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Enregistré en dix-sept jours (!) à Munich, par un Page plus héroïnomane que jamais et un Robert Plant en chaise roulante (suite à un accident de voiture), PRESENCE marque le retour de Led Zeppelin au rock le plus dur (pas de claviers, ni de guitares acoustiques sur cet album) et compte sans conteste parmi leurs trois plus grands disques. Car s'il en existe un qui soit parvenu à la fusion parfaite de l'énergie et du fond, c'est lui.
Le premier morceau déjà, ACHILLE'S LAST STAND, est un pur chef-d'œuvre de musique habitée, hantée. Sur dix minutes de folie, il voit le groupe dérouler ses compétences inouïes dans TOUT ce qui a fait sa gloire : riffs hallucinants, breaks imprévisibles, voix au-delà de tout et surtout, surtout, cette concision dans la fermeté qui en a fait l'un des groupes les plus puissants du monde. Ce morceau est une bombe, un résumé, un tout. Rien n'est en reste sur cet album : FOR YOUR LIFE et sa rythmique traversée de soubresauts, CANDY STORE ROCK et son intro qui démode instantanément dix ans de hard rock en douze secondes, NOBODY'S FAULT BUT MINE et ses guitares mystiques qui semblent communier avec l'âme damnée des vieux bluesmen, tout est grandiose, pulsatif, saisissant. Au moment de sa sortie, personne ne pouvait subodorer que c'était là le dernier grand album de Led Zeppelin.
Tops : ACHILLE'S LAST STAND, FOR YOUR LIFE, NOBODY'S FAULT BUT MINE, CANDY STORE ROCK, TEA FOR ONE
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Et de 7 ! Voilà, c'est fait. 7ème opus, et un groupe toujours au top. Pourtant on aurait pu être inquiet : une ambiance pas super au sein du groupe, la concurrence naissante du punk et du glam, d'autres dinosaures sérieux... comment survivre dans cet environnement, se renouveler et rester dans la qualité ? réponse : "Presence". Doté d'un titre on ne peut plus juste, car ce disque est probablement le plus chargé en émotions et le plus guitare (dixit Page/Plant eux-mêmes), le plus spontané de l'oeuvre du dirigeable.

Mais j'avais peur. On m'avait dit : "oui, tu verras, c'est plus pareil, ça décline...". J'emmerde les détracteurs. Après 3 écoutes complètes et fouillées, le constat ne peut pas être autre que : génial. Encore une fois.

D'abord, les classiques incontournables : "Achille's last stand", qui envoie quand même 10:21 (2e titre le plus long du Zep après "In my time of dying") de quelque chose que le groupe n'avait jamais fait : du progressif. L'ont-ils par là-même inventé ? Très honnêtement, ce titre peut sans aucun problème passer pour l'un des meilleurs morceaux de Rush (voire Dream Theater, plus contemporain, qui le reprend d'ailleurs sur son sublime "Change of Seasons"), tant par les vocaux (un tout petit poil plus grave que Geddy Lee qd même) que par la ligne de basse, que par la complexité du morceau, ses ambiance... Titre majeur à tiroirs, superbe, qui vous emporte très loin, très très loin. Rouvrir les yeux après cette déferlante vous ramène à une dure réalité ! Voilà un titre de la trempe (presque) de "Kashmir", mais beaucoup plus rapide, avec une basse saccadée.

"Nobody's Fault but Mine" est bien sûr l'autre monument de ce disque, blues/rock chargé de breaks excellents, fun, délirant, rapide, fou, ponctué de singularités qui le rendent vraiment jubilatoire ! Plant y chante divinement bien, vivant son texte...

Ensuite, on a les titres que je qualifie de "secondaires", mais qui restent malgré tout excellents : "For Your Life" est une trame de rythmique/silence/rythmique (avec un Bonham dantesque, tout comme sur "Kashmir" : ça roule, ça frappe, ça stoppe... et ça recommence ; wow !) entrelacée avec un riff sauvage et sec du meilleur effet. L'ensemble claque comme une basse aller/retour dans un groove torride : bouge automatiquement tout votre corps ! Dans la même veine, "Hots On For Nowhere" est au autre petit bijou de folk/blues bien emmené, ponctué par des breaks apocalyptiques gratte/batterie, alors que "Royal Orleans" nous entraine plutôt du coté de "The Crunge" (ce titre funky/soul à la James Brown sur "House of the Holy"), prouvant de plus en plus l'attrait de Page pour ces rythmiques funky qu'il fait groover sévèrement ! "Candy Store Rock", un genre de rockabilly rigolo, descendrait lui de "Rock'n'roll" en moins virulent tout de même. Fun, léger, il passe tout seul, conclu sur un break étonnant, qui trouve écho dans l'intro mid-tempo hyper carrée de "Tea For One" (clôturant le disque), qui très vite se mue (le changements vous laisse sur le cul !) en un blues déchirant écrit avec les tripes suite à l'accident de la femme de Plant (d'où le titre... "Tea for ONE") : la 1ère écoute ne frappe pas forcément, mais la seconde révèle une beauté extrême, qui place ce titre au niveau des "Since I've been loving You" par exemple.

Au final, voilà un album qui se place dans la continuité de "Physical Graffiti" tout en développant plusieurs pistes explorées sur le singulier "House of the Holy".

Versatile mais marquant un franc retour vers la guitare qui crache, "Presence" est une fois encore doté d'une pochette réalisée par Hypgnosis, utilisant des photos tirées de "Life" des 60's, sur lesquelles a été inséré cet objet monolithique noir omni-présent. Soigné, double, la pochette rehausse encore par son coté artistique la force d'un groupe, qui je vous le rappelle, vient de sortir 7 disques majeurs en 7 ans, et squatte les 6 premières places du billboard avec ses 6 premiers albums ! Qui d'autre peut se vanter d'avoir accompli la même chose ?

7 disques tous différents, tous produits par Jimmy Page, mais tous étant une facette indispensable et complémentaire du concept Led Zep. "Presence" vient compléter l'édifice...

Led Zeppelin reste définitivement un groupe A PART. Des seigneurs en liberté totale.
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le 22 février 2007
Presence fait partie de la longue cohorte de ces albums maudits, au sujet desquels le mépris de la critique est inexplicable. Tous les palmarès « professionnels » sans exception encensent les quatre premiers albums du groupe, vilipendent houses of the holy, repêchent physical graffiti, et ignorent celui-là. Pourtant, le chant du cygne du plus grand groupe de rock que l'univers ait jamais pu entendre est un authentique chef-d'oeuvre. Du morceau d'ouverture « Achilles last stand », chevauchée fantastique de plus de dix minutes, à « Tea for one », blues aussi noir que l'objet symbole de la pochette, Led Zeppelin déroule son testament en sept superbes pièces. Tea for One, ballade bluesy profonde et belle à pleurer, qui renvoie « since I've been loving you » (led Zep' III) au rang de réussite scolaire.
Incompréhensible, disais-je, quand on sait que ces mêmes critiques lui préfèrent souvent « in trough the out door », dernier album du groupe sans grand intérêt. Gageons que le temps remettra comme toujours chaque chose à sa place.
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le 5 novembre 2015
Que de souvenirs, car let album fait parti de la légende et je ne m'en lasse pas de l'écouter.
ceci me permets de garder précautionneusement le vinyle.
Moins connu mais subtil
Cet album doit etre dans toutes discographie
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le 25 septembre 2015
Un des meilleurs Led Zep avec,selon le principe de ces rééditions de Page,quelques prises différentes sans aucun intérêt.Je suppose que Page a gardé les Live pour un coffret futur...Comme fan total j'ai tout racheté encore une fois mais quand même ya dl'abus!!
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le 25 décembre 2014
Après avoir acheté tous les albums, Presence est le dernier album de Led Zeppelin que j'ai acquis, la faute aux critiques qu'ils l'ont longtemps mis à mal. Un album quel qu'il soit, ne pourra jamais être mauvais tant qu'il aura la chance de commencer par un "Achilles Last Stand".
Pour tout dire, j'aime cet album autant que les autres et même parfois plus... du pure bonheur et a ce prix! pourquoi s'en priver.
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le 28 juin 2001
L'absence totale de claviers et de guitares acoustiques auxquels Led Zep nous avait habitues sur les albums precedents, donne au disque un son rugueux tres particulier. L'album s'ouvre sur le souffle epique d'"Achilles Last Stand" qui evoque dans son tournoiement rythmique tous les tourments du heros luttant contre l'adversite. Suivent des ambiances heavy funk, rock et blues tres originales, jusqu'au final tres touchant sur la solitude : Jimmy Page livre sur le magnifique "Tea for One" l'un de ses plus beaux solos, melancolique et glacial pendant au chant apathique de Robert Plant. Un album tres coherent musicalement, qui marque cependant dans une cynique ironie (le titre "Presence") le lent declin au niveau humain qui debute pour le groupe cette annee-la.
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le 6 janvier 2013
j ai adore cet album je le trouve genial je le conseille à tous ceux qui aiment led zep !!!
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le 18 juin 2010
Presence, n'est pas leur plus connu. Assez sous-estimé (c'est même l'album le moins bien estimé du groupe), Presence mérite vraiment qu'on le réhabilite, même s'il ne contient pas que des réussites. De tous les albums du groupe, c'est le préféré du guitariste Jimmy Page. Il possède une histoire qui fait qu'on ne peut décemment pas l'ignorer dans la carrière du Dirigeable de Plomb.
Sorti en 1976, l'album a été enregistré courant 1975, aux studios Musicland, à Munich, RFA. Il a été enregistré dans une atmosphère on ne peut plus sinistre : quelques semaines auparavant, Robert Plant (chanteur) et sa femme furent victime d'un accident de voiture en Grèce. Bilan, aucun mort, mais Plant eut les deux jambes pétées, et quant à sa femme, traumatisme crânien, emmenée d'urgence en Angleterre, à l'hosto.
Le groupe devait enregistrer un album, et l'album fut enregistré, avec Plant en fauteuil roulant (ou béquilles). Le chanteur, loin de sa femme, s'inquiétait pour elle, et n'avait pas du tout le moral. Il composa la chanson finale du disque, le très long (plus de 9 minutes) et triste Tea For One, pour dire à quel point il se sentait seul, désemparé, sans elle. Sublime, la chanson ressemble quand même beaucoup (trop) au Since I've Been Loving You de 1970, en version plus triste et lente. C'est la première fois que le Zep s'autoplagie. Page le reconnaîtra.
Les autres musiciens (Jimmy Page - guitare, John Paul Jones - basse, John Bonham - batterie) aussi n'avaient pas le moral au top niveau, bien entendu, et à maintes reprises, on imagine le quatuor avec l'envie de foutre le camp de ces studios munichois pour regagner la perfide Albion. Mais, obligation contractuelle oblige, attente des fans (tous les albums précédents du Zep furent N°1 au Hit-Parade, y compris celui-là, et ce fut même le dernier album studio à l'être), ils devaient faire ce disque.

Le titre initial de l'album était The Object, rapport à la pochette représentant une série de vignettes (une par coté de la pochette, et 8 dans l'intérieur), des photos assez rétro, contenant presque toutes une scuplture assez étrange semblant copier le fameux monolithe du film de Kubrick 2001, L'Odyssée De L'Espace, en version tordue. Puis le nom du disque changea en Presence, car plusieurs personnes de l'entourage du groupe trouvaient que la puissance, le talent des musiciens trônait autour d'eux comme une présence invisible...
7 titres composent Presence, pour 44 minutes de musique. Comme je l'ai dit plus haut, tout n'est pas parfait. Mais on trouve quand même de grands moments, et même la seconde meilleure chanson du groupe après Stairway To Heaven (1971) : Achilles Last Stand, 10 minutes magistrales, étranges (paroles mystiques, insaisissables), puissantes, contenant un des plus beaux solos de guitare jamais faits, et le plus grand nombre d'overdubs existant dans une chanson du Zep. Beau à trembler.
Le ton général de l'album est froid, barbare, à vif. Le son est brut de décoffrage (il n'est pas non plus pourri, mais il ne laisse aucune place à la douceur). Les chansons parlent de thèmes bien différents, pourtant : solitude (Tea For One), drogue (For Your Life), blues classique avec tout ce que ça implique (Nobody's Fault But Mine), et même un petit délire à propos d'un membre du groupe (John Paul Jones, il paraîtrait) draguant une femme dans un bar, et tombant sur un travelo, mésaventure cocasse (Royal Orleans). Toutes ces chansons citées sont excellentes, tout au plus peut-on trouver les accords de Royal Orleans (chanson courte) assez redondants, de même que les ah-ah-ah-ah-ah-aaaaaaah de Plant sur Nobody's Fault But Mine.

Mais l'album contient aussi, hélas, deux merdes abyssales, Candy Store Rock et Hots On For Nowhere. Enfin, en ce qui concerne le second titre, ça peut encore aller, mais Candy Store Rock est très, très, mais alors très chiante et banale. On jurerait que Plant veut imiter Elvis Presley ici, mais ça foire littéralement.
Aucun titre acoustique ici (une première pour un disque du groupe), aucun répit folk bucolique ici. Presence est un album qui représente bien l'état d'esprit du groupe à l'époque. Un groupe fatigué par des tournées immenses, et le moral ruiné. Les années suivantes (surtout une année 77 horrible pour le chanteur, dont le jeune fils décèdera subitement) seront pires. Le hammer of the Gods dont ils parlent dans leur chanson de 1970, Immigrant Song, leur tombera dessus, lentement, et à plusieurs reprises. Jusqu'au décès du batteur en 1980, qui marquera leur fin.
Presence, quoi qu'on en dise, est leur dernier grand disque. Pour un fan du groupe, il est indispensable. Pour un non-fan, il est déconseillé de commencer l'écoute du groupe par lui, mais, tôt ou tard, il faudra bien que vous l'écoutiez !
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le 14 juillet 2008
"achilles last stand " est l'un des plus grands morceaux du dirigeable, même si peu souvent cité,c'est une chevauchée fantastique, une épopée merveilleuse , des riffs envoutants qui vous matraquent le cerveau, un peu comme "Kashmir" mais en plus brut et plus vicieux.Dur d'en sortir indemne. Le reste est bon(le magnifique "tea for one") mais assez monotone et en dessous de cette premiere plage mémorable.
Laissez vous conquérir..
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