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Chopin: 4 Scherzi
Format: CDModifier
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Je possède ce disque depuis sa sortie en 1991 et il m'inspire depuis toujours un sentiment un peu mitigé. D'un côté l'intraitable concentration de Pollini a quelque chose de fascinant et elle ne l'empêche pas de trouver la poésie nécessaire dans la partie centrale (si belle) de chaque Scherzo. D'un autre côté, ce jeu sévère ne respire pas beaucoup et il me semble parfois excessivement ascétique. Refuser l'épanchement mièvre est une bonne chose; mais pourquoi ne pas chanter parfois davantage?

Heureusement, ce disque (qui, quelles que soient les réserves qu'il m'inspire, demeure un témoignage important) se conclut sur une Berceuse et une Barcarolle pleines d'un lyrisme aussi intense que pudique!
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Diapason écrivait à l'époque de la publication de ce CD : "Pollini établit mystérieusement toute une spiritualité. Le plus énigmatique, le mieux préservé des artistes de notre temps s'efface jusqu'au sublime, pour que Chopin existe à l'extrême."

On ne serait mieux dire comment, malgré les critiques (minoritaires), Pollini et Chopin entre dans une symbiose, comment l'interprète redécouvre un compositeur dont le temps à substituer une image un peu fade à la vision que l'on doit avoir d'un jeune chien fou, d'un écorché vif ?
Les adeptes d'un Chopin souffreteux, languissant, hyper romantique seront donc déçus. Il y en a qui ont toujours trouvé le jeu de Pollini sec et froid dans Chopin. Dans ce cas, expliquez-moi comment cet artiste à remporté à 18 ans le prestigieux premier prix Chopin de Varsovie en 1960* ? Certes toutes les sensibilités ont droit à l'expression. Ces détracteurs pourront chercher une interprétation plus suave, plus brillante. Mais de grâce, essayons d'imaginer Chopin comme un jeune homme hypersensible, faisant corps avec son piano, ciselant comme le fait le pianiste italien chaque note ; en un mot fonçant dans la moulure de ces pièces survoltées.
On attend d'un italien une lumière vénitienne qui n'existe pas dans la musique du polonais extraverti (si tant est que cet ami du chaleureux Abbado soit une caricature de l'italien volubile et jovial). Et en cela Pollini s'efface comme disait Diapason pour restituer les affres de Chopin, ses excès de joie ou de mélancolie. La musique de Chopin tend vers l’expressionnisme bien plus que le figuratif. Les Scherzos ne sont ni les valses ni les mazurkas destinées à égailler les soirées mondaines. Ce sont des œuvres énigmatiques, parfois douloureuses.
(*) Arthur Rubinstein, grand interprète de Chopin, présidait cette année là le concours et conclut par "ce gamin est capable de jouer mieux que n'importe lequel d'entre nous, membres du jury…"

Pour extérioriser ses interrogations les plus sécrètes, Chopin ne pouvait guère recourir à la forme Ballade ou Nocturne à caractère poétique même si il a pu insinuer une grande intimité dans ces œuvres. Valses et Mazurkas ? N'y pensons pas ! Le génie va éclore dans ses scherzos, une forme tellement plus impersonnelle que toute la gamme des sentiments pourra exploser en toute liberté. L'écriture va s'étaler sur une dizaine d'années : le 1er sera composé par un jeune homme de 21 ans en 1831. Le 4ème et dernier, moins tourmenté et en mode majeur murira sur la période 1841-1842. Les quatre sont passionnants, mais écoutons en détails ces deux ouvrages extrêmes du groupe.

Scherzo n° 1 en si mineur, op. 20 : Deux accords violents, dramatiques, un coup de poing dans le mur. Le clavier s'envole dans une cavalcade démoniaque. Chopin vient d'apprendre la répression sanglante de l'insurrection polonaise par le Tsar de Russie. Une fois de plus sa patrie souffre… Avec un tempo serré, Maurizio Pollini traduit fébrilement la rage et la douleur de Chopin. Chaque motif se précipite, semble hésiter au bord d'un précipice. Quelle tension empreinte d'impuissance, de désarroi. Et le jeu heurté (volontairement) du pianiste souligne cette rage. Malgré un tempo vif, toutes les notes jaillissent avec élégance et fluidité, sans confusion. Un jeu staccato bien entendu (trop disent certains), mais l'écriture ne laisse aucune alternative à l'interprète. Il y a comme une véhémence teintée de chagrin dans cet élan pianistique. Le trio n'interrompt pas le discours, il apparaît par un simple enchaînement comme une continuité de la pensée du compositeur : une douce complainte qui contraste avec la folie de notes qui vient de nous assaillir. Maurizio Pollini caresse le clavier, imagine une insolite berceuse illuminant la mélodie antithèse du tumulte introductif. Une note forte déchire la méditation. Une note isolée qui prépare au retour du thème du scherzo repris avec férocité. Chopin libère le Scherzo de son carcan formel. Ce n'est pas une reprise da capo au sens stricte à la Bruckner. Le dramatisme semble encore plus exacerbé qu'au début de la pièce. Une coda infernale conclut ce scherzo par ses suites d'accords fortissimo et combatifs. Pollini sec et froid ? Non ! Volontaire et sans concession dans le scherzo, poète et méditatif dans le trio…

Scherzo n°4 en mi majeur, op. 54 : dix ans se sont écoulés depuis le cataclysme de l'opus 20. Chopin partage son temps entre Paris et Nohant chez George Sand. Des années de création, de doute comme toujours, mais la période de sa vie la plus heureuse. Cet ultime scherzo opus 54 ne déroge pas à la règle de symétrie ABA, mais que de libertés dans la construction ! Plus optimiste, Chopin compose en mi majeur. L'introduction se veut ludique légère et aérienne. Le climat musical se révèle en totale opposition avec l'énergie brutale de l'opus 20. Le discours est volubile, très richement développé, plein de fantaisie. Les mains de Maurizio Pollini dansent sur le clavier, de motifs en motifs, sans violence mais sans mièvrerie. Le trio en ut dièse mineur apporte un lyrisme onirique dans la partie centrale. Là encore une simple accélération dans la fin de ce trio rêveur permet une reprise sans transition marquée du fantasque scherzo. Le final de la pièce n'a plus de scherzo que le nom tant les variantes se succèdent dans un juvénile amusement. Et au risque de me répéter, l'équilibre legato – staccato de Pollini aère le jeu, élargit l'espace, libère la musique…
Cet album est complété par la Berceuse Opus 57 et une merveilleuse Barcarolle opus 60.
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