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Collectif sous la coordination de Gilles Plum, "Le Petit Palais, chef-d'oeuvre de Paris 1900", Editions Paris Musées - Nicolas Chaudun, Paris 2005, 271 pages.

Après un historique du site, depuis les premiers travaux d'aménagement entrepris par Marie de Médicis en 1628 sur un terrain encore marécageux, en passant par les pavillons provisoires construits pour les expositions universelles ou autres qui fleurirent tout au long du XIX° siècle, dont le Palais de l'Industrie, construit en 1855 par Hittorff (l'auteur de la Gare du Nord) le long de Champs-Elysées et qui masquait la perspective du dôme des Invalides, nous arrivons au projet conçu, au début des années 1890, par la Ville de Paris d'établir sur son emplacement, mais dans la persective de l'esplanade cette fois, deux palais devant survivre à l'Exposition de 1900, pour l'un devenir musée permanent, et l'autre hall d'expositions temporaires, les futurs Petit et Grand Palais.
En plus d'un cahier des charges exigeant une circulation aisée et des espaces largement ouvert sur la lumière extérieure, l'emplacement était délicat à occuper, non pour le Grand Palais qui disposait d'assez de terrain pour s'étendre en longueur, mais pour le Petit, qui devait d'inscrire dans un espace en "morceau de tarte".
De tous les projets présentés, seul celui de Girault, avec son plan trapézoïdal, réussit à surmonter les difficultés résidant dans l'obligation d'aligner les façades sur trois perspectives : les Champs Elysées, le bord de Seine, le pont Alexandre III et les Invalides.
A l'aide de nombreux plans, coupes, élévations, croquis, gravures, photos, le livre nous révèle toutes les phases de la maturation et de la réalisation d'un projet qui d'excellent deviendra génial : rien que l'idée, d'arrondir légèrement les façades des pavillons d'angle, côté Seine et Champs-Elysées, masquant habilement ce que la transition entre la façade principale et le tracé oblique des façades nord et sud aurait eu de trop sec...

Simple dessinateur chez un ferronnier d'art à Cosne dans la Nièvre, sa ville de naissance, Charles Girault (1851-1932) avait été découvert par Daumet, l'architecte de Chantilly, qui étonné de la qualité de ses dessins, le poussa à s'inscrire aux Beaux-Arts et le prit comme clerc dans son atelier. Grand Prix de Rome en 1880, c'est le succès remporté par le Petit Palais qui vaudra à Girault de devenir l'architecte du roi des Belges, Léopold II : il construira pour lui les grandioses arcades du Cinquantenaire, le portique promenoir d'Ostende, et le Musée du Congo à Tervueren, dans un style Louis XVI un peu sévère, mais qui reste, avec le Petit Palais dont le roi lui avait demandé de s'inspirer, une de ses plus belles réalisations.

Edité en 2005, pour célèbrer la fin d'une restauration - qui est aussi une réhabilitation comme le dit justement le conservateur du musée, Gilles Chazal -, ce livre rend un bel hommage non seulement à l'architecte Charles Girault mais également au style "Ecole des Beaux-Arts" qui, pendant plus d'un demi-siècle, aura eu force de loi, en architecture, et de Paris à Saïgon, de San Francisco à Alexandrie, de Madrid à Rio de Janeiro... Un livre exhaustif, aussi, puisqu'y figurent, en annexe, les photos de toutes les oeuvres, bas-reliefs, bustes, groupes sculptés, peintures décoratives, ornant le palais, avec un plan numéroté de leurs emplacements, suivi d'un répertoire biographique des artistes, entrepreneurs et artisans d'art ayant travaillé à sa réalisation.

Avec son entrée monumentale, que décore le plus extraordinaire ouvrage de ferronnerie d'art existant au monde, la grille dorée dessinée par Girault lui-même (trente-quatre projets différents attestent de son infatigable "conscience artistique"), avec ses escaliers à vis suspendue autoportée, sa splendide luminosité, un lieu autant qu'un musée (le "Gloria Victis" d'Antonin Mercié régnant au milieu de la rotonde; le portrait le plus 1900 qu'on puisse imaginer : "Sarah Bernhardt" par Clairin; un Monet à s'agenouiller : "Soleil couchant sur la Seine à Lavacourt", un "Baiser couché" de Rodin qu'on prendrait bien sous son bras faute d'arriver à s'en séparer, etc.), un lieu, un musée, un palais tout de noblesse et de séduction auquel ce livre rend un hommage passionnant et mérité.
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22 commentaires| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 mars 2015
Très bien pour l'historique de construction du palais
Mais écrit petit et difficile à lire
Pour les experts à mon avis
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