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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Noir, très noir, vraiment noir...
Le bourreau et sa victime, classique me direz-vous, mais la victime qui rattrape son bourreau, c'est déjà plus original surtout si cette dernière conçoit un plan peu ordinaire pour que ledit bourreau (et Cie) soient punis jusqu'au bout. Seulement voilà, ce serait un peu trop simple comme scénario, et comme notre auteur, Massimo Carlotto...
Publié le 13 avril 2008 par D. Legare

versus
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Entre vengeance et noirceur...
Un braquage tourne mal, deux morts, une femme et son enfant. Un des mecs réussit à disparaitre, l'autre se fait prendre et finit en prison.
15 ans passent. Le taulard est rongé par un cancer et demande à mourir hors de la prison.
Pour le père de l'enfant, c'est le temps de la vengeance, ou du pardon, et nous voici...
Publié il y a 5 mois par Joachim


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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Noir, très noir, vraiment noir..., 13 avril 2008
Par 
D. Legare "Lire c'est respirer" (Ile de France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Immense Obscurité de la mort (Poche)
Le bourreau et sa victime, classique me direz-vous, mais la victime qui rattrape son bourreau, c'est déjà plus original surtout si cette dernière conçoit un plan peu ordinaire pour que ledit bourreau (et Cie) soient punis jusqu'au bout. Seulement voilà, ce serait un peu trop simple comme scénario, et comme notre auteur, Massimo Carlotto est vraiment très talentueux, la situation n'a pas fini de se retourner jusqu'à la fin où les vrais morts ne sont pas ceux que l'on croit. Ce livre très court explore la douleur, le deuil, la folie -celle d'un moment, ou celle d'une vie. Ici pas de bons sentiments, pas de pardon, peut-être la rédemption et encore, ce n'est même pas sûr.
J'avais lu le très bon Arrivederci Amore, et vraiment je ne suis pas déçue par ce titre. Je compte bien tout lire de Massimo Carlotto, ne le manquez pas si vous aimez les bons romans noirs.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Drames humains et réalisme noir, 30 mai 2009
Par 
Phil-Don "phil-don" - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'immense obscurité de la mort (Poche)
D'un côté, un meurtrier en prison atteint d'un cancer et cherchant une suspension de peine; de l'autre, sa victime, un homme éperdu de douleur et obsédé par l'idée de se venger. Deux hommes dont aucun n'est tout à fait bon ni tout à fait mauvais. La situation est intéressante.
Le livre fait alterner les discours de l'un et de l'autre, donnant accès au lecteur à leurs consciences et à leurs pensées les plus noires. Le lecteur se trouve ainsi coincé entre deux personnages pathétiques. Cette technique (nous faire entrer directement dans la tête des deux hommes) a cependant un désavantage: les personnages emploient un langage réaliste, cru et violent, celui de la prison et de la haine, mais au final on est constamment en présence d'une langue parlée. Or, un livre, ce n'est pas seulement une intrigue, c'est aussi une écriture. Reproduire le langage de tous les jours, c'est un peu facile à mon goût, et c'est le point faible du livre.
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15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'immense talent de Carlotto, 29 mai 2006
Par 
Luc B. - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Immense Obscurité de la mort (Poche)
L'histoire en deux mots : Silvano perd sa femme et son enfant, assassinés de sang froid par un braqueur en fuite, Rafaello. Celui-ci, arrêté, jugé, purge une peine de 15 ans. Et pendant ce temps, Silvano, détruit, tente de reconstruire sa vie. Mais Rafaello est atteint du cancer, et sortira sans doute plus tôt de prison. Il va logiquement contacter son complice d'alors, et jouir de sa part de butin... Silvano sait que Rafaello est malade, il sait qu'il y a un complice, et il sait qu'il y a un butin...

Raconté ainsi, nous avons une trame classique de polar, avec braquage foiré, et vengeance froide. Sauf qu'avec Massimo Carlotto, tout est dans la forme. Ici, il nous offre un roman à deux voix. Deux narateurs. Silvano nous parle de sa souffrance de se retrouver seul, de sa nouvelle vie, et de la sourde vengeance qu'il met au point, persuadé que son statut de victime sur-médiatisé le met à l'abri des soupçons... Et Rafaello, le meurtrier, nous raconte son quotidien de taulard, de cancéreux, son espoir de sortir le plus vite possible pour récupérer sa part de butin, et partir creuver au soleil.

Tout l'intérêt du bouquin vient de cette construction, de ces deux itinéraires de deux types qui ont tout perdu (l'un sa famille, sa vie, l'autre son fric, sa liberté), tous deux aux portes de la folie. Les barrières du bien ou du mal, les codes de moralité explosent en éclat, toutes les pistes sont rapidement brouillées. Les monstres ne sont pas toujours où on pensent. La souffrance est au coeur de ce livre. La souffrance de la maladie qu'on atténue à coup de drogue. La souffrance du deuil, que Silvano tente de d'oublier dans une débauche de cruauté envers les rares personnes qui lui tendent la main. Le double récit se resserre au fur à mesure que l'intrigue avance, les chapitres se font plus courts, plus halletants, le dénouement se dessine, on le devine, on le craint, on n'y croit pas. Les hommes sont-ils vraiment capables de ça ?

"L'immense obscurité de la mort" est un roman passionnant, d'une noirceur absolue, d'une violence brutale, construit comme une tragédie, et animé par deux personnages jusqu'auboutistes. C'est aussi un court roman (180 pages) qui bénéficie une fois de plus du talent d'écriture de Carlotto, une écriture séche, à l'éconimie, où chaque mot est pesé. Découvrez les autres romans de ce monsieur, il a un talent fou !
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 bréviaire de la vengeance..., 27 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Immense Obscurité de la mort (Poche)
Raffaello Beggiato, truand plutôt minable et cocaïnomane, braque en compagnie d'un complice une bijouterie en plein après-midi. Mal renseignés sur le système de sécurité de la boutique, ils sont surpris d'entendre retentir l'alarme déclenché par la femme du bijoutier en question. Paniqués, ils se ruent à l'extérieur, l'épouse du commerçant leur servant de bouclier humain. Arrive alors une voiture conduite par une jeune femme, Clara. Enrico, son fils de huit ans, est à l'arrière. Une aubaine pour les voleurs qui s'emparent du véhicule et de ses deux occupants. Une course poursuite s'amorce. Pris de panique, complètement défoncé à la coke, Beggiato assassine les otages alors que son complice parvient à échapper à la police, emportant avec lui les fruits du cambriolage. Animé par un code d'honneur bien particulier chez les truands, Beggiatto refuse de donner le nom de son complice tout en le chargeant pour les meurtres de Clara et Enrico. Chose qui ne pose pas trop de problèmes car les deux compères ont agi cagoulés.
Procès, délibérations. Verdict: perpétuité pour Beggiato.
Quinze ans plus tard... Le criminel apprend qu'il est atteint d'un cancer et qu'il ne lui reste, au mieux, que deux ans à vivre. Il veut demander sa grâce pour pouvoir finir ses jours tranquillement et, surtout, profiter de sa part du butin car il sait avec certitude que son complice la lui a conservée. Code de l'honneur toujours...
D'après la loi, c'est l'avis de la victime qui doit faire pencher la décision. Il charge donc son avocat de remettre à Silvano Contin, le père de famille meurtri, une lettre dans laquelle il demande de lui accorder son pardon. Contin, homme qui survit un peu par réflexe, le lui refuse, animé par une haine inextinguible pour ceux qui l'ont littéralement détruit.
Les choses pourraient en rester là mais Silvano mûrit à cette occasion un plan diabolique: il demandera à l'équivalent italien du juge d'application des peines une suspension de la sentence pour raison de santé. Surtout pas par humanité car Silvano a bien l'intention de faire parler Beggiatto et, en premier lieu, de lui faire avouer le nom de son complice qui, à ses yeux et conformément à ce qui a été dit au procès, est l'assassin des siens. Le reste, ce ne sera que justice selon lui et rien ne saurait l'arrêter...

Carlotto, outre les divers rouages de la justice italienne dont il nous fait part ici, réussit à nous tenir en haleine. Une fois le livre en mains, on est happés par cette histoire de vengeance. En deux chapitres, les éléments de la tragédie sont posés avec précision et clarté. Si le lecteur sait à quoi s'en tenir quant aux enjeux de ce roman, il perçoit vite qu'il est aussi, voire surtout, question d'une chose beaucoup plus importante, de bien plus essentielle. Les interrogations se font nombreuses: Que penser d'une justice qui demande l'avis des victimes? Serions-nous capables, sous l'effet de la douleur, de nous montrer pire que celui qui nous a fait du mal? Pourrions-nous nous montrer magnanime à la place de la victime? La vengeance peut-elle combler l'absence ou, à défaut, l'atténuer?
Et surtout: Existe-t-il une hiérarchie dans la douleur???

L'auteur transalpin se garde de juger ses personnages - même si on comprend que son idéologie est à l'opposé de celle des tenants de la justice dure- mais leur donne vie en les laissant s'exprimer alternativement: Contin et Beggiato sont les deux narrateurs du roman. On ressent, donc, le machiavélisme et la douleur immense de l'un, comme la roublardise et les angoisses de l'autre. Carlotto, par ce choix narratif qui met le lecteur en position privilégié, laisse donc vivre ses personnages, ne les ménage pas sans toutefois les manipuler.
On appréciera le rôle et la fonction attribués aux personnages secondaires: un curé qui prêche pour le Pardon; une bourgeoise abandonnée par son mari qui oeuvre, on se demande si ce n'est pas par dépit, pour les prisonniers; un flic intelligent , qui a tout compris de ce qui se tramait mais qui, au bout d'une carrière bien remplie, aimerait bien en croquer un peu, histoire d'améliorer le tout-venant d'une retraite qui arrive à grands pas; un journaliste réac' qui entend bien faire vendre un peu plus d'exemplaires de son torchon et diffuser ses idées rétrogrades à l'occasion de la sortie de Beggiato...

La crédibilité du récit réside aussi en ce que le romancier a su adapter son style, sa langue en fonction des pensées, des sensations mais aussi du quotidien de ses deux "héros". D'un côté, un homme de classe moyenne qui décide de changer radicalement de vie après le drame qui l'a frappé, comme pour signifier que tout s'est arrêté, et qui ressasse comme une obsession que les autres ne peuvent comprendre ce que veut dire être touché par "l'immense obscurité de la mort". De l'autre, un criminel qui, au bout de quinze ans, songe encore à rouler son monde pour s'enfuir finir sa vie au Brésil une fois sa part récupéré. On notera aussi la précision, dans un langage cru mais adapté, de la description de la vie de taulard (Carlotto ayant fréquenté les cellules italiennes sait de quoi il parle)
Sans révéler la fin, on relèvera que la mise en oeuvre du plan de Contin nous fait basculer de l'autre côté; celui du Noir le plus sombre et, qu'à la fin, on éprouve une drôle de sensation. Rarement un livre si rapide, si tranchant, si sec a eu un tel effet. Hautement recommandable car dérangeant...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Entre vengeance et noirceur..., 14 juillet 2014
Par 
Joachim (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'immense obscurité de la mort (Poche)
Un braquage tourne mal, deux morts, une femme et son enfant. Un des mecs réussit à disparaitre, l'autre se fait prendre et finit en prison.
15 ans passent. Le taulard est rongé par un cancer et demande à mourir hors de la prison.
Pour le père de l'enfant, c'est le temps de la vengeance, ou du pardon, et nous voici plongés dans ce qu'il y a de plus noir en l'homme.
Du roman noir très noir.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un véritable bijou, 15 mai 2012
Par 
Silouane "Silouane" (Vatopedi) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'immense obscurité de la mort (Poche)
Un roman noir, véritable bijou, avec un brin de manipulation. Avec talent, Carlotto nous emmène dans les méandres de deux êtres perdus, Rafaello, braqueur et meurtrier, condamné à perpet, et Silvano, broyé par la mort de sa femme et de son fils.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 NOIR, C'EST NOIR, 15 janvier 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Immense Obscurité de la mort (Poche)
CARLOTTO est un très grand. Si vous aimez le " NOIR ", c'est à découvrir de toute urgence. Egalement, du même auteur : ARRIVEDERCI AMORE et RIEN PLUS RIEN AU MONDE.
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L'Immense Obscurité de la mort de Massimo Carlotto (Poche - 9 mars 2006)
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