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le 6 mars 2011
Le Manifeste démontre avec justesse comment les marchés financiers, soumis à des comportements moutonniers, génèrent de manière récurrente des bulles spéculatives et ne répondent pas aux mécanismes classiques d'équilibre de l'offre et de la demande, nécessitant des mécanismes de régulation particuliers inexistants aujourd'hui. Les taux de rentabilité irraisonnables qu'ils exigent des entreprises engendrent un sous investissement chronique, et les rémunérations démesurées de leurs dirigeants.
La partie consacrée à la dette des Etats est beaucoup moins crédible. Si à juste titre, les auteurs dénoncent le moins disant fiscal qui avantage les plus riches et ne procure aucune relance, ils oublient de mentionner la hausse continuelle des prélèvements libératoires qui laisse peu de marge de manaeuvre pour résoudre le problème par une augmentation de la fiscalité. Aucune mention de l'incroyable incurie de la gestion grecque, corruption, clientélisme et laxisme de la gestion publique, qui a amené ce pays là où il se trouve aujourd'hui. Il peut-être de bon ton de critiquer les agences de notation, mais qui à leur place avait jamais auparavant dénoncé ce type de scandale ? La mesure proposée visant à faire racheter les titres publics par la Banque Centrale Européenne n'est pas sérieuse et reviendrait à transférer des obligations pourries d'un organisme d'Etat vers un autre organisme d'Etat (version publique du mécanisme des subprimes entre les banques privées). Les auteurs proposent sans rire d'identifier tous les détenteurs de la dette publique : ainsi il y aurait les « bons » détenteurs et les « mauvais ». Bien sur les « mauvais » auraient peu de chance d'être remboursés. La proposition d'annuler toute ou partie de la dette est irresponsable, car comment les Etats, en particulier les plus pauvres, trouveront-ils désormais à financer leur déficit si les préteurs n'ont plus l'assurance d'être remboursés. L'augmentation des impôts demandée pour les entreprises fait l'impasse sur leur compétitivité et l'ouverture internationale qui verraient celles-ci migrer rapidement sous d'autres cieux.
Coté Europe, les auteurs proposent une fermeture des frontières européennes à la libre circulation des biens et capitaux et une harmonisation des politiques sociales : faut-il leur rappeler sur ce dernier point qu'en Europe, il y a vingt sept pays, que chaque avis compte, et que tout le monde n'est pas vraiment d'accord avec nous ? On notera ici aussi le dernier poncif qui consiste à accuser l'autre de ses propres insuffisances : ainsi si des pays en Europe sont en déficit, c'est de la faute de ceux qui sont en excédent, en particulier de l'Allemagne qui a su « maltraiter » ses travailleurs plus que d'autres : allez donc raconter cela en ce moment en Allemagne, dans un pays qui a moitié moins de chômeurs que les autres, où les augmentations salariales sont à l'ordre du jour et qui retrouve une prospérité éclatante. Enfin une dernière proposition : pour que cela aille mieux en Europe, « yaka » coordonner les politiques macroéconomiques entre Etats.
On l'aura compris, « Le Manifeste » veut dénoncer un dogmatisme libéral, mais c'est pour mieux le remplacer par un autre dogmatisme. Certains points sont intéressants, mais beaucoup d'autres sont caricaturaux, simplistes, insuffisants et s'apparentent plus à la méthode Coué qu'à une construction sérieuse d'une autre politique.
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