Commentaires en ligne


2 évaluations
5 étoiles:
 (1)
4 étoiles:
 (1)
3 étoiles:    (0)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Légalisez vos homicides", 14 juillet 2014
Par 
Denis Urval (France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : 10th Victim [Blu-ray] (Blu-ray)
Elio Petri (1929-1982) n’est certes pas le plus connu des cinéastes italiens et j’avoue qu’avant de lire la recension d’une autre réédition de ce film dans un magazine britannique, je n’avais jamais entendu parler de « La decima vittima» de 1965. Difficile aussi à première vue, par exemple, de faire un lien entre son plus célèbre « Enquête sur un citoyen au dessus de tout soupçon » (1970) et le présent film.

Le scénario s’inspire d’une nouvelle de Robert Scheckley. Dans la société du futur a été instaurée la « Grande chasse », un jeu où les participants sont alternativement chasseur et victime, et où ils peuvent tuer en toute impunité leur adversaire, désigné par tirage au sort, et sur lequel ils sont abondamment renseignés. Celui qui gagne la dixième manche jouit ensuite d’avantages importants. Une participante américaine qui ne risque pas de passer inaperçue (Caroline Meredith, interprétée par Ursula Andress) se voit proposer un contrat où elle sera filmée au moment où elle élimine son adversaire pour la publicité d'une marque de thé (les thés Ming, pour tout vous dire). Sa victime désignée, un certain Marcello Poletti (Marcello Mastroianni), habite Rome, ce qui n’est pas mal trouvé comme décor pour un reality show, comme on dit en français. Meredith va donc le rejoindre avec une équipe de tournage.

Un jeu de chasse et de mort, destiné à être vu de tous: celui qui regarde ce film aujourd’hui sera tenté de faire le lien par exemple avec l’inquiétant film japonais Battle Royale (2000) ou avec la récente superproduction en plusieurs volets Hunger Games. Cependant, la Dixième victime, dans l’esthétique et le ton, cela n’a évidemment rien à voir avec les dystopies des deux films récents précités: l’humour grinçant est de mise et le sujet est traité en mode ludique. Dans le film, les couleurs claires, les intérieurs emblématiques d’une modernité épurée, les toilettes étudiées des personnages féminins (Ursula Andress est habillée par la maison milanaise Fontana, qui existe toujours), contribuent à créer une ambiance où ni la vie ni la mort ne sont prises au sérieux.

Plutôt que le voyeurisme universel, le thème du film est l’indifférence à autrui érigée en système dans un monde où l’individu maximise ses gains et élimine tous les obstacles sur sa route ; de ce point de vue, la séquence où on découvre les parents âgés de Marcello qu’il cache aux autorités derrière une cloison indique clairement de quoi il retourne.

Le duo Ursula Andress-Marcello Mastroianni fait beaucoup pour le film ; lui, très à l'aise en cynique inquiet; elle, parce qu’avec sa plastique elle incarne à la perfection une civilisation de l’apparence et des magazines sur papier glacé, avec leurs soirées privées et leurs vacances idéales.

La musique de Piero Piccioni est un peu crispante, on appréciera diversement la fin à tiroirs, le côté factice des personnages qui entourent Marcello. Mais le film est constamment distrayant, d’une belle invention visuelle.

Le principal complément de cette édition Underground est un documentaire sur Marcello Mastroianni (« Marcello : a sweet life »), qui évoque sa carrière d’acteur, comporte beaucoup d’extraits de films et d’images d’archive, mais n’approfondit rien.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


5.0 étoiles sur 5 Grand film, 13 avril 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : 10th Victim [Blu-ray] (Blu-ray)
Les Italiens des années 60 et 70 ont réalisé nombre de chefs d'œuvre avec des acteurs de génie et celui-ci en est un, méconnu.
Mastroianni porte le film comme à son habitude avec plus que du talent: la simplicité de son jeu en donne toute la force.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

The 10th Victim (La Decima vittima) [Import USA Zone 1]
D'occasion et Neuf à partir de : EUR 28,26
Ajouter à votre liste d'envies Voir les options d'achat
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit