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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Si vous ne devez posséder qu'un seul disque de Copland..., 13 novembre 2006
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Copland: El Salon Mexico; Clarinet Concerto; Music for the Theatre (CD)
La photo de la jaquette en dit long sur la connivence qui unissait Léonard Bernstein et Aaron Copland, tous deux disparus en 1990, après une amitié de plus d'un demi-siècle.

Ce disque reprend un concert enregistré en octobre 1989 au Avery Fischer hall.

Nous entendons ici trois des oeuvres parmi les plus populaires du compositeur américain :

Le célèbre "El Salon Mexico", brève page chorégraphique barbouillée de vives couleurs sud-américaines, s'agite sur des rythmes syncopés qui donnent des fourmis dans les jambes.

Le "Concerto pour clarinette" en deux mouvements, d'abord mélancolique, évolue rapidement vers une ambiance de music-hall que Stanley Drucker anoblit quelque peu derrière une parure très classique.

La "Music for the theatre" de 1925 fut écrite au retour d'un séjour d'études à Paris auprès de Nadia Boulanger.

Cet opus de jeunesse, pour petite formation "jazzy", vibre aux rythmes endiablés du charleston : écoutez l'espièglerie de la clarinette, et les relances trépignantes des trompettes dans la "danse"... Tout l'esprit des "années folles" qui enfiévrait les capitales européennes !

De ce séjour parisien, Copland eut aussi l'occasion de côtoyer l'avant-garde européenne (Stravinsky, Bartok, Hindemith, Prokofiev...) qui ne fut pas sans influencer son langage musical, à la facture instrumentale très claire et au dessin contouré...

Jusque dans ses oeuvres de la maturité, qui délaissent le folklore au profit d'une pensée plus expérimentale : les austères et rhétoriques "Connotations" de 1962 font un usage très didactique du sérialisme, qui ferait presque sourire par sa sévérité abusive.

Les musiciens de la Philarmonie de New York connaissent ces oeuvres depuis le berceau, et l'interprétation émue et enthousiaste de Bernstein est proprement incritiquable...

Si vous souhaitez pousser plus loin la découverte, sachez que Lenny a aussi gravé la 3° Symphonie avec le même orchestre, ainsi que le délicieux "Appalachian Spring" avec la Philarmonie de Los Angeles...

Les amateurs avertis pourront comparer ces ultimes sessions, captées en public, avec les témoignages en studio gravés pour CBS dans les années 1960.

En tout cas, si vous ne devez posséder qu'un seul disque de Aaron Copland, le présent album est là pour vous simplifier le choix...
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bernstein/Copland : un duo gagnant, 27 mars 2011
Par 
Cetalir "Cetalir" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Copland: El Salon Mexico; Clarinet Concerto; Music for the Theatre (CD)
Bernstein admirait Copland et les deux hommes partagèrent une amitié de presque quarante années comme il aime à le rappeler dans le très beau texte qui accompagne ce disque de légende. Le très connu concerto pour clarinette trouve ici une de ces références absolue. Une clarinette qui est à l'honneur dans un disque chatoyant, joyeux et enlevé où nous découvrions, pour notre part, des pièces remarquables comme El Salon Mexico dont l'ambiance vous plonge d'emblée dans un univers aux senteurs de western au bord du Rio Grande, ou le plus exigeant Connotations.
Bernstein est à son meilleur, transporté par une musique qu'il adorait et servait. Une excellente occasion de découvrir un compositeur qui reste encore un peu un enfant maudit de ce côté-ci de l'Atlantique.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Copland dans tous ses états., 19 août 2014
Par 
Gérard BEGNI (Toulouse, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Copland: El Salon Mexico; Clarinet Concerto; Music for the Theatre (CD)
Les commentateurs précédents ont dit l'essentiel, notamment sur les 50 années de complicité entre le compositeur Copland et le chef Bernstein qui lui a commandé ses exigeantes 'Connotations', gravées ici.

Il y a deux partitions 'faciles', avec toute l’ambiguïté de ce terme; 'Salon Mexico' est peut-être à Copland ce que le 'Boeuf sur le toit' est à Milhaud: à la fois très typique d'une certaine simplicité et art malicieux de vivre la vie. Comme eût écrit Froberger, un 'remède contre la mélancholie' où la franchise populaire de ton ne saurait masquer la science et l'originalité de l'écriture.

'Music for the theatre' est également une œuvre assez 'facile', plutôt de jeunesse, pour petit ensemble instrumental, comme Stravinsky en composa. l’influence est nette, mais la personnalité de l'auteur aussi. Elle aussi très bien écrite, on comprend qu'elle ait été retenue par Bernstein.

Le concerto pour clarinette et cordes (avec piano et harpe) est d'une toute autre veine. Il est en deux mouvements: lent/vif, quasi enchaînés via une cadence instrumentale. Il commence de manière assez mystérieuse, grâce à cet alliage de timbres apparemment simple mais où Copland sait nous faire entendre l'insolite, et continue sur des alliages de timbres souplement renouvelés, toujours évocateurs de quelque mystère. Le Bartók nocturne aurait pu avoir été entendu ..... La partie rapide est également insolite, quoique de timbre plus familier: les thèmes - ou plutôt les cellules - ont quelque chose d'inouï au sens propre du terme, bien que lointainement issus de la musique brésilienne. Il y a certes un ton ludique, mais avec des jouets que nous ne reconnaissons pas . Il flotte comme un fantôme de musique 'jazzy' - l commanditaire tait Benny Goodman - sans que jamais l'harmonie, les rythmes ou même les timbres n'y fassent quelques directe allusion. C'est souvent cet art souverain du 'second degré' qui contribue aux chefs d'oeuvre. l'ensemble est d'un bel équilibre, et donne à la fin le sentiment d'un véritable chef d'oeuvre orchestral malgré la modestie de son effectif.

'Connotations', 20 minutes de grand orchestre d'écriture sérielle, est évidemment le sommet technique de ce CD. Ecrit en arche en cinq sections enchaînées, il répond évidemment aux préoccupations du Bartók des 4° et 5° quatuor,, mais également aux interrogations de Copland sur la grande forme en un mouvement, lui que l'on considère plus volontiers comme l'auteur (à succès) de mosaïques folklorisantes. Pour autant, Connotations n'est pas plus du faux-Schoenberg sérieux que 'Music for the theatre' n'est du faux-stravinski badin. Il y a un ton, il y a un langage propre à Copland. Il est reconnaissable tout au long de la partition (même le fantôme jazzy semble tapi là, plus impalpable que jamais, encore plus lointain que le père d'Hamlet sur les terrasses d'Elseneur). L'oeuvre est écrite de manière franche, lisible, vigoureuse, fort intelligible. Il est hors de question de négliger les partitions plus populaires de Copland, qui apportent un ton unique dans la musique du XX° siècle en général, une authentique et originale 'vox america', bien différente de celle d'un Gershwin par exemple - unique également car leurs racines ne sont pas les mêmes. Mais il est bien possible qu'avec sa Sonate (parfaitement tonale) et sa fantaisie pour piano, Copland n'ait signé là un de ses plus hauts chefs d'oeuvre, qui lui aussi entre dans la 'vox america' à côté du dernier Stravinski, de Babbitt, de Carter, et ce d'une manière franche, vigoureuse en ses subtilités raffinés, où l’auteur reste reconnaissable entre mille.
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