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le 26 février 2013
Tout a sans doute déjà été dit... Mais j'avais envie d'écrire mon modeste avis!

J'ai ADORE! J'ai regretté d'avoir atteint la dernière page! Je ne sais pas si c'est de la "grande littérature"... Mais c'est sans doute plus qu'un bête roman policier!

Ce roman est un de ces rares romans à avoir une "petite musique". L' intrigue est haletante et pleine de rebondissemnts, et est en plus une description d'une certaine Amérique... Certaines critiques qualifient cette dernière caractéristique de "caricaturale", je trouve que si les traits sont parfois gros, cela sert plutôt le propos. Les personnages ne sont jamais ce qu'ils paraissent jusqu'à la dernière page (à part peut-être le narrateur... et encore). J'ai retrouvé plusieurs références littéraires, allant de Steinbeck, à Simenon en passant par... Edmond Rostand!

En bref, une lecture très divertissante et pas bête: ce que je recherche!
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le 28 avril 2015
En lisant ce fameux "La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert", j'ai eu l'une des expériences les plus "extrêmes" de ma vie de lecteur assidu, je dois l'avouer. Mais je n'ai pas envie de remercier le dénommé Joël Dicker pour autant, car la honte,voire le dégoût que j'ai régulièrement ressenti à lire un livre aussi mal écrit (j'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'une traduction bâclée, mais non, même pas !), la gêne devant des dialogues qui figurent parmi les lignes les plus ridicules que j'aie jamais lues, ne m'incitent pas à la générosité ! Combien de pages ai-je du ainsi sauter pour ne pas jeter purement et simplement le livre à la poubelle, je pense en particulier aux atroces recommandations de Harry à son disciple quant à sa vocation d'écrivain, qui feront désormais partie de mes pires souvenirs de lecteur ! Et j'évite même de repenser aux élucubrations de Dicker sur la société américaine (d'un côté les affairistes arrogants de New York, d'un autre les bouseux attardés de province, et entre eux, point de salut, le message est clair et net), tant est nauséabonde cette peinture grossière d'un monde pourri que, visiblement, Dicker ne connaît que par oui dire. Mais alors, me demanderez-vous, comment ai-je réussi à venir à bout d'un tel pavé ? Eh bien parce que, malheureusement, l'énigme "policière" qui est au centre de "La Vérité..." est l'une des meilleures, les mieux construites - avec ce jeu classique mais diabolique entre les époques -, et les plus addictives jamais vues. Ni plus ni moins. La manière dont le récit semble prendre son temps pendant les 3/4 du livre alors qu'il nous livre une montagne d'informations cruciales derrière les rebondissements très prévisibles qu'il ménage, pour entrer finalement dans une accélération furieuse, est tout simplement magistrale. Du coup, même la succession très improbable de retournements que le livre nous assène dans ses toutes dernières pages passe comme une lettre à la poste : du grand art, si, si ! Et si l'on discerne un effet de mode derrière le principe à la base du livre que tout n'est qu'illusion, que rien de ce qui nous est conté n'existe hors de la tête bien amochée de personnages, il est rare que cette vision nihiliste de l'humanité soit conduite de manière aussi systématique vers la destruction totale de la majorité des personnages d'un roman. Alors, au final, une question et une seule : comment le génie de scénariste de Dicker est-il autant antagoniste avec ses capacités - affreusement limitées - d'écrivain ? La prochaine fois, Joël, fais appel à ces ghost writers que tu sembles honnir, pour écrire ton livre à ta place : tout le monde s'en trouvera ravi ! Moi le premier...

PS: au fait, ces prix reçus par ce bouquin, c'est une blague, non ?
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le 23 novembre 2012
" Le premier chapitre, Marcus, est essentiel. Si les lecteurs ne l'aiment pas, ils ne liront pas le reste de votre livre." Ainsi commence le livre et je suis bien d'accord avec ce conseil. Malheureusement, je me suis sentie dans l'obligation morale d'aller jusqu'au bout. En effet, on me l'a offert, suite au battage médiatique et au " couronnement " de "l'oeuvre" par deux prix prestigieux ( mais les jurés l'ont-ils vraiment lu ? ). Dès les premières pages, j'ai réalisé qu'il y avait là une énorme supercherie. Le narrateur, qui est devenu un écrivain à succès dès son premier roman, ne cesse de s'épancher sur sa réussite, sa nouvelle vie merveilleuse à New York, puis sur la " terrible crise de page blanche ", qui est, nous l'apprenons ici, un " syndrome " ! Tout au long de ce pavé, l'auteur revient sur l'écriture de romans qui se vendent par millions, sur la reconnaissance visuelle de l'écrivain partout où il passe, y compris dans les villages les plus perdus. Et l'on peut se demander dans quel monde vit Joël Dicker, qui, s'il ne ressent pas ( hélas ! ) le syndrome de la page blanche, éprouve par contre un besoin de reconnaissance irrépressible et répétitif. La répétition, c'est ce qui caractérise le mieux ce roman. Répétition du thème de l'écrivain, répétition des mêmes passages ( au mot près ) à différents endroits du récit, répétition des niaiseries échangées par les deux amoureux ( " Harry, Harry chéri " ), répétition ad nauseam du prénom de l'aimée ( " Ma Nola, Nola chérie, Nola d'amour. N-O-L-A " ). Mais le pire reste l'invraisemblance de cette histoire policière, la superficialité des personnages ( on ne croit pas une seconde à leur histoire d'amour ), la caricature du personnage de la " mère juive " qui frise le ridicule, l'indigence des dialogues, l'absence totale de ce que l'on appelle " le style ". Alors, pour se rattraper, dans les 100 dernières pages, c'est une succession de rebondissements, qui doit saisir le lecteur. Alors, oui, moi aussi, comme un autre internaute, j'éprouve de la colère. De la colère car je suis une lectrice passionnée, qui a perdu des heures à lire un tel pensum, alors que des chefs-d'oeuvre attendent dans l'ombre et ne seront vraisemblablement jamais mis en lumière par ceux dont, nous lecteurs, attendons les critiques avisées.
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le 3 avril 2016
A 28 ans, Marcus Goldberg a connu la gloire grâce au succès de son premier livre. Riche, célèbre et courtisé par tous, il a vécu sur ses lauriers sans se soucier du lendemain. Deux ans plus tard, le jeune écrivain est au pied du mur. Son éditeur réclame un deuxième livre et Marcus est incapable de produire une ligne. Tout naturellement, il se tourne vers celui qui a été son mentor: le grand écrivain Harry Quebert, qui l'invite chez lui à Aurora. Une grande maison au bord de l'océan, un charmant village du New-Hampshire et les conseils d'un vieil ami, toutes les conditions devraient être réunies pour relancer l'inspiration de Marcus. Pourtant sa plume reste sèche et il se résigne à affronter son échec et le procès dont le menace son éditeur. de retour à New-York, il est recontacté par Harry qui l'appelle depuis un poste de police. Des jardiniers ont trouvé le cadavre de Nola Kellergan sur sa propriété, une adolescente disparue en août 1975 et il est accusé de meurtre. Convaincu de l'innocence de son ami, Marcus revient à Aurora, bien décidé à faire toute la lumière sur ce crime.

Il y a des livres dont on sait dès les premières lignes qu'on ne pourra pas les lâcher jusqu'à leur dénouement et La vérité sur l'affaire Harry Quebert est de ceux-là.
Une enquête pleine de rebondissements, l'histoire d'un grand amour, une peinture de certaines dérives de la société américaine, un humour salvateur quand la situation devient trop sombre, le ping-pong entre un écrivain reconnu et son jeune apprenti, la difficulté d'écrire, le tout porté par une écriture fluide, facile, entraînante, voilà les secrets d'un livre parfaitement réussi. C'est d'ailleurs tellement parfait que parfois on a l'impression que Joël DICKER a respecté un cahier des charges ou qu'il a suivi scrupuleusement "Le Guide pour réussir un best-seller en 10 leçons". Mais après tout, si ça marche.... Car le fait est là, on veut savoir ce qu'il s'est passé en 1975, on veut savoir qui a tué Nola, on veut savoir si Marcus pourra écrire à nouveau, bref on veut tout savoir et on lit avidement même si parfois les ficelles sont un peu grosses.
Un roman exemplaire, maîtrisé et efficace qui fera hurler les lecteurs exigeants mais ravira ceux qui souhaitent juste passer un bon moment de détente avec une histoire qui tient la route, un suspense habilement mené et en prime la description des tourments de l'écrivain.
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le 26 février 2016
"La vérité sur l'Affaire Harry Quebert" est un livre à tiroir.

Il raconte d'abord l'enquête sur un meurtre. Affaire classique, mais qui s'avère rapidement plus complexe que prévu, dans un environnement d'une petite ville américaine parfaite et tranquille à première vue. Mais cette belle façade se lézarde peu à peu, jusqu'à ce que tout s'écroule...

C'est ensuite l'histoire d'un écrivain qui enquête. Et ça, ça change tout : les psychologies sont approfondies, la vérité se niche dans les détails, et les sentiments deviennent profonds, tourmentés, puissants... dérangeants pour certains. Les deux écrivains sont au centre du livre : un professeur apprend à son (éternel) étudiant à écrire le livre de sa vie... qui est le livre que vous lisez ! On apprend du reste pas mal de choses sur le monde de l'écriture et de l'édition. Les éditeurs n'en sortent pas grandis, je me suis d'ailleurs demandé comment l'avait pris l'éditeur originel de ce livre... Son succès monumental a sans doute aidé à compenser une éventuelle vexation (3 millions d'exemplaires vendus en novembre 2015).

Sur la forme, j'ai trouvé le livre bien écrit. Le style est fluide dans être trop facile, comme ce qu'on peut parfois constater dans certains romans policiers qui sortent annuellement avec le même succès. Le personnage du Sergent Gahalowood apporte une touche d'humour très sympathique.

En revanche, je me suis lassé des trop nombreux rebondissements : le coupable change beaucoup trop de fois ! Un retournement, ça va ; deux, c'est encore bien ; mais là, c'est beaucoup trop ! Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler le livre.

Par ailleurs, on discerne assez vite les sources d'inspiration de ce roman, dont des grands classiques du théâtre et de la littérature contemporaine. Là encore, je ne peux pas le dire sans gâcher le plaisir de la lecture !

Au final, une lecture très agréable. Je ne dirai pas que c'est un chef-d'oeuvre : le livre reste un très bon roman, et c'est déjà excellent !

Bonne lecture !
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le 7 octobre 2015
Tardivement curieux, par rapport à sa parution, je me suis lancé à l’assaut de ce thriller de 700 pages qui a reçu le Prix Goncourt des Lycéens 2012 et le Grand Prix du roman de l’Académie française. Avais-je raison ?

La localisation de l’action : aux USA, une petite ville calme, Aurora, en bord de mer de la province

La trame : Deux personnages principaux, tous les deux écrivains, Harry Quebert et Marcus Goldman (disciple de Harry à l’université), vont chacun écrire un roman à succès. Le premier une histoire d’amour un peu tabou entre une adolescente et l’auteur de 20 ans son ainé qui servira de fil directeur au récit; le second, un roman dont nous ne saurons rien sauf que l’auteur est devenu populaire et qu’il est hanté tout au long du livre par le syndrome de la page blanche. Thriller car l’adolescente de 15ans, héroïne du livre d’Harry Québert et du présent livre disparait, fugue, meurtre, tout ceci dans cette ville provinciale d’Aurora ?

L’enquête se complexifie au fur des pages qui multiplie les personnages secondaires. Elle est intéressante et m’a tenu en haleine plus de la moitié du livre, la fin plus artificielle retombe un peu comme un soufflet.

Autre aspect : la réflexion intéressante distillée tout au long du roman sur le métier d’écrivain, ses obligations, ses joies mais aussi ses vicissitudes.

En conclusion, j’ai bien aimé ce gros pavé, même si j’ai quelque peu survolé la fin, qui propose une enquête bien menée autour d’une histoire d’amour assez peu commune (crédible ?).
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le 15 septembre 2015
L'idée de faire un roman basé sur Lolita (ou son équivalent), qui est retrouvée assassinée des années apres sa pseudo disparition était tres amusante. Huit cent pages et une douzaine de suspects possible dans un village USA "cote est" , donc absolument pas déjanté, est géniale. Tout est statique ici, les amants n'arrivent pas a s'enfuir...la clandestinité (mais tout le monde sait... ils ne s'en rendent pas compte) a l'opposé de Lolita en cavale sur les routes.Ils croient naivement (?) etre aux yeux des autres aussi simples et lisses que leur environnement-qui pourtant ne l'est pas. La provoc' Nabokovienne est passée à la douche froide, le suspense est le seul ingrédient épicé de tout le roman- car la passion épicée manque. On baigne juqu'au bout et dans une ambiance tres moraliste sur le métier d'écrivain, car cette ambition d'etre un écrivain est l'autre sujet du livre...une antithese du "Lolita" auquel on pense, sur le fond. La forme, l'absence de folie des personnages, et l'absence d'audace des écrivains décrits, un coté raisonneur-rationnel est presque fatiguant. Et pourtant on tient, cette ado est elle perverse comme Lolita, et manipulatrice ? C'est le mystere. Son coup de clé a molette est il tombé sur une tete un peu dérangée, ou bien est elle la jeunette fraiche limite "oie blanche" que son amoureux adulte pleure encore vingt ans plus tard ? Qui sont ils, chacun ? Qui est donc le pervers elle ou lui, ou aucun des deux ? Qui est l'assassin, la jalouse plus agée, le 2e amoureux-plus jeune ? Qui est un vrai ecrivain : Harry, Markus, Joel, ou un autre ? Le livre n'est pas un chef d'œuvre littéraire mais le suspense est bien mené et on repense à la Lolita d'origine et à son auteur de genie. Cet amalgame dans ma tete a eu un effet stimulant et j'ai tout lu avec plaisir pendant deux jours de repos en vacance.
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le 5 juin 2015
J’ai voulu découvrir ce livre car il a reçu le Prix Goncourt des Lycéens 2012 et le Grand Prix du roman de l’Académie française. Cela me change un peu de mes lectures habituelles, notamment avec le genre de ce livre qui est un thriller.

On découvre deux personnages principaux, Harry Quebert et Marcus Goldman, qui sont tous les deux écrivains. Marcus va écrire un livre sur son ami Harry qui est accusé d’avoir assassiné une jeune fille de 15 ans en 1975. Ce qui est original, c’est que l’on détient en quelque sorte le livre entre ses mains (relisez le titre !) et cette mise en abyme m’a bien plu.

Si l’enquête se complexifie au fur des pages qui multiplie les personnages secondaires, tout tourne quand même autour d’une histoire d’amour plutôt tabou car il s’agit de l’amour entre un homme d’une trentaine d’années et une adolescente. Suite à certaines choses – dont les dialogues entre les deux personnages, je trouve que cette liaison manque un peu de crédibilité, donc je ne me suis pas attachée au personnage de Nola.

Par contre, l’enquête est intéressante et nous tient en haleine, même si la fin retombe un peu comme un soufflet. On soupçonne un à un les personnages de la ville d’Aurora qui ont tous une raison d’avoir tué Nola. D’ailleurs, j’ai apprécié le travail des personnages dont on connait le passé, les soucis, les désirs, etc. On découvre tout un monde !

Aussi, j’ai aimé toute la réflexion qui tourne autour de Marcus et de l’édition de son livre. Des conseils sont distillés au fur et à mesure de l’enquête suite à certaines questions que se pose notre héros : par exemple, comment écrit-on un roman à succès ?

Enfin, c’est un livre qui mêle de nombreux sujets mais qui est très bien construit car on ne ressent pas beaucoup de longueurs alors qu’il fait quand même près de 700 pages !

En bref, j’ai bien aimé ce gros pavé qui propose une enquête haletante et une histoire d’amour assez peu commune. Néanmoins, si la psychologie de tous les personnages est bien travaillée, je m’attendais à une fin différente. Mais je le conseille quand même aux adeptes de thriller !
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le 29 janvier 2013
C'est la critique faite par Jean d'Ormesson sur ce livre.
Ce livre est un bon livre. Un très bon livre. Il vous retient prisonnier de son fil, vous forçant page après page à lire la 700e. Passionnés par le jeu des personnages, leur profondeur, les retournements de situation, les délais donnés à Marcus par son éditeur, c'est avec un petit pincement au coeur qu'on finit ce livre, un peut triste au fond de quitter cette clique qui nous devenait si familier. C'est à la fois un roman policier, mais aussi un roman d'amour et un roman d'apprentissage parfaitement bien orchestré.
Alors pourquoi ce roman n'est-il pas un grand livre?
Tout simplement, parce que derrière le professionnalisme avec lequel est écrit ce livre, on remarque certaines failles...
Tout d'abord, le récit ressemble à un jeu de chaises musicales, où tous les habitants de la petite ville d'Aurora, NH seront au moins soupçonnés à une page ou à une autre du meurtre de la petite Nola, jusqu'à ce qu'un nouvelle de dernière minute ne vienne les disculper. Cette structure un peu artificielle est malheureusement ponctuée par beaucoup de clichés sur l'Amérique, que l'auteur est censé connaître, selon la quatrième - mais qui reste très "primitive": le sergent bourru, l'homme d'affaire de New York, la mère juive...
Enfin, ce qui, à mon sens, manque le plus à ce livre, c'est la critique sociale, ou dans une certaine mesure, l'absence de réflexion ou d'étude philosophique, qui sous-tend tous les grands romans. On a donc un récit implacable, certes mais un peu superficiel...
En résumé, vous ne regretterez pas d'avoir lu ce livre. Il ne vous changera ni votre vie, ni vous aidera à mieux appréhender le monde, mais vous l'emporterez partout, il vous tiendra en haleine, vous mettra un peu de piment dans votre vie le long de ses 700 pages.
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Bon allez, je l'avoue... Normalement, je n'aime pas trop les prix littéraires français et je lis très peu de polars, mais là je n'ai pas pu résister à la tentation: un prix littéraire français donné à un Suisse! Il faut quand même dire que l'histoire avait tout pour me plaire: un écrivain et son mentor dans le Nord Est américain... Joël Dicker et moi devons avoir les mêmes références littéraires.

L'histoire se déroule donc sur la côte du New Hampshire dans une petite ville où vit un illustre écrivain, Harry Quebert, dont l'unique roman est devenu un classique littéraire. Marcus Goldman est un jeune écrivain qui vient de publier un énorme succès de librairie et dont tout le monde, surtout son éditeur, attend un nouveau roman. Seulement, c'est la page blanche. Marcus se rend chez Harry qui était son professeur à l'université et son mentor afin de trouver une solution à son problème. Mais voilà, la page va rester résolument blanche jusqu'à ce que le corps d'une jeune fille disparue en 1975 refasse surface et avec elle, le passé si mystérieux de Harry. Entre 1975 et aujourd'hui, il va falloir faire bien des allers-retours afin de recoller morceau par morceau cette terrible et triste histoire et découvrir enfin la vérité sur Harry Quebert.

Ce livre valait-il 2 prix littéraires? Ce n'est pas à moi d'en juger, mais ce que je peux dire, c'est que j'ai passé un excellent moment de lecture. L'intrigue est très bien ficelée: je me suis laissée avoir à chaque indice sans jamais deviner qui était le vrai coupable. La relation entre les deux hommes et plutôt bien vue, j'ai particulièrement apprécié les conseils du maître à l'élève: on est dans une enquête, mais on est aussi dans la construction d'un roman et on est aussi dans la construction d'un personnage. Enfin, c'est bien écrit et l'on n'y entend presque aucun accent genevois (j'ai relevé une seule petite tournure de phrase caractéristique). On peut cependant regretter l'invraisemblance et finalement le peu d'intérêt que représente l'histoire d'amour du roman, mais cela ne gâche ni l'intrigue, ni le plaisir de la lecture.

Une fois n'est pas coutume, voici une citation du livre: "Un bon livre, Marcus, ne se mesure pas à ses derniers mots uniquement, mais à l'effet collectif de tous les mots qui les ont précédés. Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernir mot, pendant un instant, il ne doit plus penser qu'à tout ce qu'il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, est un livre que l'on regrette d'avoir terminé." Et c'est exactement ce que je ressent après avoir lu un bon bouquin et celui-ci en était un.

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