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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
CHRONIQUE DE JACQUES VASSAL MAGAZINE ROCK&FOLK,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mingus (CD)
CHRONIQUE DE JACQUES VASSAL MAGAZINE ROCK&FOLK JUILLET 1980 N°162 Page 99/14911° Album 1979 33T réf : Asylum 53091 C'est l'été 1978. Ce jour-là, en entrant dans les studios A & M, Joni Mitchell est dans ses petits souliers : quelques mois plus tôt, un ami commun a eu l'idée de faire connaître sa musique à Charlie Mingus. Enthousiasmé, il a accepté l'idée d'une rencontre et d'une éventuelle collaboration. Alors que la maladie ne lui permet plus de tenir un instrument, il a composé six musiques pour Joni. Alors Joni, qui commence ses séances à sept heures du matin, ne veut voir personne derrière le double-vitrage. La préparation de ce disque s'étalera finalement sur près d'un an. On convoque, parfois ensemble, parfois séparément, Wayne Shorter et Jaco Pastorius encore, Herbie Hancok, Don Alis (perc. déjà sur "Don Juan"), Emil Richards (perc.) et un nouveau batteur, Peter Erskine. On superpose - magnifique trouvaille - des cris de loups pour "The Wolf That Lives In Lindsey". Joni finira la dernière musique ("God Must Be A Boogie Man") au début 79, le surlendemain de la mort de Mingus. Les morceaux de ce disque sont entrecoupés de "raps", brins de causette où l'on entend le grand musicien deviser gaiement, entre autres sur l'âge, la mort et son genre d'enterrement prévu, avec quelques amis. On imagine la délicatesse d'un tel sujet, les écueils à éviter pour une "mise en disque". Est-il utile de préciser que celui-ci est exempt du moindre soupçon de mauvais goût ou de nécrophagie ? C'est une vraie rencontre, une collaboration et, plus encore, une complicité faite d'intelligence et de respect mutuel. Charlie aurait sûrement aimé la façon dont Joni affirme ici que "Dieu doit être un boogie man", et dont elle utilise sa guitare sèche en rythmique, les coups secs venant se fracasser contre le rocher Pastorius. Et il aurait adoré ces envolées (ô, Amelia !) de la voix relayée à l'unisson par le sax de "Sweet Sucker Dance". Adoré, encore, le swing parfaitement élégant de "Goodbye Pork Pie Hat". Enfin, je crois qu'il aurait remercié la dame pour les extraordinaires portraits de vivant (y compris, vision folk-nérienne, de dos sur sa chaise à roulettes) qu'elle nous a donné de lui. Notes colorées, peintures qui vibrent. Plutôt que par un bout de texte de chanson, peut être pas essentiel ici, concluons en citant un bien curieux passage de la préface que Joni signe pour cet hommage vrai : Charles Mingus, mystique de la musique, est mort à Mexico le 5 janvier 1979 à l'âge de cinquante-six ans. Il a été incinéré le lendemain. Ce même jour, cinquante-six baleines s'échouaient sur la côte mexicaine et en étaient retirées au moyen du feu. Ce sont là des coïncidences qui stimulent mon imagination. A sa demande (son épouse) Sue a emporté ses cendres en Inde et dans les sources du Gange elle l'a laissé glisser, avec des fleurs et des prières, à l'aube d'un jour nouveau. - Sue et le fleuve saint - T'enverront vers les saints du jazz - Vers Duke et Bird et Fats - Et tous tes autres saints. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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5.0 étoiles sur 5
Impérissable,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mingus (CD)
Il est surprenant qu'un tel disque n'ait pas été commenté à ce jour !L'hommage à Charles Mingus par Joni Mitchell, la gracile et mélancolique chanteuse folk des années 70, est un tel trésor musical, aboutissement dévié d'un projet qui aurait du l'associer directement à Mingus lui-même si sa santé l'avait permis. Autour de la chanteuse, on retrouve tous les grands maîtres du jazz-fusion de l'époque : Wayne Shorter et Jaco Pastorius (alors en plein apogée météorologique), Herbie Hancock, Peter Erskine, Don Alias et le (plus obscur) percussionniste Emil Richards. Un combo en or, qui n'était pas venu simplement pour cachetonner, mais pour s'investir totalement dans un projet aussi sensible que créatif : une demi-douzaine de chansons (oui, six chansons seulement, entrecoupées d'intermèdes indescriptibles, fragments de scènettes en compagnie de l'homme célébré ici). Six chansons seulement, mais... que des bijoux inépuisables, capables de résister à des centaines d'écoute : savourez la fraicheur festive de « God must be a boogie man », la légèreté aérienne de « A chair in the sky », l'intensité étrange et dramatique de « The wolf that lives in Lindsey » (une incroyable transe guitaristique dans laquelle s'invitent d'authentiques loups !), ou encore l'énergie trépidante de « The dry cleaner from des moines » (un morceau arrangé par Pastorius, qui prête pour l'occasion les cuivres et les couleurs de son groupe personnel)... Il y a aussi ce « Sweet sucker », aux contours vaporeux et caressants; et en clôture, l'hommage chaleureux à Lester Young composé par Mingus (« Goodbye pork pie hat »). On peut bien sur estimer que le son du groupe à vieilli, que la basse de Pastorius frôle la caricature caoutchouteuse et réverbérée dans le morceau d'ouverture; mais à moins d'avoir une dent contre le jazz-fusion et la chanson américaine des années 70, difficile de ne pas succomber aux charmes très entêtants de cet album, qui défie les catégorisations faciles. Un classique impérissable, et sans doute un des plus beaux projets de Joni Mitchell. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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5.0 étoiles sur 5
très bonne prestation,
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mingus (CD)
Livraison sans problème. envoi rapide et emballage et protection de bonne qualité . le tout neuf sorti d'usine pour un super enregistrement .
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Mingus de Joni Mitchell (CD - 2003)
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