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23 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bienvenue chez les Berglund !
La famille Berglund appartient à la middle class américaine que rien ne distingue de millions d'autres familles. Franzen se lance donc dans une anatomie de chacun de ses membres sur trois générations, avec la précision d'un entomologiste. Il met en évidence leurs rêves de bonheur et de liberté puis leurs desillusions et...
Publié il y a 20 mois par HJ

versus
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3.0 étoiles sur 5 Trop long, trop long...
Tout d'abord, je voudrais faire part de mon mécontentement quant aux personnes qui postent des avis avant d'avoir terminé un livre. Que le livre soit tombé des mains ok mais de là à donner un avis à mi parcours, je trouve cela ridicule.

Maintenant venons-en au faits. Je suis relativement partagé par ce roman...
Publié il y a 20 mois par Fred0873


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23 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bienvenue chez les Berglund !, 22 septembre 2011
Par 
HJ "lenina13" - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
La famille Berglund appartient à la middle class américaine que rien ne distingue de millions d'autres familles. Franzen se lance donc dans une anatomie de chacun de ses membres sur trois générations, avec la précision d'un entomologiste. Il met en évidence leurs rêves de bonheur et de liberté puis leurs desillusions et leurs frustrations dans une amérique qui a perdu tous ses repères moraux et politiques. Que reste-t-il de l'enthousiasme des années 70, des espoirs de Patty et Walter à l'aube du le XXI°siècle? L'une se réfugie dans l'illusion d'un amour d'adolescence, l'autre se lance dans un "terrorisme vert" dont Franzen dénonce, avec une ironie parfois très drôle, les dérives. Quant aux enfants, aveuglés par le culte de l'argent, ils sont prêts à foncer dans toutes les combines orchestrées par des puissants corrompus. On aura compris que derrière cette famille c'est L'Amérique de Bush que l'auteur attaque.
Certes, le propos est séduisant mais Franzen semble victime de l'ampleur de son projet. 720 pages, c'est long, parfois trop long! De plus les choix narratifs alourdissent encore l'ensemble; en effet, le choix d'un roman choral pour donner le ressenti de chacun freine la dynamique du récit. En outre, la mise à distance des personnages pour mieux les disséquer ne favorise pas vraiment l'empathie! c'est tout au moins ce qui s'est passé pour moi, ce qui ne m'empêche pas de penser que Jonathan Franzen est un grand écrivain.
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37 internautes sur 41 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Trop long, trop long..., 20 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
Tout d'abord, je voudrais faire part de mon mécontentement quant aux personnes qui postent des avis avant d'avoir terminé un livre. Que le livre soit tombé des mains ok mais de là à donner un avis à mi parcours, je trouve cela ridicule.

Maintenant venons-en au faits. Je suis relativement partagé par ce roman. Tout d'abord, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un portrait de la société américaine. D'autres auteurs comme Updike, Russel Banks, Delillo et autres ont fait beaucoup mieux. Il s'agit ici d'un livre sur les choix qu'on fait dans la vie et ce qui en découle. C'est aussi un roman sur les conséquences de l'éducation et de la difficulté d'être parents.
J'ai beaucoup aimé les personnages de Patty et de son fils. En revanche, j'ai trouvé ce gros looser de Katz insupportable, le père, Walter, est à baffer avec ses idées pseudo écologiques.

Ce qui m'a le moins plu, c'est la longueur. Que c'est long, que c'est long. Des dialogues à n'en pas finir. Un dégraissage préalable aurait été nécessaire par l'éditeur avant la publication.

Bref, pas mal mais armez vous de patience car c'est très long.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une dissection en règle de la société américaine, 26 octobre 2011
Par 
Pol Macqueron "polopicolo" (France) - Voir tous mes commentaires
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Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
Jonathan Franzen, après les brillantissimes Corrections, n'avait plus grand chose à démontrer en matière de littérature. Il a donc pris son temps pour nous livrer ce nouveau volume.
Le sujet est plus ou moins le même: prenons une famille américaine et grattons le vernis pour y voir la pourriture. Sauf que dans le cas présent, l'auteur ne se contente pas de s'attaquer à la cellule familiale, il en profite aussi (et surtout) pour brosser le portrait de l'Amérique des années 70 à nos jours, en passant évidemment par le traumatisme du 11 septembre, tant sur un point de vue politique que moral ou culturel. Et plus que les 40 dernières années, le livre aborde aussi les générations précédentes, représentatives d'un certain état d'esprit et du multiculturalisme mal assumé des Etats-Unis. Si les Corrections était un livre souvent drôle, Freedom est un livre souvent cynique, voire sombre. La dépression, décrite comme le nouveau mal moderne, guette chacun des personnages. Cependant, le livre n'oublie pas de faire ressortir des lueurs d'espoir, des touches de joie par instant.
Le tout est brillamment porté par une écriture littéraire, mais simple et fluide. La construction du récit, en tiroirs, permet d'étoffer les personnages. En effet, en faisant des aller-retours incessants dans le temps, au sein même d'un paragraphe, mais aussi en donnant différents points de vue sur les mêmes évènements, Franzen livre une galerie de personnages qui sont tout sauf manichéens. Complexes à souhait, avec des caractères qu'on appréhende plus qu'on ne les comprend réellement. Bien sûr, certains traits sont caricaturaux, mais cela est volontaire et s'inscrit dans la démarche satirique du livre.
Hantés par un érotisme très présent (mais jamais complaisant, plutôt utilisé comme une marque de l'évolution des 40 dernières années), traversé par la musique (du Velvet Underground à Wilco), le livre s'étend lentement, digne successeur de Salinger ou Bret Easton Ellis, avec quelques longueurs (qui permettent de détailler les personnages), mais on referme le livre avec la déception de devoir déjà quitter la famille Berglund. A coup sûr, un livre qu'on relira.
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49 internautes sur 56 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Autopsie générationnelle, 19 août 2011
Par 
chantal bonnevault (Orléans) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
Jonathan Franzen est un écrivain rare, dans tous les sens du terme: rare par le talent et rare parce qu'il met beaucoup de temps à écrire, à ciseler, ses livres!. Dans "freedom" il décortique sur trois générations (entre 1970 et 2010) les illusions et désillusions du peuple américain au travers d'un couple suffisamment représentatif pour étayer son sujet. Patty et Walter Berglund dans leur maison à St Paul forment ce couple qui va se déliter sous nos yeux. C'est à la fois profond et cocasse et l'histoire aux nombreux rebondissements nous entraîne avec brio. Très bien écrit ce livre de la rentrée réjouira tous les amoureux des belles lettres.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 franzen, grand écrivain dans une amérique obèse ?, 8 janvier 2012
Par 
Antoine Martin (Saint Brieuc, Bretagne) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
Meme si le livre est trop long , un peu nombriliste quant aux analyses trop précises des cheminements psychologiques des membres de cette famille qui n'a rien d'exceptionnel , on s'attache aux Berglund qui pourraient etre sans difficultés nous ou nos proches voisins .
Et Franzen a l'astuce de nous offrir tous les 50 ou 100 pages un rebondissement ( ou une scène spectaculaire ) relancant notre intérèt qui était en train de s'évanouir .
La magnifique fin plutot optimiste quant à l'avenir des strutures familiales contraste joliment avec la description noire des excès et paradoxes de l'Amérique : destruction des ressources naturelles ; guerre en Irak ; surpopulation ...et finalement Walter Berglund devient un personnage emblématique de ces 20 dernières années comme le Rabbit du grand Updike était le témoignage des années Nixon .
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Un ratage incompréhensible de cet auteur si doué : immense déception ..., 13 novembre 2011
Par 
cinefil50 - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
Je gardais le souvenir d'un morceau de vraie voire grande littérature ,après la lecture des " Corrections" et j'ai donc , contrairement à ma vieille habitude , acheté " Freedom" sans le feuilleter préalablement chez le libraire , en procédant par quelques coups de sonde dans le texte ...

Eh bien , je ne suis pas arrivé à entrer dans " Freedom " que j'ai pris et repris , sans pouvoir lui trouver de l'intérêt et j'ai fini par le " lire" en diagonale , après une bonne centaine de pages , pour aller jusqu'au bout quand même , en cherchant , en vain , le chapitre ou la scène qui allait sauver le roman .Je n'ai pas compris ce que Franzen a voulu faire : une énième satire de la classe moyenne américaine ? mais il n'y a ni la vigueur ni la drôlerie de la comédie ... une chronique de la vie américaine sur la côte Est ? mais il n'y a nulle part le charme des Americana ... une fable sur l'Amérique fatiguée ?

Les personnages sont plats , éteints , les situations sont plates , les parties dialoguées sont mornes , l'analyse psychologique sommaire , l'écriture est plate . Nous trouvons un long chapitre ,200 pages ! très artificiel , très plaqué , sans lien organique , intitulé " Autobiographie de Patty berglund par Patty Berglund " Il manque les ingrédients mystérieux qui font ce qu'on appelle l'"épaisseur romanesque" . Un petit exemple qui m'a frappé : au début du roman , il y a un épisode de viol : rien n'est décrit , le violeur est une ombre , un fantôme romanesque , aucun effet de réalité , et à la fin , aucune émotion , aucune indignation chez le lecteur , rien ... Une tranche de colin froid mayonnaise a plus de vie ...

L'écriture m'a fait penser , plus d'une fois , à celle d'un script de cinéma ou de série TV : monotone , plombée , factuelle , glacée , lourdement énonciative .Pas d'envolées du texte , pas de moments de grâce , pas de bonheurs d'expression , pas de formules saisissantes ...

Je viens de relire l'énorme Trollope , 800 pages serrées , petits caractères ( " Quelle époque ! " ) et , là , quelle vie intense et palpitante de tous ses personnages , petits et grands , faibles et forts , quelle histoire empoignante ... Que Franzen relise Trollope !
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une chronique familiale intéressante quelque peu surestimée, 27 janvier 2012
Par 
Woland (Mouvaux) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
Erigé au rang de "Grand romancier américain" par le Times, comparé à Faulkner et Tolstoï, Jonathan Franzen jouit d'un succès récent et retentissant depuis la parution il y a une dizaine d'années des Corrections, qui s'illustre également dans le genre de la chronique familiale et sociale.

Dans Freedom, Jonathan Franzen oeuvre dans le registre intimiste en délayant les séquences de vie de quelques membres d'une famille de la middle class, les Berglund, et d'autres personnages connexes. S'inscrivant dans la veine du "suburb novel", à l'instar des écrivains John Cheever, Richard Ford ou Richard Russo, l'auteur s'octroie la banlieue résidentielle comme décor des vicissitudes de ses protagonistes: une périphérie urbaine en apparence vernissée de réussite ployant sous les coups de heurtoir du désagrègement familial, de l'adultère, de l'insatisfaction, de l'hypocrisie et de la vacuité béate... La vision victimaire des suburbs imprègne l'atmosphère de cette histoire de moeurs familiales états-uniennes peu originale et assez académique, les composantes de la dysfonctionnalité domestique étant sources de nombreuses histoires déjà parues.

Quelle(s) liberté(s) pour les personnages de cette communauté réduite à la mélancolie sous l'ère Bush Junior? Le titre du roman, Freedom, inspire la provocation tant il semble teinté d'une ironie mordante, nourrie d'une lucidité désabusée prégnante. Chacun se fera une idée de ce que le titre recouvre comme réalités...

La méditation sur la vie familiale s'insère dans une réflexion ambitieuse sur l'expérience humaine, narrée avec un réalisme saisissant. Ces chroniques existentielles révèlent l'intensité des questions affectives soulevées par la mise en scène des figures centrales de la famille nucléaire Berglund. Jonathan Franzen accorde une importance particulière à sa figure féminine, Patty Berglund, dont le journal psychanalytique ouvre le roman (cette introduction m'a paru excellente bien que son ampleur tend à lasser). L'auteur réussit à brosser habilement son portrait et à décrire l'évolution de sa personnalité, en proie à un conflit intérieur avilissant. La teneur des relations nouées avec son mari et son fils confirme cette impression de soin accordé à la psychologie des personnages.

La texture romanesque est celle habituellement consacrée à cette orientation littéraire, les chapitres se focalisant sur les différents personnages, leurs pérégrinations, leurs états d'âme, leur vie dispersée.

Jonathan Franzen est un écrivain intéressant dont la faculté à saisir la matière émotionnelle intime de ses personnages est indéniable. Narrée sous l'angle mélodramatique, cette histoire de crise familiale est assez touchante, offrant au lecteur l'occasion de se confronter à une palette de sentiments relatés avec authenticité (traités parfois sous le prisme satirique et ironique). La maîtrise de la narration et des dialogues est à louer, attestant que l'auteur est un styliste de qualité.

Freedom n'est toutefois pas, à mon sens, un roman exceptionnel: outre son absence réelle d'originalité (la texture classique corroborant cette impression), quelques facilités ou lourdeurs narratives peuvent être déplorées: la disparition peu crédible d'un personnage féminin secondaire, le développement fastidieux consacré au père Berglund, investi dans sa société d'investissement écologique et l'ode à la paruline azurée (Franzen revendique sa passion pour l'ornithologie et ça se ressent...), et des longueurs ennuyeuses.

Glorifiée par des media influents, cette oeuvre n'atteint pas la virtuosité de celles, classiques, qui lui sont avantageusement comparées et me semble quelque peu surestimée.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Parfois, la longueur est nécessaire!, 13 janvier 2012
Par 
ParcForêt - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
Un roman qui prend son temps.
En plusieurs centaines de pages, on réussit à entrer dans la complexité des motivations des personnages au point d'avoir l'impression de les connaître. Les relations des personnages entre eux et les décisions que prennent ces personnages sont tellement motivées par les longs préludes (enfance de Patty, enfance de son mari, enfance de son fils) que le lecteur se trouverait presque en position de leur donner de vrais conseils. Voilà un exemple poussé de la façon dont un roman peut être - presque - interactif.
Il est vrai que le personnage de Katz,l'ami/amant/rival n'a pas cette profondeur. Il lui manque une petite centaine de pages pour être crédible. Et comme le roman est construit sur 4 personnages, le fait que l'un de ces 4 personnages soit traité avec moins de bonheur jette une petite ombre sur l'ensemble. Mais c'est secondaire.
A noter encore, le début particulièrement réussi du roman: on entre dans le récit par le point de vue du voisinage sur Patty, puis on revoit les mêmes événements par le point de vue introspectif de Patty elle-même; cela force le lecteur à réviser son jugement hatif du début. A nouveau, la relation auteur/lecteur est alors tangible.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le grand roman américain, 5 décembre 2011
Par 
traversay (Orléans, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
Ils en rêvent tous, les auteurs outreatlanticains : écrire Le grand roman américain. Avec Freedom, Jonathan Franzen parvient à ce nirvana, avec un brio et une virtuosité qui forcent le respect. Avec un brin d'auto-suffisance et d'arrogance aussi, tant, derrière l'entreprise, se cache une volonté d'éblouir en jouant au démiurge qui tire sur ses petites ficelles de marionnettiste pour maltraiter ses personnages et les faire passer par tous les états, névrose et dépression en bandoulière. Un beau sadique ce Franzen, mais "no hard feelings", c'est aussi le plaisir du lecteur que d'assister aux souffrances, désillusions, voire naufrage de ses protagonistes, ses trois hérauts de la classe moyenne en tête, Patty, Walter et Richard. Un trio au-dessus duquel tourne Franzen comme un hélicoptère, sans leur laisser un instant de répit, sauf quand il s'intéresse pour un temps à quelques figures secondaires, qu'il sait néanmoins faire exister avec toute l'acuité de sa plume. Freedom est un pavé, dense, touffu, une jungle psychologique que Franzen débroussaille à grands coups de machette et tant pis si certaines têtes dépassent. Quelques passages provoquent un sentiment proche de la jubilation. A commencer par les dialogues, comme découpés au laser, ciselés avec une (fausse) désinvolture qui confine au génie. L'auteur n'a pas son pareil pour disséquer et analyser les dysfonctionnements de la famille américaine, l'hypocrisie de ses valeurs, la chute de ses illusions et, partant, la faillite d'une civilisation et d'un modèle social qui a du plomb dans l'aile. Un reproche tout de même : en écrémant un peu dans la surabondance d'informations, bref en allégeant de 200 pages son roman, Franzen aurait gagné en punch et en percussion. C'est évidemment sujet à caution, Tolstoï aurait pu faire plus court aussi dans Guerre et paix, non ? Tel quel, Freedom laisse une sacrée impression, celle d'être, avec une évidence lumineuse, déjà une sorte de classique immédiat de la littérature américaine contemporaine.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Dur de rentrer dans le sujet, 20 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom (Broché)
Je ne suis rentrée dans l'histoire qu'à la 100e page !... et j'ai de la difficulté à continuer ....
la traduction en est peut être la cause. Trop lourd. Les dialogues de la jeunesse américaine des années 70 n'offrent pas l'intérêt que j'attendais. Grande déception car le résumé donnait un autre aperçu.
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Freedom
Freedom de Jonathan Franzen (Broché - 18 août 2011)
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