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Vaughan williams london symphony
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...Vaughan Williams ne désavoua pas le programme énoncé par Albert Coates quand celui-ci la joua en 1920, y décelant les échos de Big Ben, la harangue d'une marchande de lavande dans le quartier de Bloomsbury, l'agitation citadine de la vie nocturne sur la rive sud de la Tamise...
Ecrite à l'instigation de George Butterworth, la partition avait été initialement entendue le 27 mars 1914 sous la baguette de Geoffrey Toye au Queen's Hall et connut une révision en 1918, avec un finale écourté sur le conseil d'Adrian Boult qui l'exécuta en concert, recevant alors les louanges du compositeur : « ce fut véritablement splendide... puis-je vous dire combien j'ai aimé votre direction ? »

En janvier 1952, le maestro anglais gravait en microsillon cette symphonie pour Decca, inaugurant une intégrale complétée avec la 9° captée par le label Everest.
Tiré de la seconde intégrale, confiée aux micros d'EMI, le présent CD réédite l'enregistrement de mars 1971.
On notera distinctivement le tempo sans alanguissement adopté pour le Lento, au sein d'une interprétation qui exalte vaillamment la chatoyante écriture orchestrale de son auteur qui considérait cette oeuvre comme une de ses favorites.

L'étreignante "Fantasia on a theme by Thomas Tallis" révèle une admiration pour la musique du XVI°-XVII° Siècles et rappelle aussi la dilection des compositeurs britanniques pour les effectifs de cordes.
Les archets du London Philharmonic en livrent une lecture solennelle, sobrement émouvante, parfois un brin épaisse, que l'on peut apprécier en complément de la pénétrante acuité de Constantin Silvestri à Bournemouth ou de la chaleureuse connivence de John Barbirolli avec le New Philharmonia.
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