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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La mort a trouvé sa bande son..., 1 novembre 2014
Par 
orion (Vinland) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Slowly We Rot (Album vinyle)
Milieu des années 80, du côté de la Floride, les deux frangins Tardy, Donald (batterie) et John (voix), Allen West (guitare), Trevor Peres (guitare) et Jerome Grable (basse), élevés au bon grain (Celtic Frost et le premier album de Possessed) fondent leur propre groupe, histoire de pousser le bouchon de l’extrême encore un peu plus loin. Tout d'abord baptisé Executioner, le groupe vire le E du début (à cause d’un groupe homonyme de l’autre côté des States) et devient donc Xecutioner. Sous cette forme, ils enregistrent plusieurs démos.
En 1987, alors que Death sort son premier album, le groupe se voit proposer ses débuts discographiques avec deux de ses titres sur la compilation Raging Death, compilation qu'ils partagent avec d'autres groupes prometteurs du coin : Sadus et R.A.V.A.G.E. (futur Atheist). Ces titres, "Like The Dead" et "Find the Arise", on peut les retrouver en bonus sur la réédition ici présente. "Find The Arise" étant également reprise sur le second album du groupe, "Cause Of Death" dans une version un peu différente.
Après la sortie de cette compilation, Grable est remplacé par Daniel Tucker à la basse.

Les titres de la compil sont tombés dans l’oreille d’un certain Monte Conner, le futur boss de Roadrunner Records qui propose à Xecutioner d’enregistrer son premier album. Mais il leur faut d’abord changer de patronyme. Ce qui est fait et Xecutioner devient donc Obituary ("nécrologie", histoire de bien coller à la thématique d'ensemble). Ce changement de nom est quelque part une prise de risque car Xecutioner jouissait d’une certaine notoriété dans l’underground à ce moment-là.

Nous sommes en 1989, le premier album du groupe est sur le point d’être enregistré. Nos cinq jeunes gens (Donald, le plus jeune, n’a que dix-neuf ans) arrivent en studio armés de huit titres, mais le label trouve que l’album risque d’être un peu court et demande au groupe de composer quelques titres de plus. "Bloodsoaked", "Suffocation", "Deadly Intentions" et "Intoxicated", écrits en quatrième vitesse, sont donc ajoutés à l’album au dernier moment. Et on se dit que le label a eu raison d’insister car même avec ces quatre titres en plus, l’album ne dure que trente-cinq minutes.
L'enregistrement est vite expédié lui aussi et confère à l'album un son garage de la mort. C'est pourtant le pas encore célèbre Scott Burns qui s'est chargé de l'enregistrement, sur un huit pistes. Eh oui, il faut bien commencer un jour... En tout cas, ce qu'on entend là est pour le moins cru.

Ce qui frappe d'entrée, c'est ce chant (peut-on appeler ça un chant ?) de John Tardy. Parce que, écoutez un peu son premier beuglement (sur le début de "Internal Bleeding"). Ca ne vous fait pas froid dans le dos, ça ? Ca sent le truc pas sain, et là on repense au cadavre en décomposition de la pochette. Mortel ! L’effet est renforcé par le fait que la voix est mixée bien en avant. Son chant est en grande partie responsable du succès du groupe car c’était du jamais entendu à l’époque. En plus, il ne chante pas vraiment puisqu’il n’y a pas vraiment de textes. John hurle, vocifère, éructe des sons qui se rapprochent parfois de mots et qui forment parfois des phrases ("‘Til Death", "Stinkupuss"). De là à dire qu’il chante de vrais textes, il y a un pas qu’il est difficile de franchir. A ce propos, on note une pointe d’humour de la part du groupe sur "Words Of Evil" puisque le titre est quasiment un instrumental si l’on enlève le "Words Of Evil" beuglé par John d’entrée et un autre hurlement un peu plus loin.
Obituary sur cet album envoie de sacrées cartouches. Il n’est pas encore le groupe de Death qui propose des tempos ralentis et écrasants comme ce sera le cas dès l’album suivant. Là, ça speede drôlement : "Internal Bleeding", "Godly Beings" (là encore, la voix de John semble venir d’outre-tombe), "Gates To Hell", "Words Of Evil", même si l’on trouve déjà quelques ruptures brutales avec des parties bien lourdes ("Godly Beings", "Slowly We Rot"). Les morceaux sont vite torchés (on dépasse rarement les trois minutes et seul "Intoxicated" dépasse les quatre minutes). Donald déploie des tapis de double aux moments opportuns tandis que les solos d’Allen West semblent eux aussi venir du plus profond de la Terre ("‘Til Death"). Sans compter les mélodies et sonorités inquiétantes (l’intro de "Slowly We Rot").
Avec Obituary, on avait trouvé une musique qui fout les boules.

L'accueil de l'album fut excellent dans le petit monde de l'extrême, alors à la recherche de sensations toujours plus forte. Obituary repoussait encore les limites du soutenable par sa musique et son imagerie (la photo des membres du groupe tous pendus au dos de l’album, ça a eu son petit effet).
En terme d’influence, cet album d'Obituary (avec celui de Morbid Angel paru cette même année) marque la rupture entre le Thrash/Death des débuts et le Death Metal à proprement parler.
Avec Death et Morbid Angel, Obituary s’impose comme le leader d’un nouveau genre.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com" dans la rubrique "back to the past".
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un must, 11 mars 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Slowly We Rot - Remasterisé (CD)
Pour leur premier album,les floridiens frappent fort et délivrent un album qui révèle une véritable personnalité.
Il est bien évident que la voix particulière de John Tardy est la principale raison à tout cela (PERSONNE ne sonne comme ce type!!!) mais, malgrès tout, ce n'est pas l'unique explication.
L'excellente section rythmique se taille, avec brio,la part du lion:le duo basse\batterie fait un travail remarquable et seconde parfaitement la guitare rythmique de Trevor Peres, qui assène des riffs simples mais terriblement efficaces.
Sur cette rythmique prépondérante surgissent, par moments, les soli brefs(souvent) et clairs d'Allen West.Pas toujours des plus techniques mais plutôt inspirés et bien placés...Ceux ci ne font d'ailleurs qu'appuyer l'ambiance morbide de l'ensemble.En effet, bien que le son de l'album manque un peu de puisssance (mais l'album date de 1989!!), celui-ci est suffisamment particulier et efficace pour créer une ambiance réellement sombre(on sent l'influence de Celtic Frost...pas que dans l'ambiance d'ailleurs....).

Bien que l'on sente la marge de progression du groupe(travail à faire sûrement sur les solos, sur la cohérence de sa musique (on sent que si le groupe paufinait la structure de certains morceaux, le résultat gagnerait probablement en efficacité)),le death carré et globalement mid-tempo (même si on a droit néanmoins à de multiples changement de rythmes) d'Obituary fait mouche.
Ajoutons à cela des paroles qui sont autant de litanies morbides et nous avons sans aucun doute possible un album de death metal qui compte et qui a marqué la scène...
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Premier chef d'oeuvre, 29 octobre 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Slowly We Rot - Remasterisé (CD)
S'il ne devait rester qu'un album d'obituary ce serait celui-là. Le groupe définit son style sur cet album: death metal ultra lourd, son énorme, ambiance lugubre et voix difficilement imaginable. Même si cet album semble naïf, si la production n'est pas parfaite et si les morceaux semblent parfois ne pas être tout à fait finis, Obituary définit son territoire et restera le maître incontesté du death metal.
Slowly We Rot ou la rencontre de Black Sabbath (pour la noirceur et la lourdeur) et de Venom (pour la fuerie).
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1 internaute sur 4 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 bien bien bien, 22 octobre 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Slowly We Rot - Remasterisé (CD)
Voilà un album qu'il est bon!!
Il s'agit du premier album d'Obituary. Et quel premier album!! Cependant, pour ceux qui ne connaissent pas le groupe, la voix du sieur Tardy risque de demander un petit temps d'adaptation. "Slowly we rot" reste cependant un album eponyme du death metal.
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Slowly We Rot - Remasterisé
Slowly We Rot - Remasterisé de Obituary (CD - 2002)
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