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29 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Noyé dans le Miso,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miso Soup (Poche)
Ce qui est fascinant chez Ryuu Murakami, c’est qu’il est au cœur d’une polémique constante. Un peu comme James Ellroy ou Brett Easton Ellis peuvent l’être aux Etats-Unis. Pour quelles raisons précises ? Sans doutes parce que comme personne ils ont le don de donner la nausée grâce à quelques formules efficaces. Il suffit de jeter un œil à ‘In the Miso soup’, traduit Miso Soup en France, pour s’en rendre compte. Le récit est simplement mené. La traduction fluide de Corinne Atlan, une des meilleures traductrices japonais-français, rend au roman de Murakami toute sa légèreté et sa splendeur. Pas de lyrisme ou si peu, aucune pirouette technique permettant de ne pas sombrer dans l’incohérence ou l’exagération… tant est si bien que ce roman pourrait servir de modèle à nombre d’auteurs de polars malsains. Ce qui donne aussi à ce texte dense (quelques 275 pages sans aucun moment suspendu ni arrêt sur texte) un grand intérêt, c’est l’étude ethnosociologique d’un quartier de Tôkyô. Kabukichô, un des lieux de la prostitution en plein cœur de Shinjuku est prisé par les étrangers de passage, aux portefeuilles gonflés de Yen. Kenji, un jeune homme d’une vingtaine d’années, qui ne sait trop quoi faire de son existence, gagne sa vie en guidant ces touristes oisifs et en quête d’expériences sensorielles. Sex-shop, bar à prostituées et autres endroits obscurs sont observés par l’œil acerbe de Murakami. Sa plume enfumée déverse des litres d’acide chlorhydrique comme les personnages se gorgent d’alcool.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Un non-polar déprimant,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miso Soup (Poche)
Dans ce petit récit, l'auteur nous guide à travers un quartier chaud de Tokyo. Kenji est un jeune guide japonais pour touriste étranger cherchant des bons moments dans ce quartier. Il va aider Frank, un américain caricatural à "baiser", puisqu'il n'a que ce mot à la bouche.Je m'attendais à un portrait au vitriol du Tokyo chaud, comme on s'y attend en lisant la 4ème de couverture. Quelle déception, ce livre n'a rien de chaud, au contraire. Il est d'un froid glacial de la première à la dernière page. Polar ? Certes non. Il y a bien des crimes, mais aucun n'est élucidé. Roman d'horreur ? Plutôt, oui. Une horreur épouvantable, même, tellement les actes sont crus. C'est bien pire que n'importe quelle massacre de Stephen King. Vraiment très choquant. Alors ai-je aimer ce roman ? J'ai pris du bon temps à le lire, ca se lit facilement, c'est fluide. Mais je suis resté sur ma faim, comme si l'auteur ne livrait qu'une critique froide et vide de sens sur le Japon. Une critique très réactionnaire et dichotomique, sur fond de "c'était mieux avant". Et puis je m'attendais à un peu plus de fantaisie, et d'évasion, surtout avec le thème aguicheur. Mais rien, si ce n'est une scène retournante d'horreur. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Froid, désagréable à lire, désincarné,
Par JulieT (Suisse) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miso Soup (Poche)
En elle-même, l'histoire aurait pu être bien plus prenante. Grâce aux premières pages, on est immédiatement intrigué par le personnage de Frank et la peur qu'il suscite chez le narrateur, mais le récit devient très vite creux à mon goût. La plupart des autres personnages sont dépourvus de relief, ils sont même complètement plats et uniformes, comme Jun, la petite-amie de Kenji, ainsi que les femmes et autres rabatteurs qu'il croise dans les rues chaudes de Tokyo.En fait, comme Frank, rien n'est chaud et tout est glacial dans ce roman malgré son thème aguicheur. Certains paragraphes sont interminables, inutilement détaillés, ils traînent en longueur et même, sont franchement désagréables à lire par moment. Le personnage de Frank est peu ragoûtant, mystérieux, inquiétant, mais la violence de ses actes finit par lasser, déprimer le lecteur. Il est une sorte de caricature ridicule de l'Américain moyen vu à travers la lunette déformante d'un Japonais. Il y des phrases et des moments insoutenables, pénibles à lire, non pas que cela paraisse crédible pour donner la chair de poule, au contraire, c'est complètement grotesque. Le récit progresse en devenant tellement vide de sens et décrivant des situations tellement exagérées que je me suis dépêchée d'en finir avec ce bonhomme, ce prétendu Américain de carnaval qui semble porter un masque de carton-pâte. Ce que j'ai le moins supporté dans ce roman, probablement ? La faiblesse, l'aveuglement et la passivité totale du narrateur. Après le massacre de Kabukicho, il perd complètement de sa substance et se laisse manipuler comme une marionnette sans volonté, de façon totalement invraisemblable. Les dernières pages sont d'ailleurs fades et clôturent l'histoire avec une fin assez convenue. PS : le sujet, le lieu de l'action et la photo de couverture peuvent être trompeurs. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Un polar banal,
Par Hugues (Washington, USA) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miso Soup (Poche)
Murakami signe là un polar banal, qui n'atteint pas son ambition de décrire les bas-fonds du Tokyo contemporain. Le style est froid, impersonnel, les personnages globalement désagréables et quasi désincarnés, l'ambiance plus morne que réellement malsaine. On devine que le succès de librairie doit plus au soufre qu'au talent. Et on espère que les éditeurs français iront dénicher d'autres oeuvres, plus captivantes, dans le vivier des romans policiers nippons...
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1.0 étoiles sur 5
Amère soupe à la grimace !,
Par Gerard Muller "minicactus" (Nouvelle Caledonie) - Voir tous mes commentaires (TESTEURS) (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Miso Soup (Poche)
Miso Soup/Murakami RyuBien sûr on peut toujours trouver des symboles forts dans ce roman terrible, sorte de conte mettant en scène la décadence et même l'effondrement de la société japonaise, mais il reste que cette lecture n'est pas très intéressante. L'histoire qui se déroule dans les bas-fonds de Tôkyô paraît même insensée à bien des égards. Kenji , le narrateur, sert de guide à Frank, américain fortuné en goguette qui veut du sexe à tout prix . Le début du roman est assez intéressant avec quelques aspects de la façon dont les Japonais voient les étrangers : « Le bon côté des américains, en gros, c'est qu'il sont francs et assez naïfs. En revanche, ils ne peuvent pas se figurer qu'on puisse avoir un sens des valeurs différent du leur ; en ça ils ressemblent pas mal au japonais ; et ils ont la mauvaise habitude de vouloir imposer à tout le monde ce qu'ils trouvent bon pour eux'.A la base, le Japon se moque pas mal des étrangers, au moindre problème qu'ils causent, on les renvoie aussitôt chez eux. » Peu à peu la ballade dans Kabukichô prend des allures de folie ensanglantée et en somme de grand guignol. Ensuite la logorrhée du gaijin Franck, un monstre fou furieux, lasse au bout de quelques pages même si elle peut s'apparenter à une étude sociologique de la décadence nipponne, qui voit le mépris des valeurs morales s'installer à tous les échelons, l'obsession de l'argent et de la position sociale ainsi que la pression du groupe faisant le reste. L'intrigue est inexistante et le style pauvre. Alors les exégètes vous diront peut-être que Franck est le justicier, le libérateur, le révélateur, le vrai guide pour Kenji, et qu'il faut lire cette fable au deuxième degré. Il n'en reste pas moins que les 275 pages sont dures à digérer et le pessimisme de l'auteur vous laisse un goût amer au final de cette œuvre peu passionnante. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
14 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un thriller excellent a ne pas mettre entre toutes les mai,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miso Soup (Poche)
On peut lire se lire comme un polar tres efficace. Neanmoins, cette lecture s'avèrerait bien reductrice: l'intrigue est surtout pretexte à une denonciation de la vacuité morale de la jeunesse japonaise tokioite actuelle, prete a tout vendre(corps compris) pour un peu d'argent. Par consequent, dans un tel climat, l'ambiguite morale règne... C'est pourquoi ce livre excellent doit etre reservé à un public tres averti
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6 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Entre réalité et fiction,
Par Vincent Etcheverry (Mexico, Mexique) - Voir tous mes commentaires
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Roman menant le lecteur à la découverte des quartiers chauds de Tokyo à un rythme de terreur croissante. Sentiment constant de flotter entre la réalité sociale japonaise et la violence démente d'un des protagonistes de l'histoire. Ce livre tient le lecteur en haleine jusqu'à lui en couper le souffle. Bonne lecture.....
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Le mal-être du Japon,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miso Soup (Poche)
Miso soup commence comme un roman policier et finit comme un guide philosophique. Au début, c'est assez ennuyeux car on se dit que l'on va lire le Xème livre sur un tueur en série et que cette fois-ci, il y aura l'exotisme japonais en plus. On prend son mal en patience, avec son lot prévu de petites déconvenues. Puis le malaise s'installe, comme il s'installe chez Kenji, le narrateur, car Franck est là. Franck, un américain venu hanter les quartiers chauds de Tokyo, qui cherche du sexe, à outrance. Le malaise s'installe non pas à cause de Franck, mais parce que Franck sert de révélateur à Kenji sur l'état de la société japonaise, de cette société en apparence puritaine mais qui n'a plus aucune espérance en elle, plus d'espérance que celle de la ventrouillade et de la fouilletonade (l'art de s'en mettre plein les fouilles). Le milieu du livre est particulièrement pénible à cause des scènes sanglantes dans ce bar à tapinage triste comme la mort. La seconde partie du roman est une longue explication sur le pourquoi des crimes, vus comme la manière paradoxale de se relier à la vie, manière de trouver du piquant dans un monde peuplé d'ores et déjà de cadavres ambulants. L'auteur n'a pris le prétexte du crime en série que pour faire acte de dénonciation de ce Japon qui selon lui s'en va dans une longue dérive et est déjà entré en agonie. De même que les prédateurs régulent les troupeaux malades, Franck apparaît au terme de ce livre curieux comme un régénérateur social... ce qui ne l'excuse pas non plus.On ferme ce livre avec un sentiment de nausée, un mal-être général. Le style est fluide, net et sans bavure. C'est un bon "polar" car il va au-delà des limites de ce genre littéraire. Par ses remarques sur la société japonaise, Miso Soup ne trace pas de frontière nette entre le mal et le bien, ces catégories si tranchées dans la littérature américaine. Tout est plus flou, les certitudes sont mises à mal, au point que l'on viendrait à prendre l'auteur des crimes en sympathie et à vouer aux Gémonies les clients des hôtels de passe. Peut-on finalement soigner le mal par le mal ? L'auteur semble répondre par une acceptation bienveillante. Pas moi. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le chef d'oeuvre de Murakami,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miso Soup (Poche)
C'est le chef d'oeuvre de Murakami.Mis a part une scène insupportable de violence le roman est très bien construit et bien équilibré. Une intrigue de type policier permet d'avancer dans ces arcanes psychologiques. Très sympa. On comprend grâce à ce roman la démarche d'écriture de Murakami qui se dévoile à la fin. On comprend pourquoi il décrit cette violence et ces marginaux. A lire absolument. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Le syndrome de Stockholm,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Miso Soup (Poche)
La dernière page tournée, je ne peux pas dire que je me suis ennuyé à cette lecture.Je ne peux pas dire non plus que je suis enthousiasmé. Je suis hésitant, tout comme le fût certainement l'auteur lors de la rédaction du livre, hésitant entre polar et étude sociale. Finalement de polar il n'y a point. Quant à l'étude de la société nippone, elle se trouve seulement ébauchée. Par contre nous avons là une magnifique transcription du syndrome de Stockholm, et les liens qui se tissent - rejet/compréhension - sont fort bien exprimés. Reste que ce roman est glacial, ne suscitant que très peu d'émotions, si ce n'est une scène d'horreur qui comblera les amateurs du genre, dont je ne suis pas. Intéressant tout de même. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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Miso Soup de Ryù Murakami (Poche - 26 février 2003)
EUR 6,74
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