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le 15 juillet 2004
Quelle que soit l'affection que le fan peut avoir pour telle ou telle période dans la brillante carrière de Rush (Hard à moustache, progpop néo police, synthé ou fusionhard) là est l'évidence : ce disque est un monument. Aucun titre faible, deux standards de folie qui continuent à éléctriser les foules aujourd'hui (cf. le récent DVD live "In rio" pour voir la puissance jubilatoire de "Tom Sawyer" et 'Limelight". Deux morceaux qui sont une leçon de hard rock pour quiconque : ce qui fait le riff c'est le silence entre les notes et la mise en place de la batterie, son entrée dans le morceau (allez réécouter l'attaque de Neil Peart dans "Tom Sawyer"). Les arrangements sont exceptionels de finesse et de virtuosité, le son est dantesque et les trois canadiens renvoient tout le monde à l'école. Quant à l'instrumental, "YYZ", des générations de bassistes et batteurs de part la monde sont retournés à l'apprentissage de la flute à bec et des clochettes tibétaines après l'audition de ce traumatisme. Le grand fan de Rush que je suis apprécie l'intelligence et la continuité de leur carrière et notamment la capacité de remise en question de ses propres certitudes (ce qui donne de très bons disques comme 'Test for echo" ou des bombes comme le dernier "Vapor Trails" et qui évite l'apathie et le ronronnement), mais s'il ne devait y avoir qu'un seul album de Rush à rester ce serait celui-ci, car ici Rush parvient à concentrer sur la format de morceau courts et percutants les longues aventures des albums précédents et plus prog. Concision, songwriting, puissance, musicianship extraterrestre, ce disque est immense.
11 commentaire|29 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
"Moving Pictures" préfigure la période "synthétiseur" du trio canadien sans y appartenir complètement. Cette période est d'aileurs souvent injustement décriée par les fans purs et durs qui oublient parfois de replacer la musique dans son contexte.
Cet album est tout simplement une synthèse de ce que Rush fait de mieux. Les "singles" ("Tom Sawyer", "Limelight") sont d'une rare efficacité, mêlant modernité (pour 1981 !) et tradition dans la complexité des arrangements, rappelant la grande période "Prog'" ("Camera Eye", "Witch Hunt") du groupe dont la pierre angulaire reste à ce jour "A Farewell To Kings".
On reste confondu par la justesse de l'ensemble et la précision de l'interprétation. Cet album sera le premier d'une série magique au coeur des années 80 dont le succès outre Atlantique sera immense sans avoir hélas, le même écho en Europe. La carrière de Rush n'en reste pas moins exemplaire de diversité, de magie, de créativité et de longévité.
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On pourrait éventuellement taxer Moving Pictures d'album darwinien tant il est le triomphe d'une adaptation à de nouvelles conditions, à une nouvelle période qui permit au plus grand groupe rock progressif canadien de tous les temps de survivre et, même !, de continuer de se développer. Ha ! Moving Pictures, c'est quelque chose !
Evidemment, Rush n'ont pas magiquement sorti cette nouvelle formule de leur chapeau, la mutation a commencé sur le précédent album, Permanent Waves, mais c'est bien ici qu'elle trouve son accomplissement. Concrètement, avec des compositions globalement plus courtes et plus concises (The Camera Eye et ses 11 minutes étant l'exception qui confirme la règle, une belle exception en plus), mises en valeur par une production et des arrangements modernisés, Rush parvient, ce qui n'était pas gagné d'avance, à s'adapter à une nouvelle décennie sans aucunement perdre une once de sa spécificité. De fait, dès l'authentique tube Tom Sawyer reconnaît-on le trio où la basse, les claviers et la voix si particulière de Geddy Lee, les guitares tranchantes d'Alex Lifeson et, évidemment, l'emballage rythmique technique et dynamique de Neil Peart continue d'être la force d'une formation soudée et cohérente toujours progressive, évidemment, mais n'hésitant pas à se remettre en question. Et c'est exactement ce que confirme la suite de l'album où les haut-faits s'accumulent à chaque nouvelle piste s'annonçant. Du coup, il est quasi-impossible de sortir une des belles chansons d'un lot sans la moindre baisse de forme, sans le moindre faux-pas. On citera tout de même l'instrumental YYZ qui, en substance, est le mètre étalon de tout le prog-metal qui le suivra jusqu'à aujourd'hui, rien que ça !
Galette exceptionnelle, une bonne habitude prise par Rush avec 2112 et non-encore démentie quand sort l'album sort (ça fait quand même 5 albums que ça dure !), adaptation intelligente et réussie à une nouvelle ère et à de nouveaux sons, Moving Pictures est un triomphe qu'on ne peut que recommander à tous les fans de rock progressif, en particulier à ceux qui imaginent les années 80 comme une période d'immense disette dans le genre, présomption que le 8ème album de Rush nie avec grâce et majesté.

1. Tom Sawyer 4:34
2. Red Barchetta 6:08
3. YYZ 4:24
4. Limelight 4:21
5. The Camera Eye 10:57
6. Witch Hunt (Part III of Fear) 4:44
7. Vital Signs 4:47

Geddy Lee - basses, bass pedals, synthesizers, vocals
Alex Lifeson - guitars, bass pedals
Neil Peart - drums, timbales, gong, bass drums, bells, glockenspiel, chimes, crotales, plywood
&
Hugh Syme - synthesizers (6)
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 16 février 2009
Loin d'embrasser l'oeuvre de Rush autant que mes éminents confrères chroniqueurs ci-dessus, je propose le point de vue de quelqu'un qui veut découvrir Rush. Hormis le fait que je préconise à cet effet le fabuleux "Counterparts", très accessible et gavé de pépites, ce "Moving Pictures" n'en demeure pas moins un monument. Mais un monument qu'il vous faudra apprivoiser, car telle est la musique de Rush : complexe, sensible, chantée haut... alambiquée, quoi. Néammoins, cet opus offre des titres immédiats comme "Tom Sawyer", qui vous rentre dedans illico avec ses basses et synthé hypnotiques, mais aussi avec un "Witch Hunt" qui file la chair de poule. On a aussi un lot de compos longues, sinueuses et très intéressantes, comme "Yyz" ou "Red Barchetta". Attention, la musique de Rush se mérite... Ce disque, avec "Signals", reste un must de la Rushographie... foncez !
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le 3 juin 2015
Pas besoin d'en écrire des tonnes , ce disque est simplement le meilleur du trio canadien toutes périodes confondues et est considéré par beaucoup comme l'album de la maturité et de la consécration .
"Tom Sawyer" fait partie de l'histoire du rock ( hard-prog ) et des titres tels que "Red Barchetta" , "XYZ" , "The Camera Eye" ou encore "Witch Hunt" sont assurément à classer parmi les meilleures compositions du groupe .
"Moving Pictures" devrait tout simplement être remboursé par la sécurité sociale tant il vous donne la patate et vous met de bonne humeur !
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le 17 novembre 2009
Groupe de rock progressif, à mi-chemin entre Genesis, Gentle Giant, Led Zeppelin, Yes et Van Der Graft Generator, Rush nous livre ici un opus majeur avec morceaux souvent nerveux, saturés de guitares électriques, tempérés de temps à autres par des timbres de claviers à la Genesis et leurs arpèges ou accords caractéristiques. Sur cet album du début des années 80, Rush a voulu s'adapter à son temps et aux normes restrictives du show-business d'alors en rendant ses morceaux plus concis (tous inférieur ou égal à 6 minutes) sauf pour 'The Camera Eye' qui étale sa longueur étendue typique des années 70, synomymes d'aventures et d'expérimentation musicale pour la plupart des formations progressives. D'ailleurs, bien que le son sonne très moderne et aura du mal à vieillir, on sent que les musiciens ne sont pas complètement départis de certaines nuances acoustiques en vogue de la décennie précédente...
En tout cas, on trouve dans cet excellent enregistrement tous les ingrédients inhérents à ce genre musical, à savoir une ligne vocale très mélodique (ici, à tendance Hard en ce qui concerne le chanteur Geddy Lee), une alternance de moments durs et d'autres apaisés dans une même composition (Tom Sawyer, Limelight) et une mise en avant de la virtuosité instrumentale exacerbée des interprètes. A ce sujet, écoutez donc l'unique instrumental de l'album, 'YYZ' qui n'a rien à envier aux plus grands groupes de Hard rock spécialiste de la célérité rythmique et mélodique. En bref, c'est un CD à acheter les yeux fermés.
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le 20 novembre 2015
Pas de commentaire à ajouter. J'aurais aimé que cette rubrique ne soit pas obligatoire pour éviter de perdre du temps.
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le 18 novembre 2011
CHRONIQUE DE JEE MAGAZINE ENFER AVRIL 1986 N°35 Page 54
9° Album 1981 33T Réf : Mercury 6337 160
"Moving Pictures" est d'un aspect plus sombre tant au niveau des paroles que de la musique et recquière une écoute très attentive pour en capter toutes les subtilités.
On leur octroie un Grammy pour l'épique instrumental "YYZ", le single "Tom Sawyer" grimpe la pente des charts. Rush est l'unique groupe à récolter trois disques de platine en 81 pour "2112", "All The World's A Stage", et
"Moving Pictures".
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CHRONIQUE (quelques albums de plus) MAGAZINE BEST AVRIL 1981 N°171 Page 133/134
Rush, trio canadien, se consacre depuis pas mal de temps à une louable tâche : essayer de concilier rock dur et intelligence. Puisque le Blue Oyster Cult, Cheap Trick et Angel City y arrivent, pourquoi pas eux ? Le hic, jusqu'à ce "Moving Pictures" c'est que Rush était quelque peu dépassé par ses ambitions, ce qui se traduisait par de longs morceaux gratuitement tarabiscotés et des textes au symbolisme boursoufflé.
Mais ce coup-ci (et "Permanent Waves" l'album précédent l'annonçait) est le bon. Rush a gagné en concision et en clarté, et se montre sous un jour séduisant. Du hard, Alex Lifeson (guitares), Geddy Lee (basse, synthés, voix) et Neil Part (batterie) ont conservé la violence sonore en lui adjoignant une virtuosité certaine au niveau des compositions qui tirent parfois sur le jazz-rock (l'instrumental "YYZ") ou le progressisme abondent
(le Dos Passos de "USA") sans trop avoir l'air d'alibis culturels et débouchent sur une réflexion existentielle, agréable changement de sujet pour le hard rock qui trop souvent ne s'intéresse qu'à l'épouvante cheap et aux filles.
T.C.
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MAGAZINE ROCK&FOLK AOUT 1981 N° 175
"Le Chant du Métal"
RUSH : Exception qui confirme la régle : Rush est certes un trio, mais pas un power-trio avec guitare-hero qui ne vise qu'à l'ultime attaque sonique, nuance. Non, ces Canadiens ont d'autres ambitions, et plus élevées; à leur avis du moins : rester durs, mais en finesse et en sophistication. Ce qui les a entraînés à composer de vastes pièces enflées, inutilement compliquées par de multiples ruptures de ton, et lourdement chargées de symboles. Mais depuis quelque temps, Rush s'est décidé à faire machine arrière, et sans renier ses aspirations progressistes les applique avec plus de modestie et d'économie de moyens. Les mauvaises langues ne peuvent plus le traîter de bâtard de Led Zeppelin et Yes.
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le 18 août 2011
L'un des meilleurs albums du trio, tout simplement.
Les quatre premiers titre sont d'une efficacité redoutable(ils font partis des plus appréciés) dont le fameux YYZ. Une leçon pour les batteurs et bassistes.
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le 3 novembre 2011
Groupe à mi-chemin entre Led Zeppelin et Yes (pour ceux qui ne connaissent pas), alliant hard-rock et progressif, ce groupe est injustement méconnu en France.
Sorti en 1981, cet album de Rush (déjà leur 8ème en studio) est tout simplement énorme et est considéré par beaucoup comme leur meilleur (ou tout du moins un de leur meilleur).
Les sept morceaux sont très inspirés, on ne s'ennuit jamais à l'écoute de l'album, on est même surpris d'arrivé aussi vite au bout. Mêlant grande technique (quelle aisance, ces 3 musiciens!) et mélodies, "Moving pictures" est véritablement bluffant.
Préfigurant le métal progressif (des groupes comme Dream Theater ou Queenryche ont été sans aucun doute influencés), "Moving pictures" est assurément un album très important dans le genre.
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