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4,0 sur 5 étoiles
And Then There Were Three
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7 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 18 juillet 2011
Souvent décrié, album mal-aimé, sous estimé, bafoué, "And Then There Were Three" est le vilain petit canard dans la discographie 70s de Genesis. Déjà, il est moins progressif dans son style, ensuite, Steve Hackett le bien nommé est définitivement parti. Enfin, il contient le premier véritable tube du groupe "Follow You Follow Me". Pourquoi tant de haine à l'égard de cet album aux qualités évidentes ?
Qui dit que "And Then There Were Three" n'est plus progressif ? D'accord, le format des chansons est réduit, les rythmes sont moins chaloupés... Quoique, la première piste démontre le contraire. "Down And Out" avec sa rythmique très complexe, le jeu de Phil Collins, son atmosphère oppressante et son superbe solo de synthé par Banks est typiquement prog. Non, l'ancien Genesis n'est pas foncièrement mort. De plus, si c'était le cas, aurait-ce une importance ? Pas pour moi. Le groupe change, et il sait où il va.
"Undertow", "Bruning Rope", "Follow You Follow Me", "Snowbound", oui ce sont des ballades, oui ça ressemble guère à "Firth Of Fifth" ou "In The Cage", mais c'est toujours aussi mélodieux. Les musiciens sont très inspirés, Collins est excellent derrière les fûts et le micro, quoi de plus ? C'est plus calibré FM, plus pop, plus variété. Mais quelle variété ! La recherche mélodique poussée jusqu'au bout, le romantisme des débuts "Trespass" refait surface. L'atmosphère est moins chaleureuse, mais d'un côté, le groupe perd un de ses membres capitaux...
"And Then There Were Three" est une transition. Mais c'est aussi une oeuvre à part entière. Elle manie l'ambiance romanesque et automnale du génial "Wind And Wuthering" tout en proposant le son avantgardiste du suivant, également génial, "Duke". Aucun titre n'est à jeter, même pas "Say It's Alright Joe", magnifique ballade, certes répétitive, mais subtile, du maître Rutherford, au meilleur de sa forme. Celui-ci n'est certes pas aussi inventif et technique que l'était Hackett, mais on peut dire que pour un bassiste, il joue plutôt bien du lead guitar. Et puis, ces mélodies cache justement l'absence de soliste. C'est le grand challenge de cet album, et de mon côté, j'y adhère et c'est réussi.
Mes morceaux préférés restent le classique de Tony Banks "Undertow", le superbe tube "Follow You Follow Me" et son solo très simple mais à l'efficacité redoutable; "Deep In The Motherlode", qui annonce déjà la couleur de "Duke", et éventuellement "Burning Rope", le morceau le plus épique s'il on peut dire, de cet opus.
Bravo Messieurs de Genesis, ne vous fiez pas à la critique, car cet album est un joli passage entre deux ères, et tout est bon dedans. A dans deux ans, avec un opus tout aussi réussi, mais bien moins hésitant "Duke".
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19 sur 21 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 28 mai 2007
"And then there were three" a toujours été considéré comme un album bancal et ce, pour de multiples raisons...

D'abord, c'est le premier album à 3 de Genesis, marquant le départ de Steve Hackett, donc changeant complètement les caractéristiques du son de Genesis et la manière dont sont faits les arrangements.

Ensuite, il fut publié en 1978, date de l'explosion "punk" où Genesis fût alors taillé en mille pièces par la critique anglaise.

Et enfin, il marque la première vraie incursion dans les hits-parades et l'ouverture véritable vers l'Amérique grâce au titre "Follow you, follow me".

Donc, un album forcément de transition, aujourd'hui encore rejetté par ses auteurs, qui bénéficiait jusqu'à cette version d'un mixage horrible, lorgnant vers les aïgus avec des sons de claviers omniprésents qui écrasaient tout le reste, chant et batterie inclus !

Grâce au nouveau remixage, l'album semble comme... "transfiguré", à la limite d'être un nouveau disque !

Le chant de Collins est enfin restitué dans toute sa splendeur et dirige les chansons et ses parties de batteries et percussions, parfois extrêmement recherchées et dynamiques, soutiennent enfin la musique qui se veut au départ plus abordable.

On peut redécouvrir quelques grands titres (le solide "Deep in the motherlode", l'amusant "Scenes from a night's dream" ou l'extraordinaire "The lady lies", l'un de mes 10 titres préférés du groupe)

Certes, question compositions, on a plus l'impression d'avoir un recueil de chansons de Banks d'une part et Rutherford de l'autre, que d'une vraie alchimie commune créative.

De plus, Banks, après avoir pondu des chefs-d'oeuvres aux multiples rebondissements, propose ce coup-ci des morceaux plus ramassés, voir simples (la superbe ballade "Many too many") et Rutherford s'embourbe un peu dans ses ballades ("Say it's alright Joe", "Snowbound")...

L'album n'est pas un chef-d'oeuvre donc et le groupe n'avait pas encore trouvé la manière dont il allait fonctionner en trio, mais cette nouvelle version fait beaucoup mieux que le réhabiliter...

Mal-aimé ou sous-estimé, il regagne enfin grâce à ce remixage quelques gallons et on prendra du plaisir à apprécier la version en 5.1 autant que celle stéréo (à noter que le titre "Say it's alright Joe" est le seul à avoir été remixé d'une manière artificielle, les bandes masters du titre ayant disparu)
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ? C'est la thèse concernant And Then They Were Three qui suit le départ d'un guitariste exceptionnel, Steve Hackett, et amorce la seconde phase de la carrière de Genesis, plus pop, moin prog. Mais ce n'est pas si simple...

Présentement, Genesis se remet du départ d'un instrumentiste qui fut un élément important de son son en ne le changeant pas vraiment. Rutherford, qui c'est entendu, n'est pas du même niveau que celui qu'il est sensé remplacer, mise sur une approche supra-mélodique de l'instrument compensant ainsi son déficit technique, et c'est plutôt bien joué. D'autant qu'il y a, dans le groupe, une évidente volonté de simplification de l'écriture, une évolution vers des compositions à la structure plus pop sans pour autant abandonner l'emphase progressive qu'ils avaient l'habitude de leur donner. Le résultat, un compromis bien trouvé, ne produit pas que d'excellents résultats mais force est de constater qu'il fonctionne sur la majorité de titres plutôt très réussis et nullement indigne de la réputation du groupe.
Parce qu'il y a encore du grain à moudre pour les fans du Genesis d'avant : Down and Out, puissante et inspirée ouverture; Undertow, belle composition douce-amère à la mélodie entêtante et la progression réussie; Ballad of Big, morceau étonnamment rock fort bien troussé, Snowbound, délicate composition qui n'aurait pas déparé sur Wind And Wuthering; Burning Rope, une des plus belles réussites de l'opus, puissant, racé et mélodiquement superbe; Deep in the Motherlode, qui semble déjà annoncer le tournant pris par le groupe sur Duke; Scenes from a Night Dream, pendant égal de face B à Ballad of Big; Say It's Alrigh Joe, ballade mélancolique à l'emballage progressif final parfaitement réussi. Toutes de vraies belles réussites. Comme le reste, sauf peut-être un Follow You Follow Me trop facile pour être honnête, n'est pas mal non plus, on ne peut que fêter l'avènement d'un nouveau line-up suffisamment roué pour contourner ses handicaps naturels.
Evidemment, on ne peut qu'imaginer (rêver !) le résultat avec Hackett qu'il aurait été facile de retenir en lui offrant un rôle créatif plus étendu, et regretter que les saillies géniales du taciturne axeman ne viennent pas encore un peu plus embellir le probant résultat. Mais c'est comme ça, on fait avec.

Au final, passé la compréhensible si excessive déception d'époque, on se retrouve avec un Genesis classique et réussi, un album démontrant que, même à trois, ces messieurs possèdent un petit quelque chose de plus les plaçant loin au-dessus de la mêlée des laborieux. Excellent, quoi !

Tony Banks - piano (Yamaha CP-70 electric), organ (Hammond T-102), Mellotron, synthesizers (ARP 2600, ARP Pro Soloist, Polymoog, Roland RS-202)
Phil Collins - lead and backing vocals, drums, percussion
Mike Rutherford - guitars, fretted & fretless bass guitars, bass pedals
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6 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 2 décembre 2010
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST JUIN 1978 N° 119 Page 62
Dernière chronique de ce Best of GENESIS "Folle GENESE"
11° Album 1978 33T Réf : PHONOGRAM 9103 121
S'il est le dernier né d'une famille de 3 enfants, "And then there were three" n'en n'est pas moins différent de ses frères que ceux-là pouvaient l'être entre eux. La première écoute combine l'apaisement heureux d'une longue attente et le bonheur enfantin de la déglutition d'un bonbon anglais. Tout est en l'occurence bien léché : les mélodies vous passent le coeur, les musiciens sont parfaits et la qualité des compositions supporte même la quasi absence de lead guitare. Le jeu de Rutherford, quoique très très bien senti, reste limité. Que fait Hackett avec son "guignol's band" ? Ce vide, Collins s'applique à le combler d'une part par un jeu puissant et plus technique,
chaque plan est bien pensé, bien écrit, il ne peut plus se permettre de jouer aussi fin et spontané qu'à l'époque de "Nursery Cryme", d'autre part des vocaux omniprésents particulièrement bien composés et bien chantés : notamment dans "The lady lies" et "undertow". Bref, cet album nous ramène donc Genesis tel qu'on aime avec pourtant la marque d'une certaine sensibilité au courant musical actuel. Les chansons sont courtes et certaines s'engagent franchement dans la voie du rock. Mais chassez le naturel, il revient au galop, et les passages génésissiens succèdent au côté hard du début des morceaux ("Ballad of big"). Ces références au côté plus rock de la musique ont permis de faire de ce disque un fabuleux album de chansons sans "grands" morceaux. Définitivement, le disque est attachant, mais ne correspond pas vraiment à un changement brutal de style. Enfin si....peut-être dans la forme, mais pas dans le fond, comme on aurait pu le croire après leur décision de changement d'orientation qui suivit le départ de Steve Hackett.
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AVIS AUX COLLECTIONNEURS
De la période qui précéda "From genesis to revelation" datent deux disques (45T), l'un paru en février 1968,
"The silent sun/ That's me", l'autre en mai 1968 "Awinter's tale/ One eyed hound" deux singles fondés sur le même principe juxtaposant une face A nettement commerciale (genre Bee Gees de cette époque) et une face B plus swinguante. Tous deux sur Decca.
Signalons ensuite les inédits du catalogue Charisma, non publiés en France :
"Happy the man" couplé avec "Seven stones" en octobre 1972
"Twilight alehouse" au dos de "I know what i like" en janvier 1974
"You and I" au revers de "You have your own special way" en 1977
"Match of the day" sur le EP où figuraient "Pigeons" et "Inside and out" en 1977
Tous ces titres deviendront des pièces rares si Phonogram n'a pas l'idée de les éditer en fin en France.
(Herve Picart Magazine Best)
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le 5 février 2009
"Manque d'inspiration"!? "Faiblesses de l'album"!!???
Fin d'une époque, c'est sur...les albums avec Peter G. et Steve H. étaient tous magnifiques, ceux d'après sont "différents".
Ce disque est Excellent, plus "standard" certes, mais quelles richesses mélodiques ici encore, quelle musicalité!
Qualités sonores excellentes de cette édition remastérisée de 1994.
Album luxueux.
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Voici maintenant le trio de Genesis qui le restera Durant 15 ans. L'ambiance de ce disque est spéciale, un peu mystérieuse et l'effet est très bon. Les morceaux comme Down and out (morceau complexifié par Phil Collins dont c'est le seul à pouvoir faire ça), Snowbound et Undertow nous le montre bien. On retrouve le hit Follow you follow me, bien connu. Burning rope est une chanson de Tony Banks ; exceptionnelle. Un très bon disque en somme.
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le 10 janvier 2015
Le 3 juillet 1977, Steve Hackett déclare qu'il va quitter GENESIS.
Son départ est annoncé officiellement en octobre 1977, une semaine avant la sortie du double live "Seconds Out". GENESIS continue sous la forme d'un trio et c'est Mike Rutheford qui décide de cumuler les rôles de bassiste et de guitariste solo. Pour la scène, c'est le guitariste américain Daryl Stuermer qui va pallier le départ de Steve Hackett.
Le départ de Steve Hackett ne perturbe absolument pas Tony Banks qui déclarera plus tard : -"Composer à 3 était en quelque sorte l'idéal. Nous avions été 5, ce qui était orageux, puis 4 ce qui était plus facile, mais donnait toujours le sentiment de 2 membres principaux et de 2 autres secondaires. Travailler à 3 a apporté un sentiment de libération"-

"And Then There Where Three ..." ou le dernier disque de GENESIS qui vaut encore le détour avant que le groupe devienne une firme commerciale, rigoureusement organisée, qui veillera (intelligemment) à rester toujours conforme aux sons en vogue du moment.
Eh oui, ce disque s'est fait démonté à sa sortie et malgré les tonnes de critiques acerbes qui l'ont condamné au statut de pire album de groupe, il contient une collection de très bonnes chansons. Il n'est certainement pas assez progressif pour les fans du genre, mais reste reste brillant, créatif et très inspiré.
Évidemment Mike Rutheford n'arrive pas à la cheville du brillant Steve Hackett et pourtant l'ensemble n'en souffre pas trop, c'est vrai que le gars Steve s'était fait plutôt discret sur les 2 derniers album du groupe, non ?
Par contre, la batterie de Phil Collins est plus puissante et plus technique et son chant est absolument sublime. Les claviers de Tony Banks ont pris le dessus sur les guitares et les chansons sont devenues plus concises, plus simples et plus courtes (11 titres).
C'est la fin d'un époque, c'est sûr, mais en aucun moment ce disque ne souffre d'un manque d'inspiration et la richesse mélodique est bien présente sur toutes les pistes.
Si vous n’êtes pas convaincu, (ré-)écoutez "Down And Out" "Burning Rope", "Deep In The Motherlode", "The lady Lies" ou "Scenes From A Night's Dream", c'est du GENESIS de 1er choix ! Si vous êtes plus romantique, les ballades "Undertow" ou "Snowbound" devraient vous faire un minimum d'effet.
Avec "Follow You, Follow Me", le groupe récolte son 1er tube international et annonce une transition vers un style plus radiophonique, plus accessible, plus commercial ...

Même à trois, GENESIS nous offre un bien bel album, n'en déplaise à tous ceux qui ont déversé leur fiel sur cette œuvre lors de sa sortie, en avril 1978.

RETROUVEZ GENESIS SUR LE DEBLOCNOT' : ledeblocnot.blogspot.fr
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le 24 mai 2012
Si c'est la fin du meilleur du Groupe, c'est quand même une sacrée belle fin, et un joli nouveau départ.
Je regrette bien sûr l'absence d'un vrai guitariste soliste, les interventions de Mike Rutherford, bassiste à l'origine étant quand même moins marquantes que celles de Steve Hackett. Mais que de belles mélodies, de brutaux et ravissants changements d'accords ou de rythme nous offrent le trio ! On voit que Banks est toujours aux manettes, et de belle façon.
Deux titres un peu en retrait sans être à jeter : "Scens from a Nightdream" et surtout "Follow You Follow Me", un poil sirupeux.
Du beau travail auquel le SACD et le DVD Audio rendent hommage, en dépit d'un son certes spatialisé et subtil concernant claviers et cordes, mais pouvant manquer ici ou là de densité (voix) ou d'aération (batterie), et dans l'ensemble, de dynamique.
Une impression de trop de compression.
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le 2 septembre 2008
Non ! les bandes master de l'album "And Then There Were Three" n'ont pas disparues encore moins celle du titre "Say it's alright Joe". Elles sont bien vivantes et gardées par le groupe, sous la surveillance d'Anthony Banks. Je les aient vu au studio dans le Surrey avec d'innombrables bandes live. Si le mix de l'ensemble de ces albums (Mix 2006 + DVD) semble un peu surprenant (son très en avant, compression dynamique extrême), c'est qu'il à été réalisé spécifiquement pour une écoute 5.1. C'est un travail colossal qui a été réalisé durant de nombreux mois. Ne reste plus qu'à attendre le Box Set 70-75 (Mix SACD+DVD) de Trespass à The Lamb à paraitre le 10 novembre prochain.

Cordialement,

Alain B.
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le 29 septembre 2013
avec ce disque , se clôture le genesis qui petit à petit se métamorphosa en grosse machine des années 80....ce disque clôt une trilogie entamée avec a trick of the tail (excellent disque au demeurant) mais qui finit par lassé les fans, tant les chansons finissaient par se ressembler entre elles.un hit ;follow you follow me et le reste dans la continuité des deux précédents ,c'est à dire dans la facilité...mais la suite (duke) ,nous prouva que genesis était loin de baisser les bras!donc album soit de transition ,soit de fin d'une musique usée jusqu’à la corde....
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