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le 8 novembre 2012
Magnifique découverte que cet Amadis !
La musique est inventive, dynamique et théatrale, dans un grand flot continu admirable.
L'idéal gluckiste est atteint et anticipe Les Troyens de Berlioz...
Le plateau vocal est superbe et admirablement uni à l'orchestre, au service d'un grand sens dramatique insuflé par le chef.
À découvrire sans faute ! Ce n'est pas une simple curiosité opératique...
22 commentaires|5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 1 décembre 2012
L'oeuvre n'était pas totalement inconnue : entre autres, un concert à Radio France voici plus de 30 ans (jamais publié en disques), un CD allemand (soporifique...). Elle est ici enfin disponible pour tous, restituée avec un soin remarquable dans l'interprétation !
La Fondation Bru Zane nous permet de découvrir enfin, en les sortant de l'oubli, des oeuvres célèbres en leur temps, que seuls les dictionnaires anciens ou les ouvrages d'érudition mentionnaient ! C'est un travail comparable à celui d'Opera Rara pour l'opéra italien. Ici c'est le répertoire français qui nous est restitué ! Personne d'autre ne l'avait fait, de matière aussi soutenue, et avec cette compétence, avant eux ! Nous avons cette chance d'être contemporains de cette démarche de restitution de patrimoine. Pourquoi auparavant, des compositeurs aussi célèbres que Dauvergne (mis à part sa "Coquette trompée"), Grétry (sauf quelques titres dans le domaine de l'opéra comique), Gossec, Méhul, Catel, R.Kreutzer (célébré par Beethoven !),....etc, étaient occultés ? Sur ce chemin nous devrions retrouver aussi, espérons-le, et parmi tant d'autres, les Dalayrac, Berton, Isouard, Auber, Hérold, Halévy, Niedermeyer, Adam, David, Clapisson, Grisar, Mermet .... sans oublier tous ces étrangers qui ont produit des oeuvres magnifiques en France : Piccinni, Vogel, Martini ( pensons à "plaisir d'amour" inséré dans "Le droit du seigneur"),Sacchini, Salieri, Paër, Carafa, Balfe, Poniatowski, Saxe Cobourg....etc.
11 commentaire|5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
100 PREMIERS RÉVISEURSle 21 janvier 2014
Grâce au travail musicologique et éditorial de la fondation Palazzio di Bruz, nous découvrons au fil des mois des oeuvres tombées dans un profond oubli dont l'intérêt musical est parfois variable. Ici, le doute n'est pas permis. Avec "Amadis de Gaule", nous tenons un opéra majeur écrit par un des grands compositeurs de cette fin du XVIIIème siècle pré-révolutionnaire.

En pleine querelle entre les Glückistes et les Piccinistes et sur fond d'intrigues de pouvoir, l'Académie Royale vint chercher celui que l'on consiédrait comme l'un des Maîtres du genre opératique de l'époque, Jean-Chrétien Bach, alors en pleine gloire à Londres où ses oeuvres emplissaient les théâtres. Il vint passer quelques semaines à Paris, le temps de se familiariser avec le théâtre où se jouerait son opéra, découvrir les chanteurs pressentis et discuter du livret. C'est de retour à Londres qu'il composa assez rapidement ce qui allait devenir son dernier opéra.

Créé en 1779, "Amadis de Gaule" ne rencontra pas le succès escompté par son compositeur et ses promoteurs. Si la critique dans son ensemble reconnut la qualité musicale de l'oeuvre (aux quelques méchancetés non dénuées d'arrière-pensées d'usage près !), c'est surtout le livret et l'interprétation qui coula l'oeuvre, retirée définitivement au bout de sept représentations !

En effet, en cette fin de siècle, c'est Rameau que l'on honorait encore en mémoire du moins, sa musique n'étant plus jouée. Et c'est son librettiste, Quinault, qui, par la force des choses, devint de façon surprenante le symbole d'un opéra triomphant, au sommet de la gloire nationale, éclairée encore par les rayons du Roi Soleil décédé depuis longtemps déjà. C'est donc le livret de Quinault sur lequel Rameau avait composé son propre Amadis qui fut imposé à JC Bach. Mais un livret largement amputé et modifié par les coupures et substitutions du frère du Directeur de l'Académie Royale de Musique, bien piètre poète au demeurant.

D'où un livret déséquilibré, bâtard, d'un intérêt douteux et, surtout, laissant une place extrême à la magie, genre pourtant désormais honni et tourné en ridicule par les spectateurs plus rationnels de ces années 1770. Avec une interprétation grotesque au plan théâtral, ceci acheva de couler une oeuvre dont le public se désintéressa dès la troisième représentation. JC Bach en sortit meurtri au point de ne plus jamais revenir au genre ni au français.

Pourtant, à écouter cette oeuvre aujourd'hui, on ne peut être que frappé par son équilibre, la qualité de son écriture, la beauté des airs et l'extrême maîtrise des pièces orchestrales. On aurait donc tort de ne pas s'y arrêter car il s'agit assurément de l'une des plus belles réalisations de cette époque, justement remise en lumière près de deux cent quarante ans plus tard.

Tout serait parfait (la prise de son, la distribution, l'interprétation) si l'écoute n'était terriblement entachée par le choix de Philippe DO dans le rôle titre. Nous avions déjà tiqué à de nombreuses reprises dans divers enregistrements récents où il figurait et faisons carrément la grimace avec cet Amadis. Voilà un ténor incapable de nuancer, ne véhiculant strictement aucune émotion, se contentant de chanter sa partie et encore, car il se trouve terriblement à la peine dès que le spectre s'élève au point de devoir forcer et, régulièrement, chanter faux. C'est souvent à la limite du supportable alors que le reste de la distribution est franchement irréprochable. Mais vu la rareté de l'offre discographique, on devra faire avec en se centrant sur l'intérêt intrinsèque de l'oeuvre.

Comme toujours, un livret très documenté et passionnant.
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