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11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 De la vraie littérarture...
Les Onze : il s'agit d'abord d'un tableau, « le plus célèbre du Louvre », nous dit Michon ; un tableau qu'on se presse du monde entier pour venir voir derrière sa vitre blindée. à côté duquel, pour Michelet (qui soi-disant l'a vu), « le Marat assassiné de David n'est qu'une petite toile caravagesque », tandis que ces Onze...
Publié le 20 novembre 2009 par SIAM

versus
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Pas à la hauteur de Pierre Michon
Quelle déception !

Après avoir lu "Vies Minuscules", ce texte, lesté du "Grand Prix de l'Académie Française" et unanimement célébré par la critique, avait de quoi mettre de l'eau à la bouche.

Las, l'auteur utilise un style vocatif, s'adressant à un lénifiant "Monsieur" qui revient...
Publié il y a 12 mois par MC


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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Pas à la hauteur de Pierre Michon, 12 mai 2011
Par 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Onze (Broché)
Quelle déception !

Après avoir lu "Vies Minuscules", ce texte, lesté du "Grand Prix de l'Académie Française" et unanimement célébré par la critique, avait de quoi mettre de l'eau à la bouche.

Las, l'auteur utilise un style vocatif, s'adressant à un lénifiant "Monsieur" qui revient à chaque paragraphe, censé donner un peu de vie à la description de la vie d'un peintre et de sa toile maîtresse. "Monsieur", c'est nous (le lecteur) ; le narrateur s'adresse à nous en un mélange de style naïf - où les choses simples nous sont expliquées et réitérées (parfois dix fois par pages, comme l'horripilant passage sur les "bataillons de Limousins", le mot "anacréontique" revenant peut-être quinze fois, sans parler du stupide "Dieu est un chien" dont chaque page se gargarise) - et de belle prose à la Michon - même si on reste loin de l'ébouriffant éclat des Vies minuscules.

Ce narrateur est bancal qui s'adresse à nous et se trouve donc campé comme un personnage ; mais qui bénéficie en même temps d'une focalisation interne et de l'omniscience chère aux vieux récits (il rapporte un souvenir profond du peintre). Une sorte de médium s'adresse à nous, en somme.

On signalera à l'ami Michon que, contrairement à ce qu'il affirme, la rue des Haudriettes ne peut croiser celle des Blancs-Manteaux, vu qu'elles sont parallèles ; qu'en outre, Michelet aurait grand peine à affirmer, dès 1846, que "la mort de Dieu est une chose entendue une fois pour toute", vu que Nietzsche, son prédicateur, est né en 1844, et a formulé pour la première fois le constat de "la mort de Dieu" au plus tôt en 1882.

En couronnant ce texte mineur de son "Grand Prix", l'Académie Française confirme son indécrottable ringardise ; quant à Pierre Michon, fourvoyé, on lui saura gré de revenir à la prose somptueuse de "Rimbaud le fils".

Le seul bienfait de cette lecture est de donner envie de se replonger dans l'histoire de la Révolution Française. Ce n'est pas rien, mais ce n'est pas énorme !
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 il m'est tombé des mains, 8 octobre 2011
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pour moi d'un ennui immense..filandreux et lourd , le seul interêt de ce livre c'est qu'il m'a donné envie de retourner au Louvre.
je n'avais jamais lu de Michon..je ne sais pas si je retenterai l'expérience
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11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 De la vraie littérarture..., 20 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les onze - Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2009 (Broché)
Les Onze : il s'agit d'abord d'un tableau, « le plus célèbre du Louvre », nous dit Michon ; un tableau qu'on se presse du monde entier pour venir voir derrière sa vitre blindée. à côté duquel, pour Michelet (qui soi-disant l'a vu), « le Marat assassiné de David n'est qu'une petite toile caravagesque », tandis que ces Onze représentent ceux qui « sont l'Histoire en acte », la « présence réelle de l'Histoire ». Et qui sont ces onze apôtres ? Les onze membres du Comité de Salut Public, représentés par un tableau secrètement commandé au cours de l'hiver 93-94, au moment de la Grande Terreur. L'auteur en est François-Elie Corentin : invention de l'auteur ...
Michon nous dresse un tableau de la Loire dans la région d'Orléans, de la France du XVIIIe siècle, celle de l'Ancien Régime qui va basculer dans la Révolution.
Car nous sommes à une époque où la « croyance littéraire commençait à évincer l'autre croyance ».Il nous décrit ces membres du comité de Salut public avant qu'ils n'entrent en politique : ainsi Carnot « qui eut sa première célébrité pour des églogues à Bacchus (...) n'avait pas pour vocation d'ensanglanter l'Europe », onze « parricides comme on appelait alors les tueurs de roi ». Ce livre est aussi un livre politique qui pose le problème de la mise en oeuvre de la Terreur car « les Royalistes tombés, les Feuillants tombés, les Girondins tombés, il n'y avait plus au sein de la Montagne triomphante de réelles opinions divergentes (...), les frères ne trouvaient plus à mettre entre eux que le distinguo de la mort ».
Enfin Michelet lui aussi entre dans ce récit : Michon lui prête une description de douze pages du tableau dans le chapitre III du XVIe livre de la Révolution française, et nous nous retrouvons devant les grandes forces qui viennent du tréfonds de l'âme, celles qu'on a peintes au commencement de tout...C'est Lascaux...C'est l'Histoire....
Bref voilà le véritable Goncourt, un authentique écrivain qui possède un style...
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 michon, 28 janvier 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les onze - Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2009 (Broché)
Malgré une écriture de haute qualité; mais trop alambiquée,je m'ennuie terriblement et je ne crois pas pouvoir terminer ce livre.
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2.0 étoiles sur 5 Vaincu par asphyxie, 29 mars 2010
Par 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les onze - Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2009 (Broché)
Un des protagonistes du drame, pour paraphraser la quatrième de couverture, est la langue française. Dans cet ouvrage couronné par l'académie fondée par Richelieu, il semble que les quarante immortels aient été attirés par les onze révolutionnaires plutôt que par les phrases alambiquées de l'auteur. Ne doutons pas un instant de la qualité littéraire déployée par Pierre Michon. il connaît son français et son vocabulaire. Il est amoureux fou des virgules, porte un culte sans vergogne aux point-virgules, mais est un père bien indigne pour ces enfants perdus que sont les points. Par le Diable, pour décrire cette époque tourmentée où le Rasoir National raccourcissait les corps et les idées, pourquoi lui-même n'a-t-il pas employé des phrases courtes ? Je n'ai pas poursuivi ce livre au-delà de la 33ème page (3x11). Qu'on juge sur pièce sur les seules pages 32 et 33 :

"Le corsage de Suzanne s'emplit et la petite reine frileuse s'en apeura presque autant que sa mère ; elles ne pensaient qu'à cette peur l'une et l'autre, mais pour s'en distraire elles s'occupaient à autre chose, aux passe-temps bénins concédés aux femmes de cette époque, tapisserie et poésie ; et à ce qu'on dit elles ne sortaient guère, quelle que fut leur relative fortune à toutes les deux, c'est-à-dire celle du huguenot apostat, non pas qu'elles fussent avares ni d'aucune façon thésauriseuses, mais de l'or elles ne savaient que faire, avaient seulement placé tout cela en vignes et en bateaux à la mort du vieux et laissaient gérer, naviguer, fleurir, ayant entre elles un tout autre trésor, de don, d'amour partagé et heureux, mais étouffant comme le sont toujours les trésors, appelant de tout leur éclat la perte".

Une seule phrase. 136 mots, 2 point-virgules, 15 virgules. Reprenez votre respiration, on y retourne. Phrase suivante :

"Suzanne ne sortait guère, car elle était de porcelaine, sinon avec sa mère les beaux matins le long des levées, ou dans de pauvres sociétés orléanaises un peu ternes, un peu dévotes, un peu littéraires, avec des abbés sans panache et de doux anacréons de la province, mais avec aussi des amies rieuses comme elles le sont en tout lieu, laissant apparaître vraiment le lys et les roses avec des éclats de rire, partout au monde du moment qu'il y a deux filles ensembles".

Une seule phrase. 84 mots, 9 virgules. Pas encore achevé ? Attendez la salve suivante :

"Car je suis sûr qu'en dépit de ce que j'ai dit, la vie étriquée, les ternes sociétés, les abbés cacochymes à tabatière de buis, l'apeurement de sa mère et s'y conformant comme un jumeau à son jumeau, comme un des seins qui lui poussait se conformait à l'autre, en dépit de cela je suis sûr qu'elle ne s'ennuyait aucunement, qu'elle était bonne et gaie, bonne parce que gaie, qu'elle aimait le petit perron, la petite fortune, la vie petite et pleine, et l'espoir pesant comme un ciel au printemps ; car elle était une reine : c'est-à-dire quelqu'un à qui depuis sa naissance l'amour exclusif n'a jamais failli, et quand on a eu cela tout peut arriver, le ciel et l'espoir peuvent s'écrouler, on peut se perdre dans mille forêts, voir mille fois son c½ur sorti de sa poitrine et foulé, la joie est toujours là, dessous, au moindre appel elle va bondir, elle reste là et attend, invincible, éclipsée seulement parfois, mais vivante, éternelle comme on disait quand ce mot avait un sens."

Une seule phrase. 182 mots, 1 point-virgule, 23 virgules.

On peut me reprocher que je tiens là une comptabilité indigne de l'élan artistique et que l'auteur ne peut entrer dans ces considérations grossières d'épicier quand il s'agit de l'essence de son art. J'entends bien mais là, j'ai dû me déclarer vaincu par asphyxie, ce que n'ont pas été les immortels du quai de Conti. Normal, ils sont immortels.
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12 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Superbe!, 13 juin 2009
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les onze - Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2009 (Broché)
L'histoire d'un tableau et d'un peintre,d'un épisode de la Révolution...Mais qu'est-ce qui est vrai?
En tout cas c'est superbe,et notamment cette écriture qui est un vrai feu d'artifice,on relit des phrases par gourmandise!
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4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 la perfection, 8 octobre 2010
Par 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les onze - Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2009 (Broché)
Le texte (est-ce vraiment un "roman"?) saisit dans un mouvement magistral la vie d'un peintre fictif (Corentin) culminant dans son chef d'oeuvre imaginaire, les onze membres du comité de salut public. Cette saisie, comme le tournoiement des figures du Tiepolo,le maître de Corentin, rassemble la misère des paysans limousins, la sensualité du XVIIIème, la violence de l'histoire et des hommes, et pose la question de la place de l'Art et de l'écriture dans le monde. Pas un mot de trop, pas une phrase qui ne soit immédiatement le révélateur d'images inoubliables- et ce dans une langue d'une merveilleuse musicalité. En un mot, la perfection.
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12 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 question, 11 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les onze - Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2009 (Broché)
livre emphatique et froid, - dont la langue est bien inférieure aux VIES MINUSCULES.
Les Onze est un livre déconcertant, décevant, ennuyeux même. Les Vies étaient un chef-d'oeuvre, très travaillé. Ici on pense à Pascal "la vraie éloquence se moque de l'éloquence" : les Onze c'est l'éloquence vide.
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5 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Correntin et Les Onze: Poésie en Prose, 17 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les onze - Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2009 (Broché)
Je ne connaissait pas cet auteur mais malgré son style ardu, un langage pas aisé, il est très efficace dans les descriptions des états psychologiques. Un livre truffé des références . À lire avec un dictionnaire à ses côtés, pas comme une histoire, mais comme un réseau d'impressions. Et là, nous ne sommes pas loin de poésie en prose.
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4.0 étoiles sur 5 L'illusion historique, 31 juillet 2009
Par 
P. Vero (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les onze - Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2009 (Broché)
Qui ne connait ce tableau des onze du comité de salut public (Robespierre et son gang) au Louvre et le tableau de Géricault à Montargis peignant la scéne où ce tableau est commandé à Corentin dont on n'ignore pas qu'il a été l'élève de Tiepolo, tout cela attesté par les douze pages fameuses de Michelet dans son histoire de la Révolution française ?
Ce livre raconte la vie de Corentin et l'histoire du tableau. La langue est belle et les images lumineuses : " la littérature, puissante machine à augmenter le bonheur des hommes ".
Sauf que les tableaux n'existent pas ; Michelet :" la vraie peinture d'Histoire n'était telle que lorsqu'elle s'efforce de ne pas representer l'Histoire". La littérature invente ici la peinture qui représente une idée l'Histoire.
Exercice hautement intellectuel : "que font ces gens ? Ceux là ne font rien, ils travaillent". "Le créateur arrive à croire...que l'acte par
lequel il a prise sur le monde.....a pour fondement l'intellection pure...."
Un exercice intellectuel de haute volée.
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Les onze -  Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2009
Les onze - Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2009 de Pierre Michon (Broché - 24 avril 2009)
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