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17 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une rencontre mythique...., 9 mai 2007
Par 
Philiplo (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Art Pepper Meets The Rhythm Section (CD)
La section rythmique en question ici est celle de Miles Davis : Red Garland au piano, Paul Chambers à la basse et Philly Joe Jones à la batterie (C'est la section rythmique qu'on entend par exemple sur l'excellent "Relaxin'"). En janvier 1957 le quintet de Miles est de passage à Los Angeles (avec le saxophoniste John Coltrane), et joue au club Jazz City. Leur renommée est déjà énorme dans le monde du jazz et au-delà. Art Pepper, n'est pas non plus un novice, mais il est en proie au doute. Il s'était fait un nom dans l'orchestre de Stan Kenton, puis dans ses multiples collaborations avec ses compagnons du jazz West-Coast. Depuis les années 55, il était à la tête de sa propre formation.
Les circonstances de cet enregistrement demeurent mythiques. Dans sa fascinante biographie, "Straight life" (Editions Parenthèses) Art Pepper raconte l'histoire de cette session. Son ami Lester Koenig, producteur chez Contemporary, profite de la tournée de Miles Davis pour convenir d'une date d'enregistrement avec la célèbre section rythmique. Lester Koenig et l'épouse de Art Pepper, Diane, décident de garder secrète l'information jusqu'au matin de la session, craignant que Art ne soit trop nerveux et angoissé pour accepter d'enregistrer avec un groupe de musiciens aussi exceptionnels. En effet Art Pepper traverse, comme souvent, une période dépressive et est en proie à ses démons (la drogue). Art Pepper n'avait pas joué de son instrument depuis quelques temps. Il raconte: «Diane me réveilla un matin et me dit : «Tu as une séance avec la section rythmique de Miles Davis». Art ne jouait plus. Son saxophone avait besoin de réparations. «Je n'avais pas touché à mon instrument depuis des semaines...Et j'allais devoir jouer avec la section rythmique de Miles Davis...!» (Extraits de Straight life par Laurie Pepper et Art Pepper; voir aussi le projet de film avorté sur Art Pepper sur le site tenu par son épouse Laurie).

Presque miraculeusement, cette session, mise en boite en une après-midi (5 heures de temps parait-il, car les compagnons de Miles jouaient le soir en club) s'est avérée donner naissance à l'un des meilleurs disques de jazz des années 50. C'est assez extraordinaire de penser que des artistes venus d'horizons si différents se sont trouvés immédiatement. En effet il peut être étonnant que Art Pepper et la section rythmique de Miles Davis soient autant en osmose. Art Pepper, certainement influencé par Charlie Parker, est plus proche artistiquement de saxophonistes comme Benny Carter (il a joué dans son orchestre au début des années 50) et Lester Young.
La séance débute par un bon « You'D be so nice to come home to » pris sur un tempo médium et puis Art Pepper se lance dans une excellente improvisation. C'était la mise en bouche. Ils enchainent ensuite par une impro collective « Red Pepper Blues ». Art Pepper et ses accompagnateurs de luxe livrent ici une version torride de sa composition fétiche «Straight Life», admirablement soutenu par les relances de Philly. Chacun des morceaux suivants est un régal. L'album se termine sur certaines éditions (vérifier avant l'achat) par un bonus "The Man I Love" avec un solo magistral à l'archet de Paul Chambers.

C'est un album essentiel du jazz moderne. Ceux qui l'apprécient pourront rechercher d'autres albums d'Art Pepper contemporain de celui ci, tel que le superbe «Intensity» ou le disque avec le mésestimé Warne Marsh "Art Pepper with Warne Marsh". Sans oublier aussi l'album culte de la West-Coast Art Pepper + Eleven: Modern Jazz Classics. La carrière de Art Pepper se divise en deux époques d'une part celle jusqu'en 1960 (avant son retrait prolongé à la prison San Quentin (voir le livre de Pierre Briançon "San Quentin jazz band" puis en cure au Synanon où il rencontrera sa seconde épouse, Laurie) et celle lors de son come-back dans les années 70. En particulier signalons dans la seconde période les disques au Village Vanguard avec Elvin Jones "Thursday Night At The Village Vanguard" et ceux des jours suivants, celui à Copenhague avec Duke Jordan "Art Pepper with Duke Jordan in Copenhagen 1981" ou les albums issus des concerts au Japon comme "Vol. 1-Unreleased Art", et bien d'autres.

Ce disque demeure l'un des enregistrements les plus importants de la carrière d'Art Pepper et constitue l'un des documents essentiels de cette époque.

PS: Trois ans plus tard, la parution de "Gettin' Together" constitue une forme de suite à cet album. En fevrier 60 Pepper retrouve une autre section rythmique Davisienne: Chambers, Wynton Kelly et Jimmy Cobb pour un autre album où Art Pepper, plus détendu sonne divinement.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Réédition d'un disque majeur, 14 mai 2010
Par 
Philiplo (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Art Pepper Meets The Rhythm Section (CD)
Voila une nouvelle réédition d'un album essentiel du jazz moderne. Ce disque demeure l'un des enregistrements les plus importants de la carrière d'Art Pepper et constitue l'un des documents essentiels de cette époque.

La section rythmique en question ici est celle de Miles Davis : Red Garland au piano, Paul Chambers à la basse et Philly Joe Jones à la batterie.
En janvier 1957 le quintet de Miles est de passage à Los Angeles (avec le saxophoniste John Coltrane), et joue au club Jazz City. Leur renommée est déjà énorme dans le monde du jazz et au-delà. Art Pepper, n'est pas non plus un novice, mais il est en proie au doute. Il s'était fait un nom dans l'orchestre de Stan Kenton, puis dans ses multiples collaborations avec ses compagnons du jazz West-Coast. Depuis les années 55, il était à la tête de sa propre formation.
Les circonstances de cet enregistrement demeurent mythiques. Dans sa fascinante biographie, "Straight life" (Editions Parenthèses) Art Pepper raconte l'histoire de cette session. Son ami Lester Koenig, producteur chez Contemporary, profite de la tournée de Miles Davis pour convenir d'une date d'enregistrement avec la célèbre section rythmique. Lester Koenig et l'épouse de Art Pepper, Diane, décident de garder secrète l'information jusqu'au matin de la session, craignant que Art ne soit trop nerveux et angoissé pour accepter d'enregistrer avec un groupe de musiciens aussi exceptionnels. En effet Art Pepper traverse, comme souvent, une période dépressive et est en proie à ses démons (la drogue). Art Pepper n'avait pas joué de son instrument depuis quelques temps. Il raconte: «Diane me réveilla un matin et me dit : «Tu as une séance avec la section rythmique de Miles Davis». Art ne jouait plus. Son saxophone avait besoin de réparations. «Je n'avais pas touché à mon instrument depuis des semaines...Et j'allais devoir jouer avec la section rythmique de Miles Davis...!» (Extraits de Straight life par Laurie Pepper et Art Pepper; ).

Presque miraculeusement, cette session, mise en boite en une après-midi (5 heures de temps parait-il, car les compagnons de Miles jouaient le soir en club) s'est avérée donner naissance à l'un des meilleurs disques de jazz des années 50. C'est assez extraordinaire de penser que des artistes venus d'horizons si différents se sont trouvés immédiatement. En effet il peut être étonnant que Art Pepper et la section rythmique de Miles Davis soient autant en osmose. Art Pepper, certainement influencé par Charlie Parker, est plus proche artistiquement de saxophonistes comme Benny Carter (il a joué dans son orchestre au début des années 50) et Lester Young.
La séance débute par un bon « You'D be so nice to come home to » pris sur un tempo médium et puis Art Pepper se lance dans une excellente improvisation. C'était la mise en bouche. Ils enchainent ensuite par une impro collective «Red Pepper Blues». Art Pepper et ses accompagnateurs de luxe livrent ici une version torride de sa composition fétiche «Straight Life», admirablement soutenu par les relances de Philly. Chacun des morceaux suivants est un régal. L'album se termine par un bonus "The Man I Love" avec un solo magistral à l'archet de Paul Chambers.

PS: D'autres éditions existent, on peut préférer l'original Contemporary ou encore cette autre réédition par Disconforme Crystal avec des bonus, ou encore, pour amateur fortuné, l'édition japonaise.
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5.0 étoiles sur 5 vive ART........, 15 octobre 2012
Par 
CAHLIREV (Sainté) - Voir tous mes commentaires
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Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Art Pepper Meets The Rhythm Section (CD)
Que rajouter au commentaire précédant vraiment trés trés compet une véritable biographie ci ce n'est que cet album est bon du jazz west coast de rêve, INDISPENSABLE
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