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500 PREMIERS RÉVISEURSle 16 novembre 2013
Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'existe pas beaucoup de disque de jazz avec une pochette en noir et blanc. On trouve cependant celui ci, pas très connu, et pour cause : Albert Ayler, saxophoniste d'avant-garde, adorait reproduit le son du poulet que l'on occit, un peu comme Yusef Lateef d'ailleurs, mais avec un ustensile différent, sax soprano pour l'un (ténor parfois...) et flûte traversière pour l'autre...Malgré cela (ou peut-être à cause...), John Coltrane ne tarissait pas d'éloges sur lui et Albert Ayler sera l'un des deux seuls saxophonistes, avec Ornette Coleman, autorisés à jouer lors des obsèques du maître...

En 1962, Albert Ayler est au Danemark, pays où il séjournera régulièrement et qui, comme d'autres pays scandinaves de l'époque, sera fréquentés assidument par la crème des jazzmen noirs américains souhaitant échapper aux rigueurs de la ségrégation raciale (Kenny Drew, Don Byas, Don Cherry, Dexter Gordon...). C'est donc accompagné en partie d'un quartet local qu'il enregistre cet album qui n'est déjà plus du be bop et pas encore tout à fait du free jazz (enfin si un peu quand même !). On retrouve donc, outre Albert Ayler au sax tenor et soprano, Niels BrØnsted au piano, Niels Henning Ørsted Pedersen à la basse et Ronnie Gardiner à la batterie.

Le disque, si l'on excepte la courte introduction parlée de Albert Ayler, ne comprend que 5 titres dont 4 standards: "Bye Bye Blackbird", qui a déjà connu une multitude d'interprètes (Miles Davis, John Coltrane, et même Paul Mc Cartney !), dans une version dominée par un sax soprano très...avant-gardiste ! On trouve ensuite le "Billie Bounce" de Charlie Parker dans une version plus classique au sax ténor, qui exhale cependant un petit parfum free. Puis, vient le moment pour Albert Ayler de s'attaquer au monument que constitue le "SummeRtime" de Gershin et là, la déconstruction/reconstruction du standard qu'il effectue est assez bluffante ! Sans conteste le meilleur titre de l'album. On termine la série des standards avec une musique de film, "On green dolphin street", popularisée dans sa version jazz par Bill Evans et elle aussi reprise par de multiples interprètes (Miles Davis, Grant Green...). La version proposée ici par Albert Ayler marie un sax ténor aux volutes free avec un accompagnement plutôt classique. Un mélange de feu et d'eau assez réussi !

Le dernier morceau "C.T", unique titre signé du saxophoniste, est le seul à apparaitre ouvertement free dans toutes ses composantes. Tellement libre qu'on y entend même quelques notes de "la Marseillaise" (11:20 mn)! Ce qui n'est guère surprenant lorsque l'on sait que Albert Ayler avait effectué, dans les années 50, une partie de son service national en France au sein d'un orchestre militaire américain...Albert Ayler connaîtra hélas une fin tragique à 34 ans (comme Bird...), Il sera retrouvé mort noyé dans le port de New York en 1970. Les editions "le mot et le reste" lui ont consacré recemment une biographie intéressante Albert Ayler : Témoignages sur un holy ghost

Un disque intéressant, mais qui ne plaira pas à tout le monde...
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