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Le Duel
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21 sur 21 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 13 février 2014
Un excellent opus, même si l'absence d'Erlendur est de nouveau à déplorer. Indridason s'amuse à laisser le doute planer quant à Marion Briem: est-ce un homme ou une femme...tout comme dans ses précédents ouvrages, il ne souhaite pas donner de réponse à cette question et c'est grâce à un habile exercice d'écriture (comme on peut retrouver dans "Betty"), qu'il entretient le doute dans l'exprit du lecteur. Les fans de la première heure ne seront pas déçus par Le Duel.
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10 sur 10 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 15 février 2014
J aime bcp Indridason mais celui ci est particulierement agreable. On se passionne pour cette histoire de guerre froide et d echecs
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11 sur 12 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Ce cher Erlendur n'est pas au coeur du dernier roman traduit d'Arnaldur Indridason mais presque puisqu'en remontant le temps jusqu'en 1972, c'est son futur mentor, Marion Briem, qui mène l'enquête dans un polar très réussi. "Nous vivons sur une île loin au nord et nous sommes tout à coup le centre du monde" : un meurtre est commis alors que la planète se passionne pour l'affrontement, à Reykjavik, entre Spassky et Fischer pour le titre de champion du monde des échecs. La capitale islandaise devient alors un nid d'espions alors que la guerre froide atteint des sommets. Indridason fait son miel de cette toile de fond explosive. Mais ce qui l'intéresse, comme toujours, c'est l'humain et plus particulièrement l'innocence d'individus victimes de forces obscures. Au-delà du crime, qui sert de matériau pour l'aspect thriller du livre, l'auteur explore par le biais de flashbacks poignants un autre épisode historique particulièrement douloureux de l'histoire de l'Islande : la grande épidémie de tuberculose qui fit de nombreux morts. Indridason parvient même à insérer dans ce roman déjà riche de thèmes une histoire d'amour singulière et d'une tristesse infinie. C'est un écrivain en pleine forme que l'on retrouve dans Le duel, ne serait-ce que par la façon dont il maintient le suspense sur le sexe de Marion (homme ou femme ?). C'est tellement magistral qu'on en oublie vraiment de regretter l'absence d'Erlendur (la plus belle surprise est pour les toutes dernières lignes). Réussite et mat !
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 28 avril 2014
Pendant l'été 1972, le monde a les yeux braqués sur la minuscule Islande qui accueille les championnats d'échec qui opposent l'américain Fischer au russe Spassky. Dans le même temps, le corps d'un adolescent est retrouvé poignardé dans un petit cinéma de quartier. Marion Briem et son collègue Albert se rendent sur place et procèdent à une enquête.

Pas d'Erlendur au programme, ce livre nous plonge dans le passé de son mentor, alias Marion Briem, se dépatouillant avec une affaire sur fond d'espionnage et de guerre froide, mais surtout on plonge dans son passé d'enfant malade de la tuberculose, envoyé dans un sanatorium au Danemark pour y suivre des soins, se faire à une vie isolée, ponctuée de rencontres éphémères, marquée par les pertes et les amitiés fugaces. Le type ne déborde pas d'un charisme dévastateur, l'intérêt du livre apparaît minime et seule la toute fin fait vaguement sourire.

Malgré cet a priori peu reluisant, on se laisse prendre par l'histoire au rythme lancinant. Rouages parfaitement huilés, lecteur mené par le bout du nez, contexte politique haletant vécu à travers un duel d'échecs sur lequel on cherche à faire peser des enjeux, et puis... bon... C'est plutôt bluffant ! Même si elle est classique et très conventionnelle, l'intrigue reste agréable à écouter (grâce à un Jean-Marc Delhausse au taquet, bien à l'aise dans son rôle, et qui distille une interprétation toute en nuances).

La série s'offre ainsi un nouveau crochet, intéressant mais peut-être pas indispensable, en attendant le retour des nouvelles enquêtes de notre commissaire fétiche ! (NB : eh bien, changement de perspective ... avec un prochain tome qui sera la suite de celui-ci.)
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Alors que l’Islande est en effervescence en 1972 puisqu’elle accueille un duel d’échecs très politique entre les champions russe et américain, un adolescent un peu simple et passionné de cinéma est assassiné. Malgré un petit clin d’œil à la toute fin, Indridason se passe des services d’Erlendur encore trop jeune et laisse à Marion Brem, sa future chef et mentor, le soin de mener cette enquête difficile.

Malgré l’absence d’Erlendur que Brem ne saurait égaler dans mon coeur, j’ai beaucoup aimé ce roman. L’intrigue est très bien menée et le dénouement est réussi. Le thème du duel d’échecs nous plonge en pleine guerre froide et fait tendre vers le roman d’espionnage même si le traitement relève finalement plus du polar à mon avis. L’auteur alterne dans l’écriture deux périodes, celle de l’enquête et celle de l’enfance poignante de Marion Brem, atteinte de tuberculose en un temps où l’on était très démuni face à cette maladie. Comme toujours, au-delà de l’intrigue, il reconstitue avec brio l’atmosphère des époques et incarne avec finesse et psychologie des personnages complexes et torturés.
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 6 juin 2014
Si on retrouve dans ce "Duel" l'atmosphère sombre, le réalisme et l'analyse précise des caractères que j'apprécie toujours chez Indridason dont je suis une lectrice assidue, j'ai eu un peu de mal à me passionner pour les années d'enfance de Marion, personnage récurrent de policier (ou plutôt de policière...). Il est très frustrant de ne rencontrer le cher Erlendur qu'à la dernière ligne...
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On peut mettre au crédit de cet opus d'Indridason la nouveauté des personnages (puisque l'action a lieu 30 ans avant les enquêtes d'Erlendur) et le moment de l'action qui se déroule en période de Guerre Froide, exacerbée alors par le duel au sommet de Bobby Fischer et Boris Spassky pour le championnat du monde d'échecs qui se tient à Reykjavik en cet été 1972.
L'action met en scène Marion Briem (qui apparaît comme le mentor d'Erlendur dans les enquêtes de ce dernier), enquêtrice peu orthodoxe et rétive aux instructions de sa hiérarchie. Le roman se divise entre chapitres propres à l'enquête et chapitres en flash-back sur la jeunesse de Marion.
Le tout est intéressant mais, et c'est sans doute l'écriture d'Indridason qui me lasse, le ton est particulièrement morose et nuit, pour ce qui me concerne, au plaisir de suivre l'histoire.
A vrai dire, j'ai le même reproche à l'égard des livres d'Henning Mankell : je crois que je suis fâchée avec les polars scandinaves, dont l'ambiance est aussi plombée que doit l'être leur climat météorologique.
Une affaire de goût, donc.
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le 25 mars 2014
Nous replongeons dans le passé avec cet ouvrage, avec Marion Briem, sur fond de guerre froide et de tuberculose..... Du grand art, Monsieur Indridason......On retrouve cette atmosphère islandaise si particulière, l' enquête est soigneuse, fouillée, bref, que du plaisir.....
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le 8 mars 2014
Oui j'aime sans plus.
Ce livre est loin d'être le meilleur d'Indridason.
Sur fond de partie d'échec (le jeu s'entend) ,Erlandur déjà n’apparaît presque pas.
De plus des pages et des pages d'aller retour sur la tuberculose de Marion Briem pour meubler.
Si vous ne connaissez pas Indridason ne commencez pas par ce livre.
un peu de politique,un peu trop de sentiment parfois mal sain (étant médecin) je croyais revenir au début du 20ème siècle voire avant.
Ce n'est absolument pas un roman NOIR comme il est dit au dos de la couverture.
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le 8 septembre 2014
Décidément, sans Erlendur, les romans d'Indridason ne sont que coquilles vides. Marion a bien des choses à dire, mais bizarrement, son personnage sonne faux. Ca manque de souffle, et j'ai eu l'impression qu'Indridason avait du mal à conclure son livre. Décevant.
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