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15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Dostoievski, toujours actuel., 27 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Carnets du sous-sol (Poche)
Dans cette oeuvre Dostoievski décrit le monde intérieur de "l'homme inutile"", ou "superflu" , celui qui trouve pas sa place dans la société, décrit aussi par Tourguenev,Lermontov,Gontcharov etc dans la lignée de la littérature russe du 19me siècle... Sauf qu'à la différence de ces écrivains, et selon Dostoievski lui même, il dénonce le coté laid et tragique de toute une couche du peuple russe, alors que ces prédécesseurs décrivait ainsi plutôt les exceptions....A la différence des "hommes inutiles" de Tourguenev ou Lermontov,qui ont encore une possibilité de changer leur destin, "l'homme du sous-sol" de Dostoievski est l'esclave de son destin, l'esclave qui se complait dans sa condition.
Cet homme est tellement petit, insignifiant, humilié, misérable, pitoyable et conscient de l'être,mais en même temps il n'est pas hypocrite et pas dépourvu d'une certaine honnêteté , qu'il lui reste plus qu'aller au fond de sa déchéance et prendre du plaisir dans sa chute, aussi que prendre du plaisir à torturer les autres......
La tragédie de cet homme inutile, c'est la conscience et l'envie du meilleur mais en même temps, la conscience de l'impossibilité de réaliser ce meilleur.Même l'amour et le pardon de Lisa, une prostituée qu'il humilie et torture moralement, même son amour qui pourrait le changer , ouvrir le chemin vers une autre source de vie, même cela notre héros rejète, préférant s'enfermer dans son "sous-sol", dans sa fierté blessée, son amour propre bafoué, sa méchanceté, irritation et aigreur.....Il rejète cet amour car il ne peut pas pardonner à Lisa sa supériorité morale, la supériorité de l'amour et du pardon.....

l'oeuvre indispensable dans la compréhension de l'âme humaine, comme tous les livres de Dostoievski.
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24 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'énigme Dostoievski., 27 juillet 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Carnets du sous-sol (Poche)
Indispensable à la compréhension de l'univers Dostoievskien, ce récit acide nous plonge au plus profond du sous-terrain tortueux d'un personnage( Dostoievski ?) qui, humilié par tous, expose ses conceptions d'un univers qu'il dépeint comme sombre et grave. Ce livre atteint, dans ses quelques cents pages, un nouveau tournant dans l'oeuvre de celui qui s'est juré de condencer l'âme des hommes qu'il voit comme trop vaste. Les hommes, dans leur soif de souffrance, rechercheront à être humiliés, et, par la suite, chercheront à humiliés à leur tour. Jusqu'au tout dernier chapitre, ce récit nous torture et nous pousse presque à rejeter ce personnage dans une sphère pathétique ; mais parfois il peut s'avérer risquer de se voir sous un si mauvais jour. Une oeuvre clef à lire avec un certain détachement... Soit dit en passant, j'ai lu plusieurs traduction et je dirais que, pour une des rares fois, celle de Markowicz ne surpasse pas celle de Henri Mongault qui est plus hachée et directe. Mais, encore une fois, c'est l'affaire d'opinion.
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20 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le bovarisme, 20 septembre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Carnets du sous-sol (Poche)
Réfugié dans son sous-sol, le personnage que met en scène Dostoïevski ne cesse de conspuer l'humaine condition pour prôner son droit à la liberté. Et il n'a de répit qu'il n'ait, dans son discours, humilié, diminué, vilipendé les amis de passage ou la maîtresse d'un soir. Un monologue féroce et imprécatoire : ainsi l'éditeur Actes Sud présente-t-il ce livre de Dostoïevski.

Perdu dans un sous-sol, soit enfermé en lui-même, un homme contemple la scandaleuse horreur de sa vie. Rejeté par la société, bien qu'il semble parfaitement intégré, le héros de ce récit auto-biographique souffre d'un bovarisme maladif. Car enfin, cet homme a lu, beaucoup lu, il est enivré de l'idée de beau et de sublime comme il dit : mais, douleur !, il réalise que ses appétits de beauté n'existent qu'en lui. Lorsqu'il se confronte à la réalité, il ne retrouve rien ressemblant aux romans : le monde tel l'entourant n'invite pas à la poésie des mots.

Cette douloureuse révélation se double d'un penchant paranoïaque, doublé d'une homosexualité latente, qui bouleversent son esprit. Dès lors, irrémédiablement, il est fichu. Il faut voir comme il se débat pour se faire accepter, mais comme il peine à voir, comme il se ridiculise. Sa haine grandit de par son incapacité à exister en tant qu'être complet : en ombre portée se dessine la figure du nihiliste chez lui ; voilà un homme prêt à quelque attentat pour s'offrir un roman vivant.

Le drame de sa vie ressemble au drame de la nôtre ; le tragique de son existence ressemble à celui que nous vivons. Pourtant, Les carnets du sous-sol de Fédor Dostoïevski a été écrit en 1863 ! Mais déjà, le romancier russe avait saisi cette douleur causée sur certaines âmes par la littérature. Car aujourd'hui, quelle tragédie vivons-nous ? Celle de n'avoir plus aucune espérance comme lui n'a plus de place à occuper. Le communisme est mort, la religion amène la mort, les gouvernants sont tous des pourris, nous savons tout ou presque de la catastrophe de ce pays dans lequel jamais nous ne mettrons les pieds à la minute même où elle se produit ; ce pays, nous l'avons déjà visité par la télé, et contemplés ses merveilles. Nous sommes tellement ivres d'informations et de révélations que plus rien ne peut changer notre vie. Nous attendons et nous consommons. Nous sommes des Romains en attente de nos Barbares.

Comme le héros des Carnets du sous sol, nous constatons que la beauté portée en nous-même n'a rien à voir avec celle du monde nous entourant. Nous pouvons nous enivrer de beau et de sublime, mais le monde, lui, nous environne menaçant.

Il y a donc une portée existentialiste dans ce livre, sartrienne, qui nous renvoie à ce que nous voulons faire de nous. Pouvons-nous encore nous réinventer ? En dévoilant un homme déchiré par la littérature, Dostoïevski révèle qu'être un homme n'a rien d'une entreprise évidente. En voulant faire de sa vie une sculpture, en nietzschéen, cet homme dans son sous sol s'est perdu face à lui-même : il a cru que son essence précède son existence, qu'il était homme avant de naître. Mais il a découvert que ce qu'enseignent les livres n'a rien à voir avec le monde l'entourant. Sa déchirure nous renvoie à notre propre souffrance : à nous de nous réinventer.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 meilleur raduction, 10 juin 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Carnets du sous-sol (Poche)
Pour ceux comme moi qui ne lisent pas le russe, ces traductions de Markowicz chez Babel sont carrement miuex que ceux offert pour les autres editeurs. Chapeau Andre et bonne lecture a tous!
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Anatomie du coeur humain, 19 juillet 2007
Par 
Durand "xavyeah777" (Nancy, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Carnets du sous-sol (Poche)
"Les Carnets du sous-sol" (ou "Le Sous-sol" selon la traduction) vous plonge au coeur de l'âme humaine. Dans un langage flamboyant à la portée de tous, Dostoievski dresse un portrait de l'Homme où se conjugue la plus grande candeur à une honnêteté effrayante, le tout étant transcendé par des aphorismes de génies.

Ce court roman me semble parfait pour penetrer l'univers de cet écrivain majeur du XIXe siècle.
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1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Solitaire et fier de l'être., 15 février 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Carnets du sous-sol (Poche)
Le narrateur de l'histoire se plaint de la solitude, et semble ne rien faire pour vraiment s'en débarrasser. Son côté odieux, même misanthrope est tellement poussé qu'on ressent un mélange de pitié et de colère envers ses agissements.

La première partie est un peu longue à se mettre en route. On passe presque plus de temps à lire la première partie que la deuxième, largement plus intéressante.
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4 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un bon livre..., 22 avril 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Carnets du sous-sol (Poche)
Dostoïevski décrit ici le caractère d'une personne désabusée sur la nature humaine. Au fond d'une cave, l'homme raconte certaines expériences dans lesquels il se mit lui-même en situation d'humiliation pour y prendre du plaisir...
Après une première courte partie un peu théorique, l'œuvre s'avère intéressante à lire tant le personnage principal est fascinant de part sa façon de penser.
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3 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Solitude, 30 juin 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Carnets du sous-sol (Poche)
Un homme malade refuse de se faire soigner: et tout le monde le déteste! Un effroyable aventure.
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Les Carnets du sous-sol
Les Carnets du sous-sol de Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski (Poche - 25 février 1992)
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