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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'un des disques a posséder de Bartok, 23 février 2005
Par 
Meyer "andre meyer" (France Alsace) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bartok : Le Prince de Bois - Cantate Profane (CD)
Boulez connait son affaire, et reste l'un des rares maitres etrangers a la Hongrie qui sait interpreter Bartok. Pour le Prince de Bois en particulier, il en donne une interpretation tres juste, a la fois tendre, grotesque ou violent quand il le faut. Ecoutez surtout l'introduction du Prince de Bois, qui reste l'une des plus belles pages de Bartok par sa melodie au cor et l'accompagnement de cordes très particulier.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La civilisation en question, 24 avril 2007
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bartok : Le Prince de Bois - Cantate Profane (CD)
Perchés sur des collines, deux châteaux se font face. L'un d'eux est habité par un Prince qui tombe sous le charme de sa voisine.

Pour la rejoindre, il doit affronter une Forêt et un Ruisseau qui les séparent et qu'une Fée a enchantés.

Pour capter son attention, le Prince construit une frêle marionnette avec un bâton qu'il habille de son manteau, sa couronne et une mèche de ses cheveux.

La Princesse accourt aussitôt mais s'empare du fantoche avec qui elle part en dansant, laissant le vrai Prince désoeuvré.

Prenant son malheur en pitié, la Fée le revêt de nouveaux attributs confectionnés par les fleurs de la Forêt.

A sa vue, la Princesse tente de le séduire et abandonne le pantin qui s'était entre-temps disloqué.

Mais il la repousse et s'enfuit sans qu'elle parvienne à le suivre car elle est à son tour arrêtée par la Forêt animée.

Désespérée, elle se dépare de sa couronne, son manteau, de boucles de sa chevelure et se met à pleurer, avant que le Prince attendri ne vienne la consoler.

L'on notera les multiples oppositions symboliques qui confèrent à ce conte chorégraphique une dimension initiatique : symétrie du décor, structure "en arche" de la narration, similitude des épreuves à surmonter, réciprocité du rejet de l'autre, nécessité d'une mutuelle déculturation...

L'amour doit triompher des apparences avant de se réaliser. L'individu doit se débarrasser de l'apparat pour parvenir au sentiment vrai.

La Nature (Forêt, Ruisseau, Fleurs) fait obstacle à la culture (attirance pour les oripeaux) pour contraindre les protagonistes à se révéler dans leur nature authentique.

Sur cette thématique qui lui était chère, Bartók composa son premier ballet où s'expriment diverses influences musicales. Le compositeur avait découvert trois ans plus tôt "l'Oiseau de feu" et "Petrouchka" (représentés à Budapest en janvier 1913). Le "jardin enchanté" du premier et la pantomime du second ne sont pas étrangers à l'imagerie et aux couleurs du "Prince de bois".

La richesse de l'orchestration se ressent aussi de Schoenberg (celui du "Pelléas et Mélisande"), Strauss et Wagner, et la finesse de certains épisodes ("danse des vagues") emprunte sans doute à l'impressionnisme debussyste.

Le compositeur hongrois y ajoute sa propre griffe, teintée de folklore avec des trouvailles très imaginatives, comme l'alliance du xylophone / castagnettes / archets "col legno" pour décrire la poupée de bois.

Rarement donné en concert, peu enregistré, le ballet intégral trouve ici une interprétation magistrale avec un Symphonique de Chicago qui flatte avant tout l'opulence post-romantique de cette partition chatoyante.

Pierre Boulez avait déjà gravé une excellente version avec la Philharmonie de New York (CBS) mais il nous offre ici un luxe sonore indépassable, parachevé par une prise de son hautement dynamique qui s'étale du pianissimo jusqu'au fortissimo le plus assourdissant.

On n'oubliera pas les témoignages idiomatiques de Walter Süsskind (Bartók Records), Antal Dorati (Mercury) ou Janos Ferencsik (Hungaroton), mais le présent CD domine selon moi la discographie, en tout cas pour un premier contact avec cette oeuvre.

La "Cantate Profane" fut écrite en 1930 d'après une fable transylvanienne que Bartók avait collectée en 1914 lors de ses pérégrinations ethnomusicologiques dans la campagne roumaine.

Neuf garçons sont changés en cerfs et vantent à leur père leur choix d'une vie à l'état sauvage. Nouvelle illustration de la méfiance envers une civilisation aliénante, qui s'oppose aux instincts primitifs (le "Mandarin Merveilleux" en avait proposé un autre avatar dans le cadre urbain de la grande métropole).

La présente interprétation me laisse plus circonspect : la voix de ténor est désagréablement pincée, le choeur est puissant mais ne peut se targuer d'une parfaite diction, et surtout l'orchestre est trop enflé.

Ici, les interprétations de Ferenc Fricsay (DG), Antal Dorati (Hungaroton) voire Georg Solti (également à Chicago, Decca, son dernier disque) demeurent irremplaçables.

Le livret comprend un synopsis du ballet, le texte de la cantate, et une excellente notice de Yves Lenoir. Les polyglottes liront également avec grand intérêt les commentaires (érudits, mais non traduits en Français) de Paul Griffiths et de Hartmut Fladt.
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