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The Great Jazz Piano Of Phineas Newborn Jr.
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Découvert par Count Basie et John Hammond au milieu des années 1950, Phineas Newborn Jr. obtient un succès critique grâce à ses premiers albums parus chez Atlantic et RCA, puis disparaît à Los Angeles, où il mène une vie d'anachorète camé et dépressif, s'autorisant en tout et pour tout quelques sorties au It Club...

The Great jazz piano of Phinas Newborn compile deux sessions datant de 1961 et 1962. Accompagné de Leroy Vinnegar (le roi de la walking bass) et de Milt Turner sur la première face ; de Sam Jones et Milt Turner - deux anciens collaborateurs de Cannonball Adderley - sur la seconde, le protégé de Count Basie nous livre un panorama complet de son talent : swing, émotion, mélodies, virtuosité, rien n'y manque, pas mêmes deux compositions originales: Theme for Basie (qu'il avait l'intention d'orchestrer pour le band de Basie) et New Blues, un blues lent. Il en exsude une châleur, une gaieté d'autant plus profonde qu'elle s'est épanouie en enfer: bien qu'influencé par Fats Waller, Nat Cole, Charlie Parker et, plus tard, Art Tatum, le jazz de Phineas semble en effet avoir mûri au son du ragtime et du blues ; c'est la musique au son de laquelle Dean Moriarty, Neal Cassady et Jack Kerouack se consumaient dans les caboulots du Mexique et d'ailleurs, gitons hilards perdus entre De profundis et la folie orgiaque. Doté d'un style musclé qui repose sur des lignes parallèles jouées à l'unisson, à deux octaves d'intervalle, son jeu a ici quelque chose de percussif, même si Phineas fait montre de plus de retenue qu'Horace Silver. Il est également virtuose, encore que moins avidement qu'Oscar Peterson et technique, bien que moins démonstratif qu'Art Tatum. En fait, Phineas était eux tous à la fois, et peut-être cela lui a-t-il nui. L'on peut en effet penser qu'une association avec les Messengers ou tout autre camp identifiable lui aurait permis d'obtenir une reconnaissance plus pérenne de la part des critiques comme du public...

Mais, entre les affres de la drogue et celles de la dépression, Phineas n'avait pas le temps de signer des contrats. Alors, quand il était à même de jouer, il jouait. Et, comme il se savait pressé, il ne perdait pas une seconde. L'incandescent pianiste a traversé le monde du jazz comme une étoile filante traverse la nuit, laissant derrière une oeuvre d'une poignante légèreté - c'est la musique des choses perdues - qui sonne et résonne encore comme les plus belles lignes d'un roman de F.S. Fitzgerald.
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Difficile de parler de jazz lorsqu'on est pas tombé dedans tout petit. Y'a-t-il même un intérêt pour un néophyte de faire un commentaire sans faire partie du sérail? Phinealement oui! Trop souvent les commentaires des hyper-spécialistes sont intimidants, avec trop de références, de comparaisons, d'historiques et bien que tout cela parte d'un très bon sentiment on se retrouve parfois à avoir acheté des Cd qui laissent...pantois! (faute d'un conseil pas très ciblé).

J'ai découvert cet enregistrement de Phineas Newborn grâce à Freddiefreejazz et lui en suis reconnaissant. Très bon signe: je l'ai écouté deux fois de suite sans interruption presque dans un état d'excitation, chose qui ne m'est pas toujours arrivée (c'est un euphémisme!) même parfois avec les plus grands.

je n'y ai pas trouvé de temps morts, ni de démonstration ou de virtuosité gratuite (notion très paradoxale et subjective il est vrai), mais une sorte d'évidence, comme ces lieux ou ces personnes que l'on découvre pour la première fois et qui pourtant vous donnent l'impression de les connaître depuis longtemps, un genre de familiarité du talent. Hormis ses deux compositions (Thème For Basie et New Blues) je pourrais dire que Phineas se réapproprie les morceaux des grands maîtres avec une maestria confondante, mais comme je ne connais pas les originaux, ce serait un brin présomptueux!

Phineas Newborn combine à lui seul ce que j'aime dans le piano jazz: du lyrisme mais sans mièvrerie, de belles harmonies mais pas uniquement des accords plaqués, un sens du rythme assez phénoménal, toujours inventif, surprenant. Surprenant est le terme qui convient bien à Phineas Newborn, on ne s'ennuie jamais, pas de redites mais beaucoup de choses à dire.

Excellents et inventifs comme les quatre musiciens qui accompagnent le pianiste (qui jouent en osmose serait plus correct). Deux par face (vinyle à l'origine,1961-1962),Leroy Vinnegar(contrebasse) et Milton Turner (drums) sur la première face et Sam Jones (basse) et Louis Hayes (batterie) sur la deuxième.

Malgré ce que j'ai encore à découvrir, ce Great Jazz Piano Of Phineas Newborn Jr. restera sans doute un jalon incontournable à marquer d'une pierre blanche et du sceau d'un talent aussi original que trop tôt disparu.

Néophytes de tous bois, tentez le coup, vous ne le regretterez pas.
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4 sur 5 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Bien sûr, dans la discographie du pianiste, l'on pourra toujours préférer Here Is Phineas (RCA, 1956) et l'on aura raison (lire le com' de nicolaslejardinier). Mais à une époque (1962-63) où Bud Powell n'était plus que l'ombre de lui-même (ou presque), il était normal que l'on fasse l'éloge de ce pianiste né dans le Tennessee (lire les notes de pochette de Lester Koenig). Car une chose est sûre, Phineas Newborn (1931-1989) que l'on a aussi comparé de façon abusive à Oscar Peterson et Art Tatum (une technique phénoménale et ce style bien ancré dans le bop) était un pianiste à part. La sonorité sous ses doigts était fondamentalement autre, différente de tous ces pianistes qu'on avait entendus jusqu'à présent. Un style identifiable dès les premières notes (développement, variations). Et malgré tous les superlatifs dont on a pu l'affubler, Phineas, c'était surtout un livre ouvert, un sentiment de vécu à nul autre pareil. J'ai bien aimé le commentaire précédent, parce qu'il insiste effectivement sur ceux qui étaient en marge à cette époque-là, les Jack Kerouac et autres personnages singuliers auxquels on pense forcément en écoutant cet opus extraordinaire (et si John Cassavetes avait, quelques années auparavant, fait appel à Phineas et à Charles Mingus pour réaliser son premier film, "Shadows", ce n'était certainement pas un hasard...).

Phineas pouvait vous arracher des larmes, mais aussi se faisait admirablement l'écho des années 60. Bref, pour les mélomanes, il y a toujours un avant et un après Phineas. Alors qu'Oscar Peterson était un sacré "entertainer", Phineas Newborn était davantage un conteur. Mieux un moderniste, comme le dira Leonard Feather dans les colonnes de Downbeat, lors de la parution de cet album. Son intérêt pour la musique classique ainsi que sa connaissance exceptionnelle en termes d'harmonies, lui avaient étendu le champ des possibles en termes d'idées mélodiques.

The Great jazz piano of Phinas Newborn qui regroupe deux sessions fut enregistré entre deux albums tout aussi indispensables, à savoir A World Of Piano (1960) et The Newborn Touch (1964). La première session studio ici présente fut donc captée en novembre 1961 en compagnie de Sam Jones et de Louis Hayes (Face A), la seconde en septembre 1962, aux côtés de Leroy Vinegar et Milt Turner (Face B). L'on pourra toujours regretter cette absence de rythmique régulière dans la discographie du pianiste. Mais qu'importe après tout. Le répertoire est ici de premier choix et les intervenants sont plus que convaincants. Entre compos originales et standards magnifiquement revisités, des standards, faut le noter, composés par quatre pianistes majeurs: Bud Powell (Celia), Bobby Timmons (This Here), Thelonious Monk (Well, You Needn't) et Duke Ellington (Prelude to A Kiss). Les autres compos sont de deux saxophonistes incontournables: Sonny Rollins (Way Out West) et Benny Golson (Domingo). Enfin la dernière pièce qui conclut admirablement cet album parfait de bout en bout est une pièce de Miles Davis (Four). On ne pouvait rêver mieux. Bien entendu, on retiendra tous les morceaux, aucun n'étant en dessous de l'autre. Pour qui aime le piano, c'est de l'or en barre. Maîtrisant tous les codes du jazz, Phineas met beaucoup d'émotion dans chacune des pièces présentes. Un disque forcément indispensable dans toute cédéhèque digne de ce nom.
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2 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 25 mai 2012
Dès le première notes on comprend l'immense talent que possède ce pianiste hors paire et qu'il fera partie évidemment des grands de ce monde de jazzmans que l'on oubliera pas. les attaques sont belles et franches , l'imagination débordante , bref, un très bon et beau disque à avoir
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le 14 décembre 2009
Lorsque, comme moi, on n'est pas musicien il me semble que l'on ne peut dire qu'une chose: merveilleux !
A conseiller sans réserve: Phineas Newborn Jr est le compagnon des plus grands.
Tout ce qu'il a publié (en solo ou en petites formations) chez Contemporary, Atlantic, RCA ... mérite le même commentaire.
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