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4.0 étoiles sur 5 Die sieben letzten Worte.. de la littérature d'aumonerie?
Je n'avais pas prévu de commenter ce livre mais c'est la lecture du bon commentaire de MC, auquel je n'adhère pas, qui m'y incite...
Le dernier opus de Mathieu Riboulet déchaine, en effet, les passions et l'ire de certains commentateurs.
Je fais, quant à moi, volontiers confiance au prix Décembre qui a déjà...
Publié le 23 décembre 2012 par Jean Pierre P

versus
10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 deux étoiles...par miséricorde.
Les sept oeuvres de miséricorde sont les obligations morales de chaque chrétien,dont l'évaluation fera l'objet du Jugement Dernier.L'auteur leur ajoute les siennes,"peindre ceux qui sont nus","défigurer les morts","payer ceux qui nous tuent",etc.
L'idée affichée de l'oeuvre est de comprendre comment à trois reprises le...
Publié le 17 septembre 2012 par jean-marie lambert


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10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 deux étoiles...par miséricorde., 17 septembre 2012
Par 
jean-marie lambert - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Oeuvres de miséricorde : Fictions et réalité - Prix Décembre 2012 (Broché)
Les sept oeuvres de miséricorde sont les obligations morales de chaque chrétien,dont l'évaluation fera l'objet du Jugement Dernier.L'auteur leur ajoute les siennes,"peindre ceux qui sont nus","défigurer les morts","payer ceux qui nous tuent",etc.
L'idée affichée de l'oeuvre est de comprendre comment à trois reprises le "Corps Allemand" a pénétré la France,et les séquelles d'aujourd'hui;Riboulet se rend donc à Cologne puis en d'autres lieux pour expérimenter ces sensations par la possession,ce qui lui donne l'occasion d'illustrer la violence dans l'Art,la sexualité,etc.
Beaucoup d'idées de base,le plus souvent intéressantes,mais cela n'en fait pas un grand livre;la construction en est trop mécanique et,surtout,l'on retrouve tous les poncifs d'une certaine littérature:Le Caravage,Douglas Sirk,Purcell,les quartiers gays de Berlin,les beau-italiens-sortis-tout- droit-d-un-tableau-du-quattrocento,l'immigré turc,les zones commerciales où l'on peut draguer,etc.
Dommage,car l'on trouve de ci-de là quelques notations plus émouvantes (le hameau,Adrien...).
Un ambitieux ratage,qui ne convaincra pas grand-monde;dommage pour l'auteur,qui paut certainement mieux faire.
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7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Die sieben letzten Worte.. de la littérature d'aumonerie?, 23 décembre 2012
Par 
Jean Pierre P (Rennes) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Oeuvres de miséricorde : Fictions et réalité - Prix Décembre 2012 (Broché)
Je n'avais pas prévu de commenter ce livre mais c'est la lecture du bon commentaire de MC, auquel je n'adhère pas, qui m'y incite...
Le dernier opus de Mathieu Riboulet déchaine, en effet, les passions et l'ire de certains commentateurs.
Je fais, quant à moi, volontiers confiance au prix Décembre qui a déjà couronné - pardonnez du peu - Echenoz, Houellebecq, Michon,
Jauffret, Forest, Dantzig, Guyotat, Haenel, Enard, Toussaint...
Cette fois encore, j'ai été très touché par ce livre parfois bouleversant. Je n'y ai pas vu d'affèterie, de clichés, mais une belle
langue, à l'évidence très travaillée, qui convoque (comme le signale à juste raison - mais c'est pour s'en gausser - MC) une littérature
à peu près oubliée (oui, Boileau par exemple).
Le rapport que tout à chacun entretient avec l'histoire, et avec l'art ne s'épuise pas dans les textes érudits et tisse des liens
secrets avec le présent, l'imaginaire, le désir.. et c'est bien cette expérience intime que nous dévoile Mathieu Riboulet. Il a, c'est vrai,
les heureuses références culturelles et les curiosités de son temps (qui ne sont pas pour autant banales ou vides).

Plus qu'aux « sept oeuvres de miséricordes » (et pour faire bondir MC ! en toute cordialité, bien sur), c'est aux «sept dernières paroles du Christ» que j'ai pensé
(écoutez la belle version originale pour orchestre de Brüggen :Haydn : Les sept dernières paroles du Christ).
Soyons honnêtes, ce n'est sans doute pas le livre de l'année..mais..une belle oeuvre... alors, un peu de miséricorde?
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9 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Connaissez-vous le syndrome du prix-attribué-au-pire-roman-de-l'auteur ?, 12 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Oeuvres de miséricorde : Fictions et réalité - Prix Décembre 2012 (Broché)
Les Editions Verdier n'ont pas de chance avec les prix. Celui de l'Académie Française a récompensé le pire Pierre Michon, "Les Onze", opus dont l'indigence fait tache dans la très belle bibliographie de l'auteur. Voici que le Prix Décembre couronne à son tour un texte très mauvais d'un auteur dont les oeuvres précédentes étaient injustement passées inaperçues. Un signe de plus, s'il en était besoin, du peu de crédit qu'il faut accorder aux jurys parisiens.

Alors que Mathieu Riboulet, dans "Avec Bastien : Portrait", décrivait sans fard le désir éprouvé pour un beau gosse de film X, voici, dans "Les Oeuvres de miséricorde", qu'il ressort du grenier la quincaillerie pompière et ridicule de sa bigoterie (déjà entrevue, hélas, dans "L'Amant des morts").

Ici, faire l'amour avec quelques Allemands occasionne une méditation historico-philosophique de bas étage, puisqu'il est bien entendu que "le corps allemand" a pénétré par trois fois la France en 1870, 1914 et 1940. On croyait cette métaphore lourdingue et bête de la France comme "traînée" qui s'offre avec délectation au viril envahisseur germanique réservée aux élucubrations maurrassiennes de Patrick Buisson (1940-1945, années érotiques : Vichy ou les infortunes de la vertu).

Tout y passe : du titre ronflant, poussiéreux comme une sordide toile de chapelle, à l'omniprésent lexique niais de la liturgie. Le narrateur couche-t-il avec un Allemand qu'il appelle ça "le hisser sur une croix", car "ceci est notre corps" (p. 32). C'est tout le vocabulaire grandiloquent des missels qui est convoqué-là pour nous dire "la splendeur" et "le calvaire" des errances rhénanes de l'auteur.

Evidemment, "les corps à corps" avec Andreas sont l'occasion d'une débauche d'épithètes mystiques, c'est un feu d'artifice : sueur, sang, foutre, "anges", tremblement de l'être, limites ultime de la peau, expérience de l'absolu, etc. Des torrents de cette littérature d’aumônerie, à la Bataille, à la Quignard, qui voit dans un plan Q la transfiguration du Christ, la résurrection des morts et le pardon des péchés. Ah, lumière ineffable, Tabernacle, l'évangile de tes lèvres !

Et puisque décidément, rien ne nous sera épargné des clichés du genre, on a droit à cette manie des "pensées" égrenées ça et là, avec force références cultureuses d'attaché de presse d'office du tourisme, à la Renaud Camus ("Demeures de l'Esprit") ou à la Gracq des "Lettrines" : Purcell, Tintoret, Fassbinder, Caravage, notations diverses, commentaires judicieux de peintures méconnues, citations révérencieuses, versets bibliques, visites de monuments, allusions à telle nuance de traduction d'un vocable teuton (dont l'auteur confesse qu'il la tient d'un de ses potes : quel intérêt ?)... Il semble qu'on ne puisse désormais accéder pleinement au statut d'auteur sans faire montre de cette affèterie distinguée, et Riboulet de bruyamment faire savoir combien l'émeut telle bourgade de province, la lumière du soir, ah, et cet air de Chérubini !

Ultime désastre : le rythme. Tout à ses cantiques, l'auteur prosodie en hexamètre La phrase est tellement léchée que Riboulet nous fourgue des paquets de six syllabes et force alexandrins. Le problème est que le texte en devient proprement illisible. On est constamment expulsé du récit par le calibrage psychorigide de la prose. La musique, avec le rythme mécanique et grossier d'une rafale de Kalachnikov, prime sur les paroles. Le fond disparaît sous le procédé. "Car c'est finalement toujours nous qui portons les abîmes de l'Histoire, tapis dans nos organes, qu'il faut aller chercher pour danser avec eux dans le silence des gestes. Alors l'Allemand et moi avons repris en main nos nuques respectives et plongé l'un dans l'autre, sans un bruit et sans haine" (p.18). "Et pour chacun le son d'une cloche fêlée s'est perdu dans le soir, dans le grand vide des prés et le trop plein des bois, dans les âmes épuisées par la veille et l'espoir" (p.22). "Bientôt le jeu cessa, trop de morts, trop de jours, et plus assez d'ivresse à imiter la vie" (p. 27). Record : pas moins de 28 hexamètres enchaînés. "(...), où le temps s'amoncelle, lâche bride à l'enfance qui suinte de tes gestes, coule de tes regards, et dis-moi, si tu peux, comment il est possible de se laisser toucher quand on est prisonnier des rets de la violence. Regarde cette paume et dis-moi si je peux la poser sur ton dos, regarde cette main et dis-moi si je peux la poser sur ta tête ou y serrer la tienne pour le salut du jour sans que tu penses aux coups, au sexe ou à la mort - que je porte avec moi mais pour d'autres usages où tu n'entreras pas ? Le temps et les pères passent, c'est notre seul chemin, prenons-le sans trembler ou ne viens plus ici que quand je serai loin" (p.57). Du Boileau.

L'auteur de "L'Art poétique", lui, n'utilisait pas la locution "suite à", hideuse tournure globish qu'on pensait ne trouver que dans les "échanges mails" des cadres moyens (or, "suite aux lointains gazages ciselant les poumons et différant la mort", p.27... Et encore ces cargaisons de six pieds !).

Mathieu Riboulet, on lit vos livres pour se confronter à un style, à un mode d'expression du désir, à une prose qui fait texte des corps d'hommes. Pourquoi s'improviser linguiste, historien d'art, philologue, poète, muséographe ? En la matière vous êtes creux. Vous pensez peut-être que barbouiller vos amants du Saint-Chrême permet de mieux dire la force de vos amours. Mais tout l'effort serait justement de dire cette force sans le secours éculé et braillard de la transcendance. Ce que vous fîtes "avec Bastien", ou dans "Le corps des anges".
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5.0 étoiles sur 5 Grand Œuvre, 21 octobre 2012
Par 
Michel Petit (Middle Of Nowhere in Francece) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Oeuvres de miséricorde : Fictions et réalité - Prix Décembre 2012 (Broché)
Il n'est pas si courant de rencontrer, par les temps qui courent, un auteur, un livre, qui tranchent heureusement avec le tout-venant de la production littéraire française.

J'ai la (mauvaise ?) habitude de lire plusieurs livres à la fois : j'en commence un, je le pose pour en ouvrir un autre, je reviens au premier, ou pas, c'est selon. Pour moi le fait de laisser tomber tous les autres est un assez bon test de la qualité d'un livre, ou du moins de l'intérêt que je lui porte. Ainsi, Les Œuvres de miséricorde a-t-il supplanté momentanément The English Patient, lequel s'était imposé face à un livre de Coim Toibin, lui-même ayant triomphé d'Alan Bennett — tous auteurs dignes d"éloges assurément, auxquels je reviendrai en temps voulu.

Mais pas avant d'avoir lu d'autres livres de Mathieu Riboulet.
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