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4.0 étoiles sur 5 Bienvenue chez les Berglund !
La famille Berglund appartient à la middle class américaine que rien ne distingue de millions d'autres familles. Franzen se lance donc dans une anatomie de chacun de ses membres sur trois générations, avec la précision d'un entomologiste. Il met en évidence leurs rêves de bonheur et de liberté puis leurs desillusions et...
Publié le 22 septembre 2011 par HJ

versus
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 franzen, grand écrivain dans une amérique obèse ?
Meme si le livre est trop long , un peu nombriliste quant aux analyses trop précises des cheminements psychologiques des membres de cette famille qui n'a rien d'exceptionnel , on s'attache aux Berglund qui pourraient etre sans difficultés nous ou nos proches voisins .
Et Franzen a l'astuce de nous offrir tous les 50 ou 100 pages un rebondissement ( ou...
Publié le 8 janvier 2012 par Antoine Martin


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28 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bienvenue chez les Berglund !, 22 septembre 2011
Par 
HJ "lenina13" - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
La famille Berglund appartient à la middle class américaine que rien ne distingue de millions d'autres familles. Franzen se lance donc dans une anatomie de chacun de ses membres sur trois générations, avec la précision d'un entomologiste. Il met en évidence leurs rêves de bonheur et de liberté puis leurs desillusions et leurs frustrations dans une amérique qui a perdu tous ses repères moraux et politiques. Que reste-t-il de l'enthousiasme des années 70, des espoirs de Patty et Walter à l'aube du le XXI°siècle? L'une se réfugie dans l'illusion d'un amour d'adolescence, l'autre se lance dans un "terrorisme vert" dont Franzen dénonce, avec une ironie parfois très drôle, les dérives. Quant aux enfants, aveuglés par le culte de l'argent, ils sont prêts à foncer dans toutes les combines orchestrées par des puissants corrompus. On aura compris que derrière cette famille c'est L'Amérique de Bush que l'auteur attaque.
Certes, le propos est séduisant mais Franzen semble victime de l'ampleur de son projet. 720 pages, c'est long, parfois trop long! De plus les choix narratifs alourdissent encore l'ensemble; en effet, le choix d'un roman choral pour donner le ressenti de chacun freine la dynamique du récit. En outre, la mise à distance des personnages pour mieux les disséquer ne favorise pas vraiment l'empathie! c'est tout au moins ce qui s'est passé pour moi, ce qui ne m'empêche pas de penser que Jonathan Franzen est un grand écrivain.
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10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une dissection en règle de la société américaine, 26 octobre 2011
Par 
Polo "polopicolo" (France) - Voir tous mes commentaires
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Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
Jonathan Franzen, après les brillantissimes Corrections, n'avait plus grand chose à démontrer en matière de littérature. Il a donc pris son temps pour nous livrer ce nouveau volume.
Le sujet est plus ou moins le même: prenons une famille américaine et grattons le vernis pour y voir la pourriture. Sauf que dans le cas présent, l'auteur ne se contente pas de s'attaquer à la cellule familiale, il en profite aussi (et surtout) pour brosser le portrait de l'Amérique des années 70 à nos jours, en passant évidemment par le traumatisme du 11 septembre, tant sur un point de vue politique que moral ou culturel. Et plus que les 40 dernières années, le livre aborde aussi les générations précédentes, représentatives d'un certain état d'esprit et du multiculturalisme mal assumé des Etats-Unis. Si les Corrections était un livre souvent drôle, Freedom est un livre souvent cynique, voire sombre. La dépression, décrite comme le nouveau mal moderne, guette chacun des personnages. Cependant, le livre n'oublie pas de faire ressortir des lueurs d'espoir, des touches de joie par instant.
Le tout est brillamment porté par une écriture littéraire, mais simple et fluide. La construction du récit, en tiroirs, permet d'étoffer les personnages. En effet, en faisant des aller-retours incessants dans le temps, au sein même d'un paragraphe, mais aussi en donnant différents points de vue sur les mêmes évènements, Franzen livre une galerie de personnages qui sont tout sauf manichéens. Complexes à souhait, avec des caractères qu'on appréhende plus qu'on ne les comprend réellement. Bien sûr, certains traits sont caricaturaux, mais cela est volontaire et s'inscrit dans la démarche satirique du livre.
Hantés par un érotisme très présent (mais jamais complaisant, plutôt utilisé comme une marque de l'évolution des 40 dernières années), traversé par la musique (du Velvet Underground à Wilco), le livre s'étend lentement, digne successeur de Salinger ou Bret Easton Ellis, avec quelques longueurs (qui permettent de détailler les personnages), mais on referme le livre avec la déception de devoir déjà quitter la famille Berglund. A coup sûr, un livre qu'on relira.
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 franzen, grand écrivain dans une amérique obèse ?, 8 janvier 2012
Par 
Antoine Martin (Saint Brieuc, Bretagne) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
Meme si le livre est trop long , un peu nombriliste quant aux analyses trop précises des cheminements psychologiques des membres de cette famille qui n'a rien d'exceptionnel , on s'attache aux Berglund qui pourraient etre sans difficultés nous ou nos proches voisins .
Et Franzen a l'astuce de nous offrir tous les 50 ou 100 pages un rebondissement ( ou une scène spectaculaire ) relancant notre intérèt qui était en train de s'évanouir .
La magnifique fin plutot optimiste quant à l'avenir des strutures familiales contraste joliment avec la description noire des excès et paradoxes de l'Amérique : destruction des ressources naturelles ; guerre en Irak ; surpopulation ...et finalement Walter Berglund devient un personnage emblématique de ces 20 dernières années comme le Rabbit du grand Updike était le témoignage des années Nixon .
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les portraits d'un trio, 18 avril 2013
Par 
ecce.om - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
L'histoire en bref : Patty est une jeune fille de bonne famille, mal dans sa peau, mais sportive accomplie. Malheureusement, une blessure va mettre fin à sa carrière prometteuse. Elle rencontre 2 amis, Richard Katz, beau, cynique et sombre rocker tendance punk et Walter Berglund, intello, insignifiant physiquement, mais profondément gentil.

Après avoir failli succomber à Richard, elle choisit Walter, l'épouse, devient mère au foyer et s'englue dans une vie qui n'est au fond pas la sienne, avant de tout bousiller quand Richard revient dans le paysage.

Je suis bien en peine au moment de rédiger un commentaire sur cet énorme roman de près de 800 pages, de dire si je le conseille ou non.
Disons, oui, mais avec réserves que je vais tenter d'expliquer.

Tout d'abord, c'est long, très long. Trop long ?
Certes, je ne me suis pas (trop) ennuyé et j'ai souvent tourné les pages avec envie. Mais j'ai trouvé qu'il y avait aussi de véritables "tunnels" où les descriptions trop précises et peu passionnantes encouragent à tourner encore plus rapidement la page (notamment les passages sur les galinettes cendrées -en fait ce sont des parulines azurées mais on s'en fiche tout autant).

En dehors de l'aspect pavé, l'histoire elle même ne m'a pas franchement convaincu. Et autant j'avais adoré "Les corrections", autant je reste dubitatif face à celui ci.

Le livre se décompose en 3 parties :
- la 1ère , est le récit par leurs voisins, de la vie des Berglund dans une sorte de Desperate Housewife revival, jusqu'au séisme causé par la revendication d'indépendance de leur jeune fils, qui fracture cette belle unité de façade.
- la 2ème, de loin la plus intéressante, prend la forme plutôt astucieuse d'une autobiographie de Patty à la 3ème personne. C'est d'ailleurs ce récit distancié baptisé "Des erreurs ont été commises" qui sera la cause de l'éclatement du trio
- la 3ème partie, ressemble à une dérive des continents où chacun croit pouvoir vivre la vie qui lui ressemble avant de se rendre compte qu'elle lui est tout aussi étrangère.

Autour d'eux, la société américaine évolue aussi, les idéaux se ternissent.

La liberté du titre est celle du choix de la passion ou de la raison. Plus prosaïquement, de l'attrait du champ du voisin auquel on est censé pouvoir résister. Pourtant, chacun des personnages principaux va à un moment ou un autre, être attiré par ce qu'il sait être une erreur, par un mensonge dont il cherche à se convaincre : Patty choisit Walter en regrettant Richard, puis choisira Richard en regrettant Walter. Richard croira que Patty lui manque, mais qu'il préfère l'amitié de Walter. Walter lui même, croira que Patty ne lui manquera pas...Jusqu'au fils, Joey, attiré par la belle Jenna, qui reniera ses convictions et son amour pour la jeune Connie, avant de se reprendre.

C'est aussi un livre sur les alliances. On est avec quelqu'un pour se défendre, pour se faire aimer (d'un amant, d'un de ses enfants…) ou pour continuer à croire que l'on fait avancer ses idées au prix de compromissions.

C'est un roman souvent intéressant, mais j'ai eu l'impression de rester à la surface, sans ressentir d'attrait particulier pour les personnages principaux. Autant certains passages des corrections étaient bouleversants (notamment ceux traitant de la maladie du père), autant ici, les événements paraissent assez artificiels.

En résumé, un livre paradoxal : intéressant, addictif et ambitieux, mais aussi frustrant et ennuyeux.

Alors, à vous de voir.

NB : pour les fans de Bob Dylan : le roman se déroule pour partie à Hibbing.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un roman universel, mais aussi très américain, 3 janvier 2013
Par 
L. Pierre "pedro73" (Chambery) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
Ce gros roman est centré sur l'étude d'un trio : deux copains de fac que tout devrait séparer (Richard, rock star alternative qui peine à survivre, et Walter, un intellectuel sensible, cultivé et libéral) et Patty, une amie commune sportive, mal dans sa peau ; trois personnages qu'une amitié forte va lier, malgré les épreuves et les péripéties de la vie. L'amie, attirée par l'un, épousera finalement l'autre et de cette union naîtra deux enfants dont on suivra en parallèle l'évolution...
Ce roman intéressera tous ceux qui sont curieux de voir comment risque d'évoluer leur couple ainsi que ceux qui sont intéressés par les fautes à ne pas commettre lors de l'éducation des enfants... Il permettra d'illustrer aussi la relativité de la transmission des caractères héréditaires au cours des générations. Car on a droit ici à une minutieuse et implacable analyse (je dirai même dissection ou mise à nu psychologique, voire psychanalytique) d'un couple d'américain moyen et de son amitié avec un célibataire endurci...
Contrairement à certains avis, c'est un livre passionnant, très bien écrit où l'on ne s'ennuie pas une seconde, mais, encore faut-il avoir une certaine expérience pour apprécier tout le sel de ce récit! C'est cependant un roman très américain et c'est peut-être là son principal reproche pour un lecteur d'outre-atlantique, car il nécessite un minimum de connaissance de la vie politique américaine (notamment des élites démocrates, mais surtout républicaines et de l'influence du lobby juif dans cette politique).
Le titre FREEDOM est (partiellement) explicité à la page 509 de l'édition de poche : « la raison pour laquelle le système ne peut pas être renversé dans ce pays, dit Walter, c'est la liberté. La raison pour laquelle la libre entreprise en Europe est tempérée par le socialisme, c'est parce qu'ils ne sont pas aussi accrochés aux libertés individuelles qu'ici. Et le débat sur les droits, dans ce pays, n'est pas rationnel. Il se pose sur le plan des émotions, des ressentiments de classe, et c'est pour ça que c'est si efficace, côté exploitation.»
Je trouve que ces phrases sont porteuses d'espoir pour nous autres, habitants du Vieux continent, face à l'aveuglement parfois irrationnel de nos cousins américains...
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le grand roman américain, 5 décembre 2011
Par 
traversay (Orléans, France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
Ils en rêvent tous, les auteurs outreatlanticains : écrire Le grand roman américain. Avec Freedom, Jonathan Franzen parvient à ce nirvana, avec un brio et une virtuosité qui forcent le respect. Avec un brin d'auto-suffisance et d'arrogance aussi, tant, derrière l'entreprise, se cache une volonté d'éblouir en jouant au démiurge qui tire sur ses petites ficelles de marionnettiste pour maltraiter ses personnages et les faire passer par tous les états, névrose et dépression en bandoulière. Un beau sadique ce Franzen, mais "no hard feelings", c'est aussi le plaisir du lecteur que d'assister aux souffrances, désillusions, voire naufrage de ses protagonistes, ses trois hérauts de la classe moyenne en tête, Patty, Walter et Richard. Un trio au-dessus duquel tourne Franzen comme un hélicoptère, sans leur laisser un instant de répit, sauf quand il s'intéresse pour un temps à quelques figures secondaires, qu'il sait néanmoins faire exister avec toute l'acuité de sa plume. Freedom est un pavé, dense, touffu, une jungle psychologique que Franzen débroussaille à grands coups de machette et tant pis si certaines têtes dépassent. Quelques passages provoquent un sentiment proche de la jubilation. A commencer par les dialogues, comme découpés au laser, ciselés avec une (fausse) désinvolture qui confine au génie. L'auteur n'a pas son pareil pour disséquer et analyser les dysfonctionnements de la famille américaine, l'hypocrisie de ses valeurs, la chute de ses illusions et, partant, la faillite d'une civilisation et d'un modèle social qui a du plomb dans l'aile. Un reproche tout de même : en écrémant un peu dans la surabondance d'informations, bref en allégeant de 200 pages son roman, Franzen aurait gagné en punch et en percussion. C'est évidemment sujet à caution, Tolstoï aurait pu faire plus court aussi dans Guerre et paix, non ? Tel quel, Freedom laisse une sacrée impression, celle d'être, avec une évidence lumineuse, déjà une sorte de classique immédiat de la littérature américaine contemporaine.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une chronique familiale intéressante quelque peu surestimée, 27 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
Erigé au rang de "Grand romancier américain" par le Times, comparé à Faulkner et Tolstoï, Jonathan Franzen jouit d'un succès récent et retentissant depuis la parution il y a une dizaine d'années des Corrections, qui s'illustre également dans le genre de la chronique familiale et sociale.

Dans Freedom, Jonathan Franzen oeuvre dans le registre intimiste en délayant les séquences de vie de quelques membres d'une famille de la middle class, les Berglund, et d'autres personnages connexes. S'inscrivant dans la veine du "suburb novel", à l'instar des écrivains John Cheever, Richard Ford ou Richard Russo, l'auteur s'octroie la banlieue résidentielle comme décor des vicissitudes de ses protagonistes: une périphérie urbaine en apparence vernissée de réussite ployant sous les coups de heurtoir du désagrègement familial, de l'adultère, de l'insatisfaction, de l'hypocrisie et de la vacuité béate... La vision victimaire des suburbs imprègne l'atmosphère de cette histoire de moeurs familiales états-uniennes peu originale et assez académique, les composantes de la dysfonctionnalité domestique étant sources de nombreuses histoires déjà parues.

Quelle(s) liberté(s) pour les personnages de cette communauté réduite à la mélancolie sous l'ère Bush Junior? Le titre du roman, Freedom, inspire la provocation tant il semble teinté d'une ironie mordante, nourrie d'une lucidité désabusée prégnante. Chacun se fera une idée de ce que le titre recouvre comme réalités...

La méditation sur la vie familiale s'insère dans une réflexion ambitieuse sur l'expérience humaine, narrée avec un réalisme saisissant. Ces chroniques existentielles révèlent l'intensité des questions affectives soulevées par la mise en scène des figures centrales de la famille nucléaire Berglund. Jonathan Franzen accorde une importance particulière à sa figure féminine, Patty Berglund, dont le journal psychanalytique ouvre le roman (cette introduction m'a paru excellente bien que son ampleur tend à lasser). L'auteur réussit à brosser habilement son portrait et à décrire l'évolution de sa personnalité, en proie à un conflit intérieur avilissant. La teneur des relations nouées avec son mari et son fils confirme cette impression de soin accordé à la psychologie des personnages.

La texture romanesque est celle habituellement consacrée à cette orientation littéraire, les chapitres se focalisant sur les différents personnages, leurs pérégrinations, leurs états d'âme, leur vie dispersée.

Jonathan Franzen est un écrivain intéressant dont la faculté à saisir la matière émotionnelle intime de ses personnages est indéniable. Narrée sous l'angle mélodramatique, cette histoire de crise familiale est assez touchante, offrant au lecteur l'occasion de se confronter à une palette de sentiments relatés avec authenticité (traités parfois sous le prisme satirique et ironique). La maîtrise de la narration et des dialogues est à louer, attestant que l'auteur est un styliste de qualité.

Freedom n'est toutefois pas, à mon sens, un roman exceptionnel: outre son absence réelle d'originalité (la texture classique corroborant cette impression), quelques facilités ou lourdeurs narratives peuvent être déplorées: la disparition peu crédible d'un personnage féminin secondaire, le développement fastidieux consacré au père Berglund, investi dans sa société d'investissement écologique et l'ode à la paruline azurée (Franzen revendique sa passion pour l'ornithologie et ça se ressent...), et des longueurs ennuyeuses.

Glorifiée par des media influents, cette oeuvre n'atteint pas la virtuosité de celles, classiques, qui lui sont avantageusement comparées et me semble quelque peu surestimée.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Parfois, la longueur est nécessaire!, 13 janvier 2012
Par 
ParcForêt - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
Un roman qui prend son temps.
En plusieurs centaines de pages, on réussit à entrer dans la complexité des motivations des personnages au point d'avoir l'impression de les connaître. Les relations des personnages entre eux et les décisions que prennent ces personnages sont tellement motivées par les longs préludes (enfance de Patty, enfance de son mari, enfance de son fils) que le lecteur se trouverait presque en position de leur donner de vrais conseils. Voilà un exemple poussé de la façon dont un roman peut être - presque - interactif.
Il est vrai que le personnage de Katz,l'ami/amant/rival n'a pas cette profondeur. Il lui manque une petite centaine de pages pour être crédible. Et comme le roman est construit sur 4 personnages, le fait que l'un de ces 4 personnages soit traité avec moins de bonheur jette une petite ombre sur l'ensemble. Mais c'est secondaire.
A noter encore, le début particulièrement réussi du roman: on entre dans le récit par le point de vue du voisinage sur Patty, puis on revoit les mêmes événements par le point de vue introspectif de Patty elle-même; cela force le lecteur à réviser son jugement hatif du début. A nouveau, la relation auteur/lecteur est alors tangible.
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51 internautes sur 58 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Autopsie générationnelle, 19 août 2011
Par 
chantal bonnevault (Orléans) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
Jonathan Franzen est un écrivain rare, dans tous les sens du terme: rare par le talent et rare parce qu'il met beaucoup de temps à écrire, à ciseler, ses livres!. Dans "freedom" il décortique sur trois générations (entre 1970 et 2010) les illusions et désillusions du peuple américain au travers d'un couple suffisamment représentatif pour étayer son sujet. Patty et Walter Berglund dans leur maison à St Paul forment ce couple qui va se déliter sous nos yeux. C'est à la fois profond et cocasse et l'histoire aux nombreux rebondissements nous entraîne avec brio. Très bien écrit ce livre de la rentrée réjouira tous les amoureux des belles lettres.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une famille passée au crible, 21 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
Bienvenue dans l'univers de cette famille, de ce couple les Berglund
L'auteur dissèque ces personnages au maximum, la mère, le père, les enfants, les voisins, le meilleur ami...Nous dévoilant toutes leurs pensées, leurs secrets, le bien comme le moins bien dans un style fluide, une écriture qui se boit comme du petit lait de sorte que le pavé de 700 pages quand même, s'avale et se digère avec un plaisir non dissimulé.
Les illusions et désillusions d'une épouse, d'une mère, d'un fils... rendent ces personnages par moment détestables mais le plus souvent attachants car d'un réalisme frappant. On ne vous dresse pas ici le portrait d'une famille bien sous tous rapports mais les failles, les défauts, les déboires comme les réussites qui sont humains. La vraie vie en quelque sorte.
Traitant à travers ces personnages nombreux sujets tel,la politique (les conservateurs sont rhabillés pour l'hiver), l'écologie, la musique ... la critique est caustique et parfois drôle, nous offrant une autre vision de l'Amérique et des américains.
Pour ma part je découvre cet auteur avec ce roman et quel bonheur.
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Freedom
Freedom de Jonathan Franzen (Broché - 18 août 2011)
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