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5.0 étoiles sur 5 Réactualisons le génie conceptuel de Marx
On le trouve dépassé, compassé... Que nenni ! "Le manifeste" de Marx et Engels garde une intelligence historique que l'on ressent si on veut bien, encore, le lire.

L'intelligence historique se perçoit lorsque Marx écrit -alors que nous ne sommes seulement qu'à la moitié du XIXe siècle, soit à peine...
Publié le 13 août 2012 par Joseph Fouché

versus
5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le marxisme pour les nuls
Il y a bien sûr quelque chose de daté dans ce document dont on a tendance à oublier l'énorme écho qu'il a eu à l'époque, en pleine révolution industrielle, bien des points à remettre dans leur contexte comme on dit, Marx et Engels en conviendront eux-mêmes d'ailleurs.

Toutefois, le grand intérêt du...
Publié le 20 avril 2012 par Aristide France


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5.0 étoiles sur 5 Réactualisons le génie conceptuel de Marx, 13 août 2012
Par 
Joseph Fouché (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manifeste du Parti communiste (Poche)
On le trouve dépassé, compassé... Que nenni ! "Le manifeste" de Marx et Engels garde une intelligence historique que l'on ressent si on veut bien, encore, le lire.

L'intelligence historique se perçoit lorsque Marx écrit -alors que nous ne sommes seulement qu'à la moitié du XIXe siècle, soit à peine cinquante après la Révolution Française- que l'adversaire véritable du prolétariat ce n'est pas l'aristocratie mais la bourgeoisie sous ses aspects "libéraux":

« Durant cette phase, les prolétaires ne combattent donc pas leurs propres ennemis, mais les ennemis de leurs ennemis, c'est-à-dire les vestiges de la monarchie absolue, propriétaires fonciers, bourgeois non industriels, petits bourgeois. Tout le mouvement historique est de la sorte concentré entre les mains de la bourgeoisie ; toute victoire remportée dans ces conditions est une victoire bourgeoise. » (P.25)

Ainsi, Marx avait déjà compris -via la loi le Chapelier de 1791- que faire s'entrechoquer peuple et aristocratie était l'intérêt de la bourgeoisie dominante avec la Révolution Français -qui fut une révolution bourgeoise (excepté Robespierre).

Il y a également le sens de l'infrastructure et de la suprastructure expliqué par le matérialisme historique, tout cela dans la cinquantaine de pages que contient le manifeste. Alors l'ouvrage est-il si désuet ?
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un classique de la pensée moderne, 31 décembre 2012
Par 
Daniel Roux - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manifeste du Parti communiste (Poche)
Comme le dit Francis Cousin, la critique du monde capitaliste que fait Marx est toujours opérante. Ses écrits décrivent d'ailleurs s bien mieux la réalité moderne que le 19eme siècle...
On peut être d'accord sur les solutions apportées dans cette ouvrage ou non (je pose des réserve moi même) mais la critique fait toujours mouche.

Un livre à lire de toute façon pour la culture générale d'une part, et pour se rendre compte des critiques que faisait MARX sur le système capitaliste, critiques qui sonnet toujours justes
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Vieux classique bien moderne., 17 février 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manifeste du Parti communiste (Poche)
J'avais entendu dire que la lecture du Manifeste était stupéfiante à plus d'un titre. Et c'est vrai que bien des pages de cet opuscule donnent l'impression d'être écrites pour nous. Des passages entiers nous sont tellement proches au niveau de la description des phénomènes économiques que l'Europe subissait déjà il y a plus de cent cinquante ans, que l'on est désorienté à penser que ce petit ouvrage ai été écrit dans la première moitié du dix neuvième siècle! De quoi prendre conscience, se rappeler, et s'enfoncer bien dans le crâne, vigoureusement, que contrairement aux fausses explications très communes, toutes les crises que nous subissons, ne sont ni nouvelles, ni inconnues, ni sans raisons, dans leurs fonctionnements et leurs causes. Elles n'ont rien de surprenant si ce ne sont les violences qu'elles font subir à la société. En réalité, il faut bien l'admettre avec un peu de recul historique, elles sont banales, tragiquement banales, et leurs mécanismes connus de longue date.

La limite du Manifeste tient pour moi dans les dernières pages, c'est à dire dans la tentative de définition de solutions et corollairement l'attaque radicale des autres penseurs et économistes progressistes. Proudhon, lisant Marx, n'avait il pas prédit que son système accoucherait d'une autre forme tyrannie, remplaçant celle de la propriété capitaliste...

C'est en tout cas un ouvrage qu'il faut avoir lu, si l'on s'intéresse un tant soit peu aux phénomènes humains, sociaux, économiques et politiques. Sans nul doute un incontournable.

Laurent
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Mémorable, 28 janvier 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manifeste du parti communiste (Poche)
Critique complète du livre:
"Je ne m'attarderai pas sur l'importance historique de ce livre, tant elle est évidente.
Ce qui me surprend peut-être le plus, c'est l'incroyable actualité d'un opuscule paru il y a 165 ans maintenant. Mise à part la troisième partie, qui est plus dans l'actualité de son époque, donc qui a vieilli, le reste est toujours absolument exact aujourd'hui. On n'a même pas à changer une virgule pour le relire. C'est la première preuve de l'intelligence phénoménale de ses deux auteurs, pourtant fort jeunes au moment de l'écriture (Marx avait 30 ans et Engels 28 !).

La première partie est la plus extraordinaire. ce n'était pas la première fois que je la lisais, mais à chaque fois c'est une baffe. Les deux auteurs s'y font historiens et sociologues. Il décrivent la montée en puissance de la bourgeoisie jusqu’à sa prise de pouvoir, puis la croissance parallèle du prolétariat. Ils montrent comment la bourgeoisie a transformé le travail, asservissant les ouvriers à leurs machines, rendant les employés interchangeables à volonté. Ils nous parlent de mondialisation, de ces industriels qui vont produire où ils veulent, c'est-à-dire où les coûts de fabrication sont les moins chers (nous sommes en 1848, je le rappelle). Ils racontent les différentes crises qui traversent l'expansion de la bourgeoisie (crises nées des défaillances de ce système économico-politique) et comment la bourgeoisie ne les résout pas mais en repousse plus loin les conséquences. Etc.
Cette partie est la plus stupéfiante par la vérité de cette description, où la brièveté n'empêche pas l'exactitude. Au contraire, cette brièveté renforce l'urgence de la lutte qui va être présenté.

La deuxième partie est une présentation du programme du Parti Communiste et surtout une réponse aux diverses accusations calomnieuses proférées contre celui-ci. Non, le PC ne veut pas abolir la propriété privée : "Le communisme ne retire pas à quiconque le pouvoir de s'approprier des produits sociaux, il ne retire que le pouvoir de s'assujettir, par cette appropriation, le travail d'autrui."
De même, le communisme ne cherche pas à détruire les prétendues libertés données par la bourgeoisie, et dont elle est la seule à profiter.
Lire cette deuxième partie est d'autant plus importante que, trop souvent, on confond le marxisme et le système soviétique en vigueur pendant une bonne partie du XXème siècle. Lire Marx (et Engels) permet de comprendre que Staline n'avait rien de marxiste.

La troisième partie est une attaque contre les différents socialismes qui existaient à l'époque. C'est ce qui paraît le moins intéressant de nos jours, et pourtant cette partie permet de mieux définir les contours du communisme de Marx et Engels, en éliminant tout ce qu'il n'est pas ! Renvoyant dos à dos les socialistes non révolutionnaires (qui voudraient revenir à un ancien mode de production, forcément dépassé socialement) et les utopies délirantes, les auteurs dressent le portrait d'un Parti Communiste révolutionnaire et pratique, prêt à l'action et qui ne s'enferme pas dans des théories stériles (tout l'opposé, une fois de plus, du PCUS sclérosé et momifié).

En bref, un livre essentiel, que je me permets de recommander à tous ceux qui ont deux heures devant eux (il n'en faut pas plus). Un livre militant mais lucide. Un livre percutant et abordable à tous."
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4.0 étoiles sur 5 Ca va, 29 septembre 2013
Par 
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manifeste du Parti communiste (Poche)
Très bon livre, point de départ de tout courant communisme. Mais un peu lourds et un peu trop radical pour moi, mais c'est mon avis. Cependant c'est à lire bien évidemment.
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5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le marxisme pour les nuls, 20 avril 2012
Par 
Aristide France - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manifeste du Parti communiste (Poche)
Il y a bien sûr quelque chose de daté dans ce document dont on a tendance à oublier l'énorme écho qu'il a eu à l'époque, en pleine révolution industrielle, bien des points à remettre dans leur contexte comme on dit, Marx et Engels en conviendront eux-mêmes d'ailleurs.

Toutefois, le grand intérêt du manifeste est qu'on y retrouve tous les fondamentaux de l'historicisme marxiste. En bons disciples hégéliens, les 2 compères reprennent à leur compte la dialectique maître / esclave comme moteur de l'Histoire dont le dernier avatar est la captation du capital par la bourgeoisie au détriment du salariat, la classe dominante creusant ainsi sa propre tombe en augmentant la masse des prolétaires et menant inexorablement à la révolution (Lénine disait que les capitalistes vendront la corde pour les pendre).

En outre voire surtout, certains éléments disent bien que les moyens politiques pour parvenir à une société communiste contenaient à l'origine un fort risque de dérive totalitaire; certains diraient que le stalinisme était dans le fruit. En effet, Marx et Engels admettent que pour renverser la bourgeoisie, une intervention despotique est nécessaire (étant précisé qu'elle est forcément éclairée); les autres classes (y compris le sous-prolétariat taxé de " pourriture passive" de la vieille société) sont impitoyablement mises à l'écart, intrinsèquement réactionnaires; les autres formes de socialisme des déviances. Bref, seule la classe ouvrière peut porter le flambeau. C'est un document indispensable non seulement pour l'histoire des idées politiques mais aussi pour comprendre les développements dramatiques auxquels conduisirent les fondements historicistes et messianistes du marxisme.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Revenir à l'essentiel, 19 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manifeste du Parti communiste (Poche)
Le Manifeste Communiste est un livre commandé par la Ligue des Communistes , organisation qui remonte aux années 1830 ( résurgence de la Ligue des Justes , et de l'Union Ouvrière Allemande ) ... C'est un livre de combat qu'ils décident de confier à deux jeunes militants d'à peine 30 ans , Karl Marx et Friedrich Engels .
Marx avait déjà écrit plusieurs livres philosophiques ( certains déjà avec Engels ) et plus ou moins programmatiques qui annoncent le Manifeste :
- La Sainte Famille ( en 45 ) contre Bauer ( c'est dans ce livre qu'apparaît sous sa plume le principe de lutte des classes ) .
- L'idéologie allemande ( 45 ) dans lequel il développe sa vision matérialiste du capitalisme .
- Misère de la philosophie , livre polémique contre Proudhon et son « communisme primitif » ( utopique ) .
- Travail salarié et capital ( 47 ) qui poursuit la réflexion élaborée dans Misère de la philosophie .
Le Manifeste apparaît en fait comme une forme de résumé d'une pensée déjà en mouvement .
Marx et Engels , plus ou moins sous surveillance des camarades , mettent six mois à l'écrire .
En 1848 , le Manifeste tombe en plein dans l'actualité des mouvements révolutionnaires ( notamment en France ) mais trop peu diffusé , il ne peut servir de marche à suivre aux Révolutions d'alors .
Mais depuis il est devenu l'un des livres les plus lus au monde , l'un des plus importants pour qui s'intéresse un tant soit peu aux mouvements révolutionnaires qui ont agité notre planète depuis plus de 150 ans .
Comme le dit Trotsky , pourtant parfois critique envers le manifeste et les "erreurs" de Marx : "Quel autre livre - de libération - pourrait se mesurer même de loin avec le Manifeste Communiste ?" .
La force du livre , qui assure sa postérité , est de proposer à la fois une analyse méthodique du capitalisme , ainsi qu'un programme pour l'abattre : c'est donc un livre philosophique , politique et révolutionnaire .
Marx y montre que chaque classe dirigeante quel que soit le moment de l'histoire porte en elle , par son idéologie dominante , les germes de l'exploitation et pour lutter contre cette exploitation , il faut d'abord en prendre conscience , ensuite expliquer pourquoi cela s'est fait et enfin s'organiser en masse pour s'emparer du pouvoir , pas tant pour l'exercer d'ailleurs que pour en changer la finalité , c'est-à-dire l'exploitation de l'homme par l'homme .
Cette prise du pouvoir mène forcément à une dictature qui ne serait que transitoire ( au sens latin du terme donc ) jusqu'à ce que l'abolition de toutes les classes sociales et du principe d'inégalité qui va avec ( à ne pas confondre avec un « égalitarisme sommaire » que Marx n'a jamais professé ) , soit actée .
Pour Marx , le capitalisme est comme une forme plus étendue de la féodalité et comme la féodalité en son temps il doit être combattu , remplacé par le communisme , lui-même une étape nécessaire vers ce que l'on appelle le "marxisme" .
Encore plus que la féodalité , le capitalisme est par nature contradictoire , il ne peut donc ni fonctionner convenablement ni perdurer .
En effet si la bourgeoisie a contribué à abattre l'ancien système féodal , à créer des richesses , des villes , favoriser le déplacement des paysans vers l'urbain , elle reproduit ( alors de manière privée à cette époque ) les mêmes tendances inégalitaires par la confiscation des outils de production aux seuls profits de ceux qui sont incapables d'en partager équitablement les dividendes . Elle crée donc elle-même les conditions d'une opposition ( le prolétariat ) qui doit lui être fatale .
Pour lui , le capitalisme , ce qu'il appelle "le système bourgeois" est dépassé et inefficace du fait même de sa "réussite" ( "trop étroit pour contenir les richesses créées en son sein" ) . Il faut donc le faire exploser , au niveau international , c'est-à-dire communiste .
Au sens marxiste du terme , on comprend qu'une révolution communiste n'est possible que dans un système temporairement capitaliste .
En le lisant , il est clair qu'une révolution dite "communiste" dans un pays isolé , et qui plus est encore fortement teinté de féodalité , si grand soit-il ( la Russie des tsars , par exemple ) ne pouvait aboutir qu'à des déceptions et à la catastrophe . Voilà pour ceux qui à l'aune de cet exemple si mal choisi ont enterré , sans avoir lu Marx , le communisme et les luttes qui vont avec . Si on ne comprend pas ce point très important , on ne comprend pas la pensée marxiste .
Marx l'explique très bien : "le communisme ne peut exister que si les besoins élémentaires de la vie sont produits et distribués gratuitement à chaque individu . Le capitalisme en détruisant l'ancien système de production féodale et en imposant la production industrielle en avait réduit le coût et rendait donc possible la redistribution" ...
Mais c'était sans compter ( Trotsky le rappelle ) sur la cupidité de la classe bourgeoise qui au lieu de faire cause commune avec le prolétariat ( comme le croyait Marx ) n'a fait que flinguer les révolutions en devenir ( celles de 1848 en Europe ) continuant ainsi à accaparer les richesses à son propre profit , engendrer des crises ( encore maintenant ) des guerres ( parfois pour les régler ) et de nombreuses insuffisances y compris en temps de paix .
Trois questions se posent alors à la lecture de ce texte .
Parler de ce livre est-il encore d'actualité ?
Le prolétariat tel que le définit Marx comme classe exploitée existe-t-il encore comme masse combattante ?
Une révolution de type communiste est-elle encore possible ?
Sur le constat d'une exploitation menée par les classes dirigeantes , le livre est en effet toujours d'actualité . Il suffit juste de remplacer les mots "classe bourgeoise" par "financiers" , "boursiers" , "actionnaires" , "banquiers" , "nantis" , "patrons" ... et vous avez un autre type de capitalisme tout aussi exploiteur .
Le coeur du capitalisme n'est plus situé de manière nationale en Allemagne ou en Angleterre comme à l'époque de Marx , il s'est d'abord déplacé , puis globalisé pour devenir insaisissable ( les pays émergents , les paradis fiscaux , les coups en bourse virtuels à la seconde près , les délocalisations , les sociétés-écrans , les fonds de pensions ... ) pratiquement fantomatique ...
Il reste en outre doublement contradictoire ( selon le terme marxiste ) : système instable rendant la vie de ceux qui le servent à l'échelon le plus bas particulièrement pénible .
Il génère , comme autre système féodal , des inégalités profondes ( en 2013 82% des richesses mondiales étaient détenues par 10% de la population terrestre , sans compter les salaires de misère au coeur même de l'Europe , pénuries ou surconsommations organisées ainsi que le manque de soins dans certains pays "non rentables" ... ) et semble n'avoir pour but que la maltraitance de ceux qui le servent ( d'où les possibilités d'émeutes , de révoltes et de Révolutions ) ainsi que l'élimination une à une les "fabriques" ( comme disait Marx ) comme autant de concurrents divergents empêchant d'arriver à une pan-multinationale d'essence quasi mythique , que Marx aurait pu appeler "le fétiche" ...
Quant au prolétariat , il a simplement changé de forme et d'allure ( parfois de nom ) mais au sens marxiste du terme ( les exploités d'un capitalisme devenu international ) il existe encore . Ce sont nos chômeurs , les employés de service ( souvent peu payés ) les ouvriers des pays en voie de développement , les paysans ( y compris chez nous , privés de terre et parfois même de revenus décents ) les petits commerçants , tous les précaires ... et sa masse , non seulement en Europe , mais aussi en Asie , en Amérique du nord , en Amérique du sud , en Afrique est tout autant , sinon plus , importante qu'elle ne l'était au milieu du 19e siècle .
La lutte est donc toujours nécessaire et une révolution marxiste globale plus que possible à condition de prendre conscience de la nature de notre exploitation et d'étudier comme le firent Marx et Engels dans le Manifeste , les moyens méthodiques d'y mettre un terme .
Pour finir , à ceux qui ne comprennent pas ou ne connaissent pas l'importance ( presque prophétique ) des mots de Marx , terriblement forts , voilà ce qu'il écrivait :
"Les communistes ne s'abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs buts . Ils proclament hautement que ces buts ne pourront être atteints que par le renversement violent de tout l'ordre social actuel . Que les classes régnantes tremblent à l'idée d'une révolution communiste . Les prolétaires n'ont rien à y perdre que leurs chaînes . Ils ont un monde à gagner . Prolétaires de tous les pays , unissez-vous !" .
Un livre essentiel .
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40 internautes sur 57 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 MANIFESTE !, 1 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manifeste du Parti communiste (Poche)
Le manifeste est un document historique précieux. Concis, accessible à tout un chacun, il démontre la puissance d'analyse de la société dont étaient capables Friedrich Engels et surtout Karl Marx (Engels avoua des années après la publication du manifeste que Karl Marx en était l'auteur quasi exclusif). En replaçant ce document dans son contexte historique, on se rend compte de sa qualité extraordinaire.
On remarque également les qualités de visionnaires des auteurs qui nous parlent déjà de globalisation, de l'inégalité grandissante en ce qui concerne la répartition des richesses, de l'homme réduit à l'état de marchandise, du profit illimité, bref de toutes les tares qu'engendre le capitalisme.
Marx et Engels nous exposent également concrètement les principales composantes d'un système qu'ils souhaiteraient voir remplacer le capitalisme et l'on s'aperçoit que ce communisme là n'a rien à voir avec les systèmes totalitaires qui ont été mis en place par la suite dans les pays de l'est sous couvert de communisme.
Si le communisme de Marx a une vitrine, elle se matérialise dans la commune de Paris en 1871 et aucunement dans le stalinisme.
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20 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Très intéressant sur le plan de l'histoire des idées, 14 mai 2007
Par 
Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manifeste du Parti communiste (Poche)
Lire des ouvrages contre lesquels, a priori, le lecteur sait qu'il sera en révolte, procure souvent par le jeu des questions qui l'assaille, un sain renforcement de ses positions. Ainsi en va-t-il du "Manifeste".

Ecrit dans cette Europe en plein développement industriel, en 1848, le manifeste critique l'ordre politique et social bourgeois, esprit du capitalisme (pour reprendre la critique de Max Weber dans son ouvrage phare "L'Ethique protestante et l'esprit du capitalisme") :

"L'industrie moderne a fait du petit atelier du maître artisan patriarcal la grande fabrique du capitaliste industriel. Des masses d'ouvriers, concentrés dans la fabrique sont organisés militairement. (...) Ce despotisme est d'autant plus mesquin, odieux, exaspérant qu'il proclame plus ouvertement le profit comme étant son but suprême."

Cette analyse pertinente est prolongée dans la critique de la bourgeoisie en tant que classe qui se doit d'être combattue :

"Les armes dont la bourgeoisie s'est servie pour abattre la féodalité se retournent aujourd'hui contre la bourgeoisie elle-même. Mais la bourgeoisie n'a pas seulement forgé les armes qui la mettront à mort : elle a produit aussi les hommes qui manieront ces armes - les ouvriers modernes, les prolétaires."

La dialectique de l'histoire est mise en jeu. Il convient également de combattre la religion, le christianisme en particulier ("Le socialisme chrétien n'est que l'eau bénite avec laquelle le prêtre consacre le dépit de l'aristocratie").

L'appel à la révolution conclue l'ouvrage par le célèbre "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!"

Les critiques du marxisme sont légion. L'échec de cette philosophie de l'action a maintes fois été démontré tant dans la construction de la théorie que dans sa mise en oeuvre. Le mépris, expression totalitaire, de celui qui pense différemment n'a sans doute d'égal que la puissance du spectre de la folie (les camps, goulags, ne sont pas éloignés). Fi donc du catholicisme social exprimé, promu, défendu par un certain Frédéric Ozanam (décédé en 1853). Fi de toute action politique et spirituelle différente illustrée notamment par l'encyclique "Rerum Novarum" publiée par le Pape Léon XIII en 1891, dont je recommande vivement la lecture.

Le "Manifeste" est un outil de combat révolutionnaire, sans pitié, d'inspiration matérialiste, qu'il est instructif de lire.
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8 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Marx est le père de la dictature du prolétariat, 27 janvier 2008
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manifeste du Parti communiste (Poche)
Les points 6 à 8 du programme notamment contiennent les germes de la dictatre du prolétariat:

6. Centralisation, dans les mains de l'État, de tous les moyens de transport.
7. Multiplication des manufactures nationales et des instruments de production ; défrichement des terrains incultes et amélioration des terres cultivées, d'après un plan général.
8. Travail obligatoire pour tous ; organisation d'armées industrielles, particulièrement pour l'agriculture.

27 ans plus tard, Karl Marx, dans sa "Critique du programme de Gotha" (1875), précisera le concept de dictature du prolétariat : « Entre le passage d'un système capitaliste à un système communiste s'écoule une période de transformation révolutionnaire d'un système dans l'autre qui correspond à une période de transition politique pendant laquelle l'État ne peut rien faire d'autre que de régner en dictateur révolutionnaire sur le prolétariat. »
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