undrgrnd KDP nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Cliquez ici Jeux Vidéo

Commentaires client

4,5 sur 5 étoiles2
4,5 sur 5 étoiles
5 étoiles
1
4 étoiles
1
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0
Format: CD|Modifier
Prix:7,00 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

« High Time » du Five ...
Difficile d'en parler sans évoquer les deux précédents. Qui pour le malheur de ce « High Time » avaient placé la barre très (trop ?) haut. Et tant qu'à évoquer « Kick out the Jams » et « Back in the USA », autant ne pas faire dans la demi-mesure.
« Kick out the Jams » est le plus grand disque live de tous les temps, « Back in the USA » le plus grand disque de pur rock'n'roll. C'est mon avis et je le partage.
Alors forcément quand à la fin de « Sister Ann » 1er titre de « High Time », déboule une section de cuivres , après des nappes de claviers et des choeurs féminins, on se pose des questions. Dont les réponses sont faciles à trouver dans le « way of life » du groupe. Perpétuellement défoncés, leur maître à penser ( ? ) John Sinclair en prison, ce sont cinq épaves qui entrent en studio, pour enregistrer dans le chaos, l'improvisation et « expérimenter ».
Mais autant être clair : le MC5 même en chute libre, ça déménage sévère. Parce qu'il y a une assise rythmique qui sans être géniale sait mettre la pression, parce que Rob Tyner est un grand chanteur, et aussi parce que sévit dans le Five la plus terrifiante paire de guitaristes à avoir relié des six-cordes à un ampli, les faux siamois (ils ne jouent jamais la même chose ensemble) Wayne Kramer et Fred « Sonic » Smith.
Alors sur « High Time », pas de terrorisme sonore à la « Kick out the Jams », pas de rock'n'roll roots à la « Back in the USA », mais plutôt des compositions très inspirées par la soul et le rythm'n'blues. Et malgré l'état de délabrement total du groupe, le résultat sonne sec, précis, tranchant. Sans jamais donner l'impression de bouillement sonique incandescent et incontrôlé, comme le faisaient leurs voisins de Detroit les Stooges à la même époque avec « Funhouse »
« Miss X » est la ballade plombée définitive qu'aucun groupe de hard ne sera capable d'égaler, « Over & Over » avec l'utilisation qui est faite des claviers pourrait sans problème figurer dans « Who's next ». Et le reste est d'un bon niveau, même si au sein de quelques titres des digressions saugrenues vers du psychédélisme lourd (avec Iron Butterfly ou Blue Cheer comme points de repère) ne sont pas toujours très efficaces. Le tout emmené par des parties de guitare qui déchiquettent tout sur leur passage.
Avec ce dernier disque du Five et quelques mois plus tard le « Raw Power » des Stooges prendra vraiment fin une forme ultime de rock dangereux et violent.
Ce sera le clap de fin de l'expression musicale la plus radicale, entamée par deux bandes de fous furieux, il y a une quarantaine d'années à Detroit, Michigan.
Depuis, ceux qui ont suivi ont toujours essayé de les copier. Sans y arriver.
44 commentaires|7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 26 août 2014
CHRONIQUE DE PAUL ALESSANDRINI MAGAZINE ROCK&FOLK OCTOBRE 1971 N° 57 Page 85
3° Album 1971 33T Réf : Atlantic 40223
Une violence rock'n'rollienne assumée de bout en bout, et TOUJOURS LE SON DE DETROIT : fureur, martèlement, déluge sonore. Si ce troisième album est très différent du précédent, il ne marque pas un retour sans réserve à l'époque de radicalisation politique du premier. Le jeu s'est épuré, la musique et le travail sur les sons, s'ils laissent des bavures, continuent par cela même à garantir la force d'impact. On assiste aussi à l'éruption d'une certaine perversité dans l'utilisation des vocaux, qui vient se fondre dans la vulgarité. Le disque est cohérent dans ce viol de l'oreille et des sens, appel constant à la subversion. Depuis leur rupture avec John Sinclair et la Translove Community, les membres du groupe expriment des réserves quant à la philosophie hippie et con confusionnisme ("Over And Over"). Mais l'action politique n'est pas totalement oubliée. Ce qui, en revanche, est toujours revendiqué par le groupe, c'est son unité et sa cohérence. Tous les musiciens de la première époque sont encore ensemble au sein du MC5. S'il y a progression, ce peut être dans ce disque en direction des chemins défrichés par les Stooges où la musique sombre dans le chaos, avec l'introduction des cuivres, en riffs tout d'abord, puis se désagrégeant dans un impitoyable tumulte free ("Shunk"). "Sister Anne" rappelle directement les accents des premiers rockers, mais prolongés, tirant une force nouvelle de leur étirement dans le temps (plus de sept minutes) et de leur violence incantatoire. La rock and roll music, avec le MC5 continue à exprimer l'extase dans la rage et la fureur.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

6,99 €