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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un livre pour ouvrir les yeux, 10 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La vie sur Terre : Réflexions sur le peu d'avenir que contient le temps où nous sommes, tomes 1 et 2 (Broché)
De la philosophie sous forme de poésie. Le point de vue d''un écorché vif sur la vie sur terre. Texte essentiel, d'une vive intelligence, dans une langue claire et touchante.
Petit extrait :
Voici ce que j'ai pensé: il y avait la vie terrestre parmi quoi nous vivions, que le progrès de la raison entreprit d'équiper de voies ferrées, de moteurs à explosion, d'éclairage électrique et de téléphones, d'usines chimiques et de télévisions; et pour finir il alluma dessous le bûcher de Tchernobyl.
On comprend qu'il ne soit pas convenable de nous promettre encore l'avenir radieux, au mieux nous assure-t-on que des palliatifs efficaces sont en préparation dans les laboratoires; et la publicité, dont chaque nouveau mensonge avoue le précédent, ne nous presse-t-elle pas de «retrouver le vrai goût d'autrefois»? Léon-Paul Fargue, peu avant que l'économie n'ait achevé l'extermination de cet autrefois du monde humanisé, l'autrefois des jours pleins de lendemains, avait pressenti ce renversement; tout juste la science rationaliste venait-elle d'essayer sur Hiroshima ses nouvelles équations: « Oui, dis-tu, j'ai connu ce dont je parle. C'est beau comme une journée manquée. Comme une vie manquée. J'ai su que cela avait eu lieu, et que d'autres aussi ont vécu ce passé aujourd'hui désiré, attendu comme un avenir. »
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Etincelle qui met le feu au cerveau, 20 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La vie sur Terre : Réflexions sur le peu d'avenir que contient le temps où nous sommes, tomes 1 et 2 (Broché)
Pour ceux dont le cerveau n'est pas encore éteint par les ondes, tuméfié par le bruit de la ville, magnifiquement écrit, sans une lueur d'espoir, le livre laisse deux sentiments qui ne devraient pas faire ménage : le noir désespoir et la cruelle clairvoyance.

Sachez vous qui lisez ceci que ni vous ni moi ne sommes plus ce qu'il était convenu d'appeler homme? Quelques soient les illusions dont on se berce à lire les écrivains du passé (sans qu'ils fassent écho à notre âme déchiquetée), ou à se rassurer en se disant que tout est vent et folie, "il n'est pas égal, quoi qu'en disent les apologistes, de méditer ces mots à l'ombre d'une ziggourat; ou que ce soit au volant de son automobile, apercevant depuis l'autoroute les tours de refroidissement d'une centrale nucléaire bâtie sur une faille sismique."

Éternel malgré le peu de temps qu'il nous reste. Une éternité de caillou au pied d'un volcan. Prenez garde, les seules issues possibles ont leurs lots de souffrance. C'est finalement une sorte de Zarathoustra...
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5.0 étoiles sur 5 Superbe critique de la modernité, 28 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La vie sur Terre : Réflexions sur le peu d'avenir que contient le temps où nous sommes, tomes 1 et 2 (Broché)
Comme pourrait le faire le héros d'une utopie négative, habitant d'une fourmilière collectiviste, d'un meilleur des mondes de science-fiction, saisi par le doute et entreprenant de se mettre à penser contre ce monde qui l'a façonné, l'auteur examine ce que l'existence humaine y est devenue ; si c'en est encore une. L'originalité est, ici, que c'est de notre monde qu'il s'agit.

Dans le tome second, le narrateur poursuit son effort d'élucider dans quelle sorte de monde il se trouve pris. Il s'interroge maintenant, entre autres choses, sur les raisons de cette tranquille indifférence qu'il constate chez les habitants durant que se multiplient autour d'eux les phénomènes d'une catastrophe manifestement universelle, et découvre à cela une explication qui les surprendrait sans doute.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une somme lyrique de lucide intelligence, 4 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : La vie sur Terre : Réflexions sur le peu d'avenir que contient le temps où nous sommes, tomes 1 et 2 (Broché)
Impressionnant et émouvant. Inspirant respect et admiration. Du niveau de la Citadelle de Saint'Ex'... Tableau impitoyable de notre décadence contemporaine et du désespérant néant de notre "civilisation occidentale" moderne.
Et pourtant la vie sur Terre demeure inépuisablement attrayante, séduisante, désirable !... Mystère surhumain...

Merci Baudouin !
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chef d'oeuvre, 4 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La vie sur Terre : Réflexions sur le peu d'avenir que contient le temps où nous sommes, tomes 1 et 2 (Broché)
C'est un chef d'oeuvre incontestable. Pire que ça : un chef d'oeuvre qui s'impose même aux opinions contraires. Il ne s'agit pas d'un simple essai, proposant une thèse intéressante ou un éclairage nouveau d'un phénomène : c'est un chant crépusculaire, une poésie qui enchante en même temps qu'elle nous afflige. Curieux phénomène, qu'on a pu remarquer avec Houellebecq ou Cioran : le désespoir revigorant, la jubilation noire.
Plusieurs personnes ayant lu ce livre sur mon conseil m'ont fait le même commentaire : on se sent moins seul. Ce livre met des mots, et quels mots, sur un malaise diffus, sur une douleur qui traverse toute la société (exception faite des imbéciles, qui sont souvent heureux sans savoir pourquoi). Il se collète avec la laideur triomphante des vies qu'on nous fait, et historiens futurs, il témoignera peut-être que tout le monde n'a pas applaudi à ce qui nous aura tué.
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5.0 étoiles sur 5 Il n'y a plus de dehors., 4 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La vie sur Terre : Réflexions sur le peu d'avenir que contient le temps où nous sommes, tomes 1 et 2 (Broché)
Paru initialement en deux tomes à la fin des années quatre-vingt-dix, La vie sur Terre est rééditée aujourd’hui en un seul volume complété de deux notes additionnelles par l’excellent éditeur, L’Encyclopédie des nuisances, le bien nommé. Baudouin de Bodinat tisse ses réflexions autour d’un catalogue de maux contemporains qui n’augurent rien de bon. Dès la première phrase le ton est donné et le lecteur est tout de suite intéressé par le propos car l’auteur se met en scène et se dévoile sans fard : « Je quitte la fenêtre, je m’assieds sur une chaise. A quoi penser ? » S’ensuit une litanie où le décor décrit suinte et poisse. L’auteur poursuit : « Sur tous les continents il y a des mégots par terre et du monde partout normalement […] sortir de ce vacarme de guerres télévisées, d’infections résistantes aux antibiotiques, de famines, de catastrophes délabrant la vieille humanité… ». Les nuisances avérées vont en se resserrant autour du narrateur et atteignent son intimité : « J’ai failli me souvenir de quelque chose, de quand elle était enjouée se dévêtant à la hâte bientôt sur le lit gémissant la fenêtre ouverte ; du visage qui me parlait avec vivacité, ses yeux ses lèvres… » Le premier chapitre de deux pages se conclut sur une phrase empreinte de nihilisme : « A quoi penser ? Car il faut vivre, et vivre ici est un problème qui conduit à la longue au crime ou au suicide ». Les chapitres vont ensuite s’égrener et il sera impossible de s’en soustraire jusqu’à la fin. Des réflexions essentielles vont être formulées en passant, souvent étayées par des citations puisées chez d’anciens philosophes, des théologiens, des écrivains. L’ensemble est d’une bonne tenue littéraire. D’ailleurs, la manière de dire de l’auteur, académique, classique, comme empruntée à un siècle révolu entre violemment en contradiction avec le contenu très informé sur les dernières innovations technologiques d’un siècle avenu et déjà muré. L’auteur a terriblement raison en tout. Toutes les échappatoires semblent bouchées : « Trouver aujourd’hui une vieille route suppose de s’écarter considérablement du torrent de la circulation, voire d’abandonner son véhicule et de poursuivre à pied. Mais on la trouvera et probablement on y croisera des randonneurs vêtus de ces tenues multicolores qui sont l’uniforme amusant de la servitude volontaire. » L’auteur sait dire l’amoncellement des horreurs invisibles qui nous violent, nous taraudent et nous vident sans cesse et sans faim, un monstre aveugle engendré par nos paresses et nos égoïsmes. Chaque page secoue. Entre l’inventaire des calamités engendrées par une économie qui quantifie tout et régente jusqu’à nos vies intérieures, l’auteur glisse des souvenirs troublants qui remuent la mémoire : « […] et si avec les progrès du confort les amants prennent des douches, bavardent au téléphone et ont un tourne-disque, ils ont égaré ce charme puissant qui était de mêler leurs urines nocturnes dans un même vase et c’est la froide lumière électrique qui dégrise leur nudité, au lieu qu’en épuisant la lampe à mèche, toujours inquiète, recueillait le témoignage des heures passées avec leurs ombres vivantes ». Le second tome recèle encore plus de puissance que le premier, si c’est possible. Le lecteur sent la pensée de l’auteur en train de s’élaborer sous ses yeux et voit l’homme vivre, se déplacer chez lui jusqu’à la fenêtre et revenir s’asseoir, attentif et dépité. Parfois, le lecteur éclate de rire intérieurement et nerveusement quand, par exemple, Baudouin de Bodinat tente de décrypter, fort à propos, une offre spéciale énonçant les caractéristiques d’un ordinateur. On sent bien alors qu’on n’est plus au monde, que « la vraie vie est ailleurs ». Paradoxalement, Baudouin de Bodinat fait froid dans le cœur et réchauffe le dos. Mais qui est ce « roi » Baudouin qui semble encore écrire à la plume d’oie des lettres incandescentes, qui nous expédie d’une « bouche de feu » des réflexions incendiant nos vies futiles ? Internet, si prolixe à brasser du vide, ne dit rien. Google glougloute en vain. L’information boucle, tourne en rond dans sa galaxie virtuelle mais Monsieur Bodinat, sans plus y croire lui-même, dénoue le nœud gordien de nos existences cloisonnées.
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