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30
4,4 sur 5 étoiles
Hotel California
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4 sur 6 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 12 septembre 2008
Il y a parfois quelque chose d'obsessionnel à vouloir systématiquement trouver une explication à certaines pochettes de disques. Ainsi, du moulin à eau de Mapledurham de Black Sabbath à l'imagerie associée à l'univers de Michael Jackson, en passant par le parterre de célébrités figurant sur le Sgt Pepper des Beatles, si nombre d'albums ont vu leurs visuels faire parfois l'objet d'interprétations délirantes, il en est certainement un qui, au-delà de sa qualité musical intrinsèque, a fait l'objet d'une attention toute particulière de la part de certains spécialistes en décryptage exotique: Hotel California. Réussite de tous les instants, si cet hôtel aux couleurs musicales multiples cache derrière sa façade une tout autre réalité que celle affichée sous ses accords de guitares, il en va tout autrement concernant une pochette qui n'a d'autre but que de symboliser cyniquement un certain art de vivre à la mode californienne.

Bien qu'il soit confirmé que sur la photo de couverture, il s'agisse en fait du fameux Beverly Hotel, également connu sous le nom de Pink Palace, dans lequel nombre de stars hollywoodiennes viennent se ressourcer à l'occasion, c'est pourtant encore avec un certain amusement que l'on se laissera distraire par l'étrange et parfois pathétique cortège de légendes qui a pu être associée à ce cliché hispanisant. Eglise abandonnée, loge personnelle de Satan, asile de fous ou repaire d'Aleister Crowley, si pour les chasseurs de fantômes les plus classiques, le territoire reste largement balisé. Pour les experts en ombres et silhouettes, la cause est loin d'être entendue. Car, que penser de cette forme se détachant de l'encadrement d'une fenêtre, sinon qu'elle soit une émanation du Malin. Et qu'en est-il de cet autre succube aperçu au balcon, bras ouverts en signe de rassemblement, si ce n'est que le monde à déjà basculé dans la schizophrénie.

Sans se douter une seconde des traitements auxquels seront soumis musique et illustration, c'est en jouant de paradoxe, en s'essayant à démontrer la fatuité de l'american way of life, tout en nous entraînant vers la freeway la plus proche, idéalement jalonnée de morceaux d'un rare opportunisme rock, que les Eagles vont composer ce qui reste à ce jour, un album d'anthologie. Disque unique, voué à survivre à la nuit des temps, Hotel California ressemble à un rêve poudré auquel on aurait fait croire à un paradis perdu. Beaucoup moins country que par le passé, beaucoup plus rock, assumant balades FM, comme l'occurrence d'une pointe de reggae, rarement aura-t-on rencontré autant de compositions touchant aussi finement à l'essentiel. Et si, n'hésitant pas à s'engager sur le sentier du génocide indien, ni à surfer sur la mélancolie du temps passé, le groupe explore à son maximum les éclaircies ponctuant ses frasques cocaïnées, on aurait vraiment tord de bouder le plaisir procuré par d'aussi belles métaphores désabusées sur le rêve américain.

L'arrivée de Joe Walsh au sein du groupe n'est sans doute pas étrangère au succès de cet album. L'ex James Gang, connu et reconnu pour la qualité de son jeu, comme pour sa technique en slide, s'impose ici comme un élément essentiel de l'aventure Hotel California. En conjuguant sa sensibilité avec celles, visiblement plus classiques, de Glenn Frey et Don Felder, Walsh ouvre de nouvelles perspectives à la musique des aigles. Et c'est tout naturellement que son implication sur Victim Of Love, ainsi que ses échanges avec Glenn Frey, sur Life In The Fast Lane, viennent s'ajouter aux autres très belles séquences de ce disque. Néanmoins, c'est par ses ballades que le séjour dans ce palace inquiétant de vérité vaut le détour. Plus particulièrement à la faveur de deux de celles-ci : New Kid In Town, qui ne souffre aucune comparaison avec Hotel California, et The Last Resort sur laquelle la voix de Don Henley touche à l'absolu.

Avec ce disque, les Eagles ont composé l'album plus que parfait. Irrésistible, non seulement parce qu'il ressemble à ces panoramiques de grands espaces, à tous les couchers de soleil et horizons lointains que nous renvoie le mythe américain. Mais surtout, indispensable, lorsque l'on prend le temps de le regarder droit dans les yeux.

On a dark desert highway, cool wind in my hair...
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le 8 février 2015
Super magique ! couleurs musicales excellentes, c'est vraiment du génie et surtout c'est très agréable à écouter pour se détendre
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le 18 mai 2015
Très bonne version CD du célèbre vinyle.
Cet album est tout à fait satisfaisant et restitue tout le charme de l'original.
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le 21 juin 2014
Un classique mais on ne s'en lasse pas des tubes des tubes et encore des tubes le tout en vinyle tip top ! Parfait !
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le 18 août 2013
Eagles hotel california ; J adore !!!! !!!!! !!!!! Tout simplement . De la musique , des paroles et c est parti ...
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le 12 septembre 2014
bon disque sans probléme ... .;. ... ....... ..... .... ... ... ... ... ... ! ... ... ... ..
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2 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
1000 PREMIERS RÉVISEURSle 6 février 2013
Propulsé par la scie "Hotel California" que l'on continue d'entendre partout, du supermarché au quai de gare, voici un album taillé pour la radio et qui s'est écoulé à des millions d'exemplaires. C'est que ce que les Eagles proposent ici est un rock chromé et calibré, aux racines country certes, mais bien pûtassier en vérité. Les rocks sont balourds, aux gros riffs épais, et les ballades bien mièvres et sirupeuses. La production est clinquante mais réussie toutefois dans le registre moelleux des nouveaux riches. Ce qu'un Gene Clark peut faire de majestueux et gorgé d'émotions avec les mêmes ingrédients (voir le dément "No Other") sonne ici systématiquement creux et artificiel, pour ne pas dire ampoulé et de mauvais goût. Le fond du problème, c'est qu'ici, le rock, comme le country, se vident de leur substance pour n'être plus qu'un véhicule de luxe sans âme. Tout cela est pourtant techniquement irréprochable, les Eagles étant de bons musiciens, et le disque n'est pas non plus désagréable, ronronnant tranquillement, efficace en vérité à défaut d'être profond. C'est de toute façon une réussite indéniable dans le genre country rock FM, un album qui a marqué son époque, et qui demeure un classique du genre.
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12 sur 23 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 25 mai 2010
Parfois, le hasard nous remet en présence de ce que nous avions adoré un moment (l'enfance...), puis jeté aux orties, et alors on s'interroge : pourquoi ?

Hotel California, le tube fabuleux, mais pas seulement : il fallait aussi adorer tout le disque, présenté comme un chef d'oeuvre country-rock, avec des musiciens géniaux, une pochette sublime et tout le tralala. Et c'est vrai que (puisqu'on est jeune) on peut écouter le morceau en boucle, rêver aux premiers "slows" qu'on va danser, à d'hypothétiques patins qu'on va rouler sur ce solo ; ou encore (pour les plus romantiques) frissonner au clair de lune avec la guitare de Don Felder, dans une extase demi-mystique.

Et le reste ? Et bien le reste, on a beau se forcer, c'est mou, très mou ("New Kid In Town", "Wasted Time"), même quand ça voudrait se faire plus rock ("Life In The Fast Lane"), ça reste désespérément mou. Comme si, après avoir chanté l'Hotel California, les Eagles en avaient composé la bande-son, easy-listening accordé aux "mirrors on the ceiling and pink champagne on ice". Alors on se dit que c'est pas grave, de toutes façons, ce qui compte vraiment c'est "Hotel California", la chanson ; et la différence abyssale d'efficacité entre le premier titre et le reste du disque est excusée.

Et puis vient le moment où cette différence s'estompe, le morceau titre devenu terriblement indigeste, et tout cela rejoint cet "enfer" de notre discothèque où descendent les erreurs de jeunesse.

Alors, pourquoi ? Parce que les Eagles, croyant faire du country-rock, avaient vendu l'âme de la country et du rock'n roll, non pas à Anton LaVey (un des mythes qui entourent le disque) mais tout simplement à la variété. C'est-à-dire que sous prétexte de mélanger deux genres voisins, ils ont oublié l'un et l'autre. Ainsi, le rythme qui est la base du rock('n roll) est sacrifié, ce qui donne cette impression de mollesse affreuse, d'engourdissement. D'un autre côté, on ne retrouve pas non plus la richesse des harmonies qui font la beauté de la country : juste quelques mélodies accrocheuses, mais dont on se lasse rapidement.

Et on retiendra donc cette leçon grâce aux Eagles, qu'un métissage réussi rapproche des différences au lieu d'uniformiser. Des exemples ? Le plus grand disque de country-rock : Sweetheart Of The Rodeo, par les Byrds. Mais aussi le mythique Gram Parson The Complete Reprise Sessions (Coffret 3 CD), et même les Rolling Stones en plein trip américain (Exile on Main Street (Edition Deluxe Digipack 2CD inclus 10 titres inédits). Voire, plus subtil et mélodique, Big Star :#1 Record/Radio City. Que des chefs-d'oeuvres.

Et je laisse une étoile à Hotel California, qui n'a pas besoin de moi pour continuer à séduire des générations de jeunes romantiques. Pourvu que ça leur donne envie de découvrir d'autres choses...
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2 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 5 mars 2006
Comment, vous ne l'avez pas encore? Il y a un trou dans votre discothèque, alors. Le titre principal est un des morceaux les plus suaves et porteurs du rock, avec un solo mémorable. Bien que certains morceaux soient plus gnan-gnan, l'album vaut à peu près sa réputation.
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1 sur 17 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 8 mars 2011
le cp a l'air rippé, il ne passe sur aucun pc ni sur aucune platine cd. je refuse néanmoins de payer des frais de port pour vous le renvoyer, même s'ils sont remboursés ensuite. je vais désormais me méfier des cd.
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