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42 internautes sur 46 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Fuck America,
Par Alexis Bidault "Ex-Cowboy" (Tours, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fuck America : Les Aveux de Bronsky (Broché)
Fuck America se déroule en 1953, à New York.Jakob Bronsky le narrateur est un emigré juif allemand arrivé aux Etats Unis après la seconde guerre mondiale, la demande de visa faite par ses parents en urgence ayant été rejetée par le Consul Général en raison des quotas instaurés dans le pays. Vivotant de petits boulots temporaires plus ou moins minables (serveur, promeneur de chiens, gardien de nuit) Jakob Bronsky écrit la nuit, dans une cafétéria où se retrouvent les émigrés juifs. Son roman en gestation, intitulé LE BRANLEUR, et écrit dans sa langue maternelle, l'allemand, doit lui apporter célébrité, femmes et argent. Son écriture, vue comme une thérapie, doit surtout lui permettre de se remémorer la manière dont il a survécu à la guerre. Les trois premiers quarts du livre sont hilarants : d'une écriture simple et concise, aux effets comiques ravageurs, Bronsky (ou Hilsenrath) nous raconte ses tribulations new yorkaises et sa survie quotidienne aux parfums interlopes dans l'Amérique des clochards, des prostituées, des émigrés juifs et des cinémas à deux sous. Condamné à la solitude et torturé par la frustration sexuelle (parental advisory, explicit language), Bronsky trouve un échappatoire dans l'écriture à cette Amérique détestée dont les valeurs reines, argent, apparence, et volonté de réussite lui sont étrangères et innacessibles. La dernière partie, plus sombre, le voit revenir sur les évènements de la guerre, le démantèlement de sa famille, sa fuite vers l'est pour échapper aux nazis (Roumanie, Ukraine), autant d'élements autobiographiques de la vie de l'auteur comme il est précisé à la fin de l'ouvrage. De lecture facile, trublion drôle et décapant, cet excellent Fuck America m'a fait découvrir un auteur que je ne connaissais pas du tout, et sur les livres duquel je vais désormais me précipiter. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Décapant,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fuck America : Les aveux de Bronsky (Poche)
Aprés Le Barbier et le Nazi je me suis précipitée sur Fuck América ,je n'ai pas été déçu Hilsenrath décrit avec humour , cynisme et talent la vie d'un émigré juif récemment débarqué.La vague recherche d'un emploi,les combines pour survivre la recherche frénétique de femmes pour soulager son sexe indiscipliné à qui il parle ,la pulsion d'écriture avec ce titre évocateur "le branleur".L'Amercan Way of Life prend un coup dans l'aile et les femmes américaines ne sont pas mieux traitées.En lisant ce livre qui se situe en 1953 j'ai eu l'impression que les choses n'avaient pas tellement évoluées.Quel dommage qu'il n'ait pas été traduit plus tôt!J'ai déjà acheté les 2 derniers livres traduits en Français!
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18 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
fuck america,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fuck America : Les Aveux de Bronsky (Broché)
Superbe édition de ce roman allemand traduit depuis peu. Le narrateur Bronsky, et l'auteur Hilsenrath débarquent à New York et se livrent à la description cynique du monde qui leur est réservé, le monde des émigrants. Des dialogues géniaux, beaucoup d'humour et une histoire tantôt vrai, tantôt imaginaire qui remonte le temps et traverse les océans. Génial!
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Dérangeant mais à lire jusqu'au bout,
Par Frans (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Fuck America (Broché)
Ce court roman présente une difficulté de taille et bon nombre de lecteurs risquent d'être découragés non pas par la difficulté de lecture (c'est très facile à lire), mais par les scènes trash, les pensées crues, l'explicite dans la première partie.Pourtant, ce choix stylistique de Hilsenrath est évidemment délibéré, et ce qui est intéressant c'est de découvrir pourquoi au fil des pages. Pour ma part, ce n'est pas tellement l'humour qui m'a poussée à finir le livre mais le sentiment de malaise. Un témoignage original et sans concession sur la question de la survie à l'Holocauste. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Beautiful loser,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fuck America : Les aveux de Bronsky (Poche)
Si ce livre est impossible à définir, il est plus aisé de dire ce qu’il n’est pas.Il n’est donc pas le véritable journal intime d’un juif Allemand expatrié aux états unis après guerre (le consul ayant mis 13 ans pour fournir des visas à sa famille). Ce n’est pas non plus un livre sur l’holocauste, ni un guide de survie à NYC dans les années 50. En même temps c’est un peu tout ça à la fois, ce livre tient de Bukowski pour le vocabulaire et de Henry Miller pour l’ambition du narrateur, qui cherche sans cesse à trouver de l’argent afin de se consacrer à l’écriture de son premier roman et de satisfaire sa libido autrement qu’en prenant des douches glacées. Un livre drôle pour ceux qui aiment l’humour noir et cynique. Se lit vite car il constitué de dialogues qui reproduisent bien l'ambiance de rue. Je ne saurais pas à qui le conseiller (plutôt à un homme tout de même), cependant je lui mets trois étoiles, même une quatrième car j’ai passé un bon moment à lire ces inepties farfelues. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Décoiffant, ébouriffant, irisant, déprimant... et bien d'autres adjectifs encore !,
Par Pierre-yves Champenois (Lyon, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fuck America : Les aveux de Bronsky (Poche)
Le roman d'Edgar Hilsenrath s'inscrit dans la droite lignée des écrivains "barrés" tels que Hunter S. Thompson (avec moins de psychotropes) ou encore Hubert Selby Jr (avec plus d'humour). Et le sujet auquel il s'attache dans ce livre, à savoir la confrontation des Juifs persécutés en Allemagne face au rêve américain sanctifié depuis le New Deal, va donner lieu à une histoire décapante.L'auteur raconte ainsi son arrivée aux Etats-Unis au moment de la Seconde Guerre Mondiale alors que, juive, sa famille a fui l'Allemagne nazie. Il en profite pour écorcher l'image du "pays refuge" que fût censer être l'Amérique démocratique pour les populations fuyant les régimes totalitaires. Sous couvert d'un humour acerbe, Hilsenrath décoche quelques vérités sur les conditions de vie des réfugiés arrivants aux Etats-Unis (et ce quelque soit leur confession religieuse) ; et on est loin de l'image dorée qui s'est imposée dans l'imaginaire collectif. Pour le reste, on suit les pérégrinations chaotiques du narrateur qui tente d'écrire un livre pour parvenir à être célèbre ET à exorciser ce qu'il a vécu lors des premières années du III° Reich. Le ton est caustique, le héros attachant et les aventures de ce brave Bronsky captivent aisément le lecteur. Le seul bémol consiste dans le dernier quart du livre ou, brusquement, l'auteur nous conte ses années en Allemagne. Le ton change subitement et devient beaucoup plus sombre. Si cela apparaît comme logique du fait de ce qui est raconté, le lecteur pourra se retrouver quelque peu désapointé par la brutalité du changement réalisé sans préavis. Mais on peut aussi penser que c'est un choix délibéré de l'auteur pour rappeler la violence avec laquelle la Shoah s'est déroulée. Un bon livre, amusant par endroits, sombre à d'autres et qui donne matière à réfléchir sur les raisons du "Fuck America" proféré par l'auteur en titre de son roman ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
EXCELLENTISSIME,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fuck America : Les aveux de Bronsky (Poche)
Juste...Wahou!Acheté suite à de bonnes critiques je me suis réellement amusée à suivre la vie de Bronsky. Style incisif, parfois cru et toujours avec cet humour un peu gris! On se surprend à sourire de situations rocambolesques. Un style à découvrir sans tarder, qu isort des chemins battus et qui offre une vision d'un New York glauque, sale et pourtant tellement américain! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Pas mal mais pas "Fante",
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fuck America : Les aveux de Bronsky (Poche)
j ai été interpellé par la connotation "digne de Fante"c est vrai qu'on y retrouve de cet auteur mais dans une catégorie plus dure, plus éloignée de nos vies ou de celle de Fante Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Les " lettres-avion ",
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Fuck America : Les aveux de Bronsky (Poche)
Un ouvrage non conventionnel et tellement poignant !Jakob Bronsky - fils de Nathan Bronsky - est encore un enfant en 1939. La montée du nazisme en Allemagne inquiète les juifs. Au lendemain de la Nuit de Cristal , l'immigration devient vitale mais les portes du Monde ( et plus particulièrement des Etats-Unis ) restent verrouillées. Il faudra attendre 1952 - et que l'Histoire se soit écrite - pour que Bronsky puisse traverser l'Atlantique et commencer une vie de crève-la-faim à New-York. Lui , le juif d'Europe , avec sa braguette à boutons, fera son QG de la cafétéria des immigrants ( au coin de la 86 e rue ) , du Donald's Pub ( le comptoir le moins cher de Times square ) et de l'Immeuble du 80 Warren Street ( et ses minables agences de placement) Bronsky vit de petits boulots " à la journée " lui permettant de survivre mais surtout d'écrire SON roman ; le roman d'un homme solitaire , forcément un " BRANLEUR " . Il sera confronté à la dure réalité du rêve américain : " Un vrai américain est un mec qui écrase l'autre sans le moindre scrupule tout en croyant au bon Dieu " . " Dans ce pays , la pauvreté et la solitude sont une infamie " FUCK AMERICA ! 2 histoires se télescopent ; celle du Bronsky immigrant à New-York et celle des " six Millions " qui ont traversé les horreurs du nazisme. Ce n'est plus de l'humour corrosif mais de la soude caustique. La forme est des plus originale ( le narrateur s'apostrophe à longueur de pages ) et le fond terriblement dur . Excellent à tous niveaux ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
à lire pour passer un bon moment,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fuck America : Les aveux de Bronsky (Poche)
Le ton de l'auteur est cru sans être vulgaire et j'ai suivi avec délectation les aventures de ce juif américain.Le dénouement du livre est truculent. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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Fuck America : Les Aveux de Bronsky de Edgar Hilsenrath (Broché - 19 mars 2009)
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