paragraphe de la page 34 où le narrateur a de la mort une expérience inédite.
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Le Loup des mers de Jack London (Poche - 26 avril 2002)
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