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Janvier 1925, Albert Londres entame une nouvelle plongée dans l'univers de l'enfermement. Cette fois ci, il s'interesse aux asiles d'aliénés, ceux-là même où la bonne société de ce début de XXème siècle enferme encore ceux qui la dérange sans vraiment les soigner : les fous, les demi-fous et les autres...

Après avoir vainement essayé de se faire interner comme dément, le grand reporter entame son tour de France de l'institution psychiatrique. Y sont enfermés 80.000 malades, du plus inoffensif au plus dangereux : furies, persécutés, déments séniles, toxicomanes, fous assassins, enfants monstres; toute la misère du monde que Londres rencontre de lieu en lieu et décrit dans le style tragi-comique qui a fait son succès...

En ce temps là, la psychiatrie n'en est encore qu'à ses balbutiements et tente des expériences plus ou moins heureuses qui font s'interroger le journaliste sur la question de savoir qui est le plus fou de l'aliéné ou de l'aliéniste ? Plus sérieusement, Londres constate que les brutalités et la maltraitance sont toujours répandues et s'en emeut. Il décrit des scènes tout à fait hallucinantes de contention : des déments attachés sur des chaises, la tête le bas,et nourris par le nez à l'aide de sondes ! .

Plus grave, Londres constate que les internements abusifs sont courants, souvent le résultat d'une cabale familiale ou d'une décision administrative arbitraire. Il estime ainsi que les deux tiers des malades pourraient être soignés sans le recours à l'enfermement permanent. L'asile n'est pas la prison et la plupart des fous ne sont coupables de rien...

L'enquête fera scandale à sa sortie dans les milieux psychiatriques et faillit valoir à son auteur quelques ennuis judiciaires. Mais une fois de plus le grand reporter vise juste en s'attaquant à une question qui reste malheureusement d'actualité.....
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le 4 février 2014
Ce récit effarant, bien qu'écrit il y a presque un siècle, nous met face à l'incompétence de la société dans laquelle nous vivons, face à nos propres défaillances et nos préjugés. Il malmène son lecteur et l'expose à une vérité difficile mais bien réelle.

Ainsi, les "fous" sont attachés, battus, humiliés et privés de ce que qui fait d'eux des êtres humains. Comment s'attendre alors à ce qu'ils guérissent (terme qui me semble déjà peu approprié à la maladie mentale) ? Traités comme des parias, mis dans des cases, leur réinsertion dans la "vie normale" semble impossible. Et comment un psychiatre peut-il croire un fou lorsque celui-ci lui dit qu'il va mieux ? Un cercle vicieux qui reste d'actualité, tout comme les mauvais traitements.

Comme souligné dans un autre commentaire, les sévices sont de nos jours bien plus "soft"... du moins en apparence ! L'entrave des membres est toujours présente mais désormais les malades sont brisés psychiquement, emprisonnés dans une camisole chimique, médicamenteuse qui les rend souvent apathiques et incohérents. Une véritable lobotomie qui ne semble servir à personne sauf peut-être le personnel soignant.

Un constat terrifiant qui devrait servir d'électrochoc (sans mauvais jeu de mots) au monde de la psychiatrie. Cela est apparemment resté lettre morte puisque les "fous" sont toujours aussi nombreux, si non plus, mais le nombre de structures pour les accueillir est en chute libre...

"Quand la fièvre nous tient, nous, gens de raison, nous avons des rêves horrifiants. L'angoisse nous étreint... mais en sursaut mouillés de sueur, nous nous réveillons. Le cauchemar est fini. Pour les pauvres persécutés le cauchemar continue toujours..."
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