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5.0 étoiles sur 5 Immersion dans l'envers du décor
Florence Aubenas, ca vous dit quelque chose ? Oh oui certainement tant a une époque on entendit parler que d'elle alors qu'elle etait retenue en otage en Irak. Plutôt que de ressac er ces douloureux souvenirs et vomir des torrents d'aigreur sur des milliers de pages comme, au hasard, une Ingrid Betancourt, plutôt que de faire de son martyr un fond de commerce...
Publié le 19 février 2010 par crew.koos

versus
13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Escale sur les quais de la galère
Florence Aubenas nous raconte son voyage au pays de la précarité et de la débrouille, et décrit à merveille les rouages implacables d'un système qui a raison des plus vulnérables.

Par son ecriture simple et illustrée, Florence Aubenas éclaire:
- La situation si commune des femmes de 45-50 ans...
Publié le 2 juin 2010 par Serial Lecteur


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117 internautes sur 128 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Immersion dans l'envers du décor, 19 février 2010
Par 
crew.koos (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le quai de Ouistreham (Broché)
Florence Aubenas, ca vous dit quelque chose ? Oh oui certainement tant a une époque on entendit parler que d'elle alors qu'elle etait retenue en otage en Irak. Plutôt que de ressac er ces douloureux souvenirs et vomir des torrents d'aigreur sur des milliers de pages comme, au hasard, une Ingrid Betancourt, plutôt que de faire de son martyr un fond de commerce larmoyant, la journaliste a, au contraire, repris son bâton de pèlerin pour dénoncer les martyrs quotidiens de nombre de ses compatriotes, nombre qui, soit dit en passant, ne cesse de croitre chaque jour.

Avec cette nouvelle enquête, c'est un exemple parfait de journalisme d'immersion que Florence Aubenas nous donne et, loin de tout voyeurisme ou sensationnalisme a la petite semaine, c'est au contraire un cinglant témoignage, une tribune donnée a tous les sans voix laisses pour compte du modèle économique cher au pouvoir en place. Ainsi donc, en faisant partie de cette frange de la population qui peut encore se permettre le luxe de s'offrir des livres, nous découvrons un univers qui, en grande partie, en tous cas en ce qui me concerne, nous etait parfaitement inconnu. L'univers de ceux qui, pour pouvoir manger et nourrir leur famille, cumulent les boulots précaires pour des salaires de misères, incertains et durement gagnes. Ceux qui matin et soir enchainent les kilomètres pour quelques dizaines d'euros, en jonglant acrobatiquement avec une vie de famille forcement tronquée. Ceux dont l'horizon se limite au repas du lendemain, quand bien même ils bénéficient d'un emploi dit stable. De tous ceux la, et de bien d'autres encore, Florence Aubenas raconte le quotidien. Sans misérabilisme aucun, reflétant le courage et la dignité de ces victimes anonymes du marche triomphant.

En journaliste professionnelle, Florence Aubenas met, déontologiquement, un terme à son expérience le jour ou elle décroche le saint Graal: un CDI! Et lequel ! Quelques heures par semaine, voila la sublime récompense de ceux pour qui chaque jour est une lutte. Juste redistribution de la montagne de richesse créée chaque jour dans notre monde. Tout est donc si pourri au royaume de Sarkozy ? Non, car au milieu de cette misère, Florence Aubenas a aussi découvert la générosité, l'entraine et la débrouille, la solidarité en un mot, concept si étranger a l'idéologie jusqu'à maintenant dominante. Aucune valeur marchande à attendre de ces reflexes humains, c'est dire si tout cela se passe dans un monde parallèle de celui de nos gouvernants.

Par cette expérience poignante, l'auteure nous démontre qu'il existe encore un vrai journalisme pour peu que l'on sache encore s'intéresser à autre chose que la dernière maitresse d'Éric Besson.
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un livre marquant et utile, 25 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le quai de Ouistreham (Broché)
J'ai lu ce livre l'été dernier avant de passer en première ES. Ayant été persuadée que la sociologie ne m'intéresserait pas (tout ce qu'on y dit est une évidence, non?), ce livre me changea d'avis.

Certes, la description de la pauvreté en France m'a touché. Le style sobre, clair et candide d'Aubenas contribuait aussi au sentiment de choc que l'on ressent. Comme plusieurs lecteurs, je vis ensuite le monde sous un autre angle.
Mais ce rapport fut surtout pour moi une illustration: une illustration des PCS, des CDDs, des rapports socio-professionnels dans le nord de la France; si obscurs pour une petite londonienne allant à un lycée français richissime.

La sociologie est donc devenue une matière d'importance pour moi. En cours, les anecdotes d'Aubenas me permettent de visualiser des concepts, d'enrichir mes exposés et de développer mes opinions politiques. Je conseille ce livre fortement pour tout élève curieux qui cherche à mûrir.
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3.0 étoiles sur 5 Escale sur les quais de la galère, 2 juin 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le quai de Ouistreham (Broché)
Florence Aubenas nous raconte son voyage au pays de la précarité et de la débrouille, et décrit à merveille les rouages implacables d'un système qui a raison des plus vulnérables.

Par son ecriture simple et illustrée, Florence Aubenas éclaire:
- La situation si commune des femmes de 45-50 ans qui ont dédié une part de leur vie à leur "ex" et se trouvent démunie une fois l'hiver de leur relation venu, leur difficulté à se réinsérer, et les regards qui se portent sur elles;
- Le parcours d'insertion, de Pôle Emploi aux prestataires de formation, cet univers froid et sans fards, censé faciliter l'accès à l'emploi, ses pratiques, ses limites;
- La mécanique des employeurs de précaires, qui s'accomodent du droit du travail en fermant les yeux et créant des situations impossibles;
- La solidarité, l'endurance et la détermination des personnes, surtout des femmes, qui peuplent l'exil normand de Florence Aubenas.

Un ouvrage qui rend compte de la précarité avec lucidité et tendresse, et dont se dégage une certaine vérité.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une plongée réaliste et cruelle dans la France d'en bas...., 6 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le quai de Ouistreham (Broché)
Oubliez toutes les polémiques, un peu vaines, à mon avis, sur l'intérêt des enquêtes journalistiques incognito, leur honnêteté mise en doute et leur réalisme scientifique... Après tout, ces enquêtes, fussent-elles inévitablement un peu biaisées par le fait que le journaliste ne ressent évidemment pas durablement ce qu'il est sensé ressentir, reposent avant tout sur l'empathie du journaliste, sa capacité à se fondre dans la masse et à nous restituer son expérience.C'est cette capacité qui nous permet (ou non, selon les enquêtes) de mieux appréhender la réalité des populations côtoyées.

Florence Aubenas, dont le sérieux, la rigueur et le courage ne sont plus à prouver depuis longtemps, s'est donc lancée dans cette aventure : rechercher un emploi, à Caen, à plus de 40 ans, et sans grande expérience professionnelle. L'expérience se terminerait au moment où elle se verrait proposer une emploi durable (un CDI, même à temps partiel).
C'est un livre poignant, choquant, au-delà de ce que je m'étais imaginé. Bien que côtoyant, dans ma vie professionnelle, de façon régulière (mais toujours extérieure) des demandeurs d'emploi, des sans domicile, des jeunes en insertion, etc. , j'ai été soufflée par l'acuité du regard et des descriptions de FLorence Aubenas, qui nous décrit non seulement ses expériences (entretiens au Pôle emploi, avec des employeurs, sa plongée dans le monde terrible du nettoyage : ses horaires décalés, les contrats de travail abusifs, etc.), mais aussi et surtout les rencontres qu'elle fait : ce qui m'a passionnée, ce sont ces portraits, infiniment respectueux et honnêtes, d'hommes et de femmes qui s'accrochent, qui acceptent tout pour quelques heures de travail, pour garder une dignité et/ou la tête haute et/ou une supposée normalité...

Rien dans ce livre n'est misérabiliste, ce n'est jamais larmoyant : c'est juste la réalité de milliers de gens, inexorablement exclus de la société de consommation occidentale, et qui cherchent à en atteindre (ou à retrouver) ne serait-ce que les franges.
Ce livre permet de mettre le doigt sur la cruauté de notre société, son injustice, ses inégalités.
Autre point d'intérêt, il permet aussi de voir que, parmi ces travailleurs (très) pauvres, se trouvent aussi des jeunes personnes, qui ont déjà intégré (et presque accepté) le cadre de travail inique qui leur est proposé et qui semble être leur seul horizon professionnel atteignable. On pense alors à la jeune héroïne du roman de Gérard Mordillat (Les vivants et les morts) dont nous avons parlé dans d'autres rubriques de ce blog.
Voilà, c'est une enquête qui se lit comme un thriller (cruauté, suspense, avec ses gentils et ses méchants...)
Blague à part, c'est un livre profondément humain et altruiste qui m'a beaucoup touchée. J'y repense encore souvent, quelques semaines après la lecture. Un livre que chaque homme politique devrait lire, plutôt que de proférer des âneries en comparant le prix d'une consultation de médecine au pourboire d'un voiturier (Frederic Lefebvre, ministre, 2011) ou sur le troussage de domestique (JF Kahn, journaliste, 2011)...
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16 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 vies de galères, 14 mars 2010
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le quai de Ouistreham (Broché)
"Car lorsque vous vous trouvez au seuil de la misère, vous faites une découverte qui éclipse presque toutes les autres. Vous avez découvert l'ennui, les petites complications mesquines, les affres de la faim, mais vous avez en même temps fait cette découverte capitale: savoir que la misère a la vertu de rejeter le futur dans le néant." (Georges Orwell: Dans la dèche à Paris et à Londres; 1933).Comme quoi tout change et rien ne change au royaume de l'argent roi!
Françoise Aubenas a eu le courage de plonger dans le monde des "moins que rien" ,comme ceux qui ont encore quelque chose à perdre les surnomment, et d'en rendre compte avec talent et honnêteté.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pudique et authentique, 9 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le quai de Ouistreham (Broché)
J'avais bien sûr éprouvé beaucoup d'empathie pour Florence Aubenas au moment de son enlèvement dont on ne voyait pas la fin; puis d'admiration à sa libération lors de laquelle elle avait montré une grande pudeur. Ce sentiment, je l'ai retrouvé à la lecture de ce livre écrit tout en retenue, mais criant de réalisme. "L'expérience" de F. Aubenas au coeur de la précarité est décrite avec bcp de justesse et de pudeur. Néanmoins, on se rend tellement compte de l'univers dans lequel elle s'est immergée pendant six mois. Ce livre m'a bcp touchée et accroît le respect que j'éprouve pour cette grande dame. Certains ne manquent pas de critiquer que c'est simple pour elle de vivre une telle expérience, sachant qu'elle peut retourner à son confort quand elle le souhaite: mais qui serait prêt à le faire ? Sa démarche est très courageuse et probablement la seule permettant de vraiment se mettre à la place de ces personnes qui endurent le chomage et/ou cumulent des boulots sous-payés, éreintants et dévalorisés. Bravo à elle et merci pour ce témoignage en aucun cas "donneur de leçon" ! Une question me tarabuste toutefois: qu'ont pu éprouver ses anciennes "collègues" en apprenant qui elle était et sa démarche ? comment ont-elles réagi ? Le livre ne le dit pas...
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Nous, les petits, les sans-grades..., 27 janvier 2011
Par 
Veilleur - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le quai de Ouistreham (Broché)
On pourrait prendre ce livre pour un roman de Maupassant, d'Harry Martinson ou d'Emile Zola. La différence est qu'il est vécu, que c'est un reportage, un grand reportage. C'est un livre qui remplace bien des rapports sur la précarité, sur les nouveaux pauvres, ceux que l'on appelle les "travailleurs pauvres", qui n'arrivent pas à s'en sortir malgré leur travail ou leurs "heures", comme ils disent. Ce livre est à hauteur d'homme et, en réalité, de femme. Pratiquement que des femmes dans ce récit immergé au sein du ménage industriel, des femmes courageuses pour qui la vie n'a pas été simple.

Ce récit nous rend en filigrane l'absurdité des discours sur l'emploi, sur le masque des statistiques, des chiffres sur lesquels les décideurs ont les yeux rivés. Ce récit nous parle de la crise, des crises, du fait que pour certaines personnes, la crise s'apparente à un tunnel qui tourne en rond, et dont il n'est pas possible d'en sortir. Ce récit nous place sur orbite autour de la planète de la précarité.

Il faut remercier Florence Aubenas de ce livre qui est une photographie sociale sans concessions. Outre le témoignage, l'auteur offre un récit agréablement écrit et bien construit. La souplesse littéraire fait passer l'amertume que l'on ressent. Merci à l'auteur de s'être fait la voix des petits et des sans-grades, ceux que l'on ne voient jamais car appartenant à l'espèce menacée des invisibles.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chronique d'une civilisation engloutie, 12 juin 2010
Par 
Jean-paul Lacharme (Marseille, France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le quai de Ouistreham (Broché)
Ce livre est à sa manière un livre sur « la crise ». Si l'on trouve maintenant de bons auteurs et de bons textes théoriques critiques sur le sujet (voyez Lordon, Sapir, Jorion, Todd, etc.), Florence Aubenas nous en donne ici une illustration complémentaire à partir d'une expérience personnelle « sur le terrain ». Les sociologues sérieux diront peut-être qu'il s'agit là de mauvaise sociologie, mais l'accusation serait inutilement méchante : l'auteur n'est pas sociologue, mais journaliste, et comme travail de journaliste, on est sans doute face à ce qui se fait de mieux. Passons sur la forme : le style est agréable, enjoué, léger ; c'est aussi un travail d'écrivain et ça se lit comme un roman. L'ensemble est ramassé : ça ne se disperse pas, il y a unité d'action et de lieu : entre Caen eu Ouistreham. Sur le fond, nous somme au cœur d'un problème qui couve sous nos yeux : la partie inférieure -au sens économique- des classes moyennes occidentales se désagrège sous les coups de butoir de la politique libérale et de la mondialisation.
L'histoire -car il y en a une- est donc celle d'une femme d'un certain âge, Florence, sans expérience ni diplôme professionnel, larguée dans la vie, qui cherche un travail pour survivre. L'auteur agissant incognito s'était donnée une règle limitant le terme de l'expérience à l'obtention d'un CDI. Cela durera six mois. Elle rencontre une foule de personnages qui accumulent comme elle petits boulots sur petits boulots dans le secteur des sociétés de nettoyage, ballottés entre des tâches peu qualifiées, épuisantes, sous payées, le chômage et les entretiens rituels et souvent inutiles du Pôle Emploi. Il est intéressant de constater l'acharnement de ces gens à travailler dans des conditions aussi misérable et coûteuses pour maintenir l'estime de soi et le lien social. Il est vrai que le développement de cette société de « working poors » fait apparaître celle des trente glorieuses comme une « civilisation engloutie » (p. 91). Le lecteur appartenant à la moitié supérieure des classes moyennes, celle qui se sent liée aux intérêts de la frange parasite doit lire ce livre. Ceci lui donnera une idée de ce qui l'attend lorsqu'il passera à son tour à la casserole libérale.
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15 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Après Outreau, une autre face de la misère sociale, 2 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le quai de Ouistreham (Broché)
C'est vraiment une nouvelle incursion dans le quotidien des milieux sociaux défavorisés que nous propose avec cet ouvrage Florence Aubenas. A la différence d'Ingrid Bettencourt, Florence Aubenas ne capitalise pas sur sa vie d'ex-otage, mais continue son travail d'analyse de la société française, qui avait déjà donné lieu à la publication de son ouvrage précédent sur la Méprise d'Outreau. Le lien est évident entre les deux ouvrages : à Outreau la misère sociale était celle quotidienne l'habitants bénéficiaires d'allocations diverses avec la dérive que l'on connait tous. Dans le Quai de Ouistreham, nous découvrons une autre facette, celle des travailleurs pauvres, qui se battent pour quelques dizaines d'euros. De travailleurs pauvres qui sont littéralement épuisés par des tâches ingrates et surtout par les conditions dans lesquelles ces tâches sont effectuées (il faut se battre pour décrocher quelques heures, pour cumuler des emplois tôt le matin et tard le soir, organiser de manière incessante des déplacements en essayant de ne pas dépenser en frais de transport la maigre rémunération de deux heures de travail). Mais l'intérêt de l'ouvrage est que l'on sent malgré tout la volonté de la plupart des personnes rencontrées par Florence Aubenas d'en sortir, de garder espoir et d'obtenir enfin un emploi en CDI. Le Quai de Ouistreham n'est pas nécessairement un ouvrage que l'on a envie de lire mais c'est sans contexte un ouvrage qu'il faut lire, particulièrement pour tous ceux qui peuvent avoir une vision tronquée de cette réalité sociale. Comme le disait Michel Simon, procureur dans le célèbre film "circonstances atténuantes" : "avant de juger les gens, on devrait apprendre à les connaitre". Sans contexte, l'ouvrage de Florence Aubenas contribue fortement à cette compréhension et on ne peut que regarder ensuite d'un oeil différent l'employée qui quitte notre burau au moment où nous arrivons le matin...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un reportage sur l'exploitation humaine, 23 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le quai de Ouistreham (Broché)
Florence Aubenas a fait l'experience de ce qu'est la France d'en bas, de ce qu'est de se lever aux heures ou les autres se couchent, de se faire traiter comme des animaux sur les forums d'embauches "truqués" par le pôle emploi pour satisafaire les statistiques.

Le plus flagrant dans cet ouvrage est l'indifference.
L'indifference de tous face aux techniciens de surface. L'indifference de Pôle emploi qui deshumanise, humilie.L'indifference des employeurs et même des employés de bureau...

Promettez moi apres la lecture de cet ouvrage, de prendre en consideration ces hommes et ces femmes qui trimment pour s'en sortir, ne serait-ce que par dire "bonjour" ou par un sourire, parce que ca ne vous coûte rien et que pour eux, ca change tout.

La consideration, c'est le premier pas vers le respect.
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Le quai de Ouistreham
Le quai de Ouistreham de Florence Aubenas (Broché - 4 février 2010)
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