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le 7 décembre 2010
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST JUILLET 1978 N° 120 Page 60/61 (extraits)
5° Album 1969 33T Réf : CARRERE 68041
.....Monster marque un premier écart de Steppenwolf vis-à-vis de son moule hard rock primordial. Le groupe est mûr et il commence à vouloir raffiner : "Monster" n'est donc pas une banale collection de hard songs, mais un concept-album unifié autour d'un thème : l'Amérique est un monstre, il faut lutter contre lui. John Kay lui-même expliqua son intention : "il s'agit d'un concept album politico-social, où tout gravite autour d'un unique thème central, et l'album devient ainsi une seule pièce musicale. Il y a une dizaine de chansons différentes, mais elles s'écoulent les unes aux autres et sont connectées par des ponts musicaux.....
Etrange mélange de lucidité et d'utopie que ce "Monster". A l'époque, les Américains furent surtout sensibles à la dénonciation, et "Monster" fit du bruit autour de lui. Il faut dire que le morceau en lui-même était sublime. Trois parties s'enchainant merveilleusement, avec tout un système de retour des mélodies. Un son très léché, Steppenwolf s'y montrait tout aussi capable d'onduler sur les légers arpèges que de vibrer sur des riffs lourds et accablants. Les solos de Byron y sont superbes, et la voix de Kay fantastique. Seul peut être Seger donne à présent un équivalent de l'art de Kay, cette façon de combiner le hurlement rauque à une extraordinaire souplesse mélodique, cette manière de donner à chaque cri de colère une résonance de bonté. Kay était vraiment à ce moment là le meilleur chanteur de son époque, sans contestation possible. Outre la belle suite "Monster", perle de l'album, le disque contenait quelques autres furieuses réussites. "Draft resister" est une chanson en l'honneur de ceux qui refusèrent la conscription militaire et l'enrôlement pour le Vietman : n'oubliez pas les draft resisters, chante Kay, car ce sont eux qui montrèrent les premiers où il ne fallait pas aller. Cette pièce, tout comme "Monster" est un joyau du hard rock. Un hard rock sans riffs vraiment nets, mais qui possède bien le swing ravageur qui fit le genre. Il s'agit là de la première mouture, du premier maillon de la chaîne évolutive qui conduira à Kiss, Aerosmith et BOC. Les arrangements de claviers et de marimba vous paraitront peut être curieux dans un contexte de hard rock, mais c'était aussi la caractéristique de Steppenwolf d'avoir un côté esthète et de raffiner, de ne pas s'enfermer dans une musique primaire parce que brutale. Des gens comme Goldy Mac John ou Larry Byron tissent derrière Kay une trame élaborée, élégante même. Le Wolf n'était pas une brute et savait doser ses effets, faire de sa violence quelque chose d'harmonieux. La première face se clôt par le fabuleux "Power Play" qui est une apologie du pouvoir éléctrique, un hymne à la puissance du Rock'n'roll. Là encore se juxtapose des éléments très hard qui enlèvent le morceau comme un cheval fougueux, et des ingredients plus sophistiqués comme des vagues d'orgue de la section centrale qui donnent une etrange impression de maelstrom.
La seconde face est plus décousue. "Move over" est une exhortation à sortir de l'apathie : "Poussez vous !",
au lieu de rester là comme de grosses outres placides, réveillez vous, exhorte Kay. Et il appelle au changement :
"Yesterday's gone". Que ceux qui ne veulent pas vivre le présent sortent de son chemin. La trame de piano est typique du pré-hard rock et si vous la jouiez avec une guitare bien fuzzy vous obtiendriez du Kiss.
Suit un instrument bizarre, qui part sur un blues, mais emprunte des schémas rythmiques désaxés, comme si quelque chose n'arrivait pas à se mettre en place. Or ce morceau s'appelle "Fag". Le Fag, c'est le surnom qu'on donne aux élèves noirs dans les écoles publiques américaines : vous avez compris pourquoi le morceau a un aspect bancal et non cohérent. Il est comme l'Amérique et sa peuplade bicolore. "What would you do" est la seule faiblesse de ce disque-monument, morceau qui n'est d'ailleurs pas chanté par John Kay. Mais le fameux "From here to there eventually" en chasse vite le souvenir pour finir en beauté avec le grand Steppenwolf. Guitares rampantes, voix prophétiques, tout y est et l'on s'étonne presque que ce morceau ait dix ans d'âge. Notamment lors du long passage instrumental où l'orgue lointain et nerveux, la guitare rêche, les choeurs et les déchirements de percussions composent un tableau musical saisissant de profondeur et de puissance. Quel groupe c'était vraiment....
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CHRONIQUE DE PHILIPPE PARINGEAUX MAGAZINE ROCK&FOLK FEVRIER 1970 N°37 Page 77
Une pochette évocatrice : torse nu dans une caverne, éblouis par une lumière trop violente, les musiciens de Steppenwolf sous une monstrueuse composition symbolisant l’Amérique. Poignards, seringues, bouteilles, cartes à jouer, dollars, grenades, ossements, derricks, canons, cheminées, dizaines de Mickey Mouse affolés se bousculant dans leur fuite (symbole déjà employé sur la pochette de l'album précédent, "At Your Birthday's Party") , plafond de semelles à clous au-dessus des têtes de John Kay et de ses hommes. Ces derniers ont dédié leur disque à cette Amérique-là et l'ont fort judicieusement intitulé "Monster". C'est aussi le titre du morceau principal (dont "Suicide" et "America" font partie"), qui donne l'occasion au groupe de balancer quelques vérités à sa mère patrie, ce à sa manière si particulière, sur un fond de musique d'abord gentiment mélodieuse puis de plus en plus dense et foisonnante à mesure que se déroule l'histoire ignoble du massacre de l'homme rouge, puis de l'homme noir et bientôt de l'homme blanc. Morceau en plusieurs mouvements, éclairé après chaque couplet par le retour de la ravissante mélodie de départ, guitares au son clair détachant leurs arpèges dans le silence, "Monster" est une oeuvre d'une étonnante ampleur, et d'une efficacité certaine, si pleine et si lourde de signification qu'il faut l'écouter et l'écouter encore pour commencer à en bien saisir la seule lettre. Pesante comme l'est la voix de son leader, la musique de Steppenwolf réussit à conserver intacte tout en progressant d'un petit pas dans l'élaboration harmonique. Intact, le miraculeux sound Steppenwolf jaillit, continu, suffocant, s'amplifie et s'enrichit dans le long refrain final des choeurs, toujours dans la même tonalité fluide et grave qui est la marque de fabrique du groupe. Quant à l'esprit qui anime les musiciens, les paroles de "Monster" le reflètent assez bien, poème désespéré, appel à l'aide dérisoire des petits Mickey Mouse écrasés par ce monstre
auquel leurs pères ont donné la vie.
"L'esprit était alors à la liberté et à la justice,
les gardiens de l'Amérique semblaient gentils et généreux.
Ses leaders étaient censés servir le pays.
Mais aujourd'hui c'est fini.
Car les gens sont devenus gras et paresseux.
Et leur vote n'est qu'une farce dérisoire.
Ils discutent de loi et d'ordre.
Mais ce n'est que l'écho de ce qu'on leur a dit.
Oui, il y a un monstre en liberté.
Qui a mis nos têtes dans un étau.
Et nous regarde, tranquillement assis.
Les villes sont devenues des jungles.
La corruption étrangle le pays.
La police surveille les gens.
Et les gens ne comprennent pas.
Nous ne savons pas nous mêler de nos affaires.
Le monde entier doit nous ressembler.
Voilà que nous faisons la guerre, là-bas.
Peu importe qui gagne, nous ne pouvons en payer le prix.
Amérique, où es-tu aujourd'hui. Tu te fous donc de tes fils et de tes filles.
Ne vois-tu pas que nous avons besoin de toi.
Que nous pouvons nous battre seuls contre le monstre ?"
Steppenwolf dit tout cela et bien d'autres choses encore au long de ce très beau disque, avec une force et une rage qui ressemblent beaucoup à du désespoir.
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le 27 avril 2005
I seldom listen to this now. However, I keep it as a part of history. I even bought the CD. Listening to it can wrap you up in the time. I was never very radical, yet this album held and holds a truth. It took this popular music to remind people that if you do not watch the government, that it will be watching you.
"The cities have turned into jungles
And corruption is stranglin' the land
The police force is watching the people
And the people just can't understand"
0Commentaire|4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Steppenwolf prend une nouvelle orientation en mettant les pattes dans la politique. La guerre du Vietnam, l'esclavage, l'autorité, l'iniquité de la justice, la politique corrompue, bref tout ce qui sert de trame au discours contestataire hippie, est déballé au grand jour dans ce quatrième album. Ce déballage en forme de règlement de compte avec le pouvoir en place, on est preneur ou on ne l'est pas ; personnellement, en dépit d'une bonne structure musicale, je ne trouve pas particulièrement expressives ces quasiment 10 minutes de Monster/Suicide/America. Aveuglé par ce cadre politique, Steppenwolf en oublie de peaufiner ses compositions, ce qui fait de cet album un produit absent de tout titre accrocheur, dépourvu de la moindre mélodie mémorable. Rarement album ne m'aura autant fait chier à écouter. C'est musicalement à court d'arguments et franchement médiocre (hormis Power Play, une vieille chanson, il me semble).
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