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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Seuls les imbéciles...,
Par JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Velvet Underground & Nico (1996) (CD)
Il ressort de cet album l'influence d'Andy Warhol. A l'époque, nous sommes en 1967, je n'étais pas preneur. Seuls les imbéciles.... Cet album, c'est sexe, drogue et rock n' roll. L'histoire voit en cet album le lien entre la fin des années 60 et les années 70. Le Velvet, ça sentait le soufre, le hors-norme, le déjanté et ça faisait peur. Andy Warhol a signé la pochette, devenue culte depuis (la banane). Groupe de rock américain, d'abord connu des milieux « underground » new-yorkais, le Velvet s'est surtout fait connaître après sa séparation et influencera notamment David Bowie qui chantera, au début de sa carrière du Velvet dans les clubs où il passe. Mais le Velvet Underground, c'est avant tout et surtout Lou Reed dont l'univers personnel est jalonné de glauque, de drogues dures, de sado-maso et d'homo. Dans ce contexte, la regrettée Nico apporte sa merveilleuse touche... Le Velvet peut être vu comme le précurseur du punk rock.Côté chansons, I'm waiting for the Man (Lou Reed) décrit les efforts d'un homme pour avoir de l'héroïne, Venus in Furs est une interprétation au plus près du roman de Sacher-Masoch du même nom, Run Run Run est construit autour de la culture de la drogue, tout comme Heroin qui raconte l'expérience (et qui commence doucement avec la guitare de Reed et un effet hypnotique à la batterie. Le tempo va croissant retraçant les sensations de l'individu sous héro et se ponctue d'un alto gémissant signé John Cale combiné aux guitares de Reed et de Sterling Morrison) et les effets de la drogue sur lui-même. A sortir de ce contexte noir et flippant, I'll Be Your Mirror, tendre chanson inspirée par Nico la belle. Une douceur dans ce monde de durs... On n'aimera peut-être pas mais on doit écouter... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
19 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
S'il ne devait en rester qu'un ...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Velvet Underground & Nico (1996) (CD)
Ce serait peut-être celui-là, le meilleur disque de rock jamais gravé depuis 50 ans. Au pire un des dix plus grands albums de tous les temps.Tout a été dit sur ce disque mythique et des dizaines de feuillets ne suffiraient pas à retranscrire l'impact historique, musical, social charrié depuis 1967 par ces onze morceaux. Alors, en vrac, citons le contexte, la Factory d'Andy Warhol responsable du « projet » et de la plus fantastique pochette (cette banane qui se pelait réellement dans le vinyle original) ayant jamais servi à envelopper un 33 tours. Un mot sur les musiciens, Lou Reed poète juif new-yorkais homo et junkie de 25 ans, John Cale violoniste gallois de musique contemporaine, Maureen Tucker batteuse minimaliste et debout, Sterling Morrison guitariste bruitiste, et Nico mannequin-actrice-déniaiseuse de rock stars-chanteuse dont la voix d'outre-tombe immortalise les morceaux qu'elle interprète. Le meilleur, c'est quand même les morceaux (paroles et musique). Jusque là, le rock'n'roll n'était que musiques d'origine campagnarde (blues, country, folk, hillbilly), parlant de filles ou de bagnoles (l'exception Dylan confirmant la règle). « Velvet & Nico » est le premier disque de rock vraiment urbain, agressif et violent et les textes de Lou Reed parlent de putes, de sexe « déviant », de dealers et de dope comme personne ne l'avait encore jamais fait, le tout enrobé par une musique minimaliste, simple, dissonante et bruyante. Le « bruit blanc » celui qui allait générer des troupes de Television, Sonic Youth, Jesus & Mary Chain, il vient de ce disque et de nul autre. Une anecdote (parmi des milliers entourant ce disque) : on a souvent parlé de « Velvet Underground & Nico » comme de l'anti « Sgt. Peppers' ». Dans ce dernier, Lennon évoquait selon certains la prise d'acides (la chanson « Lucy in the Sky with Diamonds » aux lysergiques initiales), selon d'autres cette même chanson serait un développement poétique autour d'un dessin fait par son fils Julian. Avec le Velvet, tout est clair : « Heroin » ne laisse aucun mystère sur ce dont il est question. Le Velvet a perdu à chacun de ses trois disques studio suivants un membre capital (tout d'abord Nico, puis John Cale et enfin Lou Reed), sans que cela nuise à la qualité finale du résultat. Aucun ne réussira cependant à approcher la vénéneuse pureté de celui-ci. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un disque mythique, mais remasterisé à la tronçonneuse,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Velvet Underground & Nico (1996) (CD)
Que dire de plus sur ce disque : c'est un must.Par contre, si je comprends que personne ne soit gêné par la mauvaise qualité de l'enregistrement, que dire du MASSACRE que constitue la dernière remasterisation ! C'est bien simple, pour sublime qu'il soit, "Femme fatal" est très pénible à écouter, même sur une installation de qualité. On a l'impression que quelqu'un a laissé par mégarde le réglage des basses à fond. Quel dommage de gâcher ainsi un chef d'oeuvre comme celui-ci ! C'est d'autant plus incompréhensible que l'inscription suivante figure fièrement sur la pochette : "Newly digitally remastered from the original master tapes". Suis-je le seul a avoir constaté ce défaut ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
17 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une oeuvre d'art,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Velvet Underground & Nico (1996) (CD)
Ce disque commence par une ritournelle au xylophone (je crois, du moins, que c'est un xylophone), comme une berceuse. Charmant. Il y a un violon dans le fond, qui donne une ambiance d'aurore embrumée. La voix de Lou Reed est douce, fraîche, aérienne; il en résulte davantage un sentiment de féerie que de tristesse. Après cette mélodie irréelle (la chanson s'appelle "Sunday Morning"), vient un rock compact et accrocheur, des accords répétés sans cesse, en droite lignée de Bo Diddley, l'idole de Moe Tucker (la petite femme à la batterie). C'est un classique instantané, un des morceaux les plus légendaires du rock, ça n'a pas vieilli, ça s'appelle "I'm Waiting For The Man". Cette fois la voix de Lou est plus urbaine, vêtue de cuir jusqu'au timbre de voix, beaucoup imitée, jamais égalée. Puis vient "Femme Fatale", jolie ballade chantée par Nico, une femme fatale effectivement, aussi belle que mystérieuse. Et puis c'est "Venus In Furs", avec ses captivants grincements d'archet: le Velvet Underground avait trouvé l'art de planter un décor, avec moins de moyens que les Beatles pour "Sgt.Pepper". La suite est tout aussi forte et inédite, notamment le morceau qui ouvre la deuxième face du vinyle original, "Heroïn", qui fascine davantage l'auditeur qu'il ne le glace, puisqu'il s'agit ici d'art - de pop-art, même - avant toute chose. Le malaise, la menace, l'inquiétude restent sous-jacents. Avec ce premier album, le Velvet Underground publiait surtout en 1967 quelque chose d'inouï, au sens étymologique du terme.
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10 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le Best Seller du Velvet,
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Velvet Underground & Nico (1996) (CD)
Heroin, Venus In Furs, I'm Waiting for the man,All Tomorrow's parties font de cet Album l'oeuvre la plus connue du Velvet Underground.C'est un album qui cache un peu le reste de la carrière du Velvet Underground par la perfection des textes,la batterie syncopée de Maureen Tucker,le violon déglingué de John Cale,la violence contenue de Sterling Morrison et la Folie déviante de Lou Reed.Comment ne pas céder aux appels de Nico dans Femme Fatale ?C'est un grand album qui fait du tort aux autres sommets de la carrière du Velvet.C'est aussi leur oeuvre la plus accessible. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Disque vénéneux et stimulant pour les sens, transcrivant à merveille l'oppression urbaine et ses bas-fonds.,
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Velvet Underground & Nico (1996) (CD)
Chroniquer le fameux album à la banane du Velvet s'avère difficile, tant l'influence de ce disque sur le rock contemporain est grande, presqu'impossible à mesurer.Au premier abord, ce disque a tout pour être détestable (tout comme paraît-il la réputation de Lou Reed dans le milieu). Le Velvet semble être un groupe monté de toutes pièces par Andy Warhol, les musiciens sonnent comme des débutants, la pochette est tout ce qu'il y a de plus arty, et le propos est de bout en bout hyper malsain, tirant la nouille au maximum de sujets dérangeants qui puissent faire rougir de scandale votre grand-mère (les thèmes abordés vont de la drogue et sa dépendance au sadomasochisme et au bondage)... Bref, tout pour se dire que l'album est inutilement excessif en représentant le summum de la hype new-yorkaise du moment. Pour cela, de nombreux chroniqueurs n'ont tellement pas compris ce qu'on a bien pu trouver à ce disque, qu'ils en viennent à lui attribuer un zéro pointé. Ici, il n'y a rien à comprendre : tout est subjectif. Pour ma part, je fais pencher la balance complètement de l'autre côté en lui adressant un 20/20 pointé ... pour exactement les mêmes raisons, mais d'un point de vue radicalement différent. « The Velvet Underground & Nico » m'a obsédé toute une période, et j'en retiens aujourd'hui plusieurs éléments marquants. Tout d'abord, il s'agit d'un disque courageux, qui bien qu'excessivement engagé comme un manifeste anti-Flower Pop un peu ridicule, va au bout de ses thématiques obsessionnelles en créant une atmosphère musicale totalement en phase avec le propos. Les arrangements minimaux, par exemple, donnent un aspect visuel au squelette du junkie accro à l'héroïne dans « I'm Waiting For The Man ». Les sensations physiques (l'accélération progressive de la batterie représentant le rythme cardiaque pendant la piqûre d'héroïne, l'alto s'occupant de l'afflux de sang au cerveau) recréées par la musique dans « Heroïn » sont indéniables. Puis, le disque retranscrit à merveille une certaine oppression urbaine et la vie nocturne de New-York, grâce à cette musique filandreuse, ses expérimentations sonores (avant-gardistes), ses rythmes envôutants, et une intensité unique. Le Velvet est « Underground », maître à bord de son royaume souterrain; la face blanche et livide du rock, avec pour épicentre New-York City. Cela ne peut en tout cas pas laisser indifférent. Et pour finir avec la célèbre formule qu'on lui connaît « il y a eu mille personnes qui ont acheté cet album à sa sortie, mais tous ont formé un groupe », on retiendra le curieux pouvoir de ce disque à avoir inspiré des tas de gens différents (cela n'est plus à démontrer) mais pas seulement. « The Velvet Underground & Nico » semble avoir été pour beaucoup un premier pas vers une soif de connaissance de l'Amérique dans beaucoup de domaines (la littérature urbaine, notamment). Et tout ça mérite une révérence incontestable. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Du rock'n'roll comme on en fait plus...........,
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Velvet Underground & Nico (1996) (CD)
De tous les albums du Velvet je n'arrive pas a en preferer un aux autres tant leurs trop peu nombreux enregistrements sont bons. Reste que si j'etais oblige de n'en garder qu'un je pense que je garderai celui-ci, ne serait-ce que pour Heroin. Si certains morceaux comme European son peuvent paraitre plus difficile a ecouter d'emblee que des morceaux aussi connus que Sunday morning ou I'll be your mirror (tous 2 repris dans des pubs en france il y a quelques annees) cet album n'en demeure pas moins un des albums indispensables que tout amateur de rock doit connaitre. Le velvet underground fut soutenu et produit par Andy Wharol pour cet album culte (la pochette est signee Wharol). Meme si cet album fut un veritable echec commercial lors de sa sortie en 1967, il est aujourd'hui considere comme un veritable chef d'oeuvre du rock (si on devait faire un classement des 10 albums rock les plus importants de l'histoire, celui-ci y figurerait en bonne position aux cotes d'albums comme Sgt.Pepper ou Blonde on blonde, entre autres...) et si le Velvet est aujourd'hui si culte, cet album contient un certain nombre de chansons qui aide a comprendre pourquoi.
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11 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
S'il n'y en avait qu'un à emmener sur l'ile déserte,
Par Bernard DUCRUET (Paris) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Velvet Underground & Nico (1996) (CD)
Nous sommes en 1967... tu peux imaginer ça toi, aujourd'hui... 1967... Ce disque... le disque ultime, le seul, l'unique. Quatre génies créateurs comme le rock n'en a jamais produit d'autres. Non je ne parle pas d'obladi-oblada.Le Velvet parle de nos terreurs, parle à nos terreurs. Deux guitares rouillées qui grincent des dents, un violon qui nous vrille le cerveau, une batterie qui n'en est pas une. La douleur, le mal, nos perversions, nos désirs, nos angoisses, nos névroses sans espoirs. Le velvet est tout ça à la fois. Ce disque faisait peur, il fait toujours peur. Quels parents ont envie que leur fille écoute une chanson qui s'appelle Heroin... même 34 ans après : "When I put a spike into my vein And I'll tell ya, things aren't quite the same When I'm rushing on my run And I feel just like Jesus' son". Quels parents ont envie que leur fille s'initie aux "Shiny, Shiny Boots Of Leather"? Ce disque a paraît-il suscité tant de vocations qu'il existe plus de groupes s'en réclamant qu'il ne s'en est vendu d'exemplaires à sa sortie. Et puis il y a "The Black Angel's Death Song", et "European Song" et ses chaises rouillées qui grincent sur le béton froid de nos cauchemars. Et puis il y a ces cathédrales de cristal que sont les chansons chantées par Nico. Et puis... et puis... vous ne l'avez pas encore acheté? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
16 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Surviving with Style...,
Par Pierre (Grande-Bretagne) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Velvet Underground & Nico (1996) (CD)
IL est sorti au meme moment que le legendaire et hautement (sur?)estime Sergent Pepper's des Beatles. Ce dernier a fait exploser les ventes. Tout le monde est d'accord a present pour dire que Rubber Soul est bien meilleur. A l'inverse, IL a ete un bide commercial. IL est aujourd'hui la bible du ART ROCK.En bref, "The Velvet Underground & Nico", c'est l'anti-Sergent pepper's, le disque pour ceux qui ne se contentent plus d'aller au concert rock le samedi, en jean bien repasse, avant de se repointer au bureau le lundi matin suivant. Le disque pour ceux qui sont vraiment passes de l'autre cote, ceux qui vivent le rock, qui sont rock. Le Velvet est le groupe phare pour ceux qui ont compris que la vie vaut tout au plus d'etre survecue, a condition de la survivre avec style. Musicalement: ....Difficile de parler de IL. c'est comme parler d'un(e) amant(e) qui surgirait une seule nuit tout les mois, pour vous faire vivre la meme nuit inoubliable, intense et ephemere a chaque fois. Alors Factuellement: le xylophone lancinant de Sunday Morning... Le piano debraille, baroque, brutal et insistant de Waiting for My Man...La facon dont Nico prononce "tAAAlkHHsss" sur Femme Fatale, ou "cry behind the doooor" sur All Tomorrow's Parties, mi-garde-chiourme nazillonne mi-adolescente pubertaire en detresse...Les deux sorbets pop I'll be your Mirror et There She Goes, comme caresses tendres et calines apres un orgasme...Enfin et surtout, Venus in Furs, peut-etre la seule chanson rock qui soit parvenu a allier 1)violence rock et esthetisme arty 2)perversion et sincerite. En clair... Au-dela des Beatles & Stones, de Led-Zep, de Bowie, Morissey ou autre, IL est le disque rock. Nous a tout donne. Et nous a legue l'ultime finalite de cet existence: Surviving with style... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Incontournable mais vrai,
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Velvet Underground & Nico (1996) (CD)
Tout a été dit à propos de ce disque. Et tout est vrai. Ni le son, ni le style ne sont datés et The Velvet Underground & Nico ne fait pas partie de ces classiques qu'on achète "pour les avoir" : 35 ans après, écoute après écoute après écoute, le plaisir et la force sont intacts.
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The Velvet Underground & Nico (1996) de The Velvet Underground (CD - 1996)
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