undrgrnd Cliquez ici Toys Livres Cahier de vacances nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo

Commentaires client

4,6 sur 5 étoiles68
4,6 sur 5 étoiles
Format: CD|Modifier
Prix:8,93 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Ha ! Que voici une galette intouchable (ou presque, parce que, disons-le tout de go, rien ne l'est, pas même Bach, Mozart, Coltrane..). Un album qui louvoie entre progressisme non assumé (faut voir/lire la réaction de Yorke and co quand un outrecuidant journaliste osa leur évoquer Queen, Marillion ou Genesis comme improbable et pourtant bienvenue parrainage), à la fibre pop supérieure, l'album où la chrysalide Radiohead dévoile enfin son magnifique papillon : Ok Computer.

Pourtant, on avait été prévenus. The Bends recelait déjà des germes de cette évolution et stratosphérisait l'aimable brit-rock d'un album inaugural, Pablo Honey, accessoire outre quelques salutaires saillies (Creep, Anyone Can Play Guitar). Prévenus certes mais pas à encaisser le choc tellurique d'un album frôlant la perfection avec, en particulier, un trio de chansons absolument inattaquables : Paranoid Android, Exit Music (for a film) et Karma Police. Trois titres qui passeront à la postérité via deux singles et un emprunt à la bande-son du Roméo et Juliette revu et corrigé par Baz Luhrmann (Moulin Rouge, Australia) pour Exit Music, aussi poignant en contexte album que sur support cellulosé. Evidemment, Karma Police est le single irrésistible que nous connaissons tous, pas besoin d'en faire des tonnes, le son parle de lui même. Il n'est pas inutile, par contre, de développer l'argument quand on aborde Paranoid Android, épopée musicale à ce jour inégalé dans le répertoire du groupe. Ici Radiohead rock-progresse comme jamais avant et plus depuis. De fait, chanson "à tiroirs" - un format comparable au Day in the Life des Fab Four, au Bohemian Rhapsody de la Reine, à One Night in Paris de 10cc, etc. - dotée d'envolées tant guitaristiques que vocales (voir le splendide choeur central), d'un vocabulaire mélodique riche et étendu, et retombant magnifiquement sur ses pieds telle la féline œuvre d'art qu'elle est, cette pièce fait plus que séduire, elle chavire l'auditeur, l'entraîne dans un trip toujours trop court (refaimelemele) et ô combien (émotionnellement) gratifiant. Oui, tout ça !

Forcément, après pareil tour de force, on se dit que le reste de la galette ne peut que s'affadir. Et puis non. Parce que TOUTES les chansons sont bonnes (11 au total plus l'intermède Filter Happier), parce que le groupe et son néo-producteur (Nigel Goldrich, qu'on retrouvera ensuite aux côtés de U2, R.E.M., Air et même Paul McCartney) ont fomenté un parfait équilibre entre expérimentations sonores et classicisme mélodique. Si l'électronique s'infuse pour la première fois dans le répertoire d'un groupe alors fermement électroacoustique, elle n'est nullement envahissante et, au contraire, tisse des climats, des ambiances qui bénéficient autant à chaque titre qu'à la cohérence de l'ensemble.

Et à sa grâce! Parce que, constatons-le, en 1997, Radiohead est sur le toit du monde musical, unité créative (avant-gardiste, presque) et cependant fédératrice, la formation se met, se faisant, une énorme pression quand à la suite d'évènements qui ne pourront que minorer le capital acquis avec pareil opus. C'était le prix à payer pour un coup de génie longue-durée et l'établissement, à long terme, dans la caste très fermée des groupes qui comptent vraiment et n'en font, hallelujah !, qu'à leur tête.
0Commentaire|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 mars 2006
OK Computer tisse une toile sublime de mélodies et d’instrumentations, qui donne parfois le frisson. De cascades de notes échevelées en plaintes quasiment gutturales, la voix de Thom Yorke tout en maîtrise, est magnifique de bout en bout. Il emmène ce disque à des altitudes inédites tout en sérénité.
Entre psychédélisme tempéré et guitare tranchantes, la troisième voie inaugurée par cet album est lumineuse et mélancolique. Le chant se dissout joliment dans les instruments, il emprunte parfois des accents mystiques. Au rock traditionnel, viennent se greffer des sons synthétiques surprenants sur certains morceaux, dont la fameuse voix d’androïde utilisée au cours de l’album, qui coupe le disque nettement en deux moitiés égales. Deux faces d’un même joyau rock des années 90.
Mon conseil : ne passez pas à côté de ce disque, il est exceptionnel.
0Commentaire|25 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 octobre 2010
Dans un premier temps je n'écoutais ni ne jouais plus de rock. Je ne composais plus de chansons. Retraite. Fin de party ? La musique classique était un puit sans fond. Debussy, Schubert, Poulenc, Purcell, Schumann, Britten, Stravinsky, Reich, Dutilleux, Boulez, Varèse, Bach, Haendel, Schütz... Le jazz un grand espace vierge peuplé peu à peu de pianistes drogués et fous. Forever Monk... Me parvenaient encore quelques échos. J'avais écouté les Strokes. Les avais trouvé intéressants mais peu inspirés. Et puis j'étais tombé par hasard sur le classement des cent meilleurs disques rock établi par les lecteurs du NME. « Revolver » était, naturellement, classé numéro un. Mais il partageait la plus haute marche avec une autre galette. Cela s'appelait « OK Computer », par un groupe nommé « Radiohead ». Je l'avais acheté. Je me souviens très bien de la première écoute. Je conduisais, vitres ouvertes. J'avais trouvé cette musique plutôt laide, au mieux prétentieuse, au pire fade et inhabitée. Je crois bien que je roulais vers Saucats. J'avais réitéré l'expérience plusieurs fois, sur notre chaîne. Mais l'impression initiale demeurait. « Paranoïd Android » me paraissait particulièrement vaniteux. Je ne supportais pas « Airbag » et n'aimais pas ces arpèges de guitare évanescents, façon « Durity Column ». Tout juste mon oreille avait-elle accroché à ce beau morceau, au milieu du disque, « Karma Police », ainsi qu'à une autre plage (mais laquelle était-ce, la 7ème, la 9ème, la 11ème ?).

On était en 2001 et l'odyssée de l'espace venait de s'écraser contre la vilaine face du réel comme deux châteaux de cartes s'écroulant de 400 mètres de haut.

Dans un deuxième temps, j'avais renoué avec le rock'n roll. Ces disques me parlaient à nouveau. Et de quelle manière ! White Stripes, Libertines, Franz Ferdinand, The Kills, Giant Sand, Arcade Fire, Wilco, Rancid, Dandy Warhols, Kings of leon, Kaizer Chief, Weezer, Queens of the stone age, Sufjan Stevens... A l'époque, nous dévorions les coffrets de « Six feet under » jusqu'à point d'heure. C'était devenu une addiction. Je me souviens de cette magnifique scène finale de la saison quatre. Tous réunis dehors, apaisés. Il fait nuit et ils font un grand feu de joie avec les objets encombrants de leur passé. Claire pose deux baffles sur le rebord de la fenêtre et elle passe « Lucky », cette magnifique chanson, celle-là justement que je ne parvenais pas à situer. J'avais fini par l'apprivoiser ce disque. « Paranoid Android » c'était pas si mal finalement, et même mieux que ça. Ces guitares évanescentes formaient une texture aérienne, « subterranéenne », qui avait fini par charmer mes sens. Et il y avait de si belles chansons. « Lucky , « Karma police » bien sûr. Et la voix de Thom Yorke sur « Exit music »...

On était en 2004 et on regardait des photos d'une petite bonne femme en treillis qui tenait des prisonniers irakiens en laisse.

Dans un troisième temps, des chansons me venaient à nouveau. J'étais tombé amoureux de leur musique. J'avais tous leurs disques. Chacun d'entre eux m'avait marqué à sa manière. Sauf « Pablo Honey », leur premier opus, qui ne valait que pour l'exceptionnel « Creep ». Certains avaient mis plus de temps à faire leur nid. « In Rainbows » notamment et sa suite de morceaux apaisés. Mon préféré restait quand même « Amnesiac », le reflet de « Kid A ». J'aimais « Kid A », bien sûr. J'avais beaucoup écouté « The Bends » aussi. Je n'aurais su dire quelles chansons je préférais. Peut-être « Where I end and you begin » ou « There there » dans « Hail to the Thief » ? Chaque été je confectionnais une set liste d'une vingtaine de leurs morceaux. Chaque année la liste changeait. « OK Computer » était leur disque qui me fascinait le moins. Mais « Paranoid android » devenait peu à peu cette symphonie étourdissante de violence intérieure affleurante et « Karma police » avait pris la dimension d'un temple solaire. « Let down », « The tourist » et « No surprises » m'avaient conquis. Mais je n'aimais toujours pas « Airbag », encore moins « Electioneering ». Le disque me semblait déséquilibré, plein de fulgurances mais émaillé de dissonances inutiles.

On était en 2007 et nous entamions ce voyage médiocre et vulgaire au bout de la nuit du Fouquet's.

Dans un quatrième temps je n'ai pas encore cinquante ans. Je m'en fous à vrai dire. J'ai mis la galette l'autre soir. Elle était posée là, au milieu des quelques autres qui tournent par ces temps. PJ Harvey, Dominique A, Allman Brothers, Nike Drake, Arvo Part, Micah P. Hinson, Martial Solal , Nino Ferrer, Raphaël, Antony and the Johnsons, Stockausen. La roue tourne mais « OK Computer » demeure. J'aime les mystères. Le dernier vient de tomber. J'ai adoré « Airbag ». Plus encore « Electioneering ». C'est du rock. Du rock haché, violent dans ses attaques de guitare, mais « ô combien » brillant, vibrant, vivant... Le disque n'a plus de temps morts. Il est désormais monolithique mais ne m'a pas encore révélé tous ses pouvoirs. Il y a tant d'entrées possibles.

On est en 2010, cette décennie aura été hantée par un disque splendide.
8484 commentaires|36 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 16 décembre 2004
On se souviendra de cette époque. On se souviendra des premiers riffs de 'Airbag' qui entament l'album, et qui font savoir que cet album n'est pas comme les autres. Un peu plus de 40 minutes plus tard. quand la dernière cloche de "the tourist" raisonne, c'est la fin d'un tour dans des montagnes Russes qui épatent ou désespèrent, mais qui en tout cas ne laissent pas indifférentes.
Dans 20 ans, nous n'aurez pas à expliquer à vos enfants qui est Radiohead. Ils sauront.
0Commentaire|28 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 14 juillet 2002
Cet album procure des sensations perdues depuis Dark Side Of The Moon .Une musique subtile et harmonique qui veut oublier parfois le rock basique en 4/4 pour lui préférer le 3/4(The Tourist) ou le 7/4 (Paranoïd Androïd) .Des magnifiques arpèges de guitare et de clavier dans tout l'album ,c'est un véritable rêve éveillé .Mais la puissance n'est pas en reste avec des chansons comme Electoneering qui provoque des déflagrations de neurones.Paranoïd Androïd est instrumentalement un vrai chef d'oeuvre impossible à reproduire tellement elle est travaillée .Exit Music nous transporte dans une mélancolie paradoxalement agréable et Let Down donne une merveilleuse sensation de bonheur retrouvé c'est divin ! L'ambiance de cet album est sombre et aquatique mais il y a quand même la place pour une jolie berçeuse (No Surprises) .Les 2 dernières sont surement les meilleures : Lucky avec sa guitare qui pleure litteralement et The Tourist la dépression triomphante .Nul doute le groupe a atteint le sommet ici .Ce qu'ils ont fait après est peut être courageux mais en aucun cas ça ne vaut OK Computer.
0Commentaire|26 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
500 PREMIERS RÉVISEURSle 9 septembre 2015
THE BENDS (1995) a réalisé un beau score (excepté aux USA) et a placé Radiohead parmi les groupes les plus prometteurs des années 90. Enregistré dans un manoir (hanté selon Thom Yorke) à Bath, son troisième album viendra non seulement confirmer toutes les attentes, mais va s’imposer comme l’une des œuvres majeures de son époque et - carrément - de toute l’histoire du rock depuis que les Quatre Ménestrels de Liverpool l’on rendu pop. Une pièce rare et riche à la fois.
Sans vraiment le revendiquer, Radiohead entre ici à pieds joints dans le rock progressif. Un bijou comme PARANOID ANDROID en fait la parfaite démonstration par ses enchaînements stylistiques (trois morceaux en un) et ses ruptures de rythmes lacérées par de farouches et héroïques guitares, sans parler d’une emphase lyrique pas si éloignée que ça d’un Queen. Mais là où d’autres feraient grincer des dents, Radiohead parvient à rester crédible car il tend plus vers l’émotion que la recherche d’effets, Thom Yorke atteignant des sommets mélodiques à la fragilité touchante (EXIT MUSIC), illuminés dans leur austère enjouement par des guitares façon Byrds (LET DOWN, LUCKY) et qu’un habillage parfaitement en phase axé sur les claviers (KARMA POLICE) et les sons rappelant l’ancien Pink Floyd (AIRBAG) se voient mis au seul service de l’expressivité des morceaux - renforçant d’avantage l’émotion qui y est contenue - plutôt qu’à celui de l’exercice de style. Ainsi, par la force de chansons simplement sublimes, Radiohead entre avec OK COMPUTER dans la cour des immenses.
Tops : PARANOID ANDROID, EXIT MUSIC, KARMA POLICE, NO SURPRISES, LUCKY, THE TOURIST, CLIMBING UP THE WALLS
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 septembre 2003
On dit souvent que les bonnes critiques de Ok Computer sont encore plus débiles que les mauvaises .
Je n' essaierai pas de vous prouver le contraire .
J' écoute ce disque pratiquement tous les jours . Oui . Depuis sa sortie . Et je redoute fébrilement le momment où j'en serais lassé . Mais après tout ce temps , j' ai fini par croire que ca n' arriverait jamais .
Pourtant , je n' ai pas le sentiment d' y être particulièrement attaché à ce disque . C'est juste qu'il finit toujours par atérrir dans mon lecteur . Je n' ai vraiment pas la sensation de le faire exprès . Un peu comme si j'en étais devenu dépendant .
Aaaah , la batterie d' Airbag ... le solo de Paranoid ... le "tac-tactactactactac bliiiiiimmmp" du quatrième verset d' Exit Music ... Let Down ... le "tacccccccc" avant l' envolée de Karma Police ... le (...) bordel de Climbing Up ... NO SURPRISE ... NO SURPRISE , les gars ... le moment où Tom change de ton sur Lucky ... tous ces moments appartiennent désormais à l'histoire .
0Commentaire|21 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 1 avril 2012
Bon! Que dire de plus que tous ces commentaires précédents? Pas évident!
Il s'agira plutôt d'appuyer certains faits! Comme le premier: "Ok computer" est indéniablement un disque majeur dans l'histoire du rock des années 90, décennie assez pauvre dans son ensemble côté rock!
Ensuite, difficile de nier son atmosphère sombre et mélancolique, Thom Yorke y est envoûté dans sa totalité! ("Exit music", "Let down", "The tourist")
Dernier point imparable, ce troisième album de RADIOHEAD ne laisse rien au hasard. Les arrangements sont subtils et les guitares trés travaillées "Subterranean homesick alien", "Airbag", "Electioneering", "Lucky",...
A cela, vous ajoutez le charismatique single "Karma police" plaisant aux non-initiés, un "Paranoid android" fascinant dans sa complexité, un "No surprises" à la beauté touchante et vous obtenez donc un des grands albums du siècle passé et qui, quinze ans après, n'a pas pris une seule ride!
9/10*
11 commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 décembre 2013
Album mythique.

Je ne suis pas objectif car fan. Et je le suis devenu à cause de cet album.

Avant d'écouter Ok Computer, je savais que Radiohead était un groupe anglais, et non une chaîne musicale... Mais c'était tout.
J'ai eu la curiosité d'écouter Karma Police, titre phare de l'album. Et, quel surprise d'être aussi ému par de la musique. L’étonnement, pour moi, fut qu'une chanson puisse à ce point prendre aux tripes. Quel talent dans d'écriture, de composition et d'interprétation !
Tout l'album est une agréable surprise. Première fois que des chansons et des musiques me transportent.

Une fois de plus, la Collector's Edition s'adresse avant tout aux fans : le "disque 2" contenant des inédits et des live. Le choix des titres n'est pas cohérent. Dommage.
Mais, Parlophone a perdu Radiohead. Ils essayent de faire du neuf avec du vieux...
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 31 décembre 2013
Cet album est vraiment une oeuvre d'art. Radiohead y cherche des sentiments dans les robots et les ordinateurs. Et ils y arrivent. Je connais leur trois premiers albums. Celui là est le meilleur pour moi. Karma Police, Paranoid Android, No surprises ... que de bons titres !
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

10,21 €
14,60 €

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)