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Une claque, une de plus après la surprise de taille que la lecture de Pinocchio du même auteur a engendré sur mon conscient et mon inconscient. Il faut être inconscient pour lire et apprécier une bande dessinée aussi trash, sensible, drôle et dure que les tribulations du pantin de bois passées au crible d'un Winshluss affranchi et libérateur !

Aussi c'est de manière tout à fait consciente que je remonte son oeuvre avec ce Smart Monkey écrit bien plus tôt et tout aussi irrévérencieux.

Il s'agit encore de dessins muets en premier lieu dans un pur style cartoon qui pourra plaire ou non mais qui me parlent énormément. Le noir et blanc est de toute beauté et l'ensemble est extrêmement détaillé. Ce n'est pas forcément aisé à suivre au départ mais une fois qu'on a bien perçu le découpage, impossible de décrocher jusqu'à la dernière page ! L'histoire possède un véritable rythme en suivant les pérégrinations d'un petit singe rejeté par sa meute car pas assez imposant pour s'octroyer les faveurs des femelles !!!

En fait ça n'a l'air de rien comme ça mais Winshluss ne cherche rien d'autre que de raconter l'évolution de l'humanité façon Darwin en prouvant à sa façon que l'homme descend bien du singe et de quelle façon !

Notre "héros" va devoir se jouer des lois du plus fort en affrontant un tigre dents de sabre dans cette préhistoire hostile ainsi que d'autres événements directement liés ou pas à la cruauté des animaux. Impossible de ne pas sourire et même de rire face à toutes ces mésaventures bien trash où personne n'est bon ou mauvais mais où tout le monde cherche à survivre. Du nid de ptérodactyles "sauvé" par le petit singe ou à la destruction d'une ville d'insectes façon King Kong, l'humour noir et cruel transpire à chaque page mais que c'est drôle et bienvenu !

La fin de l'histoire réserve son lot de cacahouètes et alors qu'on pourrait se dire que l'aventure est terminée, un épilogue d'une vingtaine de pages situé au début du XXème siècle et n'ayant à priori rien à voir prend place avec des hommes. La parole revient et une nouvelle conclusion définitive cette fois et tout aussi hilarante conclut définitivement cette histoire hors norme menée de main de maître par un auteur inspiré et définitivement culte.

Difficile de parler de Smart Monkey alors que cette histoire se passe elle même de mots sur la quasi intégralité de son déroulement mais si la cruauté, l'humour cynique et l'inventivité ne vous font pas peur, voici un parfait complément indispensable de toute bonne bibliothèque qui se respecte. Écrire ceci ne me donne qu'une seule envie: m'y replonger...

Merci Winshluss.
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Dans la première (longue) partie de cette bd, on suit un petit singe dans ses pérégrinations, poussé par les deux grands moteurs de l'évolution : le sexe et la survie. Aucune parole ni aucun commentaire, c'est inutile, le trait est sombre mais très expressif, les émotions passent, le rire aussi. La seconde partie se passe de nos jours et constitue une conclusion mordante sur l'Homme qui n'a pas changé depuis les temps préhistoriques. Une réussite !
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 7 octobre 2015
Comment rendre compte d’un chef-d’œuvre du 9e art et du génie de son auteur ? Pour la quatrième fois, je relis Smart Monkey et je m’extasie encore. D’où Winshluss tire-t-il sa force subversive ? Comment fait-il pour rendre compte, sans une parole, par la seule force du dessin en noir et blanc, de la misère de l’homme, de son insignifiance, de sa cruauté, de son aveuglement mais aussi de son opiniâtreté, de sa quête d’amour, de son talent ? En dépit de la mélancolie qui nimbe toute l’histoire, on rit sans arrêt et parfois très fort car le récit va crescendo. Les séquences s’enchaînent à un rythme élevé. Smart Monkey, singe chétif mais intelligent, prototype de l’homme à venir, réussit à soudoyer en vue d’une copulation expresse, à l’aide d’une seule banane, une femelle gorille du harem contrôlé par un mâle dominant à la masse musculaire impressionnante et à la cervelle inversement proportionnée. Smart Monkey ne perd jamais le nord et sait, à l’occasion, faire preuve de sadisme à l’égard de ses ennemis. Le tigre à dents de sabre va en faire les frais en prenant sur le coin des naseaux un nid de guêpes. Si le singe élégant sauve les oisillons du serpent, c’est pour mieux les manger cru. L’alliance avec le mammouth, la découverte de la neige et du jeu puis la maîtrise du feu humanisent le singe à nez de clown. Au passage, il génocide, sans aucune raison, comme un enfant piétinant une fourmilière, toute une civilisation raffinée de… crevettes. De retour dans son clan, il ramène le feu. Adulé par les femelles, il peut à loisir disposer du harem puisque le chef en a été expulsé. Celui-ci fomente sa vengeance. Ah ! Ces trois cases révélant la cogitation du chef déchu et l’explosion de la lumière entre ses deux yeux ! Qui peut montrer avec autant de force l’émergence de la conscience dans une masse brute ? Un épilogue (avec des phylactères) conte l’amour contrarié entre le vicomte ruiné Hubert Lacloche de Vallombreuse et Hermeline, elle-même issue d’une famille bourgeoise en difficulté. L’arriviste Fauchard, millionnaire des usines Fauchard et fils, a des vues sur Hermeline. Ne susurre-t-il pas à l’oreille du père qui pense que le vicomte pourrait offrir son nom à sa fille : « Ne serait-il pas plus sage de lui offrir mes millions… ? » Le cynisme de l’entrepreneur s’impose face à l’idéalisme du vicomte qui cherche à démontrer que les théories darwiniennes sont fondées. La mise en écho s’impose alors avec la première partie de l’histoire. La chute n’en est que plus brutale. On ne sait pas quelle est l’image la plus désolante, la toute dernière de l’histoire, avec ce pic montagneux, dans la nuit et la neige ou bien, et c’est là un des multiples talents de l’auteur, dans le tableau de famille qui se glisse en toute dernière page de l’album ? On regarde à nouveau la couverture en couleur et on est touché par le visage lunaire et mélancolique de Smart Monkey prêt à découvrir le monde. Oui, Winshluss est un génie de la bande dessinée et les éditions Cornélius lui ont fait honneur ! Les noirs sont rendus avec une profondeur incomparable. Les blancs sont éclatants. Le papier épais, les cahiers cousus ajoutent encore à la valeur de ce livre brûlant et inépuisable.
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le 1 janvier 2012
Très belle BD, à avoir chez soit avec Pinocchio de du même auteur.
Le seul petit inconvénient c'est q'elle se lit trop vite.
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le 21 décembre 2009
Comme à son habitude, Winschluss livre un très bon bouquin, toujours dans son univers décalé, avec un dessin très soigné et regorgeant de détails. Néanmoins, l'absence quasi-totale de dialogues fait qu'on a du mal à rentrer dans l'histoire, on a tendance à "survoler" les pages. Très bon livre tout de même !
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