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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Krystian Zimerman, pianiste majeur, 27 avril 2009
Par 
Denis Urval (France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Liszt : Sonate en Si mineur - Nuages gris - La Notte - La lugubre gondola II - Funérailles (CD)
Cette sonate en Si mineur où le piano remplit tout l''espace, et devient cet instrument-monde que nul n''avait imaginé avant Liszt si ce n''est le dernier Beethoven, je pense qu''on l''a rarement entendue par un interprète aux dons aussi éclatants, capable de réunir une telle maîtrise de la grande forme (l'art des transitions bien négociées, comme le passage qui mène au premier épisode « Grandioso »), une telle agilité et une telle puissance. Zimerman est du genre à se préparer longtemps, minutieusement, pour être au moment où il joue entièrement libre de ses mouvements. Ecrasante et évidente en même temps, cette version laisse l''auditeur épuisé et comblé.

Les grands interprètes de l''œuvre sont légion : en ce qui me concerne, je retiendrais Simon Barère, le premier Horowitz, Geza AndaSonate pour piano, Claudio Arrau, et le méconnu Minoru NojimaNojima Plays Liszt. Plus récemment, j''ai apprécié Polina LeschenkoFranz Liszt par Polina Leschenko. Mais à quelqu''un qui ne connaît pas l''œuvre, qui souhaite la découvrir, et qu''un piano athlétique ne rebute pas, je suggérerais sans hésiter ceci plutôt qu''autre chose.

Ce récital Liszt parfaitement composé inclut la Notte, et deux des pièces tardives et visionnaires de l''« abbé » Liszt, Nuages gris et la Lugubre gondole II. Le disque se conclut avec des Funérailles galvanisantes, qui gardent de l''époque de leur composition cet enthousiasme révolutionnaire qui bouleversa l''Europe.
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12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Noir, c'est noir., 18 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Liszt : Sonate en Si mineur - Nuages gris - La Notte - La lugubre gondola II - Funérailles (CD)
Avec la musique de Chopin, la musique de Liszt est celle dont le pianiste polonais Krystian Zimerman sans doute le mieux trouvé les clés. Preuve en est cet ensemble d'enregistrements en tous points indispensable à la découverte du profil le plus obscur de la légende Franz Liszt.

Car le Liszt que vous entendrez ici n'est pas celui des « Rêves d'amour ». Ici, on ne rêve pas : on cauchemarde, on hurle, on cherche en vain une issue de secours. Ecoutez « La notte » ou perdez-vous dans l'impressionnante « Sonate en si mineur » sous les doigts de Zimerman : le piano se fait méchant, noir, poisseux, dérangeant, effrayant ( le glas des "Funérailles" ! ). Se tenant avec un grand esprit de cohérence à cette grille de lecture, Zimerman parle la langue de Liszt, sans doute du « vrai » Liszt.

Dans cette sélection d'œuvres de la grande maturité ( du milieu des années 1840 avec les « Funérailles » jusqu'aux dernières compositions, aux alentours de 1880, avec les « Nuages gris » ), le lyrisme et la virtuosité tentent de se frayer un chemin dans un monde de noirceur. Zimerman est de ce point de vue aux antipodes de la beauté sonore d'un Brendel ( Philips ) - même époque et presque identique dans son programme !

Sans parler des références que peuvent constituer ces interprétations, il faut surtout signaler que ce disque témoigne sans doute du sommet stylistique atteint par le vainqueur du concours Chopin 1975. Son magnifique pianisme ( en plus d'un investissement physique sans réserves ) sert avec humilité et intelligence chaque œuvre : tour à tour tout en délicatesse dans les nuances infinies des « Nuages gris », peut-être debussystes mais surtout baudelairiens, et glaçant d'effroi dans les « Funérailles » : malgré l'hommage sans doute rendu dans cette œuvre à Chopin ( décédé quelques mois auparavant ), les éruptions lyriques demeurent bien lisztiennes ( le long épisode plutôt intime, tendre qui précède l'infernale chevauchée est à ce titre terriblement éloquent ). Irrémédiablement, aurait-on envie de dire.

C'est d'ailleurs un choix fort judicieux que d'avoir placé cette œuvre en fin de programme : les notes isolées qui l'ouvrent et la referment font un écho lugubre à la « Sonate » inaugurale, véritablement hypnotique. La boucle est bouclée.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Krystian Zimerman, chantre de Liszt-Faust, 22 octobre 2011
Par 
claude toon "Juge ou avocat ??" (paris) - Voir tous mes commentaires
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Perfectionniste et scrupuleux, le pianiste polonais a attendu 10 ans avant de confier au disque sa vision de la sonate de Liszt. Pour les besoins d'un article paru dans un Blog musical le jour du bicentenaire de Liszt, j'ai réécouté son disque en parallèle de la version de Martha Argerich, une confrontation au sommet, on s'en doute...

Les silences entre les accords initiaux immobilisent le bureau de Faust dans un air glacial qui préfigure le néant sépulcral. Le pianiste nous montre comment Liszt était déjà passé maître dans l'art d'utiliser les pauses, syncopes et soupirs dans ses œuvres mystiques où seul l'Esprit divin et éthéré aurait, semble-t-il, droit de cité. Krystian Zimerman recourt à un touché plus dru, plus staccato que celui de Martha Argerich, un jeu souverain de transparence. Il se démarque en cela du legato romanesque de la pianiste comme s'il se refusait à toute compromission dans la lecture de la partition. L'écriture en ressort éclaircie, chaque note se détache du discours échevelé. Est-ce à dire que le pianiste polonais propose une interprétation virtuose, fidèle au texte, analytique donc désincarnée ? Que nenni ! Martha Argerich intégrait des personnages, Krystian Zimerman devient conteur. De thème en thème, les scénettes de ce conte maléfique seront évoquées avec pittoresque et intelligence. La course irréelle de précision sur le clavier distille chaque péripétie avec humour et causticité. En retournant à la quintessence de la partition, le pianiste semble vouloir marquer sa distance avec les personnages improbables voire un rien pitoyables de la pantomime diabolique, il privilégie le récit.

Joué plus lentement que dans l'enregistrement d'Argerich, l'Andante se fait plus tendre et sensuelle, Faust joue les jolis cœurs dans les bras de sa belle. A l'interrogation des âmes, le pianiste substitue une danse des corps qui se voudrait chaste mais pas trop. La musique se fait dentelle, les doigts effleurent les touches, les notes, la robe de Marguerite. Il n'est pas surprenant que Krystian Zimerman ait patienté dix ans pour parfaire un jeu aussi délicat et viril, ce qui n'est aucunement antinomique.

La reprise du tragique motif initial de la sonate conclut cet Andante de rêve et, introduit nerveusement, dans l'allegro energico, ce qui semble une fugue vénéneuse rappelant que des personnages vont tenter de gérer le chaos qu'ils ont créé. Martha peignait les tourments. Krystian Zimerman nous entraînent dans le flot d'une marche funèbre mêlée à une danse macabre, on ne sait plus guère. Les évènements se succèdent dans leur logique. La prière de Marguerite s'impose ainsi dans sa plus sincère douceur au sein des affrontements. Krystian Zimerman ne nous cache pas une certaine ironie face à la course vers l'abîme de notre Faust pris au dépourvu. Il est important de souligner la qualité de la prise de son ou la difficile alternance des ppp et fff sous les doigts agiles mais puissants du pianiste est rendue dans tout son réalisme sonore.
L'album est complété par des pièces importantes : « Nuages gris », « La notte », La Gondole Lugbre-2 », et les célèbres et sombres « funérailles ». Nous tenons là un enregistrement dédié à Liszt d'une rare cohérence dans sa programmation et dans la qualité de l'interprétation.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quand Zimerman se fait conteur de Liszt-Faust, 22 octobre 2011
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claude toon "Juge ou avocat ??" (paris) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Liszt : Sonate en Si mineur - Nuages gris - La Notte - La lugubre gondola II - Funérailles (CD)
Perfectionniste et scrupuleux, le pianiste polonais a attendu 10 ans avant de confier au disque sa vision de la sonate de Liszt. Pour les besoins d'un article paru dans un Blog musical le jour du bicentenaire de Liszt, j'ai réécouté son disque en parallèle de la version de Martha Argerich, une confrontation au sommet, on s'en doute...

Les silences entre les accords initiaux immobilisent le bureau de Faust dans un air glacial qui préfigure le néant sépulcral. Le pianiste nous montre comment Liszt était déjà passé maître dans l'art d'utiliser les pauses, syncopes et soupirs dans ses œuvres mystiques où seul l'Esprit divin et éthéré aurait, semble-t-il, droit de cité. Krystian Zimerman recourt à un touché plus dru, plus staccato que celui de Martha Argerich, un jeu souverain de transparence. Il se démarque en cela du legato romanesque de la pianiste comme s'il se refusait à toute compromission dans la lecture de la partition. L'écriture en ressort éclaircie, chaque note se détache du discours échevelé. Est-ce à dire que le pianiste polonais propose une interprétation virtuose, fidèle au texte, analytique donc désincarnée ? Que nenni ! Martha Argerich intégrait des personnages, Krystian Zimerman devient conteur. De thème en thème, les scénettes de ce conte maléfique seront évoquées avec pittoresque et intelligence. La course irréelle de précision sur le clavier distille chaque péripétie avec humour et causticité. En retournant à la quintessence de la partition, le pianiste semble vouloir marquer sa distance avec les personnages improbables voire un rien pitoyables de la pantomime diabolique, il privilégie le récit.

Joué plus lentement que dans l'enregistrement d'Argerich, l'Andante se fait plus tendre et sensuelle, Faust joue les jolis cœurs dans les bras de sa belle. A l'interrogation des âmes, le pianiste substitue une danse des corps qui se voudrait chaste mais pas trop. La musique se fait dentelle, les doigts effleurent les touches, les notes, la robe de Marguerite. Il n'est pas surprenant que Krystian Zimerman ait patienté dix ans pour parfaire un jeu aussi délicat et viril, ce qui n'est aucunement antinomique.

La reprise du tragique motif initial de la sonate conclut cet Andante de rêve et, introduit nerveusement, dans l'allegro energico, ce qui semble une fugue vénéneuse rappelant que des personnages vont tenter de gérer le chaos qu'ils ont créé. Martha peignait les tourments. Krystian Zimerman nous entraînent dans le flot d'une marche funèbre mêlée à une danse macabre, on ne sait plus guère. Les évènements se succèdent dans leur logique. La prière de Marguerite s'impose ainsi dans sa plus sincère douceur au sein des affrontements. Krystian Zimerman ne nous cache pas une certaine ironie face à la course vers l'abîme de notre Faust pris au dépourvu. Il est important de souligner la qualité de la prise de son ou la difficile alternance des ppp et fff sous les doigts agiles mais puissants du pianiste est rendue dans tout son réalisme sonore.
L'album est complété par des pièces importantes : « Nuages gris », « La notte », La Gondole Lugbre-2 », et les célèbres et sombres « funérailles ». Nous tenons là un enregistrement dédié à Liszt d'une rare cohérence dans sa programmation et dans la qualité de l'interprétation.
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5.0 étoiles sur 5 Impérial, 22 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Liszt : Sonate en Si mineur - Nuages gris - La Notte - La lugubre gondola II - Funérailles (CD)
J'ai dû entendre des dizaines d'interprétations de la sonate de Liszt (d'autant plus que j'habite dans la ville hollandaise Utrecht où se tient un concours Liszt tous les trois ans et où évidemment cette même sonate figure obligatoirement au programme!) dans ma vie, mais il y en a trois que j'ai entendu live qui m'ont marqué à tout jamais: d'abord Claudio Arrau en 1985, quand il avait déjà 82 ans. Je me souviens qu'il a joué également deux sonates de Beethoven et non pas les moindres (Les Adieux et l'Appassionata). Elles étaient bien jouées, sans plus, mais la vraie surprise a été sa lecture de la sonate en si mineur de Liszt après l'entr'acte. On aurait presque dit qu'un autre pianiste a joué, car son énergie avait décuplé! Elle était probablement moins titanesque que dans son célèbre disque de 1969, mais la prise sur la structure, l'immense arc en ciel que constitue cette sonate (sous des doigts inspirés!),le toucher sublime d'Arrau étaient toujours en tacts.
Ensuite, il y a eu Maurizio Pollini en 1988. Pianiste que je n'avais pas encore entendu en vrai et en os. Son Schubert a été honorable sans être mirobolant. Je commençais déjà à avoir quelques doutes: "Est-ce là le grand Pollini que j'admire tellement en disque"?". Mais comme avec Arrau, il a pris sa revanche après l'entr'acte avec une sonate de Liszt telle que je ne l'ai plus souvent entendue, c'était à couper le souffle. Ses tempos étaient rapides, mais quelle maitrise! On dit souvent qu'Argerich est rapide dans la sonate de Liszt, mais je me souviens que Pollini n'était à peine moins rapide!
Finalement, quelques années plus tard, en 1990, il y a eu Krystian Zimerman. Je ne peux comparer sa performance qu'à celle de Pollini. Il a tiré des sons du piano qui l'ont rapproché d'un orchestre (Je me souviens qu'un critique a écrit à ce propos: "Quand Zimerman joue du piano, on entend un orchestre plus beau que celui du Concertgebouw!" Ce n'est pas peu dire! C'était en fait l'une de ses interprétations les plus sidérantes qu'il m'ait été donné à entendre. C'est justement son disque paru chez DGG qui permet de rappeler le mieux ce fabuleux concert live, probablement plus (dans mon cas) que les enrégistrements de studio d'Arrau et de Pollini, quelques inspirés soient-ils. C'est vraiment dommage que Zimerman n'ait pas joué plus de Liszt (sauf les concertos et la Totentanz également disponibles), c'est plus que dommage qu'il n'enrégistre quasiment plus rien. Que n'aurais-je pas donné pour son interprétation tant attendue des sonates 2 et 3 de Chopin.....
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5.0 étoiles sur 5 Magistral, 11 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Liszt : Sonate en Si mineur - Nuages gris - La Notte - La lugubre gondola II - Funérailles (CD)
Je possède au moins une demi-douzaine d'interprétations de la sonate en si mineur: Pollini, Argerich, Cziffra, Fiorentino, Richter, Hubert Harry (un pianiste qui fut professeur au conservatoire de Lucerne et qui joue sur le même disque deux monuments: celle-ci et l'opus 111) et deux pianistes hongrois inconnus du grand public. Par ailleurs, j'ai entendu Pierre Laurent Aimard la jouer en concert l'année dernière à Luxembourg (une merveille; il devrait l'enregister; il y avait au programme un "Unstern" le meilleur que j'ai jamais entendu)). C'est dire si je suis familier de l'oeuvre, que j'aime beaucoup.
Bien que dire qu'un pianiste est meilleur qu'un autre n'a pas grand sens quand on est au millieu des grands, je dois dire que l'interprétation de Zimerman est celle qui me touche le plus, avec celle de Aimard (il est cependant difficile de comparer un enregistrement avec un concert). Du grand Liszt. De la Grande musique!
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4.0 étoiles sur 5 Qui chantonne?, 15 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Liszt : Sonate en Si mineur - Nuages gris - La Notte - La lugubre gondola II - Funérailles (CD)
Je ne rajouterai rien aux propos dithyrambiques qui précédent.C'est la version de la sonate à posséder et à user. Mais qui donc chantonne en arrière fond? Zymerman? Cela perturbe l' écoute, sans aucun doute. Je suis étonné que personne n'y ai fait allusion dans ces avis.
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