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4,7 sur 5 étoiles
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le 19 janvier 2009
« Astral Weeks » est le 2ème album solo de Van Morrison, enregistré à 23 ans en 1968. C'est un objet totalement singulier, inclassable en terme de courant musical, rebelle à toute forme de comparaison. 4 ingrédients au moins expliquent ce résultat: des compositions hors du commun, une performance vocale constamment située sur le fil du rasoir, une contribution stupéfiante du contrebassiste Richard Davis, et enfin le travail d'orfèvre de Larry Fallon pour les arrangements de cordes, cuivres et clavecin. En tout 45 minutes de musique totalement improbable en 1968 comme aujourd'hui. Les 8 morceaux sont tous mémorables, notamment "Astral Weeks" avec son final transfiguré par les cordes, "Beside You" complainte bancale et baroque, proche de l'hystérie, "Sweet Thing" et sa jubilation formidable, "Madame George" point d'orgue émotionnel de l'album, et pour finir "Slim Slow Slider" conclusion bizarre et dérangeante qui laisse l'auditeur à la sortie d'un monde qui se dérobe définitivement. Quand on écoute "Astral Weeks", apparaît momentanément une résonance avec quelque chose d'impalpable et de partagé au fin fond de toutes nos conditions humaines.
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Ce n'est pas le moindre des mérites du dernier album de la Suédoise Sophie ZELMANI, le magnifique 'Soul', que de m'avoir conduit à réécouter 'Astral Weeks'. Je l'ai acheté en vinyle, au début des années 70, et racheté dès les débuts du CD. Je viens m'enquérir d'un rachat possible dans une belle édition remastérisée et... surprise, cet album d'île déserte n'a jamais été "nettoyé" depuis... 1987. Incroyable laxisme de Warner !... Warner est malgré tout bon prince qui réédite luxueusement "Moondance", un superbe album un peu plus "commercial", et abandonne aux Japonais le droit de proposer 'Astral Weeks', le disque le plus singulier de toute la carrière de "Van Mo", dans une édition magnifiée aux normes des exigences d'un public averti. Sur tous les marchés "occidentaux", y compris aux États-Unis, Warner persiste à commercialiser cet album radical dans un master peu flatteur, aujourd'hui, disqualifié. Il y a bien un commentateur qui, pour signaler cette aberration, ne met qu'une petite étoile à ce chef-d'œuvre. Je confirme : 1/5 pour Warner et sa politique éditoriale et 5/5 pour l'Artiste, Van MORRISON, et son folk inclassable qui reste toujours aussi bouleversant ; total : 3/5 !...
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 9 juillet 2011
Cet album publié en 1968 est aussi inclassable et désarmant que le "Rock bottom" de Robert Wyatt. Il s'agit également d'un ovni que l'on classe par défaut dans la catégorie du rock. C'est en fait la rencontre entre le folk (la guitare sèche de Van Morrison), la soul (sa voix) et le jazz (les musiciens qui jouent sur cet album enregistré en trois jours viennent de là). L'Irlandais Van Morrison est connu avant tout comme un remarquable chanteur de rythm n'blues, leader des Them, à qui l'on doit des pépites comme "Gloria" et "Brown eyed girl". Mais avec "Astral weeks", il se réinvente totalement, à travers huit morceaux venus de nulle part, psalmodiés et presque improvisés, d'où il émane une grâce quasi mystique. Ecoutez "Cyprus avenue", "Madame George" et la chanson titre pour vous en convaincre. C'est véritablement du jamais-entendu, un de ces albums qui donnera au rock une nouvelle crédibilité et ses lettres de noblesse. Van Morrison fera presque aussi bien deux ans plus tard avec "Moondance", avant de sombrer dans la redite, et de frôler le easy listening en fin de carrière. Comme beaucoup d'artistes sur le retour (Pink Floyd, Lou Reed), il rejouera "Astral weeks" sur scène dans les années 2000, conscient de ne pas avoir fait mieux depuis...
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le 16 mai 2002
Lorsque le jamais souriant Van Morrison (aucun lien de parenté connu avec Jim), entre en 1968 aux Century Sound Studio de New York, c’est pour y enregistrer en deux jours, l’un des « meilleurs albums de tous les temps ».
Le pire, c’est que c’est vrai.
A l’écoute de cet album quasi impressionniste, les premières impressions sont pourtant tièdes.
Sans cadre, sans règles et sans filet, Astral Weeks, qui mélange folk, jazz, blues et gospel, est difficile à décrire, encore plus à évaluer. Ce disque qui n’existe pas est d’avantage une humeur qu’une réelle incitation. Sa tessiture est indéfinissable et l’impression qui subsiste après une écoute totale (indispensable), a tout du chaos spirituel. On ne sait jamais si cette voix de carriole irlandaise mal embarquée est celle d’un grand chanteur, ni ne ce que valent intrinsèquement ces compositions de poète grognon, mais une chose est sure, difficile de sortir indemne de l’épreuve.
A l’instar d’une bonne bouteille, Astral Weeks s’améliore avec le temps, (à cette différence près qu’on peut le déguster instantanément tout en bonifiant son écoute) et reste, quelque soit la réputation des poussiéreuses encyclopédies du Rock, le fameux chef-d’œuvre annoncé.
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le 4 novembre 2015
CHRONIQUE DE JACQUES CHABIRON MAGAZINE ROCK&FOLK NOVEMBRE 1969 N°34 Page 75/77
2° Album 1968 33T Réf : Warner Bros SLPW 1562
Il y a des disques dont il faut parler, même lorsqu'ils sont sortis depuis plusieurs mois, c'est le cas de celui-ci. On savait que Morrison, une fois terminée son épopée avec Them, avait émigré aux USA, continuant en cela la tradition irlandaise. Il a passé quelques années, sa guitare sous le bras, errant d'un état à l'autre, folk-singer d'importation, rêveur invétéré, amoureux transi, traversant non sans troubles la révolution psychédélique. Tout ceci, on le retrouve au long de ce disque magnifique. Morrison chante ses litanies, ses espoirs, ses erreurs, ses passions, il laisse deviner ses haines envers tout ce qui n'est pas pur ; il a trop de pudeur pour crier, il se contente de gémir, assoiffé de soleil, de grandes étendues liquides et immobiles, avec, des cheveux pâles, "In another time, in another place", mots qu'il murmure, qu'il souffle ("Astral Weeks") - et la plainte reprend, intolérable ("Beside You"). L'espoir, brièvement entrevu dans "Sweet Thing", s'évanouit dans les sanglots de "Cyprus Avenue", renait dans "Young Lovers Do", faiblit au fil de "Madame George", sombre avec "Ballerina" - et Morrison se tue à la fin de "Slim Slow Slider", dans un dérapage angoissant. Certes, il n'y a là rien de très amusant, mais c'est irlandais ....
La musique, quant à elle, doit suffire de prétexte à l'acquisition de ce disque. On trouve de superbes accompagnements à la guitare ("Swing Thing " et "Young Lovers Do" et tous les autres morceaux), Richard Davis se révèle comme un bassiste inspiré et sensible. Difficile de faire mieux en de telles circonstances ; même remarque en ce qui concerne les parties de flûte, de saxophone ("Young Lovers Do" qui swingue autant qu'un morceau de Colosseum). Et des pointes de violon par-ci, par-là, ou, au contraire, un fil musical ténu qui paraît effleurer la voix du chanteur pour s'en éloigner aussitôt, presque avec inquiétude ("Madame George"). "Astral Weeks" une musique, une voix, des mots, un disque fascinants.

Melody Marker - novembre 1969 - 33T
1° - Abbey Road - Beatles
2° - Johnny Cash at San Quentin - Johnny Cash
3° - Blind Faith - Blind Faith
4° - Through The Past Darkly - Rolling Stones
5° - Stanp Up - Jethro Tull
6° - Hair - The original London Cast
7° - Nice - Nice
8° - Oliver - Soundtrack
9° - Nashville Skyline - Bob Dylan
10° - 2001 - Soundtrack
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Alors là, les petits loups, on tutoie le hors-norme, l'exceptionnel. C'est un album hypnotique de référence du rock sans être un disque de rock. Blues, oui. Jazz, ok ou encore de folk mais pas de rock ! Bref, inclassable, quoi en terme de courant musical! Sorti en 1968 et 2ème de la production de Van Morrison, j'ai découvert les 8 perles de cet album au début des années 70. Pas de hits ronflants comme Gloria que l'on doit au barde irlandais Van Morrison. Je ne suis pas persuadé qu' Astral Weeks ait battu des records de vente à sa sortie, étant réservé à une élite. C'est l'album de la maturité pour Van Morrison et ce, à 23 piges. Costaud ! La maison de disque voulait des musiciens de jazz professionnels par souci d'économie pour que l'enregistrement du disque ne traîne pas en longueur, Van a sorti de sa manche des types auxquels il a donné carte blanche qui nous vaut des morceaux flirtant avec l'improvisation. Astral Weeks est selon lui une de ces chansons où l'on peut voir la lumière au bout du tunnel (Rolling Stones 1978). Madam George (initialement Madam Joy, mots que chantent Van dans la chanson), Cypress Avenue (une rue de Belfast dans un quartier huppé qui faisait saliver les jeunes paumés), chanson avec laquelle, pendant longtemps, Van Morrison terminait ses concerts. Toutes les émotions humaines sont cristallisées dans Ballerina (la plus ancienne, vraisemblablement du temps des Them et inspirée par une ballerine à l'époque de la rencontre avec Janet, sa future épouse) : le désir, l'espoir, la joie, la crainte...Beside you est une belle chanson d'amour baroque et bancale chantée de manière feutrée que lui aurait inspiré le fils de Janet, sa femme. L'histoire dit que les pistes de base d' Astral Weeks ont été faites en 3 heures avec Van Morrison en superviseur. Les compositions sont hors du commun, la performance vocale constamment à la limite, et les arrangements superbes ; tous les morceaux valent le détour. Il ne s'est jamais autant ouvert, le Van ! 40 ans après, je me tape toujours le voyage astral et ça n'a pas pris une ride. C'est bourré de DHEA ce truc-là !
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le 11 novembre 2009
Enregistré à New York avec la crème des jazzmen de la ville, trés vite et trés librement, ce premier album solo voit VAN MORRISON s'éloigner du Rhythm' n Blues. Constitué de longs poèmes méditatifs accompagnés de cordes discrètes, de flûte et de vibraphone, sur lesquels plane une voix habitée, cet album n'a pas été un succès commercial à sa sortie, mais a inspiré de nombreux aristes et fait toujours le bonheur de ceux qui le découvrent, médusés par temps de beauté. Fusion admirable de Folk et de Jazz, il témoigne d'un instant magique, la rencontre de musiciens géniaux et d'un auteur réellement inspiré. Un chef d'oeuvre défiant toute qualfication.
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Une oeuvre magistrale de Van The Man. Accompagné de musiciens de jazz, Van Morrison enregistre ces histoires sur une musique incroyable. Il met toutes ses tripes dans ces interprétations qui nous transportent et nous invitent au voyage.
C'est à la fois doux, intense, planant et terrien.
Il parait que Van Morrison n'a pas enregistré en même temps que les musiciens à cause d'incompatibilités d'humeur ... ça ne s'entends pas tant la fusion semble totale entre le chanteur et ses accompagnateurs.
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le 8 mars 2006
Pas grand chose à rajouter aux critiques précédentes. Soit vous aimez déjà Van Morrisson et ce disque est indispensable, soit vous n'en avez jamais écouté et vous allez prendre une immense claque en découvrant l'un des plus brillants, touchants, émouvant, swingants chanteur de l'univers. Je ne connais personne qui resiste à cette voix.
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le 7 mars 2007
Il y a des disques que vous accompagnent pour une semaine, des autres pour un an et des autres encore pour plusieurs années. « Astral weeks » est mon CD de chevet depuis quelques lustres. C'est un CD aux allures folk/jazz , acoustique et viscéral, un microcosme en soi. Le CD mérite plusieurs écoutes afin d'en apprécier les nuances et profondeur. J'ai eu moyen de découvrir que le monde est presque partagé en deux catégories : ceux qui adorent « Astral weeks » et ceux qui le détestent. L'artiste americaine Rickie Lee Jones fait partie du premier groupe.

Je trouve étonnant que il a été composé par un jeune artiste comme Van Moririson l'était à l'époque. Mais bon, le talent et l'inspiration n'ont pas d'age. Lors de séances d'enregistrement à New York ceux jours là il y en avait sûrement beaucoup.
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