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5.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE BENOIT FELLER MAGAZINE ROCK&FOLK, 29 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gilded Palace of Sin (CD)
CHRONIQUE DE BENOIT FELLER MAGAZINE ROCK&FOLK SEPTEMBRE 1981 N° 176
1° Album 1969 33T Réf : A & M SP 4175 us
Les très grandes oeuvres engendrent toujours la sensation d'avoir chanté non seulement les rêves et les névroses de leurs créateurs, mais aussi ceux d'une époque. Et c'est davantage qu'une coïncidence si les deux plus grands disques, celui-ci et le « Everybody Knows This Is Nowhere's » de Neil Young, partagent, au-delà d'une beauté musicale qui dans le country-rock ne devait jamais être surclassé, une âme commune. Les deux albums sont sortis la même année, en 1969. L'un et l'autre ont fondé le genre, en incarnent l'essence et en résument à eux seuls le message, message que la plupart des groupes postérieurs devaient se charger, le style une fois populaire, de complètement transformer et amoindrir. Car la vision du country-rock qui habitait Gram Parsons et que, surtout ici, il exprima, n'était pas vraiment celle de l'art heureux et sautillant dont ses mille et un plagiaires ont cultivé l'image. A l'instar de celui de Neil Young, « The Gilded Palace Of Sin » est un disque tragique, pathétique même, où ondulent des forces fantasmagoriques intenses et dont suintent les obsessions jamais étouffées de la mort de l'échec et de la déchéance « Hippie Boy ». Et que ces onze chansons célestes, pour torturées qu'elles soient, semblent en apparence rouler avec légèreté était peut-être suprême pudeur et suprême classe de la part de l'Ange déchu (mais surtout inspiré) parvenu à vingt trois ans au sommet de son art, et de l'art tout court.
Aucune emphase ici, pas de mise en scène dramatique, juste ces mélodies extraordinaires (« Dark End Of The Street », »Hot Burrito 2 », « Wheels ») chantées d'une voix dont le timbre est l'un des plus purs de l'histoire du rock, une voix formée par et pour le country, celle d'un homme « né pour faire frissonner les autres », comme l'écrivit Bernie Leadon après sa mort de Parsons et jouées par des maitres : Sneeky Pete Kleinow, pedal-steel guitariste, un pionner et virtuose de l'instrument, Chris Hillman (guitare, mandoline), membre original des Byrds qui avait quitté Roger Mc Guinn sur les traces de Parsons, après le court passage (trois mois) de ce dernier dans le groupe , et enfin Chris Ethridge, bassiste, un session man de Los Angeles. La pure osmose de ces quatre forts talents, la fusion musicale et humaine sensibles ici sont sources d'atmosphères d'une puissance (« Hippie Boy », «Do You Know How It Feels ») et d 'un lyrisme (« My Uncle », « Juanita », « Hot Burrito 2 ») égaux à ceux des plus belles réussites de Dylan. De l'ouverture du disque à sa conclusion, de « Christine 's Tune » à « Hippie Boy », on «éprouve l'impression d'entendre un hymne. Et c'est vrai que « My Uncle » ou « Wheels » furent comme les hymnes d'une génération hagarde qui crut à des mirages. L'énergie trouble qui secoue l'ensemble et le fait progresser, titre après titre, culmine à la fin de la seconde face dans « Hippie Boy », un talking-blues qui raconte l'histoire d'un paumé. Et là, sur fond musical poisseux où brûle particulièrement la pedal-steel de Sneaky Pete et qui semble parodier l'atmosphère des ces cabarets anonymes américains plantés entre deux stations-services, Gram Parsons laisse tomber les mots les plus désabusés jamais écrits au sujet des « High-school drop out ».
« Hippie Boy » est la peinture quintessentielle de l'Amérique de la fin des Années Soixante, d'une jeunesse qui courut après elle-même jusqu'à l'autre bout de cette route dont Jack Kerouac fut le chantre. Et quand les chaeurs s'envolent pour un final effrayant, conclusion de ce disque sublime, on a compris que Gram Parsons posait sur la vie des yeux sans illusions et sans espoir.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une référence country., 17 juillet 2010
Par 
jean-claude "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gilded Palace of Sin,the (Album vinyle)
Gram Parsons et Chris Hillman quittent les Byrds pour former le Flying Burrito Brothers (Parsons au chant, aux claviers et à la guitare/Hillman, au chant, à la guitare rythmique et à la mandoline/Sneaky Pete Kleinow à la pédale steel guitare/Chris Ethridge à la basse électrique et au piano), juste après avoir contribué à la référence country du groupe, l'énorme Sweetheart Of The Rodeo (1968). Bien leur en a pris, les enfants. Car Parsons et Hillman, dingues de country moderne, signent ce magnifique album : The Gilded Palace Of Sin (printemps 1969). Ecrit principalement par les deux compères dans le Burrito Manor (une maison située dans la vallée de San Fernando), le résultat est merveilleux avec des mélodies surprenantes, accrocheuses, certainement les meilleures du duo Parsons/Hillman. Parsons, notamment, n'avait pas son pareil pour pondre des merveilles de country. Il nous en fournit l'heureux constat ici avec Hot Burrito 1 et 2, Sin City. Comme tous les très bons groupes de cette époque (et leur grands albums), FBB n'aura pas le succès commercial mérité, à sa sortie. L'honneur est sauf depuis, et de nombreux groupes y ont puisé leur inspiration, le LP suscitant des vocations (Emmilou Harris, Linda Rondstadt, Eagles). Cet album m'a surpris par sa délicatesse, sa douceur, son côté mélodieux. Parsons, au chant, n'a jamais été aussi convaincant, les harmonies vocales jamais été aussi efficaces en soutien et la steel guitare du dénommé Sneaky Pete Kleinow est une pure merveille, véritable lien entre la country et le rock psychédélique. Ce disque est leur point d'orgue comme l'est le satirique Hippie Boy sur cet album. Je vais vous faire une confidence. Le country-rock n'a jamais été ma tasse de thé à l'époque 60/70. Il était vraiment marginalisé et avouer une faiblesse pour ce genre musical, c'eut été être out, en dehors du coup. Voilà pourquoi, beaucoup ont zappé ces groupes comme les Flying Burrito Brothers. Depuis, j'ai découvert de grands disques de country dont ce Gilded Palace Of Sin. Et je peux vous assurer que, si je ne l'ai pas écouté mille fois, je ne l'ai pas écouté une fois. Laissez-vous tenter, le jeu en vaut la chandelle
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Dans mes heures les plus sombres..., 7 janvier 2006
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gilded Palace Of Sin (CD)
Amateur de Eagles et autres Fleetwood mac passer votre chemin! Les flying burrito brothers sont de vrai musiciens de country. Un des groupes préférés de Bob Dylan et de Johnny Cash. Avec comme chanteur et musicien une personne comme Gram Parson, ce groupe fut un groupe éphémère mais magique!Quatre ans plus tard notre brave Gram serait incinéré par ses amis au milieu du desert suite a une overdose... rock'n'roll quand tu nous tiens! Alors croyez moi, The gilded palace of sin est un des meilleurs album des années soixante, alors ruez vous dessus, car de plus il est tres rare!
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5.0 étoiles sur 5 Ancienne époque, 3 avril 2015
Par 
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gilded Palace of Sin (CD)
Amoureux de la musique, si vous ne connaissez pas Gram PARSON précipitez-vous sur ce CD. Choisissez bien la version qui comporte les 2 premiers albums du Flying Burrito... Revisionnez le film Gimme Shelter (remember Altamont) ce groupe à l'existence si brève y fait une apparition juste avant le départ de Gram PARSON, l'un des membres maudits du club des 27 ans !... Découvrez la première version enregistrée de Wild Horses que les pierres qui roulent graveront quelques mois plus tard sur Sticky Fingers.
Décidément à ne pas manquer !
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Gilded Palace of Sin
Gilded Palace of Sin de The Flying Burrito Brothers (CD - 1994)
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