Commentaires en ligne 


22 évaluations
5 étoiles:
 (18)
4 étoiles:
 (2)
3 étoiles:
 (1)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:
 (1)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 

Le commentaire favorable le plus utile
Le commentaire critique le plus utile


26 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 On n'en croit pas ses oreilles
Je le dis sans ambiguité, Relayer est l'album de Yes que je préfère, très loin au-dessus de "Close to the Edge".
Quand j'ai entendu pour la première fois "The gates of delirium", je n'en ai pas cru mes oreilles, c'était fou. Ce morceau est un monument immortel du rock progressif, prouvant définitivement que ce n'est...
Publié le 6 septembre 2004 par Serge Leclercq

versus
3.0 étoiles sur 5 Yes et puis c'est tout
Du bon Yes mais pas indispensable. "Close to the Edge" me plait plus. Mais bon, c'est quand même mieux que ce qu'on nous propose maintenant.
Publié il y a 16 mois par Jean-marie Durand


‹ Précédent | 1 2 3 | Suivant ›
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

26 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 On n'en croit pas ses oreilles, 6 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Relayer (CD)
Je le dis sans ambiguité, Relayer est l'album de Yes que je préfère, très loin au-dessus de "Close to the Edge".
Quand j'ai entendu pour la première fois "The gates of delirium", je n'en ai pas cru mes oreilles, c'était fou. Ce morceau est un monument immortel du rock progressif, prouvant définitivement que ce n'est pas forcément un genre calme. Un délire, c'est le mot juste, parfaitement en accord avec le titre. On a droit à un enchevêtrement de phrases musicales évoluant presque sans but et pourtant si cohérent ! je ne parviens pas à imaginer comment on peut interpréter si impeccablement un truc pareil... les musiciens devaient être très en forme ce jour-là. On a droit au délire jusque dans la conclusion : "Soon", une chanson lente et romantique qui arrive pourtant logiquement, le calme après la tempête.
Parlons de la deuxième face, qui souffre un peu de l'ombrage de la première, mais qui est tout de même très intéressante. "Sound Chaser" continue sur la lancée de "The gates of delirium" : une chanson délirante et difficile, une véritable chasse aux sons. "To be over" est un peu plus anecdotique bien que très agréable, terminant l'album sur une note plus calme et stable.
Pour conclure, je dirai qu'il m'est toujours très difficile d'apprécier quelque musique que ce soit directement après avoir écouté cet album.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 les portes du bonheur, 5 février 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Relayer (CD)
Cet album de Yes n'est pas cité dans la plupart des réferendums et autres classements "best of the best" des magazines en vogue. Et pourtant, il s'agit bien là du chef d'oeuvre absolu d'un groupe qui en compte quelques autres. Yes fut un groupe de musiciens surdoués mais qui n'a pas bien géré sa carrière, faute de n'avoir pas toujours su voir le joyau en son sein : son guitariste, Steve Howe, esthète virtuose, ne demandait qu'à ce qu'on lui compose de la belle musique pour la transcender et transporter le groupe vers des sommets que personne ne pouvait atteindre. Malheureusement, divers problèmes d'ego, notamment du clavier rick wakeman, ont empeché le groupe de se vouer entièrement à cette noble cause, au contraire de ce qui se passait chez Led Zeppelin pour ne citer que l'exemple le plus frappant.
Bref, en 1974, le wakeman en question, fort du succès des albums précédents, croit pouvoir aller faire le malin en solo et laisse sa place à Patrick Moraz. Tant mieux; sur la durée de cet album au moins, tout est fait pour mettre en valeur la guitare de Steve Howe, sans occulter le moins du monde la superbe voix de Jon Anderson et la rythmique originale formée par Chris Squire et Alan white. Bonheur. La pièce maitresse du disque s'appelle "The Gates of Delirium". Les portes du délire, il s'agit bien de cela: au sens le plus positif que l'on puisse entendre.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Yes dans tout son génie, 4 août 2007
Par 
prince saphir - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Relayer (CD)
Que dire sur cet album incroyable ? Tout a déjà été dit : une créativité, une cohésion, une interprétation, une originalité hors normes...
Construit sur le même modèle que "Close To The Edge" et pas si éloigné de "Tales From Topographic Oceans" qu'il suit, mais en plus condensé, il fait éclater, encore plus que dans les autres albums du groupe si c'est possible, les capacités démentielles de chacun des musiciens, plus particulièrement Steve Howe aux guitares et Patrick Moraz aux synthétiseurs.
Le début du disque frappe tout de suite (comme "Tormato", ou "Topographic" : on se demande s'il tourne à la bonne vitesse).
Trois morceaux seulement, mais assez longs (le premier d'une durée de vingt minutes et les deux suivants d'une dizaine de minutes chacun) :
- "The Gates Of Delirium"... Un des sommets du groupe; ardent, complexe, foisonnant, avec sa course poursuite centrale étourdissante et survoltée et animée de synthés éblouissants, sa sublime partie finale comme le calme après la tempête (désolé pour ce lieu commun mais il en faut parfois).
- "Soundchaser", expérimental, échevelé, avec son schéma rapide/lent/rapide, Steve Howe littéralement extra-terrestre...
- "To Be Over" enfin, une magnifique pièce en plusieurs parties (dont le climat est très proche de "Tales..."), lumineuse, aérée, comme un voyage en voilier sur une mer scintillante... Là encore, la guitare de S. Howe fait des merveilles, avec ses sonorités variées (passant de solo débridé en séquence hawaïenne et en legato aérien en un tour de main), ainsi que les claviers de Patrick Moraz aux timbres subtils, prodigieux, et la voix céleste de Jon Anderson qui survole l'ensemble...
Ce dernier morceau se termine d'une façon grandiose, solennelle, comme un carillion de lumière, fin rayonnante pour un disque époustouflant de perfection et d'inspiration, difficile sans être froid ou ennuyeux pour autant mais au contraire passionnant, dynamique, plein de feeling et de vie, comme (presque) tous les albums de Yes...
Tout simplement génial.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du trés grand Yes, 1 septembre 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Relayer (CD)
Sublime ! Tout ce qui a fait la renommée de Yes est présent sur cet album : grandes envolées lyriques, claviers fastueux, guitare acrobatique et basse très technique. Bref un album à (re)découvrir. Les claviers ne sont pas tenus ici par Rick Wakeman mais par Patrick Moraz qui est excellent aux synthés sans pour autant sombrer dans la démonstration facile et gratuite. Les moments calmes alternent avec les grandes envolées du groupe.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


22 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 INCROYABLE RICHESSE, 4 septembre 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Relayer (CD)
J'écoutais YES il y a 25 ans ; quand j'ai commandé ce CD je me suis dit: c'est un truc de jeunesse ma vieille, aujourd'hui tu vas trouver ça nul. (pas grave, le prix est ridicule ).
OULALA LE CHOC! j'en ai pleuré de bonheur! je me souviens qu'à l'époque, j'avais mis du temps à apprécier. Preuve que la musique si inventive de YES fait partie de celles qui, une fois adoptée, vous transporte pour la vie.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Digne de Close to the Edge, 31 mars 2003
Par 
M. A. Weber "awks" (Draveil France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Relayer (CD)
Avec une formation légèrement différente. Patrick Moraz apporte un peu de son inspiration et de sa virtuosité au groupe de légende du Rock Progressif. Cet album n'est pas sans rappeler le "Close to the Edge" par sa conception (3 titres dont un de 20mn), et pourtant il ne lui doit pas grand chose par son originalité et sa puissance. Les deux font la paire. Attention, c'est tonique, et c'est beau.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 himalayesque !, 26 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Relayer (CD)
Merci à Hervé Jeannoutot d'avoir conseillé la version Rhino ( disponible sur Amazon UK ) de ce magnifique et incontournable album de Yes. Je possède l'album vinyle devenu tellement vieux et usé que je l'ai délaissé. Grâce au CD, j'ai redécouvert tous les trésors cachés de ce chef-d'oeuvre du rock progressif ( tous les membres de Yes atteignent des sommets de virtuosité et d'inventivité...est-ce lié au fait qu'ils étaient végétariens en 74 !) , les bonus sont également intéressants notamment Gates of delirium encore en chantier. La composition de Howe est également somptueuse en particulier sur le troisième morceau. Procurez vous Relayer de toute urgence, ça fait trop de bien aux oreilles et à l'âme !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Soon Oh Soon the Light, 15 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Relayer (CD)
Bonjour,

5 étoiles' 5 étoiles' Voire hors catégorie tellement d'intérêt collectif !

En guise de préambule, et pour aller à l'essentiel, l'esthète qui sommeille en moi me fait écrire que cet album est le plus beau de Yes. Pour le néophyte qui se demande ce qu'est Yes, ce n'est peut-être pas le bon album pour débuter : je vous incite à passer par quelques autres phases de préparation, avec une nette tendance pour le triptyque évolutif "The Yes Album"-"Fragile"-"Close to the Edge". Avec un "Going for the One" peut-être par la suite' Et vous serez prêt ! Quant à "Tales from'"... Plus tard !

Yes

Jamais un groupe n'aura déchaîné autant d'exaltations que de détractions, surtout pour l'inégalité qualitative de leur production musicale, où le sublime peut côtoyer, d'un album à l'autre, la morne tourbe, très en deçà du potentiel de ses interprètes. Inconcevable que Yes ait pu signer des albums comme "Big generator", "9027 live the solos" et "Open your eyes", voire "Union" suivant votre état réceptif.

Et que dire de ces changements de line-up incessants, dus probablement (sûrement ?) à des ego surdimensionnés : après le deuxième album, changement de guitariste, après le troisième, changement de claviériste, après le cinquième, changement de batteur. Cela continuera souvent ainsi, et pas nécessairement au service de la musique telle que nous puissions l'attendre de Yes. Certains rejoindront, repartiront, reviendront à nouveau. On semble entrer et sortir de Yes comme d'un moulin. Seul le bassiste, Chris Squire, sera crédité sur tous les albums. Et comme le surnomment les fans : le gardien de la flamme.

Du brasier ardent, je préciserai, car aux portes de 1975, Yes était déjà, et cela trois ans plus tôt, le garant du rock artistique avec un 'Close to the edge', cuvée 1972, où interprétations techniques et virtuoses coexistaient au sein de compositions aux multiples facettes harmoniques venant enrichir tant le phrasé mélodique que les expressions rythmiques. S'intéresser au rock progressif et passer à côté de cette œuvre relève de la gageure, tellement cela reste et restera impensable, à jamais.

L'année suivante, Yes persistera en signant avec 'Tales from topographic ocean', un forum pour un rock désormais symphonique (on ne parlait pas encore de rock progressif en ce temps-là), en quatre mouvements où chacun occupait toute une face d'un double vinyle. Encore sujet à controverse parmi les amateurs du groupe, certains reprochant, sûrement avec raison, les égarements de quelques passages solos, quand ce n'était pas, sur un plan plus général, le caractère ambitieux et emphatique de l'œuvre. Quoiqu'il en soit, cet album, à défaut d'être un monument sans fissure, reste un des piliers de symphonisme dans la musique rock.

Et première grosse cassure au sein de Yes, tant musicale que relationnelle : Rick Wakeman, celui qui apporta la touche définitivement symphonique au groupe, préfère les agapes arrosées des lueurs citadines au végétarisme champêtre d'un reste de Yes fraîchement militant. Pire, 'Tales from'' n'a pas du tout ses faveurs, ce qui est un doux euphémisme, l'homme étant beaucoup plus véhément dans son mécontentement d'alors. Et Rick de quitter le groupe, le 18 mai 1974, jour de ses 25 ans, et coup double avec une première place au classement britannique des albums pour son deuxième album solo : 'Journey to the centre of the Earth'.

Et premières incertitudes sur l'avenir de Yes : alors que les autres changements au sein du groupe furent profitables à l'émulation et la composition, par les arrivées successives de Steve Howe, Rick Wakeman et Alan White, le départ de Rick, d'un Yes en pleine ascension, resta déconcertant. Jon Anderson approcha, à Paris, Vangelis Papathanassiou, et l'invita à Londres pour des sessions d'enregistrements. Mais rapidement, les divergences musicales, l'habilité technique moins grande et les déplacements aériens incessants (de plus, une méga-tournée était en préparation) eurent raison de cette hypothétique union, Vangelis étant plutôt solitaire et sédentaire. Mais de cette rencontre, jaillira une profonde amitié entre Jon et Vangelis, une première collaboration avec le titre 'So long ago, so clear' sur 'Heaven and Hell' de Vangelis, et plus tard, quelques albums signés Jon and Vangelis.

Relayer (version d'origine de 3 titres)

Et le cinquième homme sera' Suisse. L'Helvète consenti à la place de l'Hellène pressenti. Quatrième changement de membre pour sept albums studios : le claviériste Patrick Moraz. C'est un pianiste classique depuis sa plus tendre enfance. Mais en pleine adolescence, un accident stupide (de patins à roulettes), blessant une de ses mains (quatre doigts fracturés de la main droite) avec une séquelle légèrement invalidante, a raison de sa future carrière à laquelle il semblait être destiné. Il se tourne vers le jazz, moins exigeant sur l'exécution, mais plus porté sur l'improvisation. Il va développer une technique adaptée, avec un réel souci de recherche sonore, les synthétiseurs étant des instruments familiers depuis l'âge de ses six ans. Et c'est avec tout un trophée de claviers qu'il se joint à Yes. Jugez plutôt : un grand piano Steinway & Sons, un piano électrique Rhodes Mark I, un orgue "d'église" Hammond C-3, quatre Minimoog, un Double Moog, deux Double Manual Mellotron Mark V, trois Arp Pro-Soloist, parmi les principaux.

Et c'est justement sous son influence qu'une grande partie de "Relayer" baigne dans une ambiance jazzy, "Sound chaser" étant l'acmé. Si la musique de Yes se veut moins symphonique depuis le départ de Rick, elle s'est libérée, comme sans contrainte, avec un Patrick "aérien". Yes va se dépasser, comme suspendu dans l'air. "Relayer" est définitivement un album progressif, progressif vers le free, progressif vers le fusion, progressif vers le jazz-rock, progressif vers un univers tout en couleur, progressif vers des contrées aux limites sans cesse repoussées, progressif quoi. Après un album artistique, après un album symphonique, après un album progressif, té peuchère, il ne manquerait plus qu'ils nous fassent des petits avec tout plein d'albums solos tant que nous y sommes'

Bon, sérieux. Le 5 décembre 1974, "Relayer" sort, rappelant par son contenu (un long morceau sur une face et deux titres sur l'autre) "Close to the edge". Le temps de placer le disque sur la platine et'

The gates of delirium

Quand Jon Anderson proposa au piano les différents thèmes et motifs aux autres membres du groupe, toute la charpente d'une future œuvre était déjà achevée dans sa tête. Pour les textes, il s'inspira librement de 'Guerre et Paix' de Lev Tolstoï, en réadaptant le propos en une métaphore sur la poursuite de la guerre au Viêt Nam, et cela malgré les accords de Paris prévoyant le retrait des troupes américaines à cette époque. Cette parabole allégorique manichéenne décrit une opposition de deux forces antagonistes : les 'Gods' et les 'Devils'. Avec un verbe noir et cru, Anderson exalte l'irrationalité du conflit à son paroxysme, où l'engagement de la bataille entraîne bien des maux : souffrance et malheur, vengeance et mort. Tous les membres de Yes vont s'employer à saisir cette occasion propice à transformer l'ensemble des différents thèmes en un vaste drame musical. Bien plus qu'un poème symphonique, 'The gates of delirium' est une musique thématique (à programme) à elle seule. Cette longue pièce est avant tout très narrative. La richesse harmonique, l'importance de la mélodie sans cesse renouvelée, les répétitions et variations des thèmes, les alternances des jeux, tant sur les hauteurs que sur les tempos et exécutions, donne à cette œuvre une magnificence, où complexité, vigueur, intensité, variété et contraste produisent un effet de surprise soignée, un soutien de l'attention et un maintien de l'intérêt. Ajoutez la virtuosité des musiciens, et vous commencerez à percevoir toute l'étendue de ce suspense dramatique. Quant au dénouement, il est optimiste, le caractère essentiel de la musique de Yes étant d'être positif, renforcé par l'exceptionnelle tessiture naturelle de contralto sans fausset de Jon Anderson, apportant toute une connotation angélique : paix et espoir.

Comme pour paraphraser ce qu'on dit à propos des œuvres de Mozart, aurais-je cette audace à vouloir déclamer qu'après cette musique de Yes, le silence qui suit est encore de Yes.

Un petit mot sur les deux autres titres

'Sound chaser' : le titre fusion de l'album, ou plus précisément le morceau jazz-rock-prog. Beaucoup de notes, par myriade, surtout de guitare. Steve Howe ne semble jamais s'arrêter. Après une introduction très free (00:00-01:04) donnant la part belle aux claviers de Patrick Moraz, à partir de cette minute zéro quatre, impossible d'interrompre Howe, même pendant le chant d'Anderson. Si bien qu'à un moment, tous les autres semblent quitter le studio pour laisser Howe poursuivre seul, dès la troisième minute. Puis la basse revient, ensuite le clavier, Jon enfin. Retour au thème de l'introduction (06:12) pour la seconde partie du morceau : une explosion. Les trois dernières minutes qui font le titre. Tout d'abord, la petite prouesse : un motif joué quatre fois, mais à des tempos différents (06:28-06:51), (06:51-07:01), (07:01-07:13) et (07:13-07:37). Et surtout, le solo de Moraz (07:44-08:39) : un feu d'artifice, que dis-je, le bouquet final. 'Sound chaser' reste tout de même un morceau à part dans la discographie de Yes, par le solo envahissant d'un Howe omniprésent, et par les onomatopées 'Chachacha-chacha' où la voix d'Anderson se fait plus percussive qu'instrumentale.

'To be over' : fortes similitudes avec 'Sound chaser' dans la forme. On retrouve deux parties, et un passage solo de Howe. Cela débute gentiment par un motif où chaque instrument arrive comme un incrément, en crescendo, jusqu'au début du chant d'Anderson. Puis l'intervention soliste de Howe, dans un pur style île du Pacifique. Et là aussi, la seconde partie qui flamboie : un hymne de beauté (04:27) à la Yes. Plus loin, Moraz est en premier plan (06:39). Anderson revient pour quelques ultimes mots, et cela se termine sur des notes glissantes de Howe sur lesquelles des voix en chœur reprennent la mélodie introductive.

Fin de 'Relayer'. Plus de 35 ans, déjà !

En guise de conclusion

Paradoxal de voir un grand nombre de compositeurs de musique contemporaine se tourner vers la musique atonale, dodécaphonique, sérielle ou concrète, pendant que les membres de Yes, dans les années 70, deviennent non seulement les pionniers, mais aussi les plus créatifs, sortant du système formel de la musique moderne, en puisant dans les formes musicales classico-romantiques, où même le jeu vocal est instrumental. Alors, rock artistique, classique, symphonique, progressif, (un journaliste de l'époque s'était même aventuré à parler de rock topographique, on comprend bien ce qui l'a influencé, quant à savoir ce que cela voulait dire' mais après tout, pourquoi pas), peu importe. On pourrait jusqu'à ajouter à cette liste le qualificatif romantique. Sale temps pour les idées reçues. Le romantisme n'a rien de gnangnan, de triste ou de mélancolique. Ce peut être un cri, exaltant les sentiments les plus profonds, les plus ancrés en nous. Tout comme en poésie : ça hurle, ça râle, c'est du rap. Éveil sensitif, ébranlement sentimental, trouble émotionnel, ressentiment indéfinissable, touche sensible sont les objets de prédilections du romantisme, où le poète par son éloquence et le compositeur par ses harmonies réalisent un habile mélange de sons, de rythmes, de thèmes et d'images. Et Yes l'a fait. Mais pourront-ils le refaire ?

Et nous n'allons pas nous quitter comme cela

Une amusette. Sur 'Tales from topographic ocean', est présent un motif musical rappelant l'album précédent 'Close to the edge'. Pour cela, comparez le passage (02:58-03:02) de 'Close to the edge' avec celui de 'Ritual ' Nous sommes du soleil' (04:23-04:29). Même chose avec l'album suivant : comparez le passage (05:24-05:34) ou (17:21-17:33) de 'Ritual ' Nous sommes du soleil' avec celui de 'To be over' (03:55-04:02) sur l'album 'Relayer'. Trouveriez-vous le leitmotiv commun aux albums 'Going for the one' et 'Relayer' ? C'est un tout petit peu plus subtil.

Bonne écoute !

TS
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'expérience interdite, 26 mai 2009
Par 
Del (Chambéry, FRANCE) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Relayer (CD)
Pourquoi ce titre? sais pas, ça sonnait bien je trouve. Quoique ce disque est une réelle "expérience", et peut être "interdite" dans le sens où cela change la façon de concevoir la musique.
En effet, lorsque j'ai écouté les "Gates", je peux affirmer que je ne n'avais jamais entendu chose pareil, que j'ai ressenti quelque chose de bizarre mais fantastique, génial, fabuleux.
Le son, l'exécution, les rythmes, les changements, la pochette, tout est là pour emmener l'auditeur dans des contrées inexplorées.
Yes avait atteint le sommet!
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


16 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un album d' anthologie et inclassable !, 16 novembre 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Relayer (CD)
Album difficile aux premières écoutes, il s'agit-là d'un moment musical des plus étonnants de par sa complexité, sa puissance, et la richesse des horizons sonores qu'il dégage.
Au carrefour de (presque) toutes les musiques : pop-rock, musique classique, planante et expérimentale, jazz, jazz-rock, swing, country ... Il y a de tout dans ces 3 compositions, et les adjectifs «génial», «sublime», «parfait» sont assez proches de ce qu’il convient pour qualifier ce travail, même si les termes paraissent prétentieux.
On en ressort avec l’impression (presque désagréable) :-) d’avoir tout entendu ce qu’il était possible d’entendre !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


‹ Précédent | 1 2 3 | Suivant ›
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Relayer
Relayer de Yes (CD - 1995)
Ajouter au panier Ajouter à votre liste d'envies
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit