undrgrnd Cliquez ici RLit nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos FIFA16 cliquez_ici Rentrée scolaire Shop Fire HD 6 Shop Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Bijoux Montres Montres

Commentaires client

1
4,0 sur 5 étoiles
5 étoiles
0
4 étoiles
1
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0
Deeds, Not Words
Format: CDModifier
Prix:13,00 €+Livraison gratuite avec Amazon Premium

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Enregistré en septembre 1958 à une époque où le hardbop faisait un tabac, ce disque de Max Roach se démarque toutefois des albums qu'il avait enregistré aux côtés de Clifford Brown (écouter la série historique parue chez Emarcy...). Jouant plus sur la ride qu'un Art Blakey par exemple et se privant de l'instrument harmonique par excellence, à savoir le piano, Max, figure centrale de ce collectif légendaire, met l'accent sur l'exploration mélodique et le raffinement harmonique tenu par les soufflants. Un côté fanfare aussi (rendu possible par la présence d'un tuba - Lester Bowie et même Dave Douglas diront s'être inspirés de cet opus (respectivement dans Odyssey of Funk & Popular Music et Brass Ecstasy At Newport). C'est enfin et surtout l'occasion pour Max de présenter un jeune trompettiste (Booker Little) alors âgé de vingt ans et possédant déjà tous ses moyens... Un son très généreux, précis, mélancolique et néanmoins roboratif (1).

Les autres intervenants sont George Coleman au sax ténor (un musicien hélas sous-estimé encore aujourd'hui, et pourtant, quel phrasé...), Ray Draper au tuba (il utilise ici l'instrument plus comme un témoin mélodique qu'harmonique - écouter son solo sur "Filide" -), et enfin Art Davis à la contrebasse. Bref, on a là une quinte royale, et chose assez rare pour l'époque (même si Chet et Mulligan avaient ouvert la voie...), pas de piano par ici. Une conception atypique, ou disons une conception en marge du jazz "mainstream". Autre surprise: alors que Max enregistrait pas mal de galettes chez Emarcy et Mercury, il fait ici une incursion chez Riverside, le label d'Orrin Keepnews. Le producteur nous explique qu'à cette époque, Max voulait expérimenter d'autres sonorités. Pari réussi. Se tourner vers l'un des labels les plus aventureux et chaleureux de l'époque allait donc de soi (Keepnews a toujours eu beaucoup de respect pour les musiciens, et leur laissait beaucoup de liberté)

Le répertoire est très alléchant: Il débute sur "You Stepped out of a Dream", une "fausse" ballade joué en 3/4 au début... C'est doux, et d'un raffinement exquis, avec la précision du phrasé de Booker Little, la rondeur et la profondeur du sax de Coleman (tout en contrepoint), et puis toutes ces suprises (la basse et le tuba servant d'appui rythmique sur les impros de Coleman et de Booker embarqués sur un tempo endiablé dont seul Max avait le secret). Le travail d'Art Davis est impressionnant. "Filide" poursuit dans le raffinement harmonique et mélodique (couleurs hispanisantes et mystérieuses). "It's You or No One" construit sur des harmonies casse-gueules et un solo d'anthologie de Booker valent leur pesant de « cacahuètes » (comme dirait Diz), "Jodie's Chacha" et "Deeds" sont du même tonneau (mettant en valeur le raffinement du jeu de Coleman et celui de Booker). Quant à "Conversation", c'est un solo absolu de Max (tout en syncope, avec des idées lumineuses) et puis y a cette plage en bonus, un duo avec le contrebassiste Oscar Pettiford, "There Will Never Be Another You", un truc carrément roboratif. L'ensemble est vraiment enlevé, et donne à entendre toute la cohérence d'un collectif exceptionnel. Après 43 minutes de bonheur, les souvenirs défilent comme des rouleaux de tambour.

__________________________________________________________________
(1) Malheureusement, le jeune surdoué de la trompette allait nous quitter des suites d'une grave maladie quelques années plus tard... Une perte sans équivalent dans le monde du jazz (même si l'on songe aussi à la disparition prématurée de Clifford Brown). Booker Little nous a laissés quatre albums en leadeur, dont Out Front, le plus abouti des quatre.
22 commentairesCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
     
 
Les clients ayant consulté cet article ont également regardé
Max Roach Drums Unltd.
Max Roach Drums Unltd. de Max Roach (CD - 2004)


Percussion Bitter Sweet
Percussion Bitter Sweet de Max Roach (CD - 1993)