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Wind & Wuthering
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le 26 septembre 2013
(cet article a été publié sur ZEA-BLOG,le Monde Libre - 26 Septembre 2013)

Pfouh! Comment qu’ça envoie du p’tit bois ! ...Dés l’intro - juste après la première vague synthétique -,les médiums mordent le tympan, les basses ronflent, la batterie claque, TOUT devient plus limpide comme à travers une réverb géante et, et...
Est-ce bien le même album que j’ai écouté en 76 ?
Le deuxième volet du "Trick Of The Tail", le voilà restitué à son écrin sonore, qui lui a cruellement fait défaut fin 76 – deux albums dans la même année d’une grosse qualité, c’est historique !...
La Genèse, amputée de Peter Gabriel, semble libérée de son propre poids et vole littéralement au dessus de la musique prog très prisée du programme minceur de 1977: nous «vendre-du-punk» à tout prix, beuuh... et mein Gott!je vais tacher de rester poli.

Donc la galette originale (de vinyle) ne restituait qu’un son plat, vaguement stéréophonique...Chapeau bas à la technique actuelle ...et à la énième écoute, j’ai comme une idée tordue qui me traverse le chou... hey mec, depuis QUAND on ne s’était pas attaqué au Beau ?...la beauté et l’étrange,pour adultes où on a une impression de sérieux ?...Depuis le Herr van Beethoven, mec...la Pastorale, mec...le léger frémissement du milieu...4 minutes d'intensité éveillée, le retour à la Vie, l'Illumination...Rare est cette maturité essentielle dans la rock-music comme ailleurs...Rendre l’initiative au sentiment,le mettre en avant,d'une simple nudité. Dans les mots, Huxley (avec "L'Île") caracolait devant, brillantissime & génial, une réflexion du Beau para-sociétal,l'harmonie enfin isolée et cette étude spéciale qu'il rend à l'Art ou enfin on se penche dessus pour améliorer l'Homme,les drogues,le cadre de vie. Huxley en guerre contre l’entropie,l'ennemie de toujours, mais la route se referme derrière, le doute revient en culbuto jusqu'à Philp K.Dick,un space-killer en série, monomaniaque de la machine,il traque les fantômes mécaniques,puis y perd la raison.Encore un combattant aux neurones grillées...alors le Romantisme, mec...A quand ça r’monte ? ...depuis la mort de Wagner, Vivaldi, Rameau, rien, nada, berniques... Bizet, cloportes, Stravinsky, tintouin...Poulenc, bordélique...Fauré, encore plus bas...Ravel peut-être, qui sait...Berlioz, Gounod, juste quelques bourriques marchandes de plus, et en route vers le concassage définitif, la mise en bières, à la casse, au rebus...Schönberg, Satie, Boulez...les casse-couilles, les insistants, les lourdingues... Depuis quand ne fracasse-t’on plus la baguette sur la tronche du premier violon venu, à part le Von "Génius" Karajan ?...ca fait un bail, mec...A rebrousse-poil, il faut faire comme les saumons,à la source,jusqu’à Wolfgang et Ludwig pour y dénicher l’eau claire...farfouiller dans les Te-deum et les Missa, dénicher la Beauté, ou plutôt qu’Elle vous saute aux yeux en capsule de soda...D’ailleurs, personne n’aurait l’impudence de pérorer: «Tiens, pas plus tard qu’hier, j’ai écouté une vieille symphonie de Brahms...»,ou «Oh!j’ai lu un vieux livre de Tolstoï ...». Au-delà du ridicule, du tragique, il y a des choses qui s’respectent, mec ...Tout ça pour claironner: «Oyé! Oyé! GENESIS est dans la place, au Panthéon des Classiques!...», et c’est tant mieux, mérité, gagné à la force du poignet, des tournées. Pour ce 8ème opus, la Genèse occupe une place de choix et non dévaluée de vrais pros de la musique pop. Sur LA question épineuse du concept de Beauté et d’œuvre intégrale, abandonnée vers la fin du XIXème faute de combattants; Baudelaire le dernier satellite Titan géostationnaire sur le XIXème, l’œil laser en balayage constant de la tinette terrestre,mais il vient de se décharger de sa pile atomique; il ne reste plus que quelques épileptiques en train de brailler qu’Elle (la Beauté) sera « convulsive-ou-ne-sera-pas ». En guise d’arguments (quand on connaît la suite) pour les "bons mots", il n’y aura que Breton pour convulser de la sorte,Artaud-le-momo, lui se contentera d'un poing dressé vers le Ciel,éructant dans l'éther... et puis, on se souvient d'un autre aveu d’impuissance, de la débandade d'Arthur, jeune et fringant, puis trafiquant d’armes: «...un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. Et je l'ai trouvée amère. Et je l'ai injuriée ...».
Lamentable désert imbibé. Bal des Maudits. Seul en hauteur, Verlaine semble tirer cuillères et profits de ces nouveaux jeux d’absinthe...[le "Watcher In The Skyes" du Foxtrot ,c'est Lui...]... Il faudra attendre le lumineux décryptage de Philippe SOLLERS pour nous éclater sur cette autre épopée, ses révélateurs, sa conception du Beau, et puis aussi ses truqueurs, ses bateleurs-brailleurs comme il le dit si bien sur l'Art et leurs tonitruantes répercussions sur le XXème siècle,la place à prendre: "...comme artiste,PERSONNE n'est attendu...".(sic)
En mille-feuilles, cette lecture ne peut se compléter d'un autre aigle perspicace,l’ascétique Philippe Murray et son "19ème siècle à travers les âges" tranchant comme un yakusa. Une sommité en la matière. Mais fermons la parenthèse rhétorique aux archéologues du futur (s'ils découvrent quelques lambeaux de notre chère civilisation...),laissons plutôt parler les watts.

Banks, Collins, Hackett et Rutherford,quatre garçons de la Charlington-School (Surray),où on fabrique de l'élite,ce n'est pas non-plus un hasard...
Avant eux, depuis un siècle d’orbites saturnales, d’irréelles pluies de météorites, de lointaines ceintures d’astéroïdes, d’aurores boréales solaires...du fond et de la forme - à part Roland Barthes et Lacan, qui s'en souciait? -,personne ne s’était réattelé et soulevé la question de l’esthétique, du Beau, avec un sens inné aussi aigu de l’étrange, du parfait et du délicat, on le devine dans le moindre bit gravé du «Wind & Wuthering», le moindre centimètre carré de pochette aussi...oui, Beauté formelle, catégorique...Retour au formel et long professionnalisme en disent plus long qu'esbroufes et la biffe des Malcom Mc-Laren/Westwood réunis; c'est aussi sous l'union-jack que le Abbey Road des BEATLES a vu le jour (ces Brits,c'est quand même kekchose!...).Des échos stimulator en parsèment le "Wind & Wurthering" jusqu'à un "Afterglow" impérial, spectral de glaciation vocale sous le Saint-Mellotron, juste avant qu'on ne coupe le jus... Nous sommes projetés au delà du système solaire, sous la divine chorale, la sonde Voyager continue bravement sa route...une aquarelle d’automne, un arbre esseulé, le tout dans les tons de gris rehaussé d’un tatouage de lettres et de feuilles roussies fuyants latéralement sous les premières rafales...et dans l’dos, presque la même chose avec un envol d’oiseaux-feuilles, on pense à Maupassant, à des nouvelles feulant la bise qui pourraient se traduire par «Vent & Hurlevent», cliché historique à un classique de la littérature XIXème, monstre du cinéma... le vent dans les hauteurs du romantisme c'est "Blood On The Rooftops",LE véritable diamant du Wind &Wuth',un exercice de style très Randy Newman,du sang sur les terrasses,une météo contrariée...De l’âme, de la nostalgie, des lieux et surtout de l'amertume fringuée comme un Lord. Ce «Bloodie Rooftop», c’est trivialement le haut du panier ; une intro andalouse à tomber raide-mort. Et devant ce Steve Hackett-Aranjuez, on ne pourra que s'incliner brièvement, le miracle ne se reproduira plus... Vent & Hurlevent. Point & contrepoint. Fugue & contrefugue. La pochette est un cliché furtif autant qu’une bonne nouvelle également, juste des «maux-passants»... juste une aquarelle, une impression, une réponse immédiate... l’aquarelle, c’est l’aristocratie de la Peinture, mec... la notion d’espace et de temps, de la douleur et de son tourisme habituel. Et puis l'étourdissant " Wot's Gorilla ? " de Banks, une pure pyrotechnie démentielle sous un Phil Collins déchaîné frappant sur les traces de Vander avec un écho-radar du Mysterious Traveller de Weather Report de 1974 - à l'époque patte d'èph',Wayne Shorter n'était pas encore complètement barré dans le bouddhisme,ceci explique peut-être cela.
Et pour que de sacrés artisans pop-rocks forgent une première face de la sorte, il faudrait remonter jusqu'au Revolver des Scarabés...

Et puis, question lyrics, il y a les ennemis mortels de toujours (Yes, King Crimson, ELP), eux les studieux font appel à Pete Sinfield, William Blake, Reich, le talmud, la Starless And Bible Black, tout le frusquin ésotérique à la limite de l’indigestion. A contre-courrant, les Gégènes-boys continuent dans la veine de Lewis Caroll, Arthur C.Clark, Dickens et maintenant Emilie Brontë!...une sommité dans la ringardise...lol.
Et pendant ce temps, les fans en profitent pour activer la Guerre des Steve (Howe contre Hackett),ce qui n’arrange pas vraiment la sortie du Wind & Wuthering.

Pour en être débarrassé question "habillage"(du W&W),le studio Hipgnosis répond de l’entêtement au collage massif de l’époque post-dada (Ian Dury,la Mano Negra, Prétenders,The Spécials,Madness,etc) en haussant les épaules...GENESIS, il leur aura fallu 8 albums ( je ne compte pas le «Live» ) pour être sauver de la nullité publicitaire du showbiz et de s’ouvrir des portes dans les Cieux, une rédemption inespérée depuis le départ de Gabriel, le catalyseur de toute cette affaire, on imagine aisément le poids et la pression sur les épaules – d’ailleurs, son hagiographie personnelle se limite à quelques clichés d’un homme qui va mal, changeant d’ère aux forceps ; photographié yeux mi-clos dans sa voiture, sous la pluie, lacérant la pochette de ses ongles, la moitié du visage fondue, etc, déjà loin du GENESIS farceur doué et rêveur prolixe, le défaitisme en partage, même la vioque Thatcher, en liquidant les mineurs du Nord de l’Angleterre, semble couiner avec le flamand rose: «...it’s just ANOTHER brick in the wall...».hin-hin-hin. De notre côté de la Manche, c’est pas mieux, on contemple "Giscard et l'Aviation Renifleuse",un garage-band hardcore tendance Devo...arf!

Et puis GENESIS est devenu l’opposé, l’exacte contradiction...Des rockers qui se réfèrent aux Hauts de Hurlevent, c’est plutôt déroutant, c’est plutôt étonnant!...mais mieux, ça démontre l’intelligence et l’éclectisme de cette musique en constante évolution. La flaque de vinyle du «Wind & Wuthering» de 76, avec sa musique aplatie, son mixage rabougri, ne révélait pas tous les trésors d’espérance et de patience que le rock symphonique avait mis de côté. Une veine qui coulera à flots dans «Duke’s End» (un final magister qui rendrait dingue n'importe quel compositeur-à-la-noix jusqu'à la fin de ses jours!...), «Duchess», «Home by The Sea» pour aller distinctement vers le Mal et la violence de « Mama », «Just a Job to Do», «Man Of Our Times», «Abacab», puis de sombrer dans la dilution FM. Mais même dans la daube, GENESIS reste impeccable...
Après avoir donner du sens et de l'harmonie dans la musique mondiale, de la cohésion, du travail, et de porter encore le concept du Beau et de l'étrange jusqu'à popularité que l'on connait, et bien un chapitre de la Genèse s'est refermé tel l'Apocalypse selon St-Jean, 8ème paragraphe; une coïncidence analogique parfaite pour leur huitième album "Wind & Wuthering":

"Et quand il eut refermé le Septième sceau,dans le Ciel,il y eut un silence d'environ une demi-heure..."

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le 24 février 2013
délai et emballage respecté . Pour ce qui est du contenue, j'adore. Mais bon, quand on est fan! réécouter ces morceaux dans de bonnes conditions, c'est merveilleux.
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Banks et Hackett se tirent la bourre au sein du groupe. Sur l'album précédent, A Trick Of A Tail, la guitare de Steve Hackett est quasiment muette. Est-ce cette raison qui l'incite à quitter Genesis après ce LP ? Toujours est-il qu'une fois encore, comme c'est devenu une habitude, ce sont les claviers de Banks qui vont occuper le devant de la scène. Hackett ? On le ressent plus qu'on ne l'entend. Ses compositions n'ont pas été retenues et c'est dommageable pour la qualité de ce disque qui n'a rien d'intéressant. Il me semble même que le groupe a fait son temps, qu'il glisse lentement mais sûrement vers une sortie annoncée, en tout cas dans le registre rock progressif. La suite me donnera raison avec l'insignifiant And Then There Were Three. En lisant les critiques ça-et-là, je suis surpris, voire choqué, que l'on puisse trouver la moindre miette d'intérêt à ce disque. Collins est mièvre dans son rôle de chanteur, Banks se la pète grave... Quand on a connu l'époque glorieuse et incomparable (Foxtrot, Selling England, Nursery Cryme) de cette Dream Team, on a du mal à se caler dans un fauteuil, avec cet album, casque sur les oreilles, pour passer un agréable moment ! Désolé, mais je serai incapable de vous citer un seul titre tant je n'ai aucune attirance pour Wind And Wuthering. Genesis a perdu de sa splendeur. On devine quelques beaux restes certes, mais vraiment pas de quoi fouetter un chat. Remarquez, le pire est à venir...Adieu, je t'aimais bien.
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le 6 novembre 2013
En tant que grand fan de genesis, je me faisais une joie d'accueillir les remaster 2007
cd/sacd qu'on pouvait lire sur des chaînes classiques et quelle ne fut pas ma déception !!

En tant que batteur, j'ai toujours aimé écouter le jeu de phil sur ses disques avec genesis (entre autres) sauf que là, j'en ai plus envie mais, je le savais pas

J'ai donc acheté les 3 coffrets chers de genesis: période 70-75, 76-82 et 83-98 et dans le 2e coffret,il y a le superbe album de 77 wind and wuthering qui verra le départ de steve hackett après la tournée aussi.
je n'ai pas acheté le coffret des live car j'ai compris qu'on se moquait vraiment du monde surtout que le son est vraiment moins bon que les anciens remaster 94
moins percutant
moins rock
mais, passons
cd wind and wuthering: album de transition car après, steve hackett partira car ses compos n'étaient pas assez utilisées

C'est un magnfique album très romantique,qq fois instrumental où les musiciens sont tous excellents
parties de batteries magiques et créatives
guitare à la steve hackett: très progressives et harmonisées qq fois
les claviers du magique tony
et la basse ronde et complexe de mike sans parler de ses fameuses pédales de basse (pédalier)

il y a aussi des singles comme le fameux afterglow et ses parties de batterie +fortes live avec un phil déchainé et qui joue à la perfection

Bref ce disque est un remaster 2007 : bref, à éviter car si on compare aux remaster 94, y a pas photo
ici, j'ai perdu (comme avec presque les autres remaster 2007) tout ce qui m'avait fait aimer genesis: le son de phil collins à la batterie

NOn, il n'y a plus rien
il y avait les caisses claires en avant: oubliées, elles sont presques inaudibles
il y avait les sons de grosses caisses modernes (pensez à metallica) : oublié, on a des sons de grosses caisses presque inaudibles aussi
autrement dit, amis batteurs, cherchez les remaster 94 car là, on entend rien du tout
la batterie en avant et au son moderne: oubliée !!!! et c'est pas que sur ce disque, c'est valable pour selling england
the lamb
a trick of the tail
wind and wuthering
and then they were three
duke
abacab s'en sort un peu mieux
mama a d'autres erreurs
invisible touch : batterie totalement en retrait, grosse caisse presque disparue sur in too deep
idem pour we can't dance: le son percutant de batterie, au revoir
idem un peu aussi pour calling all stations (sans phil)

bref, c'est pareil pour wind and wuthering:caisse claire en retrait, grosse caisse presque inaudible, sons de toms presque inexistants et sans intérêt
phil a -t-il donné son accord pour un tel travail ? est-ce que le 5.1 sauve la mise? je ne pense pas
certes ça a ajouté des sons qu'on ne connaissait pas mais, pour avoir des sons changés, ça n'en valait pas la peine

bref, s'il existe encore des remaster 94 ici ou là, c'est vraiment ceux -là qu'il faut avoir
il reste le superbe live 3 sides live, live 73 et seconds out à acheter d'urgence!! les 3 car encore remaster 94 comme les live 92
les remaster 2007 n'ont d'intérêt que pour les bonus dvd et live mais, les cris du public sont presque effacés
tout a perdu de son âme
ça n'est pas rendre grâce à ce groupe de légende
qui mérite le son qu'on a tous tant aimé: les cd non remaster et les remaster 94 qui étaient très bien sauf pour mama peut être
(cd de 83)

bref, j'ai ce cd mais, le son de batterie n'y est pas et c'est bien dommage
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