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5.0 étoiles sur 5 Du fin du fin de siècle, 4 février 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : fantaisie en ut majeur - allemande (italian ground)... (CD)
Voici un disque tout à fait original, qui fera taire les intégristes baroqueux prêts à sortir les griffes dès que leur musique n'est pas jouée sur l'instrument d'époque. La passion de Glenn Gould pour ces deux musiciens élizabéthains et pour le compositeur hollandais Sweelinck est ici très contagieuse. La qualité des enregistrements n'est pas complètement à la hauteur, mais il reste cette musique, belle, contrapunctique à souhait et jouée avec une précision redoutable, reflet d'une démarche musicale propre à la fois au compositeur et à l'interprète.
A découvrir absolument.
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5.0 étoiles sur 5 Un des meilleurs disques du grand Glenn, unique dans sa discographie, 25 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : fantaisie en ut majeur - allemande (italian ground)... (CD)
Gould lui-même le tenait pour « le meilleur disque » qu'il ait jamais fait, à l'exception peut-être de l'album Prokofiev-Scriabine [in l'excellente biographie du pianiste par Kevin Bazzana]. Le biographe précise aussi que Gould percevait notamment chez Gibbons une spiritualité qui l'émouvait profondément.

La pavane-gaillarde pour « Lord of Salisbury » de Gibbons et la « Fantaisie en sol » de Sweelinck étaient les piliers des rappels de ses concerts. Il les a donc de nombreuses fois interprétées avant de les graver sur disque.

Il a commencé de les jouer sur scène en 1951-2 pour n'enregistrer les pièces de ce disque que de 1967 à 1971 (hormis le Sweelinck en 1964). Les premières de ces bandes restèrent conservées dans un tiroir avant que le producteur de Gould ne lui suggère de compléter ses enregistrements initiaux pour en graver un album entier. Il prit donc son temps pour mener ce projet à bien. Pourquoi ?

Gould confessa à plusieurs reprises que Gibbons était son compositeur préféré. Dans ce cas pourquoi n'enregistra-t-il que trois de ses pièces ?
Etait-ce parce qu'il ne voulait pas ternir la beauté de la partition par l'interprétation, qu'il considérait que les enregistrer sur piano - alors qu'elles étaient destinées au virginal - pourrait les trahir ? Ou parce qu'il appréhendait de s'y confronter ?

Pourtant lorsqu'il sert ces compositeurs Elisabéthains de la Renaissance avec une tendresse infinie, on ressent sous les touches de son interprétation comme une mélodie vocale à plusieurs voix, qui rappelle le style privilégié de ces compositeurs. Dans ce cas on peut dire qu'il a réussi à se glisser dans l'époque et l'esprit de ces danses.

Les premiers accords des pièces lentes suprêmement belles sont littéralement envoutants, et laissent jaillir l'émotion pure, comme le début d'une histoire amoureuse contemplative et pleine de quiétude. Presque un généreux message de paix offert aux auditeurs.

Très recueilli sans être nostalgique, d'un toucher très sûr et délicat envers ces danses feutrées, il use toujours de son célèbre toucher staccato, même sur ces pièces. Et par le rythme qu'il leur confère, il évite aussi un certain ennui que l'on ressent parfois chez d'autres clavecinistes.

Il écrivit même le texte de cet album lorsqu'il sortit en vinyle dans les années 1970, comme pour s'expliquer sur sa démarche et défendre ce répertoire peu joué à l'époque.

L'on perçoit de ci de là les craquements de sa chaise fétiche, et on l'imagine se balancer au rythme de la mélodie pendant ces séances d'enregistrement.

Je ressens juste une petite faiblesse dans les trilles de la plage 4, qui paraissent souvent un peu hésitants, limite irréguliers, comme s'il ne les assumait pas. Mais c'est parce que j'aurais voulu que ce disque soit en tous points parfait !

Son piano sonne bien, bien que l'enregistrement ait une prise de son un peu étouffée, le dernier morceau de Sweelinck ayant même été repris d'un enregistrement en mono. Mais on s'en fiche, tellement les mélodies sont belles. Le plus beau est là...
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fantaisie en ut majeur - allemande (italian ground)...
fantaisie en ut majeur - allemande (italian ground)... de william byrd & orlando gibbons & jan pieterszoon sweelinck (CD - 2006)
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