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29 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 kaléidoscopique, 4 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Wizard, A True Star (CD)
De Todd Rundgren, je ne savais guère que deux ou trois choses. Musicien multi-instrumentiste plus ou moins inclassable, confiné au statut de créateur "culte" et adulé par une poignée de fanatiques de par le monde, producteur éclectique (Badfinger, New York Dolls, XTC, mais aussi Meat Loaf, hum), auteur enfin de quelques albums fantasques, dont certains, au cours des années 70, se sont payés le luxe d'entrer dans la légende du rock, et par la grande porte s'il vous plaît.
Les albums justement. Autant commencer par celui (avec "Something/Anything") que l'on considère quasi unanimement comme son chef-d'oeuvre absolu : "A Wizard, a true star" (73), acclamé en son temps par rien moins que Patti Smith et Yves Adrien réunis. L'objet ne peut que déconcerter de prime abord. On y entend une profusion de sonorités étranges, des bruits bizarroïdes tout droit sortis d'un film de science-fiction, ça clapote, ça ronronne, ça explose par endroits, ça fuse, ça dépote, ça grince, ça feule, ça ricane.
Et soudain (ou progressivement, c'est selon), tout ce petit monde prend forme, revêt une cohérence improbable, la texture sonore infiniment dense prend tournure, et on réalise qu'on a affaire à de vraies chansons, savamment orchestrées par une espèce de fou génial nous concoctant ses mixtures du haut de quelque donjon retranché dans les brumes. Rundgren a endossé son costume d'Arlequin pour déambuler au sein de son bric-à-brac touffu et génial, faisant à présent tournoyer sa lanterne magique, distillant au passage une espèce de féerie psychédélique, carnavalesque, une fête sensorielle tous azimuts. Des mélodies rêveuses en apesanteur ("Zen Archer", "Never Never Land", "Sometimes I Don't Know What To Feel") glissant sur des nappes de synthés en délire ("International Feel", "Is It My Name ?") répondant à des sections de cordes affolées, tel est le labyrinthique "A wizard", paré pour le dérèglement de tous les sens en une symphonie orgiaque qui fait penser à une sorte de croisement lunaire entre "Sergent's Pepper" et la face B d'"Abbey Road", le tout à l'envers, s'il vous plaît.
Un vrai magasin de jouets tout bariolé, systématiquement créatif, inventif, audacieux, expérimental, qui, s'il peut rebuter de prime abord, doit se laisser apprivoiser avec patience tant ses richesses sont prometteuses. Il suffit de prêter une oreille au merveilleux medley soul (avec sa reprise sublime du "I'm So Proud" de Curtis Mayfield) ou au splendide bouquet final, jaillissant et multicolore dans son style Brill Buildind/Carole King ("Just One Victory"), pour s'en convaincre. On a là, au final, une sorte de pop baroque raffinée et sophistiquée, une espèce de rock progressif ayant laissé ses boursouflures à la maison, pour se révéler fragile, vulnérable et touchant, et un artiste de premier plan qui ne mérite sans doute pas la confidentialité dans laquelle il demeure confiné.
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17 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 UN SORCIER,UNE VRAIE STAR, 30 octobre 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Wizard, A True Star (CD)
Personnage incontournable du monde du rock dans les années 70,Todd Rundgren s'est par la suite peu à peu écarté du monde du "show biz" et de l'industrie du disque.Même s'il a continué à produire des oeuvres de qualité très appréciable dans les années 80 et 90 (HEALING,THE EVER POPULAR...,A CAPPELLA,NEARLY HUMAN,NO WORLD ORDER...),sa légende et ses chefs- d'oeuvre majeurs remontent à cette époque:L'artiste en devenir qu'est Prince est alors un fan.WIZARD est considéré par beaucoup (dont moi) comme un des sommets de sa discographie (qui en comporte beaucoup) et l'un des disques les plus créatifs de l'histoire du rock,aux côtés de PET SOUNDS(Beach Boys) ou encore SERGEANT PEPER'S LONELY..(BEATLES).Frimez auprès de vos amis:faites-leur découvrir ce chef-doeuvre encore méconnu!Le contenu?pop,rock,soul,psyché,funk,électro,expérimental...Un grand et beau voyage.
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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Toute une époque, 22 septembre 2001
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Wizard, A True Star (CD)
Ma rencontre avec Todd Rundgren s'est déroulée avec pour fond musical celui que distillait son groupe Utopia. Une aventure très créatrice portée par des musiciens reconnus et figurant parmi les meilleurs des States. Du coup, j'ai forcément voulu en savoir plus sur ce génial géant, ce qui m'a poussé jusqu'à cet album paru au début des années 70. C'est tout bonnement fabuleux, à la fois rock, punk et psyché. Bref, un disque inclassable et en avance sur son temps, comme tout ce que Todd Rundgren a toujours fait. Chapeau !
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 G.R.A.N.D.I.O.S.E. !!, 13 juin 2009
Par 
Barthel Damien "Rock Fanatic" (Menucourt, Fr) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Wizard, A True Star (CD)
A Wizard/A True Star, sorti en 1973, présente la particularité d'être le disque vinyle simple le plus long jamais sorti (56 minutes), à une époque où ce format était le seul existant. Rendez-vous compte : à une période où une face de vinyle pouvait contenir maximum 22 minutes (passées ces 22 minutes, le son perdait en qualité), Todd Rundgren, ce génie multi-instrumentiste, casait 27 ou 28 minutes par face !
Forcément, le son du disque n'est pas extraordinaire, Rundgren lui-même l'avoue sur la pochette ('mettez le son fort, car compte tenu que j'ai du forcer pour tout contenir, le son est un peu écrasé'). Ca rend ce disque encore plus unique. De plus, il contient...19 titres (dont un medley de presque 11 minutes).
Faire un track-by-track de ce sommet sera donc long et fastidieux, vous vous en doutez bien.
L'album démarre par un long magma de synthés, suivi par la voix de Rundgren chantant International Feel, magnificence glam absolue. Passées ces presque 3 minutes, on a affaire à 6 morceaux durant chacun une minute (oui, vous avez bien lu), et totalement différents les uns des autres : Never Never Land est une reprise de la chanson des Enfants Perdus de Peter Pan, sublime à pleurer (Todd a une vois magnifique) ; Tic Tic Tic, It Wears Off est un instrumental délirant et amusant ; You Need Your Head flirte avec le ahrd rock (il flirte même limite avec le punk, si vous voulez mon avis), et est très très bruyant - les fleurs bleues risquent de ne pas apprécier... ; Rock'n'Roll Pussy aborde le thème de John Lennon & Yoko Ono, quand les deux tourtereaux passaient leur temps dans un lit à parler de révolution (inutile de le dire, c'est assez caustique ; Dogfight Jiggle est un...truc instrumental à base de jappements de clébards ; You Don't Have To Camp Around est une sublime ballade.
Flamingo, instrumental expérimental de toute beauté, est suivi par la quintessence même de la chanson pop, j'ai nommé le long (5 minutes) Zen Archer. Si vous voulez une définition de la beauté, prière d'écouter ce titre, sur lequel Todd chante tout dans les aigus, et dans lequel il s'offre plusieurs passages lyriques à faire pleurer un caillou. Passé ce sommet, Just Another Onionhead/DaDA Dali sonne nettement plus étrange, malgré sa première partie ('Onionhead') très branchée Beach Boys. De ce fait, ce morceau est du pur Rundgren expérimental. On passe à When The Shit Hits The Fan/Sunset Blvd, autre grand moment de la face A, rythmé en diable, et abordant - si, si - le terrorisme et l'IRA. Enfin, la face A intiale se terminait par une reprise décalée d'International Feel (Le Feel Internacionale), histoire de boucler la boucle. La face A (face 'Wizard') est finie, place à la face B (face 'True Star') !
Qui démarre par une chanson qui devrait passer tous les jours à la radio, tellement elle est belle, Sometimes I Don't Know What To Feel. On sent le Todd en pleine crise existentielle (Does Anybody Love You ?, qu'il demande juste après), et heureusement qu'un medley sublime de 11 minutes déboule juste après, car on n'ose imaginer ce qui serait arrivé si Todd avait continué de se poser des questions existentielles (non pas que Does Anybody Love You ? soit nul, loin de là...mais on sent que la face B sonne comme un retour à la réalité, après une face A totalement barge et irréelle).
Ce medley est admirable, Todd nous livre des versions personnelles de quatre standards bluesy (notamment La La Means I Love You et I'm So Proud). Passé ce morceau qui est de loin le meilleur du disque, on a la très amusante Hungry For Love, et le sublime et mélancolique (et trop court) I Don't Want To Tie You Down, qui montre à quel point Rundgren est un génie de la composition.
Is It My Name ? Sonne come du Who sous emphétamines, et est sans doute un peu trop bruyant et long, mais il défoule grave. Enfin, la grande finale, Just One Victory, qui achève admirablement bien un disque qui définit vraiment à la perfection son époque.
A Wizard/A True Star est le disque glam par excellence. Ici, Todd parvient à faire oublier Bowie, Roxy Music, Mott The Hopple, Jobriath et T-Rex, tout en expérimentant à tout-va, pour le plus grand plaisir de ses auditeurs. Monument total du rock et de la musique en général, ce disque est hélas un peu méconnu de nos jours. Si vous voulez en prendre plein les oreilles (écoute au casque conseillée), n'hésitez pas, ce disque vous tend les bras !
A noter, pour finir, la pochette, sublime, jouant à fond la carte du jeu de miroirs et des deux faces (la pochette intérieure est 'True Star', alors que celle extérieure est 'Wizard'), sans parler des découpures étranges qui rognent les quatre coins, faisant de ce disque, dans son format vinyle et CD Vinyl-Replica (import japonais facilement dénichable sur le Net), une authentique oeuvre d'art.
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2 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chef d'oeuvre absolument inégalable, 23 avril 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Wizard, A True Star (CD)
56 minutes (pour 19 titres) de folie glam absolument renversante. Rien à dire : perfection totale.
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A Wizard, A True Star
A Wizard, A True Star de Todd Rundgren (CD - 2007)
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