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5.0 étoiles sur 5 un roman visionnaire
Au début du 20è siècle, pour préserver sa main mise sur le pouvoir économique et politique, l'oligarchie américaine écrase la classe ouvrière sous son talon de fer en s'appuyant sur une dictature fasciste. Ce roman décrit soigneusement les rouages de notre société et ce que les capitalistes sont...
Publié le 1 février 2010 par L'homme à l'Harmonica

versus
7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Parce que ou la contre-uchronie
En Amérique comme ailleurs en ce début de XXème siècle le socialisme tente d'opposer un contre-pouvoir à un capitalisme nostalgique de ce bon temps de l'esclavage. Forcer sur l'immigration pour favoriser la concurrence salariale, phagocyter les syndicats, corrompre quelques meneurs et tout sera toujours pour le mieux dans ce meilleur...
Publié le 18 février 2012 par Arribat


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5.0 étoiles sur 5 un roman visionnaire, 1 février 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Talon de fer (Poche)
Au début du 20è siècle, pour préserver sa main mise sur le pouvoir économique et politique, l'oligarchie américaine écrase la classe ouvrière sous son talon de fer en s'appuyant sur une dictature fasciste. Ce roman décrit soigneusement les rouages de notre société et ce que les capitalistes sont prêt à faire pour maintenir leur pouvoir. Un récit qui malheureusement se vérifiera 25 ans plus tard en Allemagne.
C'est passionnant.
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Parce que ou la contre-uchronie, 18 février 2012
Par 
Arribat - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Talon de fer (Poche)
En Amérique comme ailleurs en ce début de XXème siècle le socialisme tente d'opposer un contre-pouvoir à un capitalisme nostalgique de ce bon temps de l'esclavage. Forcer sur l'immigration pour favoriser la concurrence salariale, phagocyter les syndicats, corrompre quelques meneurs et tout sera toujours pour le mieux dans ce meilleur des mondes dont un Dieu certainement à la retraite a cédé la franchise à quelques propriétaires grands gagnants du loto de la prédestination. Dans cette nouvelle Jérusalem les pèlerins d'hier devenus les mauvais maîtres d'aujourd'hui se sont inventés une destinée manifeste qui les mets pour toujours du côté des gentils.

Là où pour beaucoup s'annoncent les lendemains qui chantent, l'auteur plus lucide pressent la venue d'un monde Orwellien, une contre-utopie qui écrasera sous son talon toute velléité humaniste. London ouvre son récit sur un réquisitoire en feu d'artifice, mais très vite le récit patauge. Si le fond du problème est remarquablement perçu et magistralement exposé, la narration reste loin de pénétrer cette misère prolétarienne comme le fit à la même époque Upton Sainclair dans La Jungle. Mais ici nous sommes sur une prospective que nous pouvons comparer à la réalité. C'est en quelque sorte une contre-uchronie qui répondrait non pas au "SI" mais au «parce que». Parce que les grandes guerres ont eu lieu, parce que l'Amérique y a trouvé des débouchés à sa surproduction, parce qu'au passage la classe moyenne en ligne de mire est devenue une source de profit avec la fameuse consommation des ménages, et encore en raison de bien d'autres «parce que» le socialisme à été exorcisé aux USA, et le talon a gagné, du moins pour l'instant. Bien entendu le sort du prolétariat s'est amélioré mais gardons-nous bien de prendre ce répit pour acquit, il n'est qu'une position intermédiaire, un avantage collatéral dont on perçoit déjà l'agonie dans les circonvolutions mondialistes.

En tous cas pour le moment le compte du socialisme made in USA est bel et bien réglé à telle enseigne que je me demande aujourd'hui combien d'américains savent qu'il y eut un jour chez eux une telle hérésie. De toute façon attendons l'an 2368 pour avoir le fin mot de l'histoire, on ne sait jamais. Parce que'
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 L'uchronie du Grand Soir, 30 juin 2011
Par 
CéCédille "C.C." (Bordeaux -France-) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Talon de fer (Poche)
Jack London n'est pas seulement l'écrivain des grandes aventures destinées aux lecteurs adolescents (L'Appel de la forêt ; Croc-Blanc '), ou un grand écrivain de la mer, grâce à son expérience sur la goélette Sophia Sutherland , amateur et propriétaire de bateaux (le sloop Razzle-Dazzle , le Snark, dont il a relaté la croisière autour du monde en 1901) . C'est aussi l'un des rares romancier américain du socialisme, dans un curieux récit d'anticipation paru en 1908 sous le titre « Le talon de fer » ( The iron heel).

L'Uchronie est ce genre littéraire particulier qui consiste à réécrire l'Histoire à partir de la modification d'un événement du passé. Par exemple à prendre au mot la suggestion de Blaise Pascal ((Pensées, 90) « Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé ».

Jack London imagine donc, dans son roman, que les États-Unis connaissent, au début du XXème siècle, une aggravation de leur situation sociale. La montée des revendications affole le grand capital qui réagit brutalement. Il prive les élus socialistes des sièges conquis régulièrement aux élections, corrompt et débauche les leaders syndicaux, engage une répression féroce et sanglante contre la classe ouvrière, en utilisant une armée de miliciens-mercenaires. Le rêve du grand soir tourne au désastre, le prolétariat réduit à l'esclave sous « le talon de fer » (iron heel) de l'oligarchie.

Le procédé narratif est original. Un manuscrit autobiographique est retrouvé en 2368, écrit par Avis Everhard l'épouse d'un leader syndical, Ernest, héros de la classe ouvrière qui raconte à la fois son histoire personnelle et l'histoire des États-Unis, de 1912 à 1932 date à laquelle son mari est tué. Pour donner de la profondeur historique au récit, le texte est publié, accompagné de nombreuses notes, par une historienne du XXIVème siècle. Enchâssé dans sa présentation universitaire, quelquefois un peu chargée, l'imagination de Jack London laisse libre cours au récit horrifique du naufrage sublime et exemplaire de la « théorie du grand soir » et de la mise en place, dans le monde entier, d'une dictature ploutocratique.

Le roman est salué par des nom illustres. En 1923, c'est Anatole France qui préface sa première édition en français. Il analyse « la prophétie de l'Américain, disciple de Marx ». Il évoque, pour les lecteurs français incrédules « l'exemple des journées de Juin et la répression de la Commune de 1870, qui ... rappellent que tout est permis contre les pauvres ». Si Anatole France est plus optimiste que Jack London, et croit qu'en fin de compte, la ploutocratie périra, il sait que ce ne sera pas sans luttes : « Sa dernière guerre sera peut-être longue et aura des fortunes diverses ». « London a raison de nous tendre le miroir prophétique de nos fautes et de nos imprudences » ajoute-t-il, car « il faut que ceux qui ont le don précieux et rare de prévoir, publient les dangers qu'ils pressentent ». En 1932, c'est Paul Vaillant-Couturier qui fait une introduction à l'édition définitive « Le livre, dans son ensemble, représente la fresque la plus puissante qui ait jamais été brossée par un écrivain, d'une anticipation révolutionnaire » affirme-t-il. Le 16 octobre 1937, c'est Léon Trotski qui écrit à Joan London qu'il considère l'ouvrage de son père comme le seul roman politique réussi de la littérature.

C'est en effet un roman « de classes » au sens où tous les éléments de l'intrigue sont soumis à l'application de loi d'airain de leur lutte mutuelle, selon le schéma du « Manifeste du parti communiste ». Avis Everhard, fille d'un professeur d'université libéral, est chassée, comme son père, de sa classe sociale.comme quiconque adopte la cause du prolétariat, serait-il évêque (l'évêque Morehouse).

On trouve, derrière l'éloquence militante d'Ernest Everhard, redoutable tribun dialecticien, une fidèle transcription des théories de Karl Marx sur l'aliénation, la valeur travail, la plus-value. A la même date Georges Sorel publiait ses thèses sur le mythe de la grève générale, dans ses «Réflexions sur la violence » parues dès 1906 en revue. On devine même, dans « Le talon de fer » l'intuition des théories d'Antonio Gramsci sur l'hégémonie culturelle, dans la mise en place par l'oligarchie d'un appareil idéologique de propagande pour susciter le consentement du prolétariat à sa soumission. On y découvre enfin une critique prémonitoire du capitalisme financier générateur de crises.

A l'origine du récit, il y a l'exemple de l'accident du travail emblématique de l'ouvrier Jackson, la bras broyé dans une cardeuse, aussitôt renvoyé sans indemnité et réduit à la misère. C'est le levier de l'indignation et de la dénonciation. Mais on doit se souvenir que, dans le même temps, naissent les dispositifs juridiques pour y remédier : le Chancelier Bismarck fait voter les premières lois sociales dans les années 1880. Les États-Unis suivront, au début du XXème siècle, avant la publication du roman.

Le pire n'étant pas sûr, en tous les cas dans les formes prévues par Jack London, le lecteur peut fermer le livre avec soulagement, à condition d'oublier que deux guerres mondiales et un certain nombres de conflits localisés, dont la liste n'est pas close, auront imposé leur scénario meurtrier (plus de 100 millions de morts) à la place de celui imaginé par l'auteur.

Mais, « c'est une autre histoire », comme dirait un autre romancier, contemporain de London, anglophone et tout aussi apprécié de la jeunesse !
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Socialisme Capitalisme a hatred story, 22 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Talon de fer (Poche)
London change de thème, on le connaît en général pour ses oeuvres sur le grand Nord, mais là, il revoit la théorie Marxiste "prolétaires de tous les pays, unissez vous", même si on n'a pas d'avis politique, ce livre dit des choses vraies, on a parfois un peu du mal à comprendre car certains passages abordent davantage le thème de l'économie. Il faut chercher ce qu'est un trust par exemple. Dans le livre est inscrit une lettre de Trotsky à Joan, la fille de Jack London, il fait l'éloge de l'auteur et voit en lui un réaliste et un visionnaire. Belle oeuvre, en avance sur son temps.
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Le Talon de fer
Le Talon de fer de Jack London (Poche - 24 janvier 2003)
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