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62 internautes sur 67 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La liberté d'expression en danger
Ce petit ouvrage "bref mais dense et précis", comme le dit le quatrième de couverture, part d'un constat affligeant et en même temps très inquiétant, qui est celui de la difficulté de débattre aujourd'hui en France et d'exprimer des points de vue éventuellement contraires à un "politiquement correct" de plus en plus...
Publié il y a 23 mois par Johan Rivalland

versus
25 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un livre de plus, mais à quoi peut-il servir ?
Il est facile de confirmer les points avancés par l'auteur de ce petit livre trop synthétique de 94 pages; en effet, il y aurait long à dire aussi sur l'ensemble de nos autres valeurs qui s'écroulent : la santé, le travail, etc., aussi ne puis-je attribuer 5 étoiles.
Certes, la France est dotée aujourd'hui d'une...
Publié il y a 14 mois par éclectique


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62 internautes sur 67 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La liberté d'expression en danger, 25 juillet 2011
Par 
Johan Rivalland (LEVALLOIS-PERRET France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La régression intellectuelle de la France (Broché)
Ce petit ouvrage "bref mais dense et précis", comme le dit le quatrième de couverture, part d'un constat affligeant et en même temps très inquiétant, qui est celui de la difficulté de débattre aujourd'hui en France et d'exprimer des points de vue éventuellement contraires à un "politiquement correct" de plus en plus clairement établi (si ce n'est, comme y insiste l'auteur, dans de petits journaux, des associations, livres ou bien sûr internet).
Une sorte "d'orthodoxie" ou de "norme" semble ainsi stipuler "ce que doit penser tout être humain de bonne volonté", sous peine d'apparaître comme "suspect" et d'être "couvert d'opprobre, traité de fasciste, de "populiste", d'être dangereux, immoral, louche et "anti-républicain" (...) et de se voir "lâcher contre soi de véritables meutes pour le faire taire en lui faisant perdre toute position d'influence dans les institutions de communication et de culture". Débat déjà amorcé plus d'une fois dans des ouvrages tels que par exemple Les contre-réactionnaires : Le progressisme entre illusion et imposture de Pierre-André Taguieff, La grande déculturation de Renaud Camus ou La Tyrannie des Bien-Pensants : Débat pour en finir ! de Jean-Marc Chardon et al., entre autres (ou même dans Les deux Républiques françaises, du même Philippe Némo).

Ainsi, la loi de 1881 sur la presse, qui semblait parfaitement équilibrée, a été dévoyée par une série de lois de censure plus répressives les unes que les autres et aboutissant à une sévère remise en cause de la liberté d'expression. Ainsi des lois Pleven (1972), Gayssot (1990), le décret de 2005 sur le nouveau code pénal, la loi Taubira (2001), la loi sur la HALDE (2004), qui partaient toutes certainement de bonnes intentions à première vue, comme souvent, ont abouti à créer une sorte de nouveau délit d'opinion, préoccupant pour la démocratie.
En fin de compte, l'idéologie a primé sur le bon sens et entraîné une dérive inquiétante, ces lois "rompant avec la tradition d'un droit pénal objectif jugeant à propos d'actes et de faits objectifs et s'immisçant dans la sphère des idées où le droit n'a que faire".

Tout ceci ramène aux considérations déjà en partie abordées dans l'excellent Le droit naturel : Ses amis et ses ennemis de Patrick Simon, que j'ai eu l'occasion de commenter.
Un type de terrorisme intellectuel s'est, de la sorte, développé incidemment au cours des dernières décennies, en une forme de véritable police de la pensée.
Comme le remarque Philippe Némo, à partir de multiples exemples évocateurs, il suffit désormais qu'une simple pensée ou analyse exprimée soit "interprétée" par certains "comme étant de nature à nuire un jour, de quelque manière non précisée (...)" pour que l'on s'en trouve condamné.
Un vrai retour à l'Inquisition, comme le relève l'auteur à de multiples reprises.
On n'est plus, désormais, condamné uniquement pour des actes, mais par de pour de simples propos, qui même énoncés sans aucune hostilité ni quelconque mauvaise intention peuvent à loisir être interprétés négativement par qui le voudra bien.
A cette aune, plus aucun débat sérieux, ni analyse scientifique, n'est plus possible. Et seuls les arguments (faussement) généreux peuvent l'emporter.
On n'est plus du tout dans l'esprit des Lumières et ce n'est plus du tout la démocratie.

Comme le remarque, de fait, Philippe Némo, jusqu'à aujourd'hui dans notre droit, on a toujours refusé de "faire d'une simple idée l'équivalent d'un acte et, partant, à punir l'auteur d'une idée comme on punit l'auteur d'un délit".
Et ce d'autant plus qu'il est difficile de déterminer qu'un simple propos, parmi des milliers d'idées qu'un individu a entendues au cours de sa vie et qui se mêlent dans son esprit, puisse être accusé directement de causer des actions et décisions précises (mais il faut lire l'ouvrage pour en avoir une bien meilleure démonstration).

Il découle de tout ceci un grave détournement du droit et une insécurité juridique, remettant en cause le principe posé depuis des siècles selon lequel "un châtiment n'est légitime qu'en application d'une loi préalablement posée". L'auteur en donne plusieurs exemples.
Ce qui induit une perversion du métier de juge.
Et si l'on va plus loin, pire encore, comme nous l'évoquions plus haut, une mise en danger de la démocratie.
En effet, "la détestation du libre débat, la haine de la pensée qui suintent des nouvelles lois françaises de censure s'apparentent à l'obscurantisme et à la misologie des sociétés fascistes historiques qui ont toujours brûlé les livres, persécuté les intellectuels et prétendu fonder le consensus social sur l'élimination violente de toute critique".
Excusez du peu.

Un ouvrage qui pose donc une question absolument cruciale, dont notre avenir à tous dépend fortement et radicalement.
Une ouverture du débat "en attendant, comme le dit Philippe Némo, que quelqu'un entreprenne ce travail de philosophie sociale de longue haleine". Avis aux amateurs.
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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pour comprendre où nous en sommes!!!, 20 décembre 2011
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Ce livre permet de mesurer le recul des libertés en France. Il donne les clefs pour comprendre comment nous avons pu en arriver là. Pour ceux qui aiment la liberté: à lire absolument..
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35 internautes sur 38 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un livre sur la liberté et l'intelligence, 28 août 2011
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Les esprits libres prendront un grand plaisir à la lecture de ce petit-grand livre .
Clair , précis , fin . Une remarquable analyse des "habitudes" que le législateur et les médias ont prises d'empêcher la liberté de parole . Voire celle de penser . Il faut malgré tout se réjouir d'être dans un pays qui autorise la publication d'un écrit qui a pour but de démontrer une certaine forme de censure .
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40 internautes sur 44 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Législation, droit, liberté et connaissance, 14 septembre 2011
Par 
Mr. Francois Marcognet - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La régression intellectuelle de la France (Broché)
Philippe Nemo a raison de parler de régression intellectuelle avec les lois votées en France, dont il rend compte. Il ne s'agit pas en effet dans ce cadre récent qu'il expose de mieux défendre les droits individuels mais d'imposer une tutelle idéologique digne d'un Etat totalitaire.
Le discours législatif ainsi conçu exerce une fonction intellectuelle et politique pour imposer la soumission à la pensée unique par l'intimidation, la répétition de slogans et la création de réflexes conditionnés d'auto-censure, interdisant toute participation indépendante et non autorisée à la vie politique.
La création d'un tel climat nuit au progrès intellectuel et à la liberté politique puisqu'il fait obstacle à la réflexion critique et au processus de connaissance nécessaire au développement de la civilisation; la société libérale suppose le contraire: l'Etat de droit et la liberté d'expression. Où l'on voit bien comment la législation s'oppose au Droit des individus et à la Liberté.
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4.0 étoiles sur 5 Essai décisif, 19 janvier 2013
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J'ai trouvé cet opuscule intelligent à tout point de vue : son style est limpide, son angle original et sa dialectique subjugue. Essai décisif ! (à des années lumières du médiocre « Indignez-vous », cette tarte à la crème...).
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17 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Il faut prendre conscience de la régression de la liberté d'opinion en France, 21 août 2011
Par 
Georges Schell "Georges" (Bordeaux, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La régression intellectuelle de la France (Broché)
Cet opuscule -remarquablement bien écrit et documenté- fait un constat méthodique de la régression de la liberté en France.
Il est à lire impérativement.
Un exemple, parmi d'autres : en 2004 le projet de loi sur la Halde est examiné par le Conseil National Consultatif des Droits de l'Homme ; celui-ci conclut au rejet du texte. Ce dernier est, nonobstant, voté en l'état...et les pouvoirs publics tirent une conséquence pratique de la position du CNCDH : ils changent profondément la composition du Conseil.
Circulez, y a rien à voir, aucune tête ne doit dépasser !
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 surprenant et inquiétant, 30 avril 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La régression intellectuelle de la France (Broché)
Le contenu de ce livre a de quoi inquiéter : il montre, de manière rationnelle, que la liberté d'expression a beaucoup reculé en France. Et on a le sentiment que cela n'est qu'un début : on pourrait craindre l'émergence d'une société totalitaire qui contrôle les esprits, et où la liberté de pensée devra se contenter de peu. '1984' de Georges Orwell se rapproche ...
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pour la liberté d'expression, 1 avril 2012
Par 
Jorian 132 "lire, quel plaisir!" (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La régression intellectuelle de la France (Broché)
Avec cet excellent et précis ouvrage, Philippe Nemo met en évidence la manière perfide selon laquelle les "prêtres" de la nouvelle idéologie-religion d'une certaine gauche cherchent à museler la liberté d'expression et de pensée en France. Sujets tabous, mots interdits, haro sur ceux qui osent exprimer une opinion différente de la doxa: tous les moyens sont bons pour faire reculer la plus fondamentale des libertés: celle d'exprimer ce que l'on pense, celle d'ouvrir le débat.

Les milieux de l'enseignement, de l'information, voire de plus en plus de la magistrature sont ficelés, contrôlés par ces agents inquisiteurs de la pensée unique. Et nos gouvernants, par intérêt et par peur, vont dans ce sens en faisant voter des lois iniques, inutiles, à l'interprétation incertaine...

Quelle tristesse de voir le pays de Voltaire et de Diderot sombrer ainsi...
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15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 reductio ad Hitlerum, 6 février 2012
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Marx, Freud, Einstein étaient Juifs...
Leurs travaux étaient-ils rationnellement fondés ou non ? Pour un nazi, ce n'était pas la question : c'étaient des doctrines juives donc à rejeter sans examen.
Dans un petit livre remarquable de lucidité, Réflexions sur la question juive, Sartre a analysé, en 1945, l'antisémitisme comme étant une régression à un mode de pensée animiste qui ignore la nécessité, les rapports rationnels de causalité entre les phénomènes : le monde est traversé de manas et de tabous, fluides antinomiques relevant du pur et de l'impur, passant d'un objet à un autre par association ou contiguïté, et établissant entre aryanité positive et judaïté négative un fossé infranchissable. Plus, l'interdit majeur de franchir le fossé s'installe, qui fait que quiconque réfléchit sur les doctrines juives est ipso facto atteint de juiverie maléfique. Pour le manichéen, le bien se fait par négation du mal : l'aryanisme se fait par négation de la judaïté.
L'animisme manichéen est le mode de pensée le plus archaïque. Il s'apparente au système de perception instinctif qui d'emblée catégorise les objets en proies ou dangers possibles. Ce type de perception par classes, d'après Gilbert Simondon ( son cours sur la perception) ressurgirait notamment dès que l'individu se trouve en situation de stress. La xénophobie (qui, étymologiquement, est la peur de l'étranger et non la haine de l'étranger, confondre les deux est une lourde erreur, mais à qui profite-t-elle ?) procèderait de la sorte d'une classification hâtive, sans réflexion sur l'identité propre du sujet perçu.
L'animisme manichéen nie l'autre en tant que sujet pensant et le réduit à sa catégorie en l'essentialisant : il est noir, juif, et rien d'autre. Même processus dans le marxisme-léninisme appliqué en Russie : d'un côté les sciences, et les arts tenant du matérialisme historique, de l'autre la réaction dont on ne discute pas le contenu : dès lors que les qualificatifs de bourgeois, réactionnaire, impérialiste sont jetés, les idées ne sont plus à discuter, elles sont à combattre et ceux qui les portent bons pour le goulag. Science bourgeoise, art bourgeois. Singulier parallélisme des démarches et résultat identique quand le jazz fut ostracisé soit en tant que musique nègre, soit en tant que musique de l'impérialisme américain.
Un lien étroit existe entre le mode de pensée animisme et le totalitarisme. Simondon, s'appuyant sur les travaux de la gestalt psychology apporte un éclairage particulièrement euristique sur ce mode de perception, bien plus rapide que la délibération, et qui homogénéise les comportements collectifs : chaque individu calque par un mimétisme immédiat son attitude sur celle qu'il perçoit chez le voisin, la catégorie reconnue étant commune. On voit par là comment les mouvements totalitaires, non démocratiques, peuvent user de ce ressort éthologique.
Toute la différence avec les partis démocratiques se noue sur ce point. Le démocrate, à l'instar de Voltaire reconnaît le droit de s'exprimer à celui qui n'est pas de son avis. Les partis totalitaires, héritiers de Sorel tant de gauche que de droite, usent de tous les moyens en leurs mains pour réduire l'adversaire politique au silence. Ils pensent détenir le monopole de l'usage légitime de la parole, et de la violence, par suite de l'Etat. Par conséquence, il n'est aucun régime conquis par ceux-ci qui ne soit devenu une dictature. Evidemment, les régimes totalitaires ne le sont pas devenus par malchance. Le 3ème Reich continuait mein kampf . Le goulag continuait la révolution et le projet léniniste de dictature du prolétariat. Dans les deux cas, l'élimination de l'adversaire, la négation de son droit à exister. Dans les sociétés dites « archaïques » (s'il vous plaît, ici rien de péjoratif dans l'emploi de ce mot !), l'individu se fond dans le groupe. L'animisme moderne s'empare de même du monde dans sa totalité. Ainsi Lénine pouvait-il affirmer que « Même un brin d'herbe poussant dans la plaine est un acte politique. » Et Althusser de prétendre que « La philosophie est lutte des classes dans la théorie ».
Dans ce petit livre très dense, la régression intellectuelle en France Philippe Nemo analyse la résurgence actuelle de cet increvable manichéisme qui rappelle certains traits caractéristiques des mentalités magico-religieuses. Comment procédait l'inquisiteur ? Par catégorisations , simplement ; il commençait par l'édification du coupable par reductio ad diabolum c'est-à-dire que si par un moyen ou un autre il pouvait établir quelque analogie entre la supposé sorcier et le diable, alors, le malheureux était supposé relever de la catégorie maléfique et son compte était bon : au bûcher !
A chaque époque son mal absolu : sorcellerie, juif naguère, supposé fasciste de nos jours.
Nos Toquemadas modernes ne procèdent guère différemment. Ils scindent l'espace public en deux essences contaminant de proche en proche hommes et opinions, d'un côté le fluide progressiste humanitaire, de l'autre le fascisme. Singuliers échos : on traque la lepénisation des esprits comme on traquait le « vieil homme » dans les têtes en pays marxistes-léninistes, ou le démon dans les âmes. Le retour en scène de la rhétorique des odeurs serait amusante si elle n'était tragique : naguère la sainteté avait une odeur suave, et le diable puait épouvantablement. Aujourd'hui, le chorus impreccationis entonne ses couplets convenus pour dénoncer le caractère nauséabond du diable moderne. Les miasmes sont de retour ! On procède de nos jours, comme l'a écrit plaisamment Léo Strauss, à une reductio ad Hitlerum : il suffit que, par quelques analogies posées de proche en proche comme en un jeu de domino, on parvienne à établir un lien quelconque entre une personne et la droite, donc l'extrême droite, donc Lepen, donc Hitler et son compte est bon . Car on ne discute pas avec le diable : c'est la conversion ou le bûcher ! Lynchage immédiat.
« Vive Lepen !». Qui a lu autre chose que le titre malheureusement ironique et, aussi, maladroitement provocateur du libelle de Robert Ménard ? Il n'entendait que défendre l'élémentaire liberté d'expression. Mal lui en a pris, car pour le reste, on ne lit rien, on n'écoute rien d'autre que des gloses de gloses, et surtout, on s'abstient d'aller aux sources, car c'est déjà se contaminer : on étiquette et on condamne.. Il suffit qu'un grand inquisiteur médiatique lance ses fulminations et la foule mimétique reprend le refrain : Ménard s'est inscrit dans le projet de ... dédiabolisation ! Mais comme la caractéristique du diable est de nier qu'il est le diable, voilà bien la preuve c'est le diable ...etc, etc. Au bûcher !
Anti-fascisme, anti-racisme, anti-lepenisme, anti-pétinisme... que d'antis! Sans l'antisémitisme, l'aryanisme ne pouvait se définir positivement. Sans l'anti-racisme, la gauche ne peut se définir. C'est ce chiffon qui la fait tenir, comme jadis l'anti-communisme cimentait les droites. Maintenant, Le manichéisme politiquement correct progresse comme un mal psychique, envahissant et agglutinant tout l'espace public par sa force d'intimidation.. A tel point qu'aujourd'hui ce qu'on appelle la droite de l'échiquier politique, vivant dans la peur de subir les anathèmes des tribunaux médiatiques bien-pensants, en arrive à se joindre à leur chaeur et demander la condamnation de ce qu'eux-mêmes défendaient en toute bonne conscience ils y a juste deux décennies. Il n'y a plus de droite, il n'y plus que la gauche, qui s'est accaparé le monopole de la légitimité. Trente années d'une sur-représentation d'une gauche panurgique dans l'enseignement, dans la justice, la culture, la pub, ont écrasé le débat, du moins dans les médias, sous une chape de plomb. Au nom de la liberté, on restreint de jour en jour l'espace de la liberté, et c'est à une véritable dérive totalitaire de la société libérale-libertaire à laquelle nous assistons.
Même refus du débat, même négation de l'autre, même déni de démocratie : on qualifie, donc on disqualifie, on s'accapare le monopole du droit à la parole. Que ceci se fasse « au nom des grands principes et en vertu des grands sentiments » ne change rien à l'affaire.
Même cynisme que les ci-devant apparatchiks confondant parti politique et puissance publique : aujourd'hui se produit un détournement du « monopole de la violence légitime » dont est investi l'Etat dans une société développée, ceci au bénéfice idéologique d'une fraction de la population. Par glissements successifs de la loi en police des consciences, par la création année après année de lois restreignant la liberté d'opinion. Par l'accaparement de notre état de droit mis au service d'un groupe de pensée restreint, tout cela conduit à un appauvrissement du débat démocratique.
Un totalitarisme pour notre temps, sans massacres, sans dégâts collatéraux.
Mais, reconnaissons-le, avec des débats collatéraux qui se tissent de bouche à oreille dans les espaces non contrôlables, comme cela se produit face au totalitarisme.
Ici, nous pouvons encore contester ces lois. Faisons-le !
Philippe Nemo finit son remarquable livre par une autre proposition de loi, une loi de liberté, celle-là :
« Article unique : les lois du 1er juillet 1972, 13 juillet 1990, 21 mai 2001, 30 décembre2004 ainsi que l'article R. 625-7 du Code pénal, et l'article 475 du Code de procédure pénale sont abrogés »
Faisons le dès maintenant, avant que nos législateurs, par un nouveau coup de force, n'inventent une nouvelle loi pénalisant la contestation de ces lois liberticides.
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5.0 étoiles sur 5 clair et rigoureux, à ne pas manquer, 28 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : La régression intellectuelle de la France (Broché)
Pan sur les ligues de vertu qui prétendent régenter la pensée dans notre pays à coup de procès en sorcellerie ! la nature inquisitoriale et contraire à l'esprit même du droit, des lois Pleven et autres Gayssot est parfaitement mise à jour; indispensable à tous les esprits LIBRES.
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La régression intellectuelle de la France
La régression intellectuelle de la France de Philippe Nemo (Broché - 1 juin 2011)
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