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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une sérénade de jeunesse et un mystérieux concerto, 9 septembre 2006
Par 
Julien Mosa "MosaJulien" (Saint-Jean Pied de Port, 64.) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ermanno Wolf-Ferrari: Violin Concerto, Op. 26; Serenade for Strings (CD)
Ermanno Wolf-Ferrari (de son vrai nom Hermann Friedrich Wolf), compostieur né à Venise en 1876 et mort dans la même ville en 1948, maîtrisait parfaitement les langues italienne et allemande : en effet, son père était allemand. A l'adolescence, il s'intéressait beaucoup à la peinture, mais très vite se tourna définitivement vers la musique, devenant l'élève du grand Joseph Rheinberger à Munich. A seize / dix-sept ans, il composa une "sérénade" pour orch. à cordes en mi bémol majeur (qu'il orchestrera quelques années plus tard), qu'il dédiera à son professeur bavarois. De par sa structure et son modèle, cette pièce en quatre mouvements est bâtie sur le parangon de la "Petite Musique de Nuit", sérénade pour instr. à cordes de Wolfgang Amadeus Mozart. On y décèle, malgré l'ambiance néo-classique de l'oeuvre, une légère influence du jeune Richard Strauss. Il remportera cependant son premier gros succès avec l'opéra "Le Donne curiose", créé à Munich en 1903 ; en 1906, c'est la consécration avec l'opéra "I Quattro Rusteghi". A noter que jusqu'au début de la première guerre mondiale, il était le compositeur d'opéras vivant le plus interprété, avec Giacomo Puccini et Richard Strauss. Cette guère le marqua profondément et il entra dans une profonde crise psychique, qui assombrit sa création et donc sa célébrité. Au seuil de la seconde guerre (à la fin de sa vie), il se tourna vers l'écriture d'oeuvres de musique de chambre ou orchestrale. Son concerto pour violon et orchestre en ré majeur op.26 (tonalité choisie par Ludwig van Beethoven, Johannes Brahms ou Piotr Tchaïkovski pour leur unique concerto !) est dédié à la violoniste américaine Guila Bustabo, qu'Ermanno Wolf-Ferrari rencontra on ne sait comment à l'heure d'aujourd'hui. C'est une passion bien plus que musciale qui unissait les deux êtres, une forte, très forte amitié peut-on dire. Wolf-Ferrari perdit de vue sa protégée (qui avait quarante-trois ans de moins que lui) qui retourna aux Etats-Unis durant la seconde guerre, et il ne s'en remit certainement jamais. Ce concerto est bien mystérieux, dans le sens où à l'écoute de celui-ci, on a l'impression qu'il a été composé un siècle plus tôt, dans le courant du dix-neuvième siècle. Wolf-Ferrari se fichait sûrement des évolutions esthétiques tournées vers le modernisme. C'est un concerto inactuel, et pourquoi pas, comme il est suggeré dans l'excellent livret de présentation, "post-moderne" ? En trois mouvements, dont le dernier est divisé en deux parties, ce concerto exige une grande virtuosité de la part du soliste (la cadence du "Rondo Finale" est infernale) et un orchestre de haute tenue, car la rythmicité de la partition doit être respectée par tous les pupitres pour que le discours musical demeure bien unitaire. Le concerto fut créé en 1944 par sa dédicataire, l'Orchestre Philharmonique de Munich étant dirigé par Oswald Kabasta.

L'interprétation est de haut vol. Dans la "sérénade", les cordes de l'Orchestre Symphonique de la Radio de Francfort se surpassent sous la baguette inspirée et attentive d'Alun Francis. C'est une leçon de rythme et de précision orchestrale qui est offerte. La prise de son, qui frise là la perfection, nous plonge au sein de l'orchestre, c'est une véritable orgie sonore ! L'interprétation du concerto est un peu moins intéressante. Ulf Hoelscher, spécialiste des oeuvres rares (comme Marc-André Hamelin pour le piano), restitue avec franchise les quatre mouvements de l'oeuvre. Mais son incessant vibrato finit par crisper. Par contre, il faut lui tirer un coup de chapeau spécial pour le dernier mouvement. Il maîtrise son instrument avec un naturel inouï, la cadence est "diabolique" ; on en reste abasourdi. L'orchestre s'en sort aussi bien que dans la sérénade, mais ici, la prise de son paraît plus floue (la percussion est quasi-inexistante et les basses moins profondes que dans la sérénade), ce qui donne une légère impression d'inaboutissement.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La peur de vieillir, 23 septembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ermanno Wolf-Ferrari: Violin Concerto, Op. 26; Serenade for Strings (CD)
Ce romantisme désuet est touchant de naïveté, par son refus de mourir. C'est la dédicace d'un homme âgé à la femme vive et jeune .Les émois adolescents d'un septuagénaire! Attachant et troublant...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Parfum de femmes., 21 mai 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ermanno Wolf-Ferrari: Violin Concerto, Op. 26; Serenade for Strings (CD)
Le concerto pour violon du presque-septentenaire Wolf-Ferrari, écrit, en pleine Deuxième Guerre mondiale, "con amirazione" pour la jeune violoniste Guila Bustabo, est un bijou "candide", donc une monstruosité anachronique. En Ré majeur immaculé, beau et innocent - mais loin d'être de mauvais goût -, il se situe quelque part entre Mendelssohn, Paganini et Bruch.
C'est un peu comme si Ravel avait écrit un Boléro "à la manière de Bizet" ...
Pour le reste, je m'aligne joyeusement au commentaire de Julien Mosa.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 D'une beauté à vous laisser sans voix...., 4 juin 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ermanno Wolf-Ferrari: Violin Concerto, Op. 26; Serenade for Strings (CD)
Un concerto pour violon qui compte parmi les plus beaux! Ulf Hoelscher y est sidérant.... Voilà un enregistrement qui devrait être dans toute compacothèque de mélomanes avertis
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