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Fresh Fruit
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100 PREMIERS RÉVISEURSle 24 juillet 2011
Je m'en souviens comme si c'était hier...

Nous étions chez un pote à debattre de questions hautement existentielles (Sid Vicious était-il réellement nazi ?, Pouvait-on encore écouter Uriah Heep quand on avait rallier la cause du punk ?), lorsque qu'un autre pote débarqua, tel Perceval à Kamelote, pour nous annoncer, tout de go, qu'il venait de découvrir le saint Graal !

Il posa l'objet sur la platine, lança le bras automatique et...

"it's an holiday in Cambodia
where people dress in black
it's an holiday in Cambodia
where you'll kiss ass or crack..."

Les plus observateurs auront remarqué que "Holidays in Cambodia" n'est pas le premier morceau de l'album "Fresh Fruit for rotting vegetables", c'est exact, mais le bras automatique de la chaine étant le plus punk d'entre nous, il commençait rarement les disques au premier titre, mais, de manière aléatoire, par celui de son choix et même souvent en plein milieu d'un morceau, ce qui faisait que nous le trouvions parfois un peu trop punk ....même pour le groupe !

Bref, pas de doute, l'objet avait toutes les caracteristiques du saint Graal et Jello Biafra semblait bien être la réincarnation ultra speedée du Jesus Christ des kepons, tant ce premier album des Dead Kennedys contenait de classiques qui serviraient de bible à des générations entières d'apprentis rockeurs : Kill the poor, Forward to death, Let's lynch the Landlord, Chemical Warfare, California Uber Alles, Holidays in Cambodia...

Heureusement, dans le monde moderne, les saint Graal ne sont plus uniques, ils sont même reproductibles à l'infini, ce qui permit à chacun des membres de la troupe de possèder rapidement le sien; évènement qui fut bientôt à l'origine d'un schisme : certains restant fidèles à la cause du punk anglais tandis que d'autres rejoignaient les rangs du hardcore US...

Trente ans après ces tristes évènements, ce premier opus des Dead Kennedys demeure un album d'une qualité et d'une virulence exceptionnelles, une reférence majeure à la croisée de l'histoire musicale du punk et du hardcore US de cette période. Sa meilleure réédition CD est la version Digipack double CD remasterisée, publiée par Cherry Red record en 2002 et qui contient deux versions alternatives de "Holidays in Cambodia" et "Kill the poor", ainsi que trois morceaux inédits, parus initialement en 45 T, dont le célébrissime "too Drunk too f--k".

Evidemment, mais encore faut-il le préciser, ce disque bénéficie de mon label perso "15 étoiles" reservé à la crème de la crème....
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TEMPLE DE LA RENOMMEEle 21 janvier 2004
Lorsque ce brûlot sortit en 1980, il fit l'effet d'une bombe. La déflagration est d'ailleurs encore sensible aujourd'hui : comment ne pas écouter l'hymne "California Uber Alles" ( qui était à l'origine une cinglante critique de l'administration du gouverneur Ronald Reagan) sans penser à Schwarzenegger ?
Ceci étant posé, rien ne peut mieux nous servir en ces temps de peur, d'ultra-capitalisme et de régression sociale que ce disque hyper-speed, à la violence salvatrice. Véritable manifeste du hardcore-punk US dans sa version "extrême gauche" (Biafra fut longtemps candidat politique à San Francisco), on aurait tort de réduire ce disque à une ultime poussée de fièvre adolescente, à une gliclée tardive de punk mal digéré, ou à une obsolète musique de jeunes rebelles. Même speed et violente, même enregistrée dans des conditions aussi frustres (la remastérisation est un vain mot ici) la musique de ces irréductibles punks vaut qu'on s'y attarde au-delà d'un rapide pogo : pas très subtile, encore que le jeu de basse de Klaus Flouride est presque plus proche du jazz que du hard-rock bête et méchant, ce boucan rock & roll a le mérite immense de faire mouche à chaque fois. L'alignement non-stop d'hymnes ravageurs ,de "Kill the poor", qu'on pourrait dédier au MEDEF, à "Holiday in Cambodia",véritable "tube" dans l'underground US, (et long de 4 minutes et demie, ce qui est exceptionnel pour du hardcore-punk), a de quoi impressionner, même plus de vingt ans après.Enfin, l'attitude (exemplaire, en fin de compte) et le chant nasillard et énervé de Jello Biafra, font de ce disque un classique absolu de la contre-culture américaine.
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7 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Avec un temps de retard sur les « classiques » du genre anglais et deux sur les précurseurs New-Yorkais, la côte Ouest des USA plonge au début des années 80 dans la punkitude.

Les leaders incontestables de ce mouvement sont les Dead Kennedys de Jello Biafra, une des personnalités les plus importantes de la scène musicale des années 80.

Dans ce Cd, on trouve quinze titres descendus en 35 minutes, dont certains sont des classiques (les phénoménaux « Kill the poor », « Holiday in Cambodia », le pamphlet « California über alles ») avec toujours les textes ravageurs de Biafra.

Ce punk-rock radical engagé invente avec un lustre d''avance ce que l''on nommera le rock alternatif dans tous les sens du terme (« amateurisme » revendiqué, labels indépendants, problèmes avec les « autorités », implications militantes, '...). Proche dans la démarche du Black Flag d''Henry Rollins, les Dead Kennedys (surtout Jello Biafra) seront un des pivots de la contre-culture américaine des années 80.

Mais ces agitateurs ont aussi de l''humour et du bon goût, la preuve étant donnée par leur reprise explosive de « Viva Las Vegas » le standard de Mort Shuman et Doc Pomus immortalisé par Elvis Presley.

Le plus grand disque punk Made in U.S.A. ? Le point d'interrogation est en trop.
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
C'est le cri primal, la déclaration d'intention originelle d'une bande de San-Franciscains colériques et radicaux, une galette punk et politique qui fera date aussi, c'est Fresh Fruit for Rotting Vegetables, premier opus d'un certain Jello Biafra et des ses Dead Kennedys. Enorme !
Il n'y a d'ailleurs qu'à scruter la liste des morceaux de ce tour de force de 1980 pour se convaincre qu'on tient bien là un sommet discographique du genre punk/hardcore : Let's Lynch the Landlord, Chemical Warfare, California Über Alles, Holidays in Cambodia sont quatre indéniables classique du genre, et les 10 autres titres de l'opus, dont aucun ne décevra l'amateur de musique agressive ET intelligente, d'un groupe ayant un vrai beau sens de l'humour mais aussi une vraie conscience politique et sociale, complètent idéalement le tableau. Alors, certes, musicalement, on n'a pas exactement affaire à des virtuoses mais l'intérêt est ailleurs, dans l'incroyable énergie, la saine et fière conviction d'un quatuor mené par un vocaliste possédé (Jello) bien secondé par un bloc façon char d'assaut qui terrasse tout sur son passage.
Comme en plus cette version "Deluxe" propose les titres complémentaires d'époque, qu'on peut aussi retrouver sur l'excellente et essentielle compilation Give Me Convenience or Give Me Death, les gouteux Police Truck et Too Drunk en particulier, il n'en faut pas plus pour qu'on célèbre, sans long discours mais avec un réel enthousiasme, un authentique classique du punk/hardcore.
Fresh Fruit for Rotting Vegetables, dont l'influence se ressentira chez la plupart des groupes du genre, est ce qu'il est tenu d'appeler un incontournable de Dead Kennedys qui ne le sont pas moins, c'est aussi simple que ça.

Jello Biafra - lead vocals
East Bay Ray - lead guitar
Klaus Flouride - bass, backing vocals
Ted - drums
&
6025 - rhythm guitar on "Ill in the Head"
Paul Roessler - keyboards
Ninotchka - keyboards, backing vocals
Dirk Dirksen - backing vocals
Bobby Unrest - backing vocals
Michael Synder - backing vocals
Bruce Calderwood - backing vocals
Barbara Hellbent - backing vocals
HyJean - backing vocals
Curt - backing vocals
Chi Chi - backing vocals
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9 sur 11 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 1 septembre 2010
Worm était passé au local de répète après onze heures. En retard comme d'habitude et avec un disque à nous faire écouter. Je sais pas comment il faisait Worm, mais il avait toujours les disques avant les autres. Et il n'était jamais à l'heure. Ce soir-là, il emmenait le 33 des Dead Kennedys. Des punks californiens, nous apprit-il (ah bon yen avait dans le pays de la grosse soupe et des gens cool ?? De Linda Rondstadt ? De l'Hotel California ?).
On s'est installé tous les trois autour de l'électrophone et on a mis le disque. Evidemment on s'est pris « Kill the poor » dans la gueule. Pas à dire, ça dépotait. La voix chevrotante de Jello Biafra et ses paroles cruelles et ironiques, ça pouvait que nous plaire. On avait l'impression que c'était plus crade que nos groupes fétiches mais qu'en même temps ça se tenait mieux. Et puis qu'est-ce que ça speedait... « When ya get drafted », « I kill children », « Funland at the beach »... ces mecs jouaient à 300 à l'heure. On ne serait jamais capables de refaire ça. Didier pourrait peut-être. Moi j'aurais du mal à suivre. Mais Worm, non. Il était encore plus mauvais que moi (et puis il faudrait qu'il se décide un jour à changer sa pùtain de corde de ré).
Bon tout ça pour dire qu'on écoutait le disque et que cela modifiait instantanément nos perspectives. « California über alles », pfff abasourdis qu'on était ! Si on voulait jouer ces trucs il allait falloir bosser un peu plus.
Et puis il s'est passé cette chose énorme : le teppaz a attaqué la treizième chanson, « Holiday in Cambodia ». Vous imaginez ça, vous ? Trois keupons parigots fiers de ne savoir rien faire en terminale qui tombent, comme ça, sans préparation aucune, sur l'ultime morceau punk, le trou noir de l'ironie violente, la dernière seconde avant le big band ? Le coup parfait de l'avant et de l'après.
Ce qui s'est passé ensuite ? Pendant un certain temps on a écouté le morceau en boucle. Et puis on s'est fait saigner les doigts pendant des plombes pour le refaire. Je dois dire, sans trop me vanter, que finalement j'y arrivais pas mal. Faut dire que c'était gratifiant de balancer ces accords de basse en intro. Didier s'est fait les muscles lui aussi. Worm par contre il a pas suivi. Il ne changeait toujours pas sa pùtain de corde de ré et arrivait toujours plus tard, toujours avec un nouveau disque. Alors un jour on l'a viré. Ou il était tellement en retard qu'il n'était plus là. Je sais plus. En tout cas, on a passé une petite annonce dans Rock'n folk et un soir on a vu débarquer Sonia, pile poil à l'heure. Elle a sorti sa gratte, branché ses pédales de distorse et de réverb, tripoté les potards de l'ampli et balancé en enfilade les arpèges et les riffs de « Holiday in Cambodia », comme ça, juste pour tester le son. Avec Didier on s'est regardé en pensant la même chose : « Pourvu qu'elle veuille bien de nous ».
Sonia... Tout ça c'est grâce à « Fresh fruit » finalement.
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fan de metal et de punk c'est par l'intermédiaire de reprises de certains de mes groupes que je me suis lancé sur l'achat de ce grand classique du keupon!Et quelle claque je me prend!Les riffs sont hyper speed et parfois plus "lourd",la basse est à donf',la batterie au son bien sec vous explose la nuque et jello est tout simplement incroyable,menaçant,drole et enragé tout au long des 20titres (les deux à la suite) que comporte ce véritable classique du punk,et méme du rock en général....je n'ai qu'un seul probléme?entre "nevermind the bollocks" des pistols et "fresh fruit for rotten vegetables" des kennedys qui emportent la timbale dans mon coeur?!!!!!18sur20.ps:merci à metallica,sepultura,slayer,napalm death,guns n' roses....pour leur reprises!
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Voici un groupe qui m'a particuliérement marqué dans les années 80,esprit corrosif et engagé avec des textes fort. dommage qu'ils soient allé vers un son plus hardcore. Les morceaux de cet album que j'ai particuliérement apprécié sont Holidays in Cambodgia,California Uber alles....
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le 8 juillet 2014
Le punk californien des célèbres Dead Kennedys ou DK comme on dit entre les initiés est un incontournable. Cet album accompagné de son DVD est un véritable délice et une bonne entrée en matière au punk de toutes les générations.
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le 20 novembre 2012
Pour ceux qui aiment le punk rock et la voix de monsieur Biafra; ce premier album trouve facilement sa place chez vous!
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le 17 avril 2012
Le punk-hardcore américain est un style volontairement ignoré et méprisé par les media du rock. Ces mêmes media qui, faux-jetons, ont lancé le "grunge" au début des années 1990, faisant croire à une nouveauté alors que tout existait déjà 10 ans auparavant (sous la dénomination de punk-hardcore). "Fresh Fruit for Rotting Vegetables" est un des albums les plus importants de l'histoire du rock (ça, on ne vous le dira jamais), une des oeuvres fondatrices du punk-hardcore. Les morceaux sont courts, ça va vite, le son est sec comme un coup de trique, on va droit à l'essentiel. La voix étrange et chevrotante du leader Eric Boucher (alias Jello Biafra) fait penser à un personnage de dessin animé et convient bien à certains morceaux comiques comme "Your Emotions", "Chemical Warfare" ou "Stealing People's Mail". On retouve également sur cet album "California Über Alles" (qui sera repris des années plus tard en version rap par The Disposable Heroes of Hiphoprisy). Le morceau "Ill In My Head" évoque un vieux film d'horreur en noir-et-blanc et permet une transition vers le morceau suivant, le plus "sérieux" et le plus abouti de l'album, "Holiday in Cambodia": un vertige de guitares, une évocation hallucinante de la jungle asiatique, entre fièvre et opium, violence et béatitude. En l'écoutant, on revoit les images de "La 317ème Section" de Pierre Schoendoerffer (mêmes lieux mais autre époque). Au fond, les Dead-Kennedys étaient trop sarcastiques et trop engagés politiquement pour connaître un succès populaire. Ils n'en restent pas moins un groupe qui a marqué son époque par un style unique.
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