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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Vaclav Neumann interprète Dvorak : une évidence,
Par MATHONNET STÉPHANE "Musicophage" (Aix-en-Provence) - Voir tous mes commentaires (TOP 100 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonic Poems (CD)
Les quatre poèmes symphoniques figurent parmi les ultimes opus (107 à 110) composés par Antonin Dvorak d'après des ballades de K.J. Erben. Ils ont été peu portés au disque hormis par Zdeněk Chalabala et Nikolaus Harnoncourt. C'est vers cette interprétation Neumann de 1977 captée dans la Dvorakova sin du Rudolfinum de Prague que va ma préférence.Je ne détaillera pas chaque oeuvre : l'amazonaute Mélomaniac l'a déjà fait et très bien fait. Ces quatre oeuvre ennivrantes, ancrées dans la Bohème de la fin du XIXe siècle, ont d'étonnants pouvoirs suggestifs. L'interprétation de Vaclav Neumann, brille par son côté floral (particulièrement frappant dans "Zlaty Kolovrat" ("Le Rouet d'Or") et sa capacité à dessiner un paysage et à planter un décor dans lequel fourmillent mille et un détails (mis en valeur dans "Vodnik" ("L'Ondin" ) et "Polednice" ("La fée de midi")). L'Orchestre Philharmonique tchèque joue ces quatre oeuvres avec la plus grande aisance, et souloigne le carctère de chacune de ces pages : l'étoffe des poèmes, leur diversité, leur richesse et leur grandeur apparaissent dans cette version Neumann sous leur meilleur jour. L'émerveillement est continu, on ne décroche pas une seule seconde, on ne raterait pas une seule note. Une référence discographique qu'il est encore possible de se procurer à prix modéré Pour une meilleure connaissance de Dvorak interprété par Vaclav Neumann, on se dirigera vers le commentaire hyper-argumenté rédigé par l'amazonaute L'AIGLE. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Quatre poèmes symphoniques de Dvorák : une introduction musicale au romantisme folkloriste tchèque,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (TOP 10 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonic Poems (CD)
En 1896, Antonín Dvorák mit en musique quatre poèmes extraits du recueil folkloriste "La Guirlande" de K.J. Erben, publiés sous les opus 107 à 110.Construits sous la forme de ballade, ces oeuvres suivent souvent la versification initiale et sont parfois imprégnées d'un lyrisme d'essence vocale dont s'inspirera Leoš Janácek. Le thème de ces contes est souvent tragique. Qu'on en juge : "Vodník" raconte comment un ondin attire et garde prisonnière une jeune fille dans son royaume sous la rivière. Au fond de l'eau, la malheureuse se lamente avec leur progéniture commune et désespère de revoir sa mère. Ayant reçu la permission de lui rendre visite à condition de rentrer avant l'angélus, elle ne revient pourtant pas. Après l'avoir exhortée en vain à regagner son antre aquatique, le méchant génie sort des eaux et vient frapper à la porte du logis pour y déposer un macabre châtiment : « une tête d'enfant sans corps et un petit corps sans tête » sont les derniers vers du poème. C'est un autre infanticide que narre "Polednice" : une mère étouffe malencontreusement son enfant dans ses bras de peur de le voir emporter par la « sorcière de midi » (symbolisée par la clarinette basse et les cordes en sourdine). "Zlatý holovrat", la plus longue histoire du groupe, est structurée en épisodes tel un conte moral. Un prince s'éprend d'une belle fileuse qu'il promet à la noce, mais la demoiselle est secrètement assassinée par sa belle-mère qui préfère marier sa propre fille. Un rouet enchanté révèle la supercherie au prince dupé, qui épouse alors sa promise (ressuscitée par un sortilège) et punit durement la marâtre. Dans "Holoubek", une veuve est hantée par le souvenir de son mari qu'elle a assassiné ; tourmentée par le remords que personnifie le roucoulement obsédant d'une colombe, elle finit par se jeter à la rivière. Captée en 1977 au Rudolfinum de Prague, l'interprétation de Václav Neumann suggère finement la trame narrative de ces tableaux. Ce disque s'inscrit dans la prestigieuse lignée des témoignages historiques enregistrés par Václav Talich et Zdenek Chalabala avec la même Ceská Filharmonie, dont la palette instrumentale colore inimitablement ces oeuvres constitutives du patrimoine musical tchèque. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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Symphonic Poems de Antonin Dvorak (CD - 1998)
EUR 10,27
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